Bonjour,

Je suis sûre qu'aujourd'hui certain(e)s penseront une fois de plus qu'Hadès devient de plus en plus mignon avec les siens lol. Moi je l'adore comme Sam le fait.

On retrouve enfin le couple oublié du 14 février.

Et pour finir on revoit un trio qui ne sait pas retrouvé depuis un moment ensemble.

Bonne lecture biz à bientôt Craft.

Olivier88 : Bonjour, merci je suis ravie que tu aimes toujours ce qu'on a écrit. C'est rassurant de savoir que le texte tiens toujours en haleine c'est un peu notre hantise quand on écrit. Alors merci à toi et de rien. Merci encore de nous lire et de nous dire ce que tu penses de l'histoire. Biz à bientôt Craft.

Prochain rendez-vous : mercredi 19 février.


Mardi 18 Février.

Comme promis à sa nièce, il arrive devant l'école de celle-ci et attend de pouvoir récupérer les deux bambins. Il prend sur son temps de travail mais cela, pour une fois, lui importe peu. Il est prêt à sacrifier un peu de sa vie pour les enfants de son frère et puis une fois cette besogne faite, quelque chose l'attend chez lui.

Il en a longuement discuté avec le principal intéressé –ou non, l'a obligé- et juste avant d'apparaître ici, il a déposé son « paquet » chez lui et oui, de ce fait, lui a donné des heures de travail en moins.

Enfin le temps n'est plus à la réflexion puisqu'enfin, l'heure arrive et s'avançant d'un pas sûr et conquérant, il salue leur Maîtresse et demande quelques renseignements au passage.

_ Ils sont occupés de ranger leurs affaires. D'ailleurs aujourd'hui Inoué n'a pas arrêté de parler de vous à ses camarades. Elle savait que vous veniez apparemment. Déclare Himiko dans un léger sourire.

_ Je lui avais promis. Confirme le Noiraud en jaugeant la pièce où tous les gamins traînent et en ayant mal à la tête de tous les voir. Il n'est pas à l'aise avec ces petits êtres-humains. C'est trop compliqué pour lui à gérer. Est-ce qu'elle a passé une bonne journée ?

_Eh bien vous savez, à cet âge-là il y a toujours beaucoup de conflits mais généralement ça se règle très vite. Assure formellement l'institutrice. Mais c'est vrai qu'elle s'est un peu isolée aujourd'hui… .

_ Est-ce que je peux… ? Souffle-t-il en montrant l'endroit qu'il veut investir, autrement dit, la salle de jeu des enfants.

_ Oui bien sûr allez-y.

L'accord donné, Hadès retire ses chaussures pour ne rien salir et s'avançant vers sa nièce –son neveu lui étant dans une autre pièce à terminer de ranger pour venir ensuite-, il est occupé d'impressionner les plus petits de par sa carrure et sa grandeur.

Très vite, il arrive à destination et si la jeune Inoué a failli sauter sur son Oncle, elle se retient pour ne pas énerver celui-ci. Le sourire aux lèvres retrouvé, la petite fille débute un monologue des plus compréhensible mais regardant les alentours, l'Ebène –lui- a une autre idée en tête.

_ Alors dis-moi, qui ici est assez stupide pour t'embêter ? Dit l'Elision en faisant le tour des environs et en les jugeant. …Tu peux me le dire.

_ Ils sont là-bas…, murmure-t-elle d'une voix mal assurée et en montrant la direction de son doigt pointé sur un groupe d'individus somme toute arrogant.

Après un « je reviens » et une main sur la tête, le Publicitaire se relève et trois pas plus tard, le voilà qu'il se poste derrière ses futures victimes.

Ne prenant même pas la peine de s'accroupir pour être à leur hauteur, il les fixe de haut et de son regard glacial. Les interpellant plus à l'aide d'un grognement qu'autre chose, les trois enfants se retourne vers lui et à cet instant, ils ne pipent plus un mot et tremblent de peur.

_ C'est vous qui avez osé vous en prendre à ma nièce, n'est-ce pas ? Crache d'un ton sombre le Noiraud. Si vous osez recommencer, je vous promets de vous faire bien pire. Oui, il menace bien des enfants de primaire mais c'est dans l'unique but de protéger sa famille alors cela ne le dérange aucunement. Ne vous approchez plus d'Inoué.

Sur cette dernière phrase, il appelle la fillette aux cheveux clairs et heureuse de cela elle accourt et accroche la main de l'adulte.

Là, tous les enfants pensent que les Elision font partie d'une famille de Yakuza ou quelque chose du genre et terrifiés à l'idée, plus personne n'osera enquiquiner, plaisanter sur leur compte ou les approcher. C'est à double tranchant mais au moins, les moqueries vont cesser.

_ Merci Oncle Hadès, sourit la gamine en resserrant sa prise sur la main de celui-ci et en lui demandant de récupérer son frère.

La demande acceptée, rapidement Hatsuharu fait son apparition et si les deux bambins saluent leur Maîtresse peu de temps après et lui souhaitent un bon week-end, la petite famille s'éloigne et grimpe dans une voiture noire appartenant à Hadès.

Les deux enfants demandent s'ils peuvent s'amuser avec lui, dans son appartement, mais la demande est refusée puisqu'il doit les accompagner chez leur père. Cependant, une prochaine invitation est lancée et acceptée dans la seconde.

Heureux de cela, les deux petits Elision racontent à présent leur journée et le trajet se fait rapidement.

Discutant rapidement avec Rhadamanthe une fois-là, le Noiraud n'a cependant pas pris son temps puisqu'une fois de plus l'anxiété le gagne. Ce n'est jamais rationnel mais à chaque fois qu'il perd trop longtemps de vue un autre Ebène, il a peur de le voir s'échapper. Bref, il s'excuse et reprend la route qui compte une quinzaine de minutes.

Une fois rentré de sa petite escapade jusqu'à l'école primaire, le cliquetis de sa porte se fait entendre et se débarrassant du superflu sur lui, il ferme ses yeux durant une longue seconde. La crainte le fuit petit à petit mais ce n'est pas encore ça.

En ce début de soirée, il se sent étrange sans savoir ce qui peut bien le déranger puis du bruit se fait dans son salon et là, ses paupières se relèvent et ce sentiment qu'il pense ressentir au fond de lui, refait surface. Laissant ses pas le ramener jusqu'au bruit, une tête Charbon l'attend dans son canapé et laissant sa main chiffonner cette épaisse chevelure duveteuse, deux orbes d'Or le dévisagent et un fin sourire lui est adressé.

_ Hadès-san, je ne vous ai-. Hm. Je ne t'ai pas entendu entrer. Se reprend Rin en voyant l'autre contourner l'obstacle et s'assoir non loin de lui.

_ Pas grave. Que faisais-tu ? Demande l'aîné des Elision en scrutant longuement son Cadet à l'allure alléchante.

Faut dire, Hadès a l'habitude de le voir habillé de différentes façons sur leur lieu de travail mais là, il a un air particulièrement mignon. Sa tenue n'a rien d'extravagant ou de tape à l'œil mais c'est certainement ce qui lui va le mieux.

Il est emmitouflé dans un pull blanc trop large pour lui et porte un pantalon fin et noir. Rien d'extraordinaire comme il le pense mais, cette chose l'attire. Du moins la « chose » dans les vêtements l'attire grandement.

C'est la première fois qu'il l'invite officiellement à passer la nuit chez lui. Avec des changes et une brosse-à-dent et sans qu'il ne puisse se contrôler, cela lui tord le ventre. L'idée même de pouvoir se l'accaparer et de ne pas culpabiliser le rend heureux. Oui, il peut employer ce mot aujourd'hui.

_ Je lisais. Regarde ce que j'ai trouvé. Sourit Rin fier de lui et de sa trouvaille. L'autre jour en allant à la bibliothèque de la ville je suis tombé là-dessus alors que je recherchais des informations pour l'un des projets en cours. Se vante-t-il en gardant le sourire et en acceptant la demande muette de son aîné en se postant entre les jambes de celui-ci. Regarde, ça parle de toi et de Rhadamanthe-san.

_ Comment tu as pu tomber par hasard sur un livre qui traite de la mythologie ? Le rayon graphique est à l'autre bout de cette session. Argumente le Publicitaire qui peut visiter cette bibliothèque les yeux fermés tant il la connaît par cœur.

_ …Peut-être que…, j'ai été légèrement intrigué après la conversation avec Shin et Sheera mais passons. Marmonne le plus jeune en détournant le regard et en apercevant des bras faire le tour de sa taille. J'aime beaucoup ton homologue, le Dieu des Enfers, précise-t-il en tournant les pages de son livre. Tout le monde le pense naturellement mauvais mais en réalité, je pense qu'il est surtout incompris, un peu comme toi Hadès-san, sourit-il de cette comparaison. Quand on lit bien, on se rend compte qu'il a créé les enfers simplement pour que les humains craignent le jugement de leur vie sur terre. De mon point de vue, il n'est pas le grand méchant que tout le monde veut bien faire croire. Confesse-t-il en se rappelant sa lecture. Je comprends pourquoi ta mère admirait ce Dieu et qu'elle ait choisi le nom de Rhadamanthe, pour Rhadamanthe-san. Pour qu'il veille sur toi et que tu ne sois pas seul mais ça, tu le savais déjà. Continue-t-il en déposant sa tête sur l'épaule de cet Ebène derrière lui. Bon après, je ne peux pas être objectif.

_ Pourquoi cela ? Interroge Hadès légèrement intrigué par cette exclamation en fin de phrase.

_ Parce que j'ai toujours tendance à protéger et défendre les « méchants », avoue Tomura en penchant sa tête vers l'arrière pour épier celui dans son dos. Je les trouve toujours plus humains que ces soi-disant héros ou Dieux qui déclarent se battre pour le « bien ». Au fond, chacun a sa propre vision du bien, non ? Souffle-t-il comme une réflexion à lui-même.

_ Plus humains ?

_ Oui, les « méchants » ont toujours beaucoup plus de vécu et de matière à détester quelque chose. Pis leur soi-disant « vengeance » part toujours d'une bonne intention au début alors…, je les préfère. Soupire le plus jeune en faisant une moue indescriptible. Personne ne prend jamais le temps de les comprendre.

_ Parce que tu rencontres souvent des personnes peu fréquentables ? Dit Hadès qui fronce légèrement les sourcils de cette dernière phrase mais qui comprend aussi la façon de penser de son cadet.

_ Bien sûr que non ! Je te parle de fiction, d'histoire ou de mythologie. Grogne Rin en délaissant son livre pour le poser sur le côté et jouer avec les doigts de son aîné toujours scellé autour de sa taille. Rien n'est tout blanc ou tout noir. C'est mieux de se dire que le monde est gris mais je pense que tu l'as compris avant tout le monde Hadès-san puisque tu dessines de cette façon. …Et j'aime beaucoup. …Vraiment beaucoup… . Soupire-t-il dans un fin sourire alors que des doigts s'échappent de sa main et viennent se poser sous son menton.

Il n'a pas de réponse si ce n'est un baiser. L'Elision n'a pas de mot pour s'exprimer après avoir vu la moue de son Cadet alors, il le remercie d'un baiser entreprenant et doux.

Serré contre lui, il pense lui avoir trouvé sa place et continuant de le cajoler à sa manière, le Noiraud au regard d'or ne s'en plaint pas une seconde. Sur ce canapé et coupé du monde, ils font plus ample connaissance et s'apprivoisent un peu plus. Petit à petit les corps se meuvent et maintenant face à face, Rin –maintenant posé sur les cuisses de son aîné- entoure la nuque d'Hadès et suit les baisers langoureux de celui-ci. Joue avec cette langue câline et laisse ces deux mains parcourir sa peau sous son sweat clair.

Face à face, les doigts de Rin font frissonner le cuir-chevelu de son aîné et épiant avec précision le visage de l'Elision un fin sourire commence à se dessiner sur le faciès du plus jeune. …Il adore ça, le scruter et mémoriser tous les petits détails de ce visage magnifique.

_ Hadès-san…, murmure le Noiraud d'une voix lointaine tandis que son corps frémit de mains baladeuses. …Tu es vraiment beau et…, je veux rester à tes côtés, vient-il de se confier sans s'en rendre compte. En ouvrant son cœur débordant d'amour pour cet autre Ebène qui ne pipe mot mais qui marque la peau de sa prise qui se resserre au fil des mots. Je t'aime…, finit-il par dire alors qu'une main caresse sa joue et le rapproche de ce visage contemplé.

_ Saleté de gamin…, marmonne le Trentenaire en continuant d'accrocher cette nuque, ne dit ça à personne d'autre. …Jamais… .

_ Oui ! Promet le jeune Tomura alors que son sourire se fait manger par son aîné et imprimé sur les lèvres de l'autre.


Le Bleu amène sa belle dans un restaurant avec piste de danse. Le thème de la soirée est Sexy Latino. Ce qui tombe bien, car ils veulent fêter leur Saint-Valentin ensemble. L'homme étant en déplacement pour le travail, le vendredi dernier jusqu'au jour d'avant ils n'ont pas pu le fêter. Alors, le Bleu s'est rattrapé en réservant dans cet endroit. Le repas est au goût des deux. La jeune femme raconte sa journée et surtout sa rencontre avec Hadès Elision, l'oncle de son élève Hatsuharu. Elle se souvient qu'elle l'a croisé à l'anniversaire de Camus Aquarius et que le Bleu a porté un vif intérêt au Brun même s'il ne lui a pas parlé. Mais, elle a bien vu son regard le suivre. Elle n'a pas été jalouse, elle a bien vu que le regard était plutôt curieux comme si Poséidon détaillait chacun de ses gestes pour les comprendre. Alors, là elle lui raconte l'intervention du Publiciste sur des enfants de quatre ans pour défendre sa nièce du même âge qui était chahuter par ses derniers.

A l'évocation de l'histoire l'homme explose de rire, et Himiko ne pose aucune question. Elle sait qu'il lui parlera quand il sera prêt.

- J'aurais aimé voir ça, sourit Poséidon. Rhadamanthe aussi aurait aimé voir cela j'en suis sûr, murmure l'homme plus pour lui que pour sa compagne.

Il se souvient de son frère et celui-ci n'a jamais pris le parti de personne, ni la défense. La seule chose faite pour la famille doit être l'emploi donné aux trois fils de Zeus à leur mort. Mais lui ne se souvient de rien d'autre. Si, peut être Perséphone, pour elle, il a essayé d'être un bon mari. Mais, cela n'a pas été facile. Sûrement car il préfère les hommes. Le regard qu'il posait sur le jeune Rin lors de l'anniversaire du Chevalier du Verseau n'avait rien d'amical mais plutôt de très amoureux. Tout comme lui avec Himiko. Peut-être qu'au fond ce pari n'est pas si stupide et qu'ils gagneront quelque chose de précieux. Camus lui a promis de les aider. Issak lui a parlé de l'homme et lui a dit qu'il est quelqu'un de confiance et qui tient ses promesses. C'est pour cela qu'en ce moment, il a envie de croire encore un peu qu'il ne perdra pas cette femme adorable.

Il sort de ses pensées et de la contemplation de son amante quand il s'aperçoit qu'Himiko tape du pied. Il se lève et tend une main vers elle pour l'inviter à danser. Le reste de la soirée ils la passent collés serrés, à se déhancher sur les rythmes endiablés de musiques Latino. Ce n'est que très tard dans la nuit qu'ils rentrent finir la nuit chez l'homme. Toujours dans les bras l'un de l'autre, mais dans un lit chaud et accueillant où les deux peuvent encore s'aimer. Les deux s'endorment heureux, surtout Himiko qui regarde la bague que lui a offert Poséidon. Ce n'est pas pour des fiançailles mais cela sonne pareil. C'est une sorte de promesse, d'appartenance à l'autre et pour une fois cela lui va d'appartenir à quelqu'un car elle sait que le cœur de l'homme lui appartient aussi.


Là, dans ce bar donné comme point de rendez-vous par leur ami de longue date, les deux attendent son apparition ou du moins qu'il fasse acte de présence. Quoiqu'il se passe de toute façon avec Deathmask et même s'il est l'instigateur d'un rendez-vous, il faut toujours l'attendre et être patient.

Peu importe les circonstances, Monsieur se fait désirer et là, à cette table et avec un second verre en main, Kanon et Mû discutent de tout et de rien mais surtout de choses qui leur tient à cœur.

_ Ici tout est plus facile, non ?! Les responsabilités sont moindres et puis…, nous pouvons être avec qui nous voulons…, finit par murmurer Kanon en pensant à une chose précise.

_ Je comprends ce que tu veux dire, avoue sans autre mot Mû qui est lui aussi pensif. Tout est plus simple là et les conséquences sont minimes, là-bas, …chez nous, les tensions sont nettement plus dures et…, peut-être même que toi et Rhadamanthe seraient…- « séparés » pense-t-il sans pouvoir le dire. Il ne veut pas causer plus de soucis à son ami même si le mal est déjà fait à cet instant.

_ J'y pense tout le temps, tu sais. Notre relation ne sera sûrement jamais bien vue ou du moins tolérée et…, je ne sais pas comment faire pour changer ça. Confie le Bleuté qui a longuement réfléchi aux conséquences dans leur monde. Peu importe ce que peut dire notre Déesse, on sait que l'amour ne peut pas tout faire, marmonne-t-il comme défaitiste.

_ C'est vrai…, mais tu peux encore un peu espérer. Si Deathmask et Shura sont ensemble, dis-toi que tout est possible à partir de là, décide de dire le Parme en voyant justement leur ami arriver, un large sourire aux lèvres. Celui qui dit « je reviens d'une partie de jambe en l'air grandiose ».

_ Crétin, rit maintenant le Gémini en poussant son ami de sa main. …Mais je suis d'accord avec toi ! D'ailleurs, j'aimerais bien voir la tête qu'ils feront quand-

_ Tiens quand on parle du loup, coupe Mû pour indiquer à ce Bleuté l'arrivé du susnommé avant qu'il n'en dise trop et soit soupçonné par le dernier qui compose leur trio. Death', on ne pensait plus te voir…, merci de nous honorer de ta présence. Un problème ?

_ Aucun, pourquoi ? Grogne l'appelé en se déposant lâchement sur une chaise autour de la table et en fixant son ami. …J'suis crevé les gars.

_ Epargne-nous tes exploits tu veux, précise immédiatement Kanon en levant les yeux au ciel.

_ Hein ? Ah non, pas à cause de la baise, ça c'est pas fatiguant du tout. Non j'te parle du boulot à l'atelier. J'ai un peu avancé sur certaines demandes après qu'il soit parti et là j'suis complètement à plat. Sinon je peux te parler de mon « quatre heure », c'est pas dérangeant, Clame le Mécano dans un rictus presque malsain mais tout à fait reconnaissable sur le coin de sa bouche.

_Non merci, j'vais m'en passer. Soupire d'un ton las ce Bleu en perdition d'autant de vulgarité.

_T'aurais dû t'arrêter, le garage fonctionne bien et j'ai pas envie que tu te blesses quand tu es seul là-bas, Gronde presque Mû comme un père à son fils.

_ …T'inquiète, je sais gérer. Sinon ça fait longtemps que vous êtes là tous les deux ?

_ Pas tellement, commence Kanon en regardant l'heure sur la montre à son poignet. J'y pense, ça faisait longtemps qu'on n'était pas venu ici tous les trois pour boire un verre et se raconter nos malheurs. Qui veut commencer ? Continue-t-il en repensant à leurs nombreuses discussions passées même si celles-ci, dans un sens, ne sont que souvenirs mensongers.

_ Tu m'étonnes, c'est à cause de Mû tout ça. Il est tout le temps fourré chez Shaka celui-là et dès qu'on lui demande de nous rejoindre, il refuse. D'ailleurs, il se passe quoi ? Demande très sérieusement le Mécanicien en prenant la température du Violet ? Tu as eu la permission de sortir ? Ton couvre-feu est à quelle heure ?

Le rire de Kanon résonne à leur table et si Deathmask le suit rapidement, Mû –lui- répond un « je t'emmerde » très efficace et précis, ce qui fait augmenter les rires et les plaisanteries de ses deux amis qui viennent de se liguer contre lui.

Pendant près de dix minutes, le Parme se fait charrier et s'il a envie de les étriper plus d'une fois, ils sont interrompus par le serveur de ce Bar et interpelé par celui-ci.

_ Excusez-moi Messieurs, mais on vous offre ces verres, ça vient de cette table là-bas, montre de la tête leur serveur en donnant les verres d'alcool et en les laissant par la suite.

_ …C'est cool ça, chantonne Deathmask d'un air triomphant.

_ Arrête, on ne peut pas accepter, dit Kanon en empêchant son ami de boire le verre offert. On est tous en couple, ça ne se fait pas.

_ Mais elles ne le savent pas et puis, tu peux pas cracher sur quelque chose de gratuit. Et puis, VOUS êtes en couple. Rectifie Deathmask de son air supérieur et conquérant.

_ Evidemment, j'aimerais bien savoir ce que va dire Shura en sachant ça. Gronde le Parme semblant de rien et en étudiant la réaction de son meilleur ami.

_ Le dire ? …C'est pas comme si ça le regardait. Marmonne d'une voix sombre le Mécanicien non sans froncer les sourcils de frustration et/ou d'énervement.

_ Bon alors je vais l'appeler pour savoir s'il est ok. En même temps avec toi, il doit avoir l'habitude de tes écarts, renchérit Kanon pour la forme et pour emmerder ce Bleu Foncé.

_ Essaie même pas saleté, gronde d'une voix sourde Deathmask qui serre les poings sous la table.

_ Ah ! Tu es facilement irritable mon cher ami. Sourit largement l'Editeur en poussant son compagnon pour la soirée. Enfin bon je constate que si tu n'es pas en couple, tu es quand même drôlement attaché à lui.

_ C'est bon j'ai compris, j'vais aller leur dire que c'est mort. Souffle Death' en sortant de leur table pour s'avancer vers celles des jeunes femmes. Et s'il les trouve à son goût, il sait aussi, qu'aucune d'entre-elles ne sera se montrer à la hauteur de son Vert.

_ Mû, je crois vraiment qu'il est raide dingue de Shura, chuchote Kanon à ce Violet et assez heureux pour les deux.

_ Je le pense aussi et d'ailleurs, quand Shura le saura, il le mènera encore plus par le bout du nez. Déclare franchement le Parme en étant heureux pour son meilleur ami.

_ Au fait, ce qu'on dit est vrai, non ! On est encore plus attirant une fois qu'on est casé. Sourit le Bleuté en voyant revenir le Mécano à leur table.

_ Bon maintenant que vous avez détruit la soirée, vous voulez faire quoi ? Se plaint à présent Death' en boudant, même si, pour rien au monde il trahirait ce Vert qui est certainement occupé de ranger son dojo. Une idée ?

_ Boire me semble être une bonne idée, propose Kanon en demandant une nouvelle tournée au serveur dans un large sourire conquérant !