Bonjour,
Aujourd'hui au Japon c'est le Withe Day. Un mois après la Saint-Valentin, les personnes ayant reçut des chocolats ou cadeaux offrent à leur tour des chocolats ou des cadeaux. Alors voici le chapitre remerciement que tous font à leur manière. On ne les voit pas forcement tous mes on en voit beaucoup. Bonne lecture. Biz à bientôt Craft.
Samedi 14 Mars
Shaka voit débarquer sept adolescents pleins de vie. Les trois filles et Arthur vont s'installer à une table pendant que Seiya, Shun et Hyoga passent commande.
Pendant qu'il les sert Seiya explique qu'ils sont enfin en vacances jusqu'à la rentrée du premier avril. Ils se réunissent donc pour planifier leurs vacances et surtout ils veulent en profiter pour passer le plus de temps possible avec Marine et Shaina pour les réveiller. Hyoga insiste sur le fait qu'elles sont les dernières encore en sommeil et qu'il ne comprend pas pourquoi. Shaka sourit, lui aussi se demande pourquoi elles et Dionysos n'ont toujours pas leurs souvenirs. Shun lui rappelle qu'en plus il ne reste que quinze jours avant la date du vote. Et qu'ils vont se servir du fait que les deux jeunes filles vont fêter leur anniversaire dans quatre jours pour Marine et dans dix pour Shaina, pour les réveiller.
Le blond leur souhaite bonne chance avant de les voir partir rejoindre les autres.
A la table Arthur est en grande discussion avec les filles. Les trois le harcèlent de questions sur une jeune fille qui lui a donnée une lettre le jour d'avant.
- Alors ? Demande Seiya. Tu lui as répondu ?
- Oui, je lui ai dit que j'étais très touché par ses sentiments mais que je n'étais pas prêt à avoir une petite amie. Que je devais d'abord me reconstruire en tant qu'homme avant de penser à avoir une vie amoureuse.
- Sans rire où as-tu eu cette idée, s'esclaffe Shaina. C'est très bien mais ça fait trop mature.
- Ce sont mes papas qui me l'on soufflé, sourit gêné le Noir d'avouer avoir demandé conseil à ses pères.
- Tu as eu raison de les écouter, déclare Saori en posant une main sur la sienne. Si tu ne te sens pas prêt, il vaut mieux que tu attendes. Et tes papas sont les trois hommes que je connaisse les mieux placés pour te conseiller. Elle ne peut pas vraiment le dire mais ils sont quand même d'une certaine façon les trois maîtres humains de son sanctuaire et ses trois conseillers personnels.
- Saori à raison, fait Hyoga. Mais elle l'a pris comment ?
- Elle a répondu qu'elle comprenait et qu'elle me souhaitait bon courage pour la suite.
- Une chic fille, sourit Marine.
Arthur fait « oui » de la tête et tous se mettent à déguster leur goûter tout en planifiant leurs vacances qui vont sûrement être très mouvementées.
Avant de partir Arthur se souvient qu'aujourd'hui c'est le White Day. Il va vers Shaka et regarde les différents gâteaux.
- Tu veux en prendre pour tes papas ?
- Oui, surtout Shion. Aujourd'hui c'est le White Day et je m'étais promis de lui en faire mais…
- Tiens prend celui-là, ce n'est pas au chocolat mais c'est son préféré. Il me reste aussi le préféré de Saga et Camus, ainsi que le tien.
Arthur repart un sourire aux lèvres, il sait que ce soir il va faire des heureux. Puis sur le chemin du départ, il ose demander ce que les uns et les autres ont fait pour leurs partenaires. Pas qu'il est réellement curieux, seulement et sans le dire, il est légèrement inquiet de les avoir peut-être accaparés sans y penser.
C'est à ce moment-là que Hyoga sourit largement et l'attrape par les épaules sans autre soucis. Le Blond a tout simplement omis que son camarade n'aime pas les contacts physiques et pourtant, il ne le repousse pas non plus. Arthur se concentre dans l'unique but de paraître normal et de revivre une vie d'adolescent qu'il n'a jamais réellement connu.
Là, il sait que le Blondin a offert des chocolats à Shun, les meilleurs que sa bourse a pu lui permettre, puis que Seiya a fait de même pour Saori et qu'en plus de ça il lui a offert une peluche rose à l'effigie d'un lapin. Quant à Marine, ses chocolats fait maison ont été appréciés à leur juste valeur et récompensé d'un baiser.
Assise à cette table et regardant droit devant elle, Himiko attend patiemment, un léger sourire aux lèvres. Elle a tout correctement orchestré après s'être assuré que son homme ne soit pas dans les parages et là, dans les alentours de vingt et une heures, elle sait que dans quelques minutes son trac disparaîtra et que son sourire s'agrandira. Puis un cliquetis significatif se fait entendre et son sourire s'élargit. Ensuite un léger grognement est soufflé et s'étirant de sa journée mouvementée pour finalement prendre son téléphone et-
_ Qu'est-ce qu- !
_ Je voulais te faire une surprise pour la White Day. Est-ce que ça te plaît ? Répond la jeune femme dans un large sourire qui la fait rayonner.
_ J'allais justement t'appeler…, dit le Dieu des Mers en s'approchant et en déposant son cellulaire. C'est toi qui as fait tout ça ?
_ Oui, tout a été fait maison. Tu peux t'assoir et me laisser m'occuper de tout. Assure l'Institutrice d'école qui se remet sur pied et accueille son amant d'un baiser sur les lèvres et d'une étreinte agréable.
_ Pour répondre à ta question, tout me plaît et j'ai hâte d'y goûter. Informe Poséidon en rangeant une mèche de cheveux brune derrière l'oreille de sa bien-aimée.
_ Parfait !
L'intonation faite, la jeune femme accourt vers la cuisine et si le Dieu s'installe à la table, il la scrute et trouve la décoration sublime. Cette touche de féminité, ça fait longtemps qu'il n'y a pas goûté et les pensées apaisées, il sent déjà la bonne odeur arriver et si sa main glisse sur la hanche de sa Dulcinée c'est dans l'unique but de lui reprendre un baiser.
Puis la conversation débute, ils se parlent de leur journée et des choses qu'ils ont faites séparément. Les mains entrelacées d'un côté de la table, le Dieu ne se prend plus pour un surhomme tandis que la jeune femme –elle- se sent comme une reine dans le regard de son amant. Pour eux, le monde extérieur disparaît complètement et c'est sans doute pour le mieux. …Mieux pour eux deux.
_ Il y a encore d'autres choses en réserves ? Demande avec engouement le Bleuté.
_ Un dessert, du vin aussi que j'ai pris dans une boutique spécialisée et un petit cadeau que je t'ai pris. Avoue sans trop de mal Himiko.
_ Un cadeau ? ..Il ne fallait pas et…, je n'ai rien pour toi. Soupire Poséidon qui se sent un peu gêné à présent.
_ Et je n'ai besoin de rien. J'ai simplement pris cette petite chose parce qu'elle me faisait penser à toi. Ce n'est qu'une petite babiole de rien du tout, tu verras. …Bien et maintenant, je vais apporter le dessert.
La discussion terminée, encore une fois, l'homme n'a pas eu le dernier mot et ces derniers temps, il en a pris l'habitude. Ça a le don de l'irriter quelque peu mais et aussi de le faire sourire parce que cette femme qui le fait taire est parfaite.
Un petit fraisier arrive alors sur la table et dégustant l'un et l'autre leur part avec un verre d'alcool, aucun problème ne se profile à l'horizon et c'est pour le mieux. Les cœurs battant à l'unisson, les deux amoureux se couvrent de nouveau du regard et dans un petit écrin qui met du temps à s'ouvrir, on peut y voir à l'intérieur un adorable porte-clés. Tellement mignon qu'un homme de la carrure de Poséidon n'en porte jamais et pourtant, au bout de cette attache en forme de dauphin, y est attaché une clef. Une clef qui symbolise leur confiance mutuelle et qui autorise d'une certaine manière, à faire évoluer leur relation. Le Dieu a déjà fait un double de ses clefs pour l'offrir à la jeune femme et voilà qu'il est récompensé. …Récompensé de la meilleure des manières possibles selon lui.
Continuant leur soirée, ils apprennent toujours de nouvelles choses sur l'autre et les gestes toujours là pour eux, ils terminent cette journée dans leur bulle et sans répondre à qui que ce soit qui aurait pu les gêner.
« _ Death', j'peux te demander quelque chose ? Demande Mû après un certain temps de réflexion et en voyant son ami toujours en train de tripoter l'intérieur d'un moteur.
_ Vas-y, tu m'veux quoi ? Grogne comme à son habitude le Bleuté qui essuie ses mains dans la serviette à l'arrière de son bleu de travail avant d'emprunter un nouvel outil.
_ Comment tu…, est-ce q… . Hésite à demander le Parme alors que pourtant, sa question tourne en boucle dans sa tête. Comment fais-tu pour prendre le dessus ?! Avoue-t-il finalement non sans détourner le regard et s'éloigner d'un pas.
_ Prendre le dessus ?! Claque la voix fière du Cancer qui s'arrête dans sa manouvre pour fixer le Violet plus vraiment sûr de lui. Tu veux dire, niveau baise c'est ça ?Eh ben ça alors, j'pensais pas que tu me demanderais un truc comme ça un jour. J'suis sur le cul ! Rit-il dans le même temps et en lâchant tout ce qu'il est occupé de faire.
_ Arrête de rire…, j'aurais rien dû te demander, se plaint à présent le Bélier qui n'aime pas être moqué.
_ C'est juste que j'ai l'impression de parler à un puceau, désolé ! Se moque cette fois ouvertement Deathmask en fixant droit dans les yeux son ami. J'vais te montrer.
En un instant, le sérieux sur le visage du Bleuté revient et une sorte d'aura bestiale lui apparaît comme un halo. C'est à la fois frustrant et impressionnant et sans bouger d'un pas, Mû voit le Bleu se poser à quelques centimètres de lui non sans laisser planer un léger rictus.
Le silence devient le maître de cet atelier de mécanique et attendant patiemment ou non sa leçon, le Parme est saisi quand le Cancer lui empoigne le vêtement puis le plaque violemment au mur. Comme si…, comme s'il avait envie de se battre ?! Se dit Mû.
_ Tu l'attrapes, tu le coinces et ensuite tu le prends. Y'a rien de compliqué, enseigne Deathmask d'une étrange façon. Ou alors tu peux tout aussi bien l'empoigner et l'-
_ Et l'embrasser sauvagement jusqu'à prendre le dessus et l'envoyer sur le lit. J'ai raison ? Demande le nouvel arrivant qui n'est autre que Shura qui passe par-là entre deux de ses leçons à venir.
_ Exact, sourit férocement le Cancer en lâchant le Violet pour accaparer son amant. J'vais t'faire une démonstration, regarde bien, crache-t-il quelques secondes plus tard et en agrippant déjà les mèches rebelles de son petit-ami et en jetant sa tête en arrière pour lui voler un baiser des plus hargneux.
_ Ce n'est pas… …la peine~, précise le Bélier qui n'est déjà plus écouté puisqu'un Bleuté plaque à un mur son amant et l'envahit de toute part. Autant à l'aide de ses mains qu'à l'aide de sa langue, il en est certain.
_ Tu fous quoi ici ? J'pensais que t'avais pas l'temps avant ce soir ? Grogne à demi-mot le Cancer qui marque avec précision le cou de son partenaire de jeu.
_ …Une envie. Soupire Shura alors qu'il accroche les cheveux Foncés de ses doigts. …Tu crois qu'on pourrait aller ailleurs ? Je n'ai pas envie d'un voyeur.
_ Pourtant, il t'a déjà vu en plus mauvaise posture. Sourit Deathmask d'un sourire carnassier. T'as compris Mû ? Pour faire simple, si tu veux quelque chose prend-le et fais-toi plaisir ! »
Voilà le conseil qu'il a reçu de son ami en plus de cette démonstration ô combien vivante du Cancer et du Capricorne. Ça fait bien trente minutes qu'il est à l'intérieur de ce café et si celui-ci va fermer dans peu de temps, il ne se voit pas non plus devenir aussi brutal que ce Bleuté même si…, même si Shura a l'air d'aimer ça. Le cœur battant plus rapidement qu'à l'ordinaire, Mû est tout de même un peu intrigué. Voir la réaction de ce Blond s'il agit ainsi pourrait très bien lui plaire. Le voir surpris de son initiative et rien qu'à l'idée que cette chose soit appréciée, un frisson d'envie apparaît.
Le Violet continue donc de réfléchir ainsi jusqu'à ce Shaka vienne l'informer qu'ils sont enfin seuls et s'il finit par arrêter de réfléchir, c'est sans doute sa meilleure décision.
Les portes de la boutique verrouillées par les soins du Doré et quelques stores baissés, Mû se lève de son siège et il suit les enseignements rapides de Deathmask à la lettre. C'est-à-dire : Attraper, Coincer, Prendre. On peut l'appeler la méthode A.C.P.
D'une main presque franche, il attrape avec plus ou moins de douceur la chevelure Blonde de son amant et s'il le retourne, Mû n'hésite pas une seconde à lui voler un baiser et bien plus que ça. Pour la première fois, ce ne sont pas ses pensées qui le contrôlent mais bel et bien son instinct. Son envie plus exactement.
Ne laissant pas le temps à Shaka de reprendre son souffle, il l'envahit de sa langue habile et les yeux clos, un mur les rattrapes. Laissant son autre main contourner la hanche de son petit-ami, il le resserre rapidement contre lui et légèrement cambré cette chose plaît.
Le Chevalier de la Vierge ne connaît pas son Parme si entreprenant et autoritaire et cela lui plaît bien. Plus qu'il ne l'aurait cru et cela lui donne un charme fou, lui donne des frissons d'excitation et d'envie. Le frémissement lui parcourt d'ailleurs tout le dos et toujours sans réel oxygène, il suit ce baiser audacieux et particulièrement tendancieux jusqu'à ce que ses lèvres se fassent relâchées et son cou pris d'assaut.
_ Ha… mh Mû…, tu n'avais jamais été aussi entreprenant. Souffle le Doré avec étonnement alors qu'il penche un peu plus son cou pour laisser libre accès à son homologue.
_ Est-ce que tu aimes ? Ne peut s'empêcher de demander le Violet alors qu'il continue d'appliquer l'enseignement appris entre deux réparations et questions.
_ Beaucoup, on-
_ Alors on monte dans ta chambre Shaka, coupe Mû en gardant précieusement la main de son amant dans la sienne.
Le sourire aux lèvres, le propriétaire de ce café est impatient de connaître la suite et s'il est presque jeté sur le lit, cela n'a rien de déplaisant. Au contraire, ses yeux scrutent sans relâche et si ce Parme lui montre enfin l'envie qu'il peut ressentir quand ils sont à deux, cela le rend heureux.
Du début à la fin, Mû gère la situation. Lui-même ne se reconnaît pas par moment et pourtant, les deux adorent ce côté un peu plus sauvage de l'autre et ce désir brûlant. Cette soirée-là, Shaka finit avec des dizaines de marques partout sur le corps –à des endroits bien visibles- et le ventre gorgé de papillons en tous genres, ils réitèrent leur acte plusieurs fois. …. Trois fois jusqu'à ce qu'ils se calment et se reposent sur le lit entièrement nus et recouverts de moitié d'un drap sous lequel ils ne tardent pas à dormir.
_ Je ne savais pas que tu pouvais faire ce genre de chose, soupire de bonheur le Blond tout en dévisageant son compagnon allongé à ses côtés.
_ Je … J'en avais envie et j'ai demandé à Deathmask. Se confesse Mû sans même être interrogé.
_ Tu le remercieras alors. …C'était… Vraiment excitant quand tu es venu derrière-moi pour m'agripper.
_ … La méthode A.C.P…, soupire pour lui-même le Parme non sans se moquer de ce nom qu'il a lui-même trouvé.
_ Tu as dit quelque chose ?
_ Mh, je veux rester avec toi… … Et que tu me fasses l'amour cette fois. Propose ou dit le Mécanicien non sans cajoler la joue de son amant et en lui volant un baiser des plus doux et des plus légers.
Il l'a invité chez lui après avoir pas mal cogité toute la journée durant le travail. Mais, il veut faire quelque chose, offrir quelque chose à son aîné même si ce n'est pas grand-chose. Il a acheté tous les ingrédients la veille et a révisé la recette pour l'occasion mais là encore, il stresse comme jamais.
Ce n'est pourtant pas la première fois qu'il lui prépare le dîner ou qu'ils se voient mais, c'est une occasion assez spéciale puisqu'il s'agit du White Day et il tient à répondre correctement à cette Saint Valentin qu'il a vécu avec cet Ebène.
Alors même s'il est face à Hadès et qu'il lui balbutie quelques mots dans l'espoir de voir son cœur se calmer, rien n'y fait. Il stresse parce que son chez lui est trop petit, pas assez bien pour Hadès et que ce regard Bleuté le décontenance trop rapidement quand il s'agit d'un événement. Et durant la conversation, Rin hésite longuement à tendre la main pour prendre celle de son aîné et si ses poings se serrent très souvent, toutes les mimiques sont vues et retenues. Puis, dans un geste soudain, le jeune Tomura réussi à surmonter son stress pour s'emparer de la main de son aîné et s'il la serre très fort entre les siennes dans le but de l'amener un peu plus dans son salon –ou dans son appartement en général-, il ne réussit qu'à faire du surplace.
_ Pourquoi…-, débute Hadès dans le but de recevoir une explication avant d'attraper la tête de son cadet et de la plaquer à son torse à l'aide de son autre main encore libre. Calme-toi, soupire-t-il finalement non sans cajoler consciemment les mèches sombres et duveteuses de ses doigts charmés.
_ Hadès-san… c'est, débute Rin en cherchant ses mots et le pourquoi de sa tension extrêmement élevée. J'aurais dû t'amener ailleurs et…-
_ …J'aime beaucoup ici, ne peut s'empêcher de répondre l'Elision alors qu'il sent une pression sur sa main se faire. Comme un remerciement muet.
Après ça, plus aucune parole n'est dite et le silence se propage entre eux. Un silence bénéfique puisque le stress et les battements de cœur se taisent petit à petit et retrouvant un pouls normal et un sourire aux lèvres, Rin relève légèrement la tête –toujours appuyé sur le torse de son amant- et de ses yeux miels, il sourit. C'est sans doute, le plus gentil et le plus beau compliment qu'il n'a jamais reçu de son aîné et cela réchauffe son cœur. Sans en avoir conscience, ils se rassurent l'un l'autre.
Et ce que ne sait pas le Noiraud, c'est que l'Elision se sent bien dans cet appartement que l'autre pense trop petit, et tout ça pourquoi ? Parce que le parfum environnant est exactement le même que celui de la peau de cet humain aux yeux d'or.
_ Hadès-san…, marmonne-t-il pour lui-même et non sans regarder l'appelé avec des yeux amoureux. J'ai préparé du curry, comme je sais que tu n'aimes pas beaucoup les choses sucrées, je me suis dit que mettre ton chocolat dans un curry pourrait être parfait. Reprend maintenant Rin, qui retrouve son énergie habituelle, sa voix et sa gaieté. Bien sûr, j'ai quand même pris un dessert mais si tu n'en veux pas, ce n'est pas bien grave et- continue-t-il en tirant sur cette main qu'il tient toujours mais avec plus d'assurance et de prise, pour que le Dieu des Morts le suive et trouve sa place autour de cette table. Et maintenant, tu n'as plus qu'à t'assoir pour que je te serve.
_ Ton dessert…, j'vais y goûter, soupire comme unique réponse l'Ebène en scrutant son jeune amant remplir à présent les assiettes et se tourner vers lui avec un léger sourire timide aux lèvres.
_ Je suis sûr que tu vas aimer ! Assure maintenant Rin en posant les assiettes et en se faisant agripper le poignet par son aîné.
_ …Ce que je vais aimer, c'est ce que je vais te faire après le dessert Rin, ne peut s'empêcher de gronder la voix rauque d'Hadès non sans épier son cadet dans les yeux et avec un léger rictus sur le coin des lèvres.
Un instant coi, le plus jeune des deux ne sait pas quoi répondre et si ses joues flambent dans l'instant, il devait s'y attendre un peu. Pourquoi ?
Parce que son Patron a tendance à dire les mots qui lui traversent l'esprit, surtout en sa présence. Ce n'est sans doute pas fait exprès mais, à part être gêné des mots entendus, Rin n'a pas à répondre sur l'instant ou alors seulement à s'emporter.
_ Hadès-san ! Gronde comme à son habitude Tomura non sans pincer ses lèvres. Pourquoi tu dis toujours ce genre de chose quand je suis là ? Soupire-t-il alors même que son poignet reste toujours prisonnier.
_ C'est de ta faute…, tu me donnes envie. Assume le Dieu qui fait un peu plus tomber Rin sous son charme à cause de son léger sourire présent et incapable de disparaître. Maintenant tu devrais t'assoir, tu ne crois pas ?! …Assis Gamin.
_ Je ne suis pas un gamin mais Hadès-san, j'te trouve vraiment beau quand tu souris…, encore plus qu'à l'ordinaire. Avoue finalement Tomura en attrapant rapidement sa place et en changeant de sujet pour ne plus être autant embarrassé.
Leur tête-à-tête continue ainsi tout au long de la soirée et à aucun moment le ton ne change. D'une certaine manière, ils se provoquent l'un l'autre, s'embarrassent –l'un plus que l'autre- et finalement, le Dieu des Enfers a son « cadeau ». Ou plutôt, il a saisi l'opportunité une fois le dessert mangé –et apprécié-, fait spécialement sans trop de sucre pour l'allergie spéculée d'Hadès.
Il prend son Cadet dans la chambre, pour la première fois –ou non- l'embarque sur son épaule et avant de faire taire le Noiraud d'un baiser, il peut l'entendre rire et le sentir s'agripper à lui. C'est un étrange jour mais Hadès en est sûr, il le trouve parfait tout comme son amant.
_ J'pensais me rattraper de notre Saint Valentin à moitié réussie, déclare Rhadamanthe à la porte d'un Bleuté surpris mais heureux.
_ …Entre, ne reste pas là. Souffle simplement le propriétaire des lieux en laissant la porte grande ouverte et en attrapant le paquet des mains de son amant.
Les deux se retrouvent rarement chez Kanon, pas qu'ils en ont décidé ainsi, seulement ils ont pris goût à se retrouver chez le Blond et en compagnie de ses enfants. Oui, c'est ça, en aussi peu de temps, ils ont réussi à former une routine et elle n'est pas là pour leur déplaire. Mais en pensant à cela, Rhadamanthe se dit qu'y déroger de temps à autre ne peut pas être mauvais et puis, après tout, il doit se faire pardonner d'avoir été aussi faible le mois dernier.
Alors il apporte avec lui une bouteille de champagne et des petits gâteaux faits en pâtisserie pour passer une soirée en compagnie de son amant et de personne d'autre. Ce soir, il n'a ni enfant ni travail. Et il est aussi certain que son Dieu ne viendra pas lui parler, pourquoi ? Parce que son oreille indiscrète a entendu l'invitation faite par Rin pour son Seigneur.
Sa veste retirée et les paroles de Kanon berçant déjà ses oreilles, il a réfléchi toute la journée à ce qu'il pourrait organiser et finalement, s'est-il dit, « le plus simple est une valeur sûre ». Il a donc choisi avec soin les deux présents offerts et les voyants déjà sur la table basse du salon, il en est heureux.
_ Je ne savais pas qu'on devait se voir ce soir Rhad'. Indique maintenant Kanon en prenant déjà une gorgée de son verre de champagne.
_ J'le savais déjà depuis ce matin, j'ai juste oublié de te le dire. Tu es libre ce soir ?
_ Evidemment, tu es bête parfois. Sourit tout aussi stupidement le Gémeau qui sent son cœur incroyablement heureux d'une attention futile mais aussi très importante. …Je peux goûter ?
_ C'est là pour ça et cette fois, je te promets qu'on ne parlera de personne d'autre sauf de nous. Ça te va ? Ordonne d'une certaine manière Rhadamanthe non sans un ton légèrement autoritaire qui donne des frissons à son interlocuteur.
_ C'est parfait. Je t'aime Rhadamanthe et j'espère qu'on pourra encore faire ce genre de choses à notre retour. Avoue simplement le Chevalier en posant sa tête sur l'épaule de son aîné. Tu sais…, juste être là, comme ça…, rien que tous les deux.
_ Je crois qu'il y a de fortes chances pour que ça arrive. Répond le Blondin de façon presque certaine puisqu'aucun des deux ne risque de disparaître. Cette pensée lui donne un sentiment mitigé quand il pense à ses enfants mais, ce soir, il préfère s'abstenir de parler de choses qui fâchent ou donnent mal au cœur.
_ Me voilà rassuré. Chantonne ou non Kanon en jouant avec la main de son amant attrapé un peu plus tôt. Tu restes ici cette nuit ?
_ Si tu m'invites…, je ne crois pas que je refuserais. Affirme le Doré en prenant la bouchée que ce Bleuté lui donne.
_ Je t'invite Rhad', sourit de nouveau le Gémeau en laissant son regard voguer un instant sur l'homme à ses côtés. …J'aime beaucoup cette white day…~
_ Tant mieux…, acquiesce sur le même ton le Spectre et non sans jouer avec les cheveux de son vis-à-vis.
L'un à côté de l'autre, ils se volent de nombreux baisers tout au long de la soirée et pour la première fois depuis longtemps, il n'y a plus rien autour d'eux.
Plus de Chevaliers ou de Dieux. Plus de guerres ou de querelles. Plus de complications. Plus de morts en sursis. …Il n'y a plus qu'eux deux et ce soir, ils décident de mettre le reste sur le côté et d'oublier durant un court laps de temps. Ce n'est pas grand-chose mais ça fait un bien fou.
Ça les rend même un peu plus joueurs et ni l'un ni l'autre ne déteste. Le cœur comblé, très tôt dans la soirée, ils terminent au lit et à aucun moment, ils n'y dorment.
Ce soir c'est le White Day et Camus a plein d'idées pour le fêter mais Arthur le prend de court. Il a ramené des gâteaux pour eux quatre.
- J'étais chez Shaka avec les autres et j'ai ramené ça. Shion c'est surtout pour toi, dit-il tout en mettant les pâtisseries dans le frigo. Pour te remercier de tes bons chocolats de la Saint Valentin.
- Tu n'y étais pas obligé, sourit quand même de plaisir le Vert Clair.
- C'est vrai tu n'y étais pas obligé, murmure Camus pour lui-même, mais l'adolescent l'entend quand même.
- Je suis sûr qu'il aura encore faim après le dessert, chuchote alors le jeune homme au Marine. Et désolé pour ce soir, il faudra faire avec moi dans la maison.
Celui-ci explose de rire. Camus sait qu'Arthur l'a vu revenir avec plein de bonbons en chocolat mais le gamin ne sait pas comment il veut les utiliser.
- Pas grave c'est aussi ta maison. Il faudra juste que je leur apprenne à pas faire trop de bruit.
Les deux se mettent à rire de leurs bêtises. Saga et Shion, eux, sourient et font semblant de rien. Shion questionne Saga sur la suite de la soirée mais celui-ci n'en sait pas plus.
Ils mangent tous les quatre et après Camus embarque Saga dans leur chambre. Shion range avec Arthur qui, une fois finit, s'empresse d'aller dans sa chambre et met sur ses oreilles ses écouteurs et la musique à fond. Il prend un livre et fait tout pour se faire tout petit pour que ses pères puissent en profiter. Pas qu'il les ait déjà dérangés ou qu'il les a entendus mais il a toujours peur de les déranger. Alors, il est surpris quand Shion ouvre la porte doucement et entre en souriant. Il le voit venir vers lui et l'embrasser sur le front en lui disant bonne nuit. Arthur sourit, il aime être avec eux. C'est la meilleure famille de sa vie. Il espère la garder encore longtemps.
Shion monte tranquillement les escaliers se demandant ce que lui réserve ses maris. Il est l'homme le plus heureux au monde. Les deux le comblent au plus haut point. Il entre tranquillement dans sa chambre et il a la surprise de la trouver semi-éclairée çà et là par des bougies colorées et odorantes. Son regard tombe sur Saga allongé sur le lit. D'où il est, il le voit mal, c'est pour cela qu'il s'avance vers le lit et le découvre allongé nu et emmailloté dans des rubans sur tout le corps. Dessus est rattaché des fils finis par des chocolats. Saga est bâillonné et sa verge est déjà en érection et recouverte de chocolat liquide sûrement froid et d'un ruban à sa base attaché en nœuds l'empêchant de jouir.
Il le trouve magnifique mais ne bouge pas un instant, ce qui permet à Camus de venir se plaquer dans son dos. Les mains du Marine l'enlacent avec amour et douceur tout comme les baisers dans son cou. Son homme suçote l'un de ses lobes d'oreilles et le mordille doucement. Puis, il chuchote dans le creux de son oreille :
- Ton cadeau pour te remercier de la Saint Valentin. Tu nous as fait tellement plaisir avec ton chocolat et ton jeu de piste. Je reconnais que j'ai eu beaucoup de chance ce jour-là. Alors ce soir je te laisse en avoir aussi. Il est ton cadeau amuse toi bien.
Camus embrasse fougueusement son homme et le déleste de ses habits, tout en le caressant partout. Shion le laisse faire et quand il est nu et en érection il monte sur le lit et vient surplomber Saga. Les deux se regardent, le Vert voit bien que le Bleu sous lui n'en peut plus. Effectivement, Saga a regardé Camus s'occuper du bien-être de leur époux comme il s'est occupé du sien peu avant et le Marine est vraiment doué. Cela a fait encore plus monter le désir en lui. Son corps est brûlant d'un besoin qu'on s'occupe encore plus de lui. Shion le comprend et compte bien satisfaire son homme en prenant tout son temps, bien entendu. De ses dents il le débâillonne et trouve un chocolat entre ses dents qu'il mange avec plaisir avant de l'embrasser avec fougue avant de susurrer à son oreille :
- Tu es magnifique, j'aime te voir dans cet état d'excitation. Pardon mais je vais prendre mon temps. Il le caresse et sourit sous le frisson qu'éprouve le Bleu. Tu es si sensible. Je suis sûr que ce que t'a fait Camus était bon, il est si doué pour nous exciter. Shion se pourlèche les lèvres en repensant aux caresses du Marine sur lui quelques minutes plus tôt et il entend Saga gémir à cette même pensée. Je vais essayer de faire de même.
- Shion ne me fait pas trop attendre s'il te plaît. Saga malgré les liens se trémousse d'envie.
Shion l'embrasse à nouveau et sa bouche descend sur le corps, il prend un malin plaisir à manger les chocolats. D'abord ceux sur les tétons de l'homme et puis tous les autres disséminés un peu partout. Tout en faisant cela il en profite pour défaire quelques liens mais il évite surtout de toucher au sexe pulsant de son homme.
Quand il y arrive, il le lèche de légers coups de langue. Se délectant du chocolat mais surtout des gémissements et des suppliques de son amant. Au bout d'un long moment, il le prend en bouche et fait quelques lents mouvements avant de descendre vers son intimité où il reste un chocolat devant. Il le suçote et le lèche tout en jouant avec l'anus de l'homme. Saga hurle de plaisir et personne ne l'en empêche.
Camus monte ensuite sur le lit et vient s'occuper de l'intimité de Shion et de sa verge. Quand le Vert Clair est prêt il le relâche et Shion va prendre place entre les cuisses de Saga. Il se fraie un chemin jusqu'à l'intimité en poussant les rubans et le pénètre en douceur.
Le Gémeau est au paradis et son corps s'arque de satisfaction, le feulement de sa gorge plait à ses maris et Shion bouge lui donnant plus de plaisir.
Camus les regarde un moment et vient surplomber les deux hommes et s'immisce en Shion il agrippe ses hanches et donne le rythme à ses deux moitiés. Les trois hommes sont en transe. Shion défait le nœud autour de la verge gonflée de Saga et le masturbe. Les trois hommes jouissent en peu de temps et en même temps. Camus retombe sur le côté et emporte avec lui Shion. Les deux hommes se mettent à rire et Saga, lui, bouge. Shion et Camus se redressent un peu et le regardent faire.
- Délivrez-moi s'il vous plaît.
Shion vient l'embrasser et va pincer ses tétons. Saga feule. Camus se relève et va s'allonger de l'autre côté de Saga et joue à son tour avec ses tétons. Même réaction. Le Marine et le Vert mordillent les boutons de chair et leurs mains se baladent sur le corps tendu entre eux.
- Nous avons toute la nuit, sourit Shion.
- Je suis bien d'accord, renchérit Camus en jouant avec les bourses du Bleu et l'érection naissante de l'homme.
Saga perd toute raison et gémit de plus en plus sous les assauts communs de ses hommes. Après plusieurs jouissances il est détaché et il s'endort dans les bras de Shion. Mais Camus ne veut pas en rester là. Il vient se placer dans le dos du Vert et le prend dans ses bras afin de se coller à lui.
- Camus nous allons réveiller Saga.
- J'en doute, il l'embrasse et met ses doigts dans sa bouche. Si tu les suces tu feras moins de bruit. Shion le fait avec plaisir et Camus balade son autre main sur le corps de son Vert. J'ai tellement envie de toi, murmure-t-il. Tu as aimé ton cadeau ?
- J'ai adoré et moi aussi j'ai envie de te sentir à nouveau en moi, s'exprime-t-il heureux en relâchant quelques instants les doigts dans sa bouche.
Camus ne se le fait pas dire deux fois et entre dans son homme. Il lui donne du plaisir pendant un long moment sans réveiller Saga. D'une main experte il s'occupe de l'érection de son époux l'amenant doucement à la jouissance. Quand ils finissent, ils s'endorment dans cette position. Shion soupire de satisfaction, c'est le meilleur White Day de sa vie.
