Les personnages de cette histoire appartiennent à J.K. Rowling. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


La nouvelle de l'agression de Rose par Marvin fit le tour de l'école comme une traînée de poudre. La directrice avait envoyé un courrier à sa famille en leur invitant expressément à le changer d'établissements car elle ne tolérait pas les agressions de ce genre. Malheureusement, cette victoire fut de courte durée, car pas moins d'une semaine après le départ de Marvin, un article à scandale apparu en première page de la gazette du sorcier. ''L'aventure d'un professeur et d'une élève''. Inutile de préciser que l'article en question déclencha des foudres de beaucoup de monde, Ron y compris. Deux heures après la parution de l'article, Ron débarqua à Poudlard et frappa le professeur en plein visage.

-Je t'interdis de t'approcher de ma fille !

-Calme toi, Weasley, grogna Draco.

Rose, James, Albus et Scorpius durent se mettre à quatre pour l'arrêter. Scorpius aida soin père à se relever.

-Papa, calmes-toi, dit Rose.

-Ce sale connard a osé te...

-Il n'a rien fait ! Coupa rose. Tu ne vas pas croire tout ce que dit ce journal pourri, quand même ?

-Et cette soi-disant conférence à laquelle...

-Maman t'a dit qu'on y a été !

Ron ne dit rien furieux. Et Scorpius se mit à crier :

-Non, mais à la fin, vous prenez mon père pour quelle espèce de pédophile, au juste ? Il n'a jamais touché personne !

Rose jeta un regard à Draco qui semblait penser la même chose qu'elle. Il était temps d'avoir une discutions avec son fils. Parce qu'au final, la maturité dont faisait preuve Rose ne changeait pas le fait qu'elle n'avait encore que quinze ans.

-Écoutes, fit Draco à l'attention de Ron. Si tu y tiens, je me soumets à une enquête.

-Une enquête... De l'inspection du travail ?

-Quelqu'un qui vient n'importe quand, n'importe où, et qui pourra te faire un rapport. J'ai beau apprécier ta fille, je n'ai jamais couché avec elle. Je ne couche pas avec mes élèves.

Ron le sonda du regard, comme s'il cherchait un mensonge, puis finit par déclarer.

-Je prendrais en charge l'enquête moi-même. Et si je remarque que tu portes un intérêt autre que poli à ma fille...

-Tu verras.

Draco partit, suivit de son fils et Rose explosa.

-Non, mais t'es malade ? De frapper les gens comme ça ?

-S'il te touche, tu dois en parler. Il ne peut pas continuer à...

-Sérieux, tu penses que je suis du genre à me laisser faire ?

-L'autre, tu l'as laissé faire.

-Il m'a pris en traître !

-Ce sale Mangemort attend qu'une chose, c'est de se venger...

-De se venger ?

-De ce qu'on a fait à l'école. Il se venge sur toi et...

Rose soupira. Que répondre à ça ?

-Et tu crois pas qu'il voudrait plus se venger sur James et Al en priorité, non ?

-C'est qu'il est futé...

-Papa, j'ai un scoop pour toi. La guerre est finie. Alors arrête ton délire parano.

Sans un mot de plus, elle le laissa et courut dans son dortoir.


Elle savait que son père n'attendrait qu'une chose, de les prendre sur le fait avec Draco, alors d'un accord silencieux, ils avaient décidé de ne plus se voir. Elle ne restait plus après les cours pour lui parler, et ne se faisait plus remarquer en classe. Et pour la première fois, elle s'ennuyait. Certes, ça faisait quelques années qu'elle s'ennuyait en cours, puisqu'elle apprenait les cours des années suivantes, et depuis le début de l'année, elle avait même entrepris de commencer l'étude des premières années en Faculté Magique à Salem. Mais là, elle n'y trouvait plus d'intérêt.

Elle savait qu'elle avait l'air un peu capricieuse comme ça, mais tout ce qu'elle voulait, c'était de passer un moment avec son professeur. Un moment juste à deux, où ils parleraient, de tous les sujets qui leur passaient par la tête, et où peut-être, ils feraient comme à Noël et s'embrasseraient. Mais son père était toujours sur son dos, la suivait presque partout. Elle avait déjà contacté sa mère à plusieurs reprises en lui demandant de lui parler, parce qu'elle ne supportait plus la constante observation. Qu'elle était à deux doigts de lui jeter un sort suffisamment puissant pour qu'il tombe malade et rentre.

-Ne t'inquiète pas, je connais cette tête de gobelin, il va finir par se calmer.

-De préférence avant que je meurs de vieillesse, ça serait bien.