Merci à SuryKat, Shinory, Wado21, Elowlie, Julia Lutecia, Kuroshine, Abby013, Lijovanchan et Blondie81 pour vos reviews.

Bienvenue à ceux qui rejoignent l'aventure.

Bonne lecture.


Chapitre 92

Montre-moi

"Cette barrière de corail était extraordinaire ! se remémora Vivi, encore émerveillée.

- Cet océan abrite réellement toute la faune et la flore possible, c'est assez incroyable, admit Robin.

- All Blue n'est pas si loin grâce aux portes, je reviendrais bien de temps en temps pour des vacances, réfléchit Nojiko.

- Je n'arrive pas à croire que vous allez partir demain, soupira alors la navigatrice.

- Cela fait près de deux semaines, Nami, lui fit remarquer sa sœur.

- Chakam ne tardera plus, convint Vivi. Il devrait être là dans la matinée."

La rousse attrapa son verre avant de secouer la tête.

"De toute façon, nous n'allons pas tarder à reprendre la mer nous non plus. Dans tous les cas, nous serions obligées de nous séparer...

- Nous garderons des souvenirs impérissables de cet évènement, lui assura la princesse.

- Genzô ne va pas en revenir quand je lui raconterai ! " s'amusa Nojiko.

La jeune mariée se redressa alors pour fixer son regard dans celui de sa soeur et de son amie face à elle.

"Vous allez terriblement me manquer, leur avoua-t-elle.

- Hé, Nami, depuis quand es-tu aussi sentimentale ? s'étonna sa sœur.

- Je ne suis pas sûre, soupira-t-elle à nouveau. J'imagine que tous ces mois dans le Nouveau Monde m'ont fait prendre conscience de la chance que nous avons d'être tous encore en vie…

- Ton rêve ainsi que celui de tous les autres en valent la peine, lui rappela gentiment Vivi. Si vous restez soudés, je sais que Luffy vous emmènera jusqu'au bout du monde.

- Tu as raison, approuva la navigatrice en prenant une grande inspiration. Je vais cartographier le monde et lorsqu'on se reverra, Luffy sera le Roi des Pirates ! décida-t-elle fermement.

- Nous pourrons prendre des nouvelles des uns et des autres grâce aux journaux, approuva Robin.

- Absolument ! Sans compter qu'All Blue a cet avantage d'offrir des portes un peu partout et il sera facile de nous y retrouver, ajouta Vivi.

- Mes déesses seront toujours les bienvenues sur ces modestes terres ! "

Les bras chargés de desserts, Sanji tourbillonna devant les filles attablées et celles-ci relevèrent aussitôt la tête, alléchées, tandis que Malek déposait les boissons pour accompagner la fin du repas de leurs amis.

Les deux cuisiniers revenaient tout juste du restaurant où ils avaient assuré le service après avoir préparé le repas de l'équipage qu'ils leur avaient laissé en attendant leur retour. Avec l'avancée de la soirée, Zeff les avait congédiés et Sanji et Malek avaient ainsi pu se libérer un plus tôt que prévu. Sans attendre, ils avaient donc foncé vers le Sunny où tout le monde les attendait pour véritablement débuter la fête que Luffy avait ordonné.

Sanji présenta son assiette de tartelettes aux filles et celles-ci s'empressèrent de choisir leur préférée, un sourire gourmand aux lèvres. Malek leur montra ensuite les assortiments de thé et de café à leur disposition pendant que le blond plaçait le reste de ses pâtisseries sur la table avant de débarrasser les reliefs du repas. Malgré le vent froid et l'air humide, l'équipage avait voulu dîner en extérieur et Franky et Ussop avaient sorti la toile qu'ils utilisaient pour préserver l'équipage du mauvais temps lors de leurs repas sur le pont. A chaque coin, quatre piliers enflammés à leur sommet garantissaient ainsi suffisamment de chaleur en plus d'une agréable lueur.

Les filles applaudirent soudain l'initiative du cuisinier brun d'avoir sorti les coupes à champagne et Sanji se tourna vers le reste du pont.

"Grouillez-vous, les crétins, on ne fait pas attendre les demoiselles ! "

Accroupi de l'autre côté du Sunny en compagnie du sniper et du petit renne, Luffy redressa instantanément la tête au soin de la voix de son cuisinier. Il lâcha ce qu'il avait dans les mains pour détaler et Ussop eut un cri de terreur, rattrapant de justesse les poudres qu'ils préparaient pour le feu d'artifice un peu plus tard. De son côté, les yeux de Chopper s'illuminèrent.

"Les desserts, Ussop !

- Je sais, terminons simplement cette préparation, soupira son ami.

- D'accord ! "

Une minute plus tard, chacun avait réussi à se trouver une place autour de la table et à attraper une part de dessert. Malek fit alors sauter le bouchon de la première bouteille de champagne et Sanji ouvrit celle de jus de fruits.

"Un toast pour fêter le départ de nos invitées ! s'enthousiasma Franky.

- Oh oui, un toast ! " applaudit Chopper.

Les deux cuisiniers s'empressèrent de faire le tour de la table pour remplir le verre de leurs amis en fonction de leur préférence et une fois tout le monde servi, Vivi s'empara du sien.

"Je voudrais vous remercier pour ces quelques jours passés à vos côtés. Ce fut un honneur et un réel plaisir pour moi que d'être invitée à célébrer ce mariage parmi vous, je ne l'oublierai jamais, déclara-t-elle avec émotion.

- Vous nous avez extrêmement bien accueillies, merci, ajouta Nojiko.

- Merci à vous d'être venues, répondit Nami, reconnaissante.

- A ces jours si heureux que nous avons vécus et à tous les autres qui suivront ! lança Brook en brandissant son verre à son tour.

- Santé ! "

Tout le monde trinqua joyeusement à ces mots et Luffy lécha son assiette de tartelettes.

"Trop bon ! gémit-il, la langue pendante.

- Ces pâtisseries sont effectivement délicieuses, admit Vivi en buvant une gorgée de son champagne tandis qu'elle contemplait sa propre part entamée dans son assiette.

- Super soirée, super ambiance, supers amis ! s'exclama Franky d'une voix tonitruante.

- Au fait, c'était comment ce voyage ? voulut savoir Ussop en se tournant vers le sabreur et le cuisinier, sa cuillère à la main.

- Shimotsuki est un village vraiment paisible, c'était très reposant, répondit le blond qui resservait le petit renne en jus de fruits.

- Vous n'êtes pas restés longtemps, nota Nojiko.

- C'était suffisant pour ce que j'avais à faire et heureusement. Il y a beaucoup plus de gosses que dans mon souvenir là-bas, expliqua Zoro en vidant sa coupe de champagne.

- Des enfants ? s'étonna Malek qui luttait contre son capitaine pour préserver sa tartelette.

- Des tas de petits sabreurs en herbe ! approuva Sanji avec un grand sourire. Ils apprennent les techniques à trois sabres de leur modèle !

- C'est vrai ?! s'extasia Chopper, les yeux brillants. Zoro, tu es une star !

- Alors ça, c'est pas commun, releva Nami, son verre à la main. Zoro, une star ?

- Ca devait être trop cool ! s'enthousiasma Luffy, barbouillé de chocolat.

- Le fier et grand sabreur, Roronoa Zoro, l'idole des jeunes ! Je pourrais en faire de magnifiques chansons ! se réjouit Brook.

- T'as pas intérêt, le menaça aussitôt le concerné.

- Des tas de petits Zoro ! renchérit Franky à son tour, ravi. Ca devait être tellement adorable !

- Tu te trompes, c'était de véritables pots de glue et ils étaient faibles, marmonna le bretteur.

- Cela semble logique puisqu'il s'agit d'enfants", s'amusa Robin.

L'équipage se mit à rire devant l'air renfrogné de leur second et les cuisiniers proposèrent bientôt de nouvelles pâtisseries à leurs amis, déclenchant l'euphorie du garçon au chapeau de paille. Malgré le départ prochain de Vivi et de Nojiko, la soirée s'annonçait radieuse.


En attendant les feux d'artifice qui clôtureraient la soirée, Sanji avait entraîné le sabreur en cuisine pour se charger de la vaisselle autant que pour avoir une occasion de sonder Zoro loin des oreilles indiscrètes de leurs compagnons concernant son entrevue avec Zeff quelques heures plus tôt. En effet, le bretteur était parti précipitamment et le blond ne pouvait s'empêcher d'être légèrement inquiet malgré les propos rassurants de son mentor. Lui et Zoro revenaient de tellement loin qu'il ne voulait pas laisser passer le moindre risque d'ébranler ce qu'ils venaient tout juste de rebâtir.

Bien décidé à en avoir le cœur net, Sanji prit donc la parole tandis qu'il passait une assiette fraîchement lavée au sabreur.

"J'espère que ce vieux chnoque ne t'a pas mis mal à l'aise tout à l'heure."

Pour toute réponse, Zoro haussa un sourcil dans sa direction tout en attrapant la vaisselle qu'il lui tendait pour l'essuyer et Sanji sentit son regard malgré ses yeux braqués sur l'eau chaude.

"Il n'est pas méchant mais c'est un tel emmerdeur, il veut toujours tout savoir", précisa-t-il, feignant la nonchalance.

Le blond rinça ensuite la dernière assiette avant de la passer à son compagnon qui haussa les épaules.

"Je me fiche de ce qu'il pense.

- Je sais. C'est juste qu'avec sa manie de se mêler de ce qui ne le regarde pas, il peut être franchement flippant…"

A cet instant, Zoro sécha l'assiette avant de la déposer sur la pile devant lui.

"Je ne le sous-estime pas mais si tu crois qu'il pourrait m'impressionner, tu te goures, cuistot. J'ai vécu bien pire.

- Oh. Oui, c'est vrai…"

Comme l'escrimeur reposait son torchon, Sanji vida son évier avant de le rincer. Il prit ensuite le temps de se laver les mains et alors qu'il s'essuyait à son tour, il releva les yeux vers son compagnon. Celui-ci le contemplait fixement et le blond s'immobilisa, les sourcils froncés.

"Quoi?

- Je veux dire que j'ai vécu bien pire par rapport à nous. Jusqu'à il y a peu, je pensais que je regretterais toute ma vie d'avoir laissé passer ma chance avec toi alors Grand Line tout entier peut bien me donner son avis, j'en ai rien à foutre."

Sanji écarquilla les yeux et Zoro avança d'un pas, attrapant le torchon qu'il tenait encore entre ses mains pour l'envoyer sur le plan de travail, son regard rivé au sien.

"Maintenant que je t'ai récupéré, personne ne m'arrêtera. Pas même un vieux pirate reconverti en cuisinier, aussi fort soit-il. Toi et mon rêve, vous ne m'échapperez plus."

Comme pour illustrer sa volonté, Zoro se pencha alors vers son compagnon et celui-ci ferma les yeux, le cœur battant. En même temps que les lèvres du sabreur touchaient les siennes, les mains du blond s'enroulèrent ainsi instantanément autour de sa nuque. Celles du bretteur agrippèrent fermement sa taille pour mieux l'attirer contre lui en retour et Sanji sentit son désir exploser de toutes parts. Leurs interactions physiques étaient toujours restées chastes ces derniers jours mais la tension qui les habitait continuellement n'en était pas moins présente et à cet instant, elle avait enfin l'occasion de s'exprimer, devenant rapidement incontrôlable.

Sentant l'emballement de leurs corps, Zoro se détacha donc du cuisinier et chacun observa alors la respiration irrégulière de l'autre. Il ferma ensuite les yeux et déposa ses lèvres dans le cou du blond.

"J'ai envie de le faire, cuistot…"

Sanji sentit son cœur accélérer de plus belle avant que ses yeux ne se ferment d'eux-mêmes sous l'avalanche de sensation que déclenchaient les baisers du sabreur contre sa peau fine. Il n'avait pas envie de résister. La réaffirmation de leur lien était le plus important mais goûter à nouveau au corps du sabreur promettait d'être plus délicieux encore que dans ses souvenirs. Dorénavant, il mesurait en effet davantage l'importance de profiter du moment présent et il ne voulait plus attendre. Il passa donc sa main dans les cheveux de son amant lorsque celui-ci remonta vers son visage, ses lèvres laissant un sillon de baisers brûlants sur son menton, ses joues puis ses tempes, le souffle court.

"Je veux le faire lentement, murmura encore Zoro contre son oreille.

- L-Lentement ?

- Je veux profiter de chaque minute, de chaque seconde, approuva le bretteur en redéposant ses lèvres dans son cou. Je ne trouve pas les mots mais je veux te montrer, je veux… te faire comprendre ce que je ressens quand je suis avec toi..."

Sanji resserra ses bras autour de la nuque de l'escrimeur, brutalement ému. Il s'éloigna ensuite légèrement et plongea son regard dans le sien.

"Montre-moi."

A ces mots, Zoro conserva son regard dans le sien une seconde supplémentaire jusqu'à ce que leurs lèvres ne se touchent encore et cette fois, leurs langues se retrouvèrent puissamment. Sanji étouffa un gémissement de plaisir tout en cherchant à se fondre entièrement contre l'épéiste, sentant la passion le consumer.

Le temps se suspendit ainsi dans la cuisine jusqu'à ce que le blond ne repousse finalement l'escrimeur à regret, haletant.

"Pas maintenant, tête d'algue, lui souffla-t-il en laissant sa langue jouer au coin de ses lèvres. Tout à l'heure. Tout à l'heure, on aura tout le temps..."

Le sabreur fit la moue avant d'hocher la tête et ses mains remontèrent jusqu'à sa taille pour s'aider à se détacher de son tentateur. Il s'écarta ensuite mais fit glisser son doigt tout le long du torse de son amant, butant contre les boutons de sa chemise.

"Tout à l'heure", lui promit-il.

Sanji ne put s'empêcher de frissonner.


Le feu d'artifice était grandiose, à la hauteur des talents de leur canonnier, et les couleurs illuminaient les visages des membres de l'équipage au chapeau de paille réunis sur le pont autour de leurs deux invitées éblouies.

"C'est celui que j'ai fait ! s'exclama soudain Chopper en montrant une rosace multicolore, ravi.

- Et bientôt, ce sera le mien ! " s'enthousiasma Luffy.

Le sniper jeta alors un coup d'œil à sa montre avant de hocher la tête.

"Dans quatre, trois, deux, un…

- Oh ! "

Le palmier mordoré du capitaine éclata en plein ciel au-dessus du bateau et ses amis poussèrent un cri admiratif. Il crépita ensuite un bon moment et comme il finissait enfin par pencher vers le sol, Franky s'étonna.

"Incroyable ce truc, il disparaît toujours pas !

- Et il reste parfaitement lumineux, nota Brook à ses côtés.

- C'est normal qu'il se désagrège en projectiles enflammés ? " demanda Nami, suspicieuse.

A ces mots, Ussop écarquilla les yeux avant de se tourner vers son capitaine qui observait toujours le ciel d'un air ébahi.

"Qu'est-ce que t'as fait avec les poudres que je t'ai données, Luffy ?!

- Hein ?

- Attention, baissez-vous ! "

Les bras de Robin tirèrent brutalement en arrière Vivi et Nojiko tandis que Zoro paraît l'une des boules de feu avec son sabre. Le projectile atterrit plus loin sur le pont et enflamma aussitôt la toile alors qu'autour d'eux, une pluie incandescente se mettait à tomber sur le Sunny.

"Mon bateau ! s'écria Franky, livide.

- Aux abris, grouillez-vous ! " décida Sanji.

Le blond s'empara du petit renne pétrifié et du sniper paniqué en direction de la plage pendant que le reste de leurs amis les imitaient en trombe. Une fois à l'abri sur le sable cependant, le cyborg se prit la tête entre les mains.

"Oh non, la vigie ! "

Le feu d'artifice s'éteignait enfin mais ce faisant, la salle d'observation avait subi le plus gros des dommages et les flammes progressaient rapidement. Une seconde plus tard, un craquement se fit entendre et les yeux du charpentier s'exorbitèrent.

"Le poids des haltères de Zoro va faire s'écraser tout le mât ! s'écria-t-il, épouvanté. Si le plancher cède, il va arracher le pont déjà enflammé et couper le Sunny en deux !

- Merde ! "

Le bretteur bondit vers le bateau tandis que Nami enclenchait son bâton climatique.

"Cloudy tempo ! Rain tempo ! "

Au-dessus du bateau, des cool ball s'enfoncèrent les unes après les autres dans le long et fin nuage créé par la navigatrice et il absorba la charge avant de faire se déverser une pluie drue sur le Sunny. Dans le même temps, Zoro avait grimpé à la vigie et avait récupéré ses deux haltères et c'est donc sans crier gare qu'il balança ses poids sur le sable pour les empêcher de fragiliser le navire, faisant s'écarter tout le monde sous la masse de sable qui vola lorsqu'ils s'y écrasèrent. Le temps que chacun ne reprenne ses esprits, le feu était quasiment éteint.

A ce constat, tout le monde soupira de soulagement mais cela n'empêcha pas Franky de se précipiter pour examiner la charpente de son bateau, inquiet. Ce faisant, Ussop se tourna vers son capitaine qui dévisageait la fumée encore épaisse avec ahurissement.

"Bon sang, Luffy, je t'ai dit mille fois de faire attention à ces mélanges !

- C'est vraiment très dangereux, réalisa Chopper, encore effrayé.

- Faire rentrer quelque chose dans sa tête concernant de quelconque précaution est peine perdue, grinça la navigatrice tout en rangeant son bâton.

- Bizarre, j'ai dû être déconcentré quand Sanji a appelé pour les desserts, fit le garçon au chapeau de paille en se grattant la tête.

- Ne rejette pas la faute sur moi, espèce d'imbécile, marmonna le blond qui s'allumait une cigarette. Tu as plutôt de la chance qu'aucune demoiselle n'ait été blessée...

- C'était moins une, approuva Malek.

- Tout est bien qui finit bien, pointa Brook, philosophe.

- Je ne suis pas sûre que Franky le prenne de cette manière, lui fit remarquer Nojiko comme le cyborg pleurait depuis le pont en constatant les dégâts.

- A-t-il suffisamment de bois pour réparer le bateau ? s'inquiéta Vivi.

- Je pense que oui, la rassura Robin. Néanmoins, le Sunny est un membre de l'équipage à part entière et en tant que charpentier, il prend particulièrement à coeur son bien-être."

Une minute plus tard lorsque le cyborg refit son apparition, il était en effet plus résigné qu'en colère. Il expliqua à ses amis que le mât aurait besoin d'une révision complète pour garantir la solidité de la vigie mais que le pont n'avait pas trop souffert. Cependant, les flammes avaient touché les tuyaux d'eau et les salles de bain ainsi que la cuisine étaient inutilisables avant qu'il ne les répare le lendemain matin.

Devant la tournure des évènements, les filles se résolurent donc à demander l'hospitalité pour la nuit à Lily et à Amy afin de pouvoir prendre une douche chaude. Les garçons quant à eux haussèrent les épaules avec fatalité, prêts à attendre le lendemain, et Sanji décida aussitôt d'embarquer le sabreur chez lui, fronçant les sourcils de dégoût. Non seulement Zoro était trempé par l'averse de Nami mais en plus, de la suie avait taché sa peau et ses vêtements. Le blond était donc d'autant plus déterminé à garantir son hygiène avant qu'ils ne puissent reprendre là où ils s'étaient arrêtés un peu plus tôt...


Enfin entre les quatre murs de sa petite maison, Sanji entendait l'eau s'écouler depuis la salle de bain à quelques pas et il se remit distraitement à ranger ses vêtements dans la commode de sa chambre. Depuis leur arrivée une poignée de minutes auparavant, il se sentait nerveux et il s'était occupé en remettant de l'ordre ici et là. Aussi délicieuse que leur dernière étreinte ait pu être dans la cuisine du Sunny un peu plus tôt, le fait que l'escrimeur n'allait pas tarder à le rejoindre avec une idée bien précise en tête le rendait fébrile. Ainsi, le temps qu'il accompagne son compagnon jusqu'à la douche pour lui indiquer où trouver une serviette et qu'il dépose ses sabres, il avait réalisé que c'était en réalité la proposition du bretteur de prendre leur temps qui l'agitait.

De toutes les fois où Zoro et lui avaient partagé cette intimité, il pouvait en effet compter sur les doigts d'une main celles où la douceur avait été le maître mot. Bien sûr, le sabreur s'était montré de plus en plus attentionné et à l'écoute au fur et à mesure du développement de leur relation mais la passion avait tout de même été plus souvent de mise entre eux. Cela faisait partie de cette rivalité inhérente qui poussait l'un à provoquer l'autre avant de se laisser dévorer par l'appel de la chair. Comme une dernière tentative pour masquer les sentiments enivrants qui faisaient battre leurs cœurs. Mais cette fois, ce ne serait pas le cas. Cette lenteur allait les exposer et il savait à quel point les actes pouvaient parfois parler au-delà des mots. Sanji était ainsi particulièrement conscient de l'avancée qu'il avait lui-même effectué dans ce domaine. Ce moyen de se comprendre sans parler, c'était avec Zoro qu'il l'avait appris, lui qui avait tant cherché à lui arracher des mots censés être le témoin de leur engagement.

"T'as l'air inquiet, cuistot…"

Sanji tressaillit en sentant le torse nu de l'escrimeur dans son dos. Il ne l'avait pas entendu arriver et lorsque Zoro déposa ses lèvres dans sa nuque pour y faire glisser ses dents, il frissonna de plus belle.

Le blond abandonna ses affaires dans sa commode et se retourna, le regard aussitôt attiré par les muscles luisants du sabreur face à lui. Zoro avait simplement passé une serviette autour de ses hanches et ses cheveux encore largement humides scintillaient sous la lueur intime de sa simple lampe de chevet.

"J'étais juste… en train de penser, admit-il. A ce qu'on s'est dit tout à l'heure. A ce qu'on s'apprête à faire…

- Tu as peur ? lui demanda l'épéiste en fronçant les sourcils, sa main se figeant sur la hanche de son compagnon.

- Bien sûr que non. C'est simplement… étrange.

- Fais-moi confiance.

- Je t'ai toujours fait confiance."

Satisfait de la réponse, Zoro riva son regard au sien tout en faisant remonter sa main le long de la veste du cuisinier.

"Enlève tes vêtements, cuistot..."

Celui-ci sentit sa respiration s'emballer comme les doigts du sabreur caressaient le tissu près de son cœur. Sa nervosité était toujours là mais comme il venait de le confesser, il avait confiance. Ils avaient déjà vécu tant d'épreuves et ressenti tant de souffrances qu'il était temps de concrétiser leur bonheur retrouvé. Ils l'avaient espéré et maintenant qu'il se trouvait à leur portée, ils n'allaient pas reculer.

Les yeux dans les yeux, Sanji fit donc tomber sa veste au sol sans un mot. Il commença ensuite à ôter les boutons de sa chemise un à un comme la main de Zoro frôlait désormais sa peau dénudée au-delà de sa cravate relâchée. Lorsque ces derniers rejoignirent sa veste par terre, le blond s'obligea à relâcher sa respiration face au regard intense du bretteur dont les doigts effleuraient toujours sa peau blanche. Enfin, la main de son compagnon rencontra totalement son torse et Sanji se sentit frémir sous la douceur du contact. L'autre main de Zoro remonta vers sa nuque et il ferma les yeux lorsqu'il l'attira dans un baiser lent mais passionné.

Sanji sentit alors ses propres doigts s'aventurer doucement à la redécouverte du corps de son amant, retrouvant la sensation unique de sa cicatrice et les creux accentués de ses abdominaux depuis la dernière fois qu'il les avait touchés. Il se remémora ensuite les muscles saillants de son dos et sa peau à la fois rêche et souple sous la pulpe de ses doigts. Tous ces détails qu'il n'avait jamais oubliés malgré les années.

Le cuisinier se rapprocha inconsciemment du sabreur, déjà emporté par l'appel de ses sens. Ce simple toucher lui paraissait incroyable. Il lui permettait de réaliser que c'était bel et bien Zoro qui se tenait contre lui, cet homme qu'il avait tant aimé et dont il avait dû se séparer. Cet homme dont il avait rêvé éveillé qu'il pourrait de nouveau le tenir entre ses bras. Et cette fois, c'était le cas. Tout était bien réel.

"Zoro…"

L'épéiste observa le blond à quelques centimètres de ses yeux, la bouche entrouverte par sa respiration déjà haletante et les yeux chargés de désir. Les mains du cuisinier se crispèrent dans son dos sous l'intensité du moment, la gorge nouée, et Zoro accentua son regard dans le sien. Finalement, le sabreur se laissa tomber à genoux devant son compagnon et ses lèvres rencontrèrent langoureusement la peau ferme de son ventre, ses deux mains caressant lentement sa taille. Sanji eut un hoquet de stupeur autant que de plaisir en sentant la langue de l'escrimeur se créer un chemin sinueux entre ses muscles tendus. Il chercha ensuite un instant où poser ses mains, presque mal à l'aise sous la dévotion que Zoro mettait à chérir ainsi son corps, avant de les déposer sur ses épaules pour y enfoncer ses ongles à la mesure des sensations qui grandissaient en lui. De son côté, le bretteur finit par jouer avec la ceinture de son pantalon jusqu'à la lui enlever et la respiration du blond se coinça à nouveau dans sa gorge lorsqu'il s'appliqua à déboutonner son pantalon d'une main, l'autre toujours occupée à le maintenir fermement contre lui.

"A-Attends…

- Du calme, cuistot. Fais-moi confiance."

L'escrimeur baissa entièrement le pantalon de son compagnon et celui-ci décida de le suivre en faisant un pas en arrière pour s'en débarrasser totalement en même temps que ses chaussettes. Son cœur battait néanmoins à toute allure et comme pour l'apaiser, Zoro ne s'aventura pas davantage vers son intimité, se contentant d'embrasser à nouveau longuement son ventre et sa taille tout en laissant cette fois courir ses mains le long de ses cuisses.

"Je rêvais d'elles parfois, murmura-t-il soudain contre son ventre.

- Qu-Quoi?

- Tes jambes. Je rêvais d'elles, je rêvais qu'on se battait sur le Sunny comme autrefois. Mais quand j'ouvrais les yeux, tu n'étais pas là.

- Zoro…"

Le sabreur releva les yeux pour rencontrer le regard troublé de son compagnon qui passa une main timide dans ses cheveux verts.

"Je suis là maintenant. Je ne partirai pas."

Pour toute réponse, le bretteur se redressa pour s'emparer à nouveau de ses lèvres, lui coupant le souffle. Sanji se sentit ensuite repousser en arrière et il comprit que le bretteur les dirigeait vers le lit à quelques pas. Une seconde plus tard, il s'y laissa tomber et Zoro le suivit, déposant une multitude de baisers le long de sa mâchoire, de son torse, et à nouveau de son ventre. Cette fois cependant, l'escrimeur ne cacha pas ses intentions et il baissa rapidement le sous-vêtement du cuisinier avant de lui relever les jambes pour se placer entre elles.

Sanji se sentit rougir violemment et il se mordit les lèvres, les yeux rivés au plafond. Il sentit alors l'épéiste empoigner doucement ses cuisses pour les écarter davantage tout en les embrassant, profitant de la souplesse de son compagnon. Passant ses bras sous ses jambes, il attrapa ensuite les mains du blond enfoncées dans le drap pour enrouler fermement ses doigts aux siens.

L'action fit brutalement se redresser le cuisinier qui le dévisagea, le souffle court, et Zoro soutint son regard sans ciller. Finalement, il baissa les yeux sur le sexe dressé près de lui et y déposa doucement les lèvres. Les mains du blond se crispèrent instantanément dans celles du sabreur et sa tête retomba en arrière, le plaisir grondant déjà en lui. En plus de la solennité du moment, Zoro avait toujours excellé dans cette caresse et Sanji ne savait pas s'il s'agissait d'une prédisposition naturelle ou d'une conséquence de sa technique à trois sabres mais dans tous les cas, les mouvements alternés de sa bouche comme de ses lèvres sur sa virilité relevaient du divin. Bientôt, il oublia ainsi totalement sa gêne comme sa nervosité et des soupirs de plus en plus lascifs lui échappèrent sans qu'il ne puisse les en empêcher.

Alors que son ventre se creusait sous l'imminence de sa jouissance, Zoro abandonna pourtant son membre palpitant, sa langue jouant encore quelques secondes avec son extrémité avant qu'il ne se redresse légèrement. Sanji put alors enfin reprendre une véritable inspiration, les joues rouges et le regard enfiévré, et son compagnon se remit à embrasser son ventre tandis que le blond se laissait aller contre le matelas pour reprendre son souffle, leurs doigts toujours enlacés.

"Attends-moi, cuistot. Je veux y arriver avec toi…"

Sanji jeta alors un coup d'œil à son amant occupé à retracer les contours de ses abdominaux avec sa langue.

"Dans ce cas, dépêche-toi, tête d'algue. Tu crois vraiment que je peux me retenir aussi longtemps après tout ce temps ?

- Combien de temps ?

- Plus de deux ans."

A ces mots, Zoro releva la tête pour rencontrer son regard, intrigué, et Sanji le lui rendit.

"On a été séparé pendant deux ans, Zoro. Rien d'autre ne compte pour moi."

L'épéiste sembla comprendre son raisonnement et il déposa cette fois un simple baiser sur son torse qui se soulevait toujours à une cadence un peu trop rapide.

"Rien d'autre n'a compté pour moi non plus."

Il se redressa ensuite totalement pour s'asseoir sur les hanches de son compagnon puis fouilla un instant la pièce du regard pour s'arrêter lorsqu'il tomba sur la table de chevet à gauche du lit.

"Tu ranges toujours le l-

- Oui."

Zoro haussa un sourcil amusé en voyant le cuisinier se tordre pour ouvrir le tiroir avant de lui lancer ce qu'il en avait retiré. Retrouvant néanmoins rapidement son sérieux, le sabreur fit sauter le couvercle et il s'apprêtait à en presser le contenu dans sa main lorsqu'il fut stoppé dans son élan par les mains du blond autour de sa nuque et par sa bouche collée à la sienne.

"Je t'aime, Zoro."

Le sabreur se figea entre ses bras, la petite bouteille lui échappant des mains, et Sanji ralentit ses baisers jusqu'à effleurer légèrement les lèvres de son compagnon, les yeux toujours fermés.

"J'ai tellement regretté de ne te l'avoir jamais dit lorsqu'on s'est séparé que je me suis promis de ne plus jamais laisser passer cette chance si elle se représentait un jour", murmura-t-il.

Le cuisinier détacha ensuite à l'aveugle la serviette qui couvrait encore les hanches de l'épéiste pour l'entraîner au-dessus de lui comme il se laissait retomber sur le lit. Lorsqu'il rouvrit les yeux une seconde plus tard, il découvrit le regard de l'escrimeur toujours fixé sur lui et il déposa sa main sur sa joue pour plonger son regard dans le sien.

"Ce ne sont que des mots, Zoro. Tout ce que je souhaite en retour, c'est que tu continues de me montrer ce que tu ressens à ta manière, celle que tu as choisie."

Visiblement secoué, le bretteur laissa retomber sa tête contre la clavicule de son amant pour y cacher son émotion et Sanji enroula ses bras autour de ses épaules pour l'apaiser autant que pour l'encourager. Il fit ensuite jouer ses doigts à la base de ses cheveux.

"Je suis tellement reconnaissant qu'on soit là aujourd'hui, souffla-t-il contre sa tempe. Toute cette souffrance, ça en valait la peine…"

Les bras de Zoro se resserrèrent autour de son corps avant que sa bouche ne se remette finalement à déposer de petits baisers sur sa gorge. Ce faisant, le bretteur se redressa légèrement pour ouvrir la bouteille qu'il avait laissé tomber au milieu des draps et il la pressa rapidement avant de s'aventurer vers l'intimité du blond qui avait rivé son regard au sien. Sanji ne détourna pas le regard tout le temps que son compagnon s'enfonça lentement en lui et leurs respirations se figèrent puis se firent plus lourdes en même temps que le cuisinier agrippait les épaules de son amant au fur et à mesure de sa progression. La sensation était aussi intense qu'étrange mais le blond fut surpris de constater que son corps plus que son esprit semblait se souvenir des caresses de l'escrimeur. Cette façon toute particulière que Zoro avait de chercher au fond de son unique oeil visible la moindre parcelle de souffrance ou de plaisir afin d'ajuster ses mouvements. Cette manière qu'il avait lui-même de répondre par une pression de sa main sur son épaule ou un battement de paupières. Tout était dit sans qu'aucun mot ne soit échangé.

Soudain, les doigts du bretteur effleurèrent le bon endroit et Sanji se raidit tandis qu'un gémissement plus intense lui échappait, l'obligeant à fermer les yeux. Aussitôt, Zoro se jeta sur ses lèvres et ses mouvements suivants s'appliquèrent à imprimer autant de puissance que de lenteur. Sanji laissa totalement retomber sa tête en arrière, incapable de se concentrer, et sa respiration saccadée se mêla à ses soupirs et à ses gémissements.

Enfin, Zoro se redressa de nouveau, les gestes tremblants, et se saisit du lubrifiant pour en récupérer suffisamment dans sa main. Fermant les yeux sous le coup de son propre plaisir comme il s'en enduisait, il s'empressa ensuite de se laisser retomber sur ses avants bras au-dessus du blond qui le suivait du regard, le souffle court et les joues rouges.

"Sanji, je… Je...

- Je sais, lui assura le blond en déposant un tendre baiser sur sa joue. Zoro, je sais. Embrasse-moi."

Soulagé de pouvoir le satisfaire, le bretteur déposa violemment ses lèvres contre les siennes et le blond resserra ses bras autour de sa nuque, embrasé par le plaisir autant que par le désir encore au creux de ses reins. Rapidement cependant, Zoro se détacha et ancra ses yeux dans les siens pour déplacer le poids de son corps sur la droite. Sanji sentit ensuite le membre de son compagnon presser son intimité et il ferma les yeux pour mieux se relaxer.

"N-Non… Regarde-moi."

Le blond rouvrit instantanément les yeux et frémit devant le regard assombri de désir du bretteur au-dessus de lui. Zoro progressait le plus doucement possible et tous ses muscles tremblaient sous la précision qu'il s'efforçait de maintenir. Cette vision envoya une décharge d'électricité au cuisinier qui se cambra légèrement et le mouvement propulsa le sabreur totalement en lui. Les deux amants eurent alors un hoquet de plaisir simultané et ils se figèrent une seconde avant de relâcher leurs souffles, la sueur commençant à perler à leurs fronts sous l'effort comme sous l'intensité du moment.

Le regard rivé l'un à l'autre, l'escrimeur bougea ensuite lentement pour expérimenter leurs sensations et aussitôt, il fut récompensé par la voix étranglée de son compagnon qui passa une jambe autour de ses hanches pour mieux le retenir contre lui. Zoro prit alors appui sur ses avant-bras et entama de puissants va-et-vient tandis que le blond fermait à nouveau les yeux sous le coup du plaisir. Hypnotisé par cette vision, le sabreur se mit à déposer une série de baisers enfiévrés sur la gorge de son amant qui se cambrait de plus en plus. Sa respiration de plus en plus rapide était définitivement la plus douce des musiques à ses oreilles et ses coups de rein devinrent rapidement plus précis et concis sans qu'il ne s'en aperçoive.

Brutalement, Sanji s'arqua ainsi davantage contre lui, ses mains agrippant le drap pour mieux s'ancrer dans la réalité, et Zoro déplaça sa main gauche jusqu'à attraper la sienne pour l'apaiser autant que pour l'accompagner. Il déposa ensuite la main du blond sur son propre corps désormais luisant de sueur et Sanji s'enroula immédiatement autour de ses épaules pour s'y accrocher, ses gémissements de plus en plus prononcés.

"Je ne tiendrai plus longtemps, cuistot…"

Seule la respiration saccadée du blond lui répondit et Zoro déposa sa tête dans le creux de son cou, ses hanches bougeant désormais à la recherche de la jouissance ultime malgré sa volonté de demeurer le plus contrôlé possible. Au milieu de leurs corps enlacés, le sabreur sentait en effet le membre du blond rouler contre ses abdominaux et ses hanches tenter d'en tirer le maximum de frottement. Zoro étouffa alors un gémissement avant d'attraper le visage du cuisinier pour rencontrer ses lèvres et y aspirer le plaisir comme il y étouffait ses propres gémissements.

Les muscles du blond se tendirent en réponse autour de lui et sa bouche lui échappa lorsque sa tête retomba brutalement en arrière sous l'effet d'un cri inarticulé. Aussitôt, Zoro se sentit perdre la tête à son tour et il se libéra dans le corps de son amant tandis qu'il enfouissait sa tête dans le creux de son cou dans un gémissement sourd.

De longues minutes s'écoulèrent ensuite sans un mot au milieu des souffles rapides des deux hommes couverts de sueur. La tête toujours rejetée en arrière, Sanji papillonna ainsi un bon moment avant de retrouver les sensations de son corps et de sentir le souffle chaud et rapide du sabreur contre sa gorge. Il détacha alors précautionneusement ses mains du dos de son amant et les fit remonter jusqu'à sa nuque tout en reprenant lui-même son souffle.

"Je pensais qu'on en profiterait plus longtemps…"

Un grognement lui répondit instantanément contre sa peau.

"Qui te dit que c'est terminé ? "

Sanji sentit un sourire étirer ses lèvres pendant que ses yeux se refermaient tranquillement. Au fond, il se fichait totalement si Zoro et lui décidaient de s'endormir ou de prolonger leurs ébats. Pour sa part, il se sentait déjà comblé car il savait désormais que quoi qu'ils choisissent, ses nuits ne seraient plus jamais les mêmes.


J'espère que l'attente est à la hauteur du chapitre !

J'ai mis énormément de temps à écrire cette scène, d'où mon retard sur ce que j'avais prévu. Déjà, je ne me suis décidée que très récemment sur la façon dont ça allait se passer et pour obtenir cette ambiance de sensualité, il fallait que j'ai un contexte, des mots, des gestes particuliers… Et mon chapitre est devenu bien plus long ! Comme Sanji, j'étais assez nerveuse par rapport à l'atmosphère et je n'étais pas satisfaite de la tournure de certains passages.

Bref, j'ai hâte d'avoir votre avis !

Inspiration musicale : Lust for life - Lana del Rey & The Weeknd