Bonjour,

Nous voici le dernier week-end de mars et ils rentrent chez eux le 1er avril donc mercredi. Alors aujourd'hui on vous offre un très long chapitre qui englobe tout le week-end d'aujourd'hui à dimanche. Donc vous pouvez prendre le temps de le lire. N'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez. Biz bonne lecture à bientôt Craft.

Olivier 88 : bonjour, effectivement le réveil des filles à été facile à gérer heureusement pour Camus. De rien. J'espère que cette suite te plaira. Biz à bientôt Craft.

Prochain chapitre : lundi 30 mars.

Week-end du Vendredi 27 au Dimanche 29 mars.

Ce Vendredi soir il travaille jusqu'aux alentours de quatre heures du matin et s'il se repose par la suite et dort du sommeil du juste, il a tout de même eu le temps d'inviter son amie à diner avant de reprendre son boulot.

Et ce diner a été comme les autres pour Dionysos et Sheera. Ils ont beaucoup ri, appris sur l'autre et passent un bon moment. Comme toujours aucun nuage gris ne les perturbe et jusqu'à vingt-deux heures, ils n'ont été en contact avec personnes d'autres.

Il a amené jusqu'à chez lui par la suite et si elle a pris un peu de son travail avec, c'est pour ne pas gêner ce Barman durant son service.

La Blonde a même presque jeté dehors ce Brunet d'un sourire et d'un baiser –d'encouragement peut-être-, Dionysos marche quelques cinq minutes pour ouvrir son commerce et accueillir ses habitués.

La tenue parfaitement ajustée –puisqu'il s'est changé entre temps-, le shaker à la main qu'il maitrise à la perfection et l'oreille à l'écoute, ce Brun passe une bonne soirée.

Une bonne soirée d'autant plus qu'il se sait attendu chez lui !

_ Dites-moi si je me trompe mais…, vous avez l'air bien heureux ces temps-ci. Raille un chef d'entreprise qui s'installe à ce bar tous les samedis soir depuis des années.

_ On va dire que la chance me sourit, oui. Affirme Dionysos en mettant le cocktail fin prêt dans les mains de son interlocuteur.

_ A la bonne heure ! …Profitez-en bien.

Sans le dire, c'est ce que ce Barman a prévu de faire et s'avançant vers un autre client, il bavarde de nouveau avec celui-ci durant quelques minutes.

Ici, les hommes et les femmes viennent de tas d'horizons différents et c'est certainement ce que préfère Dionysos. Voir les uns et les autres se mélanger le temps d'une soirée et ne plus se soucier des classes.

A aucun moment d'ailleurs, il ne se montre fatigué ou las de servir, au contraire. Son tempérament et sa dévotion pour son travail est grandiose, un peu plus encore depuis qu'il a débuté la commercialisation de son propre alcool qui, en toute modestie, fonctionne plutôt bien. Heureux de sa nuit comme souvent, il ferme boutique sans rencontrer aucun de ses amis de longues dates, dans les alentours de trois heures trente.

Son manteau sur le dos et son nœud papillon relâché autour de son cou, lui donne un certain charme et c'est d'ailleurs dans cette dégaine qu'il se fait accueillir chez lui.

_ Je te pensais couchée, voilà les premiers mots qui sont dit au milieu de la nuit et ça a le don de faire sourire.

_ J'ai trouvé de quoi m'occuper ne t'inquiète pas, maintenant et si tu le souhaites tu peux aller prendre un bain, je l'ai fait couler il y a seulement quelques minutes. Avoue Sheera dans un large sourire et tout en trainant cet homme derrière elle.

_ Tu aurais dû-

_ N'en dit pas plus et va donc utiliser la salle d'eau. Confirme la Blonde en fermant la porte sur son petit-ami.

Seul au milieu de sa salle de bain, Dionysos sourit et retrouve un peu d'énergie. Profitant de ce qu'on lui offre, il se plonge dans le bain et ses muscles se relâchent un par un jusqu'à complètement se décontracter.

Ça fait si longtemps que personne n'a plus rien préparé pour lui. Si longtemps qu'on ne l'a pas attendu ainsi chez lui que ce Brunet a dû mal à se souvenir et à accepter.

Au fond de sa baignoire pour quelques longues minutes, il ressort de là les cheveux trempés et le corps trop chaud de cette eau bouillante.

Et finalement, il s'essuie pour enfiler un pantalon en lin clair et la serviette sur les épaules pour ses mèches foncées qui aiment détremper le sol. De là, il rejoint sa chambre dans l'espoir de trouver ou non un t-shirt, mais il tombe sur sa Blonde assise nonchalamment sur ce lit et dans l'attente de son retour. Elle ne prononce d'ailleurs aucun mot, pour demander à son compagnon de la rejoindre afin de lui sécher les cheveux.

Elle est douce et pour une raison que ce Brunet ignore, il la sent un peu nerveuse alors que celle-ci ne montre rien. Par la suite, elle lui demande si tout s'est bien passé au bar et entre deux mots, elle vient lui déposer un baiser sur la joue.

Ses lèvres, aussi légères qu'une caresse, envoûtent Dionysos qui ne sait que relâcher ses épaules et si l'acte se montre encore et encore, la jeune femme finit par entourer le buste de son compagnon dans l'idée d'en faire son amant pour la nuit.

Elle est prête à aller plus loin. Prête à se donner entièrement à cet homme qui n'a que des défauts enfantins pour elle. …Prête à se montrer et à être jugée.

La poitrine resserrée à ce dos, la fine bretelle de son top déserte sa pâle épaule et laissant sa bouche brûler la nuque humide de ce Brun, elle finit par s'éloigner pour se relever de ce lit et se mettre face à cet homme qu'elle désire. Un peu tendue, un peu hésitante, elle n'est pourtant en aucun cas indécise et se laissant faire quand sa taille se fait prendre en otage, quand des mains fermes et quelques peu rugueuses lui redessinent les hanches et les cuisses découvertes à cause de ce short en soie, elle sourit et se penche pour prendre ce visage en coupe et planter un baiser sur les lèvres de ce Barman. Un baiser à l'apparence gentillette qui se transforme petit en petit en baiser entreprenant et suivi des deux côtés.

_ Dionysos… …je veux qu'on fasse l'amour ce soir. Soupire Sheera du bout des lèvres et non sans laisser ses joues rougir d'autant d'audace de sa part. D'autant de fougue et d'envie. Je veux… pouvoir te toucher plus… .

L'appelé n'émet aucune réponse, ne souffle aucun son mais ses gestes, eux, sont concrets et parlants. Ils sont confiants et simples.

Il resserre la taille de cette femme, l'amène à lui dans un geste précis et s'il la dépose sur ses cuisses pour l'assoir et lui voler un baiser rempli d'un tout, il renverse également celle-ci sur le lit pour la surplomber et la voir sous un « nouvel angle ». Angle, qui lui plait instantanément. Elle est magnifique avec ce champ de blé étalé sur la couverture, avec ces deux perles vertes qui épient sans relâche et avec ce vêtement désordonné qui appelle à la luxure. Enveloppant à son tour et d'une main ce visage fin qui s'impatiente, Dionysos découvre lentement ce corps de sa bouche. Il goûte cette joue parsemée de rouge, cette bouche rosée, ce cou bouillant, cette épaule nue, ce bras parfaitement dessiné, cette main qui le comble souvent pour finir par découvrir cette poitrine qu'il dévêt lentement et qu'il embrasse doucement.

Elle frissonne, tressaute un instant mais aime plus que tout. Se cambre dans l'instant et griffe sa lèvre pour faire taire un soupir.

Les grandes mains du Brunet s'aventurent progressivement, profitent de ces seins qu'il découvre moelleux et doux, retire ce chandail qui ne sert plus trop pour venir embrasser un ventre plat et resserrer une taille déjà bien maigrelette mais parfaite. Il câline cette peau parfumée à la fraise, la marque de quelques bleus fait par inadvertance –ou non- et l'admire. La dévisage pour y inscrire ses courbes féminines en mémoire. …Elle est splendide, ravissante…, magnifique. La lèvre mordue, Dionysos essaie de reprendre son souffle durant une seconde mais l'assaut de la jeune femme le surprend autant qu'il lui plaît.

Là, plus ou moins assise sur ce matelas, Sheera attrape les deux côtés de ce pantalon enfilé plus tôt et lentement, ses mains remontent sur les pectoraux du Barman. C'est à son tour de découvrir et elle non plus, n'est en aucun cas déçue. Les muscles roulent sous ses doigts et la chaleur de ce corps l'émoustille. Se volant des baisers à tour de rôle, la jeune femme finit par faire « tomber » l'homme sur le matelas et si elle le rejoint, leurs mains à tous les deux jouent maintenant avec les vêtements du bas dans le seul but de les voir disparaître.

Ils font peut-être un décompte, on ne sait pas mais quoi qu'il en soit, ils perdent en même temps leur dernier vêtement et les joues toujours aussi empourprées, ils reprennent leurs caresses.

Le sexe de Dionysos cogne légèrement sur la cuisse de la Blonde qui sourit de cela et le taquine tandis que le mont de vénus de celle-ci est agacé par des doigts habiles qui la rende toute chose. Sur la même longueur d'onde, la Dorée tend un bras pour attraper ce qu'elle a préparé plus tôt dans la soirée et si un condom se voit être enfilé, la jeune femme reprend la main et se pose à califourchon sur son amant pour mener la danse –ce qui ne déplaît pas le moins du monde au Barman-.

La pénétration se fait lente, aguicheuse, un peu joueuse et le sourire aux lèvres, un premier à-coup est lancé. Un gémissement se fait entendre, des mains sont prises pour se faire poser sur une poitrine au lieu d'une taille marquée et instaurant un premier rythme, les deux se plaisent à dire qu'ils sont comblés.

_ Dionysos… je… mh, je voulais te dire que… je t'aimais. …Je t'aime, soupire tendrement la Dorée alors que son amant –à l'aide de ses abdos- s'assied sur le lit et agrippe les hanches de sa Dulcinée pour lui voler de nombreux baisers.

_ Je t'aime aussi Sheera… …, je suis tombé amoureux par ta faute…, affirme-t-il en rangeant une mèche d'or derrière une oreille chatouilleuse.

Le sourire donné par la Blonde à cet aveu est des plus magnifiques, marqué aussi par d'autre lèvres et enchante Dionysos.

Sur la même longueur d'onde, en parfaite symbiose, les deux amoureux reprennent leurs déhanchements et Sheera finit par tomber sur la couverture et par laisser les rennes à son homme qu'elle trouve de plus en plus beau. Viril et fort. De ses mains, elle plante ses ongles dans le haut du fessier de ce Brun et griffant également les omoplates de celui-ci, la cadence s'accélère et ralentit en fonction des moments. Frustrés ou juste perdus dans les méandres du plaisir, les deux tourtereaux s'inventent de nouvelles règles et continuant de s'embrasser, de soupirer et de gémir, les minutes défilent à une vitesse fulgurante.

Les respirations saccadées et les cœurs au bord de l'implosion, ils ne veulent pas se quitter de la nuit, veulent continuer à ne faire qu'un mais avant ça et à cause d'un désir trop grand, la jouissance se montre des deux côtés et des orteils se crispent dans des découvertes défaites. Le souffle court et les yeux fermés, Sheera attrape les épaules de son homme pour le serrer contre elle et faisant de même, Dionysos finit par se retirer du sexe de sa compagne pour se mettre sur le côté –ne pas l'écraser- et la resserrer entre ses bras. Il n'y a plus un mot durant de longues minutes, par contre les baisers sont bien là, vivants et en bonne santé !

_ Continuons toute la nuit Dionysos, sourit d'ivresse et de désir la Blonde en jouant avec les cheveux encore humides de son amant.

_ A vos ordres Ma Dame, répond le Barman en appuyant sur quelques syllabes.

Et la demande est tenue. Ils ne dorment qu'au petit matin, dans les alentours de neuf heures, repus et ivres de l'autre. Comblés et sûrement dans l'attente d'une autre nuit ou journée comme celle-ci.

D'ailleurs, quand le sommeil les relâche vers les quatorze heures de l'après-midi, Sheera rejoint son amant disparu en cuisine pour préparer un repas plus ou moins consistant et quand il l'aperçoit, son attention n'est que sur elle.

Elle est jolie au réveil. Pas vraiment coiffée mais rayonnante. Pas vraiment habillée mais divine. A ce constat d'ailleurs, Dionysos pose son ustensile pour contourner le plan central de la cuisine et s'il a dans l'idée de rejoindre sa Blonde, elle a la même pensée et se met à marcher dans sa direction. Se retrouvant, l'instant d'après, plaquée entre un mur et un corps encore chaud. Plus rien n'existe réellement pour eux, leur bulle est devenue opaque et vide de tout sauf d'eux. Ce Dimanche passe d'ailleurs à une vitesse phénoménale.

Il passe tellement vite que quand les vingt et une heures sonnent, ce Brun est encore nu sous une douche et en bonne compagnie. Que les vêtements sont encore éparpillés partout dans l'appartement et les rideaux dans la chambre, toujours tirés.

Et parce que le monde doit encore tourner, parce que les obligations reviennent toujours au pire des moments, les deux amoureux doivent se quitter pour mieux se retrouver le lendemain sans aucune faute.

L'un doit préparer son bar à ouvrir, l'autre doit préparer des documents pour le cabinet et si les au-revoir sont plus difficiles qu'à l'accoutumée, les deux n'ont jamais été aussi souriants que ce soir-là. Sheera préfère se rendre chez elle en métro plutôt que de monopoliser encore un peu plus son homme et Dionysos, comme à son habitude rejoint son lieu de travail à pied. Et une fois de retour à son bar, jamais rien ne paraît sur son visage tant il redevient sérieux et neutre. Il a sûrement un don pour cacher ses pensées et expressions et c'est l'une de ses forces.

Derrière son bar, il prépare ses bouteilles, nettoie ses verres, tourne la pancarte et accueille ses premiers clients dans un mot que lui seul connaît.


On est Vendredi soir et pour une fois Shaka ferme son salon assez tôt. Pas pour se reposer non, car ce soir c'est l'anniversaire de Mû, alors pour l'occasion il a invité plein d'amis. Mais, ils n'ont pas fait la fête dans son salon de thé, non, ils l'ont plutôt fait dans son appartement. C'est la première fois qu'ils sont autant chez lui. Mû n'est au courant de rien et le Blond a tout préparé dans son dos. Mais certains l'ont aidé. Comme le trio Camus, Saga et Shion qui sont en vacances. Kanon et Rhadamanthe ont aussi mis la main à la pâte en créant une banderole avec écrit « Joyeux Anniversaire ».

A vingt heures, tous sont réunis dans l'appartement du Blond et attendent le fêter dans le noir. Quand il arrive, il allume la lumière et est surpris d'entendre des voix d'hommes crier :

- Bon anniversaire Mû.

Le Parme regarde l'assemblée et sourit. Il est heureux.

- Merci à vous tous.

Il va tranquillement embrasser tout le monde. Il y a ses amis Kanon et Death'. Le Gemini est venu avec son amant. Le Blond est souriant et chaleureux, il a l'air heureux.

- Shu' s'excuse de ne pas être venu, il avait un cours à donner. Il ne pouvait pas annuler, explique Death'. Mais le cadeau c'est lui qui l'a choisi.

- Pas de problème, on se verra bientôt. Tu le remercieras, sourit Mû.

Ensuite, le Parme va voir son frère – dans ce monde – et ses deux époux. Les trois lui souhaitent un heureux anniversaire et lui font un énorme câlin.

Après il a le plaisir de voir Aphrodite et Ikki. Pour finir il reçoit un baiser de son tendre amant qui a tout orchestré.

La soirée se passe tranquillement et l'ambiance est bonne enfant. Death' et Aphrodite parlent ensemble un long moment. Ils en profitent pour décider d'un bar ou passer leur mardi soir avec Shura.

Kanon rentre tôt avec son Blond car le lendemain ils partent en week-end. Mais avant de partir, Death' les chambrent.

- Un Week-end en amoureux ?

- Non en famille, répond Rhadamanthe. On part avec mes enfants, Hadès-sama et Rin.

- Ouah tu vas t'éclater Kanon, rigole alors le Chevalier du Cancer. Kanon ne dit rien, il prend son portable et lis un numéro à voix haute et le Mécano blanchi. Comment ?

- J'ai demandé à Shura son numéro de portable. Je pense qu'il serait bon…

- Ne finis pas cette phrase et… Tout ce que tu diras sera un mensonge, grogne le Bleu.

- Kanon tu sais bien que notre ami est amoureux, il n'ira plus voire ailleurs, intervient Mû en éloignant son collègue et ami. Aller partez vite vous reposer ! Demain vous avez de la route et merci d'être venu.

Le Parme remercie encore et raccompagne le couple avant de revenir avec ses autres invités. Tous partent vers minuit.

Le Parme se retrouve alors seul avec son Blond. Ce soir, il a envie d'être celui qui amènera leurs ébats. Il va droit vers l'homme et agrippe sa nuque fermement, il l'embrasse avec fougue.

- Shaka j'ai envie de toi maintenant !

Le Blond sourit narquoisement à la lueur du regard de son homme. Il pousse son amant contre la table du salon qui vient d'être débarrassée. Il veut bien être prit par son homme mais c'est lui qui mènera. Il a déjà des idées plein la tête. Il l'embrasse à son tour et le soulève afin de l'asseoir sur le meuble. Là, il s'immisce entre ses jambes, s'accroupit et libère sa verge qu'il prend rapidement en bouche. Il joue avec pendant un long moment, mais ne va pas jusqu'à la jouissance de son amant qui est des plus excités. Là, il se relève et le pousse plus loin sur la table. Il vient le surplomber en le chevauchant au niveau du bassin. Il fait descendre son pantalon et suçote ses doigts avant de se préparer à la venue de Mû. Quand il est prêt il se laisse glisser le long du sexe turgescent de son amant. Il entame rapidement quelques déhanchements qui leur donnent du plaisir. Shaka se baisse et embrasse son amoureux.

- Bon anniversaire mon chéri. Je suis ton cadeau.

- Je t'aime tellement. Shaka je veux passer mon week-end au lit avec toi. Confesse Mû qui au fond n'en a plus rien à faire de mener le jeu ou non. Se laisser chérir par l'autre et le meilleur des cadeaux.

- Accordé !

Shaka se redresse et les amène peu à peu à la jouissance. Après les deux vont dans la chambre du Blond et n'en ressortent que de rares fois pour manger. Ils passent le samedi et le dimanche au lit à s'aimer tout en douceur et surtout charnellement.


Rhadamanthe a décidé cela seul et n'a averti son Dieu qu'au dernier moment. Il n'y a pas eu de tension à ce sujet étrangement et Hadès n'a pas rechigné ou plutôt n'a pas dit de « non » catégorique mais, il s'est un peu senti oppressé de cette décision prise sans son aval.

Pourtant, il suit son frère –dans ce monde-, salue d'un signe de tête Kanon qui est également de la partie et tapote les têtes de son neveu et de sa nièce avant de disparaître sur les routes avec à ses côtés, son amant qui lui aussi a été convié.

Un week-end aux sources chaudes à Fukuoka et en famille. C'est ce qu'a décidé le cadet des Frères Elision et il a tout prévu. Du logement à la nourriture en passant par le programme et les activités pour ses enfants.

Ils mettent près de deux heures pour y arriver et les chambres sont aussi belles que sur la brochure, tout comme les bains publics ou privés, les pièces à vivre ou même l'extérieur.

Deux chambres ont été louées et en ce début d'après-midi, Kanon et Rhadamanthe visitent le petit village en compagnie des deux enfants. Hatsuharu et Inoué sont aux anges, bavardent pour quatre et questionnent encore et encore pour connaître un maximum de choses.

Le sourire aux lèvres, Rhadamanthe décide de cette petite excursion pour pouvoir profiter de sa famille, de ses enfants, pour se vider la tête de tout et pour profiter de Kanon pendant qu'ils sont encore ici…, dans ce monde.

Là, en plein milieu des rues, le Doré prend plaisir à frôler la main de son amant. Ici, ils ne connaissent personne et ne reviendront jamais alors, ce Blond tente plus de choses et est nettement moins stressé. Les enfants se tiennent de chaque côté des deux adultes, comme une vraie famille pense-t-il et cela lui va parfaitement. Kanon –lui- ne peut qu'être heureux de tout ça et profite de chaque seconde, de chaque moment aussi doux et joyeux et arrêté près d'un plan d'eau, les quatre réussissent à visiter divers monuments et à profiter du temps clément pour ce mois de Mars.

_ Quand tu me disais vouloir passer un week-end tranquille en famille, je ne pensais pas que tu irais si loin et que tu m'inviterais en prime. Se confesse le Gémini entre deux mots et sans que les enfants n'entendent.

_ Pourquoi ? …Pourquoi tu ne serais pas là alors que nous sommes ensemble ? Ne dit plus rien de stupide maintenant et suivons-les. Affirme Rhadamanthe non sans sourire largement et en laissant l'une de ses mains passer sur la joue de son amant.

_ Ne dit pas que je suis idiot, crétin. Rouspète le Bleuté dans un large sourire qui ne peut tromper personne.

_ Papa, Kanon, venez-voir ! Regardez le grand arbre ! S'époumone Hatsu' en montrant du doigt, le cerisier qui fleurit et qui bourgeonne de toute part.

_ …C'est si beau…, rajoute Inoué toute émerveillée par la vision.

_ Magnifique oui, soupire doucement le Blondin en approchant ses enfants. On ira en voir d'autre avec Hadès si vous voulez.

Des cris de joies explosent et toute la petite famille reprend leur route non sans prendre quelques photos de leur passage sur ce site.

Et jusqu'à la fin de l'après-midi, les quatre vagabondent dans les rues de cette petite ville inconnue jusqu'à retourner à l'hôtel et déposer les achats faits. Encore remplis d'énergie, les deux petits parcourent les pièces et essaient de connaître la suite du programme quand leur père leur dit qu'après dîner, ils prendront un bon bain chaud et qu'ils enfileront de jolis kimonos.

A cette information, ils demandent des renseignements sur leur Oncle qu'ils n'ont pas revu depuis le midi mais la réponse ne se fait pas car on entend la voix reconnaissable d'Hadès dans les couloirs.

Evidemment, Hatsu' ouvre la porte à vau l'eau, faisant saisir Rin qui passe au même instant et attrapant la jambe du Dieu, les deux enfants informent les revenants de la soirée à venir.

Le dîner est succulent, puis tout ce petit monde se dirige vers les bains comme prévu. Rhadamanthe demande à privatiser un bain et comme ce n'est pas encore la haute saison, l'hôtel accepte.

Tous à l'eau, les enfants s'amusent comme des petits fous, pataugent et éclaboussent à tout va ce qui fait grincer des dents le plus taciturne de tous sans pour autant le faire élever la voix. Sûrement qu'il comprend l'engouement de ces petits humains pour ce genre de chose. Dans l'eau, Inoué se rapproche beaucoup de Rin tandis qu'Hatsuharu ne fait que parler à Kanon et jouer avec lui. Pour Rhadamanthe, c'est assez étrange de voir ses enfants préférer la compagnie d'autres que la sienne mais il n'en n'est pas jaloux. Au contraire, il adore les voir aussi curieux et non pas craintifs comme l'est souvent la plus jeune.

Puis dans les alentours de vingt et une heures trente, tous quittent les lieux dans ces kimonos foncés et les enfants sont couchés par leur père. Ce n'est pas facile mais, l'agitation se tait et le sommeil a raison d'eux. Après ça, le Doré rejoint la chambre de son frère pour boire un dernier verre entre adulte et décompresser, aucune bagarre ou remontrance ne se fait. Hadès, Rhadamanthe, Kanon et Rin discutent un peu et si le Dieu ne donne aucune réprimande au Bleuté, c'est pour la simple et bonne raison qu'il ne fait qu'épier son amant. Cette chose fait doucement sourire Rhadamanthe parce qu'il ne sait pas ce qui plaît le plus à son Dieu, l'habit que porte le plus jeune ou bien cette sorte d'apaisement sur le visage de celui-ci. Quoiqu'il en soit, ils finissent la soirée dans les alentours de minuit.

Le lendemain, après un autre repas copieux au midi, la famille Elision et les deux invités, font le tour de la ville et s'arrêtent dans un parc que Rin indique. Un parc qu'il connaît plutôt bien puisqu'il y allait étant plus jeune et parce que oui, ce « petit coin de paradis » était son foyer durant son enfance.

Un peu surpris, Rhadamanthe finit par poser des tas de questions à son employé et le jeune Tomura prend plaisir à répondre. Durant ce week-end, Dieu, Juge et Chevalier oublient leur condition « précaire » et se laissent simplement bercer par l'ambiance. Puis comme le jour précédent, ils se séparent vers le milieu de l'après-midi pour se retrouver au soir autour d'un bon repas.

Une fois de plus, les bains sont privatisés mais Hadès et Rin ne les accompagnent pas alors que Rhadamanthe –lui- couche ses enfants plus tôt pour pouvoir profiter d'un moment seul avec son compagnon.

Ils ont même l'audace de faire l'amour dans ce bain chaud et si aucun voyeur ne se montre, cela les encourage à recommencer et à rire de leurs « méfaits ». Sans le dire, Kanon et Rhadamanthe renforcent leur lien et ce sous le regard d'un Dieu qui ne leur fait aucune remarque ou seulement des regards mais rien qui leur dit de se séparer. Ce week-end-là, ils sont heureux ! Simplement heureux et ils aimeraient que cela dure plus longtemps.

Et pendant que ces deux-là profitent de ces « petites vacances », de leur côté Hadès et Rin font de même. Ou du moins, après un samedi après-midi assez stressant pour Elision Hadès, pourquoi ? Parce que le plus jeune des deux Noirauds disparaît soudainement sans laisser un mot et qu'il part à sa poursuite et le retrouve dans un cimetière. Au début, le Dieu des Morts hésite à y mettre un pied puis il finit par rejoindre son amant. Rin est saisi mais après un pic de curiosité de la part du plus vieux, il explique au Publicitaire qu'il est venu saluer sa sœur aîné, Olivia, morte d'une leucémie à l'âge de quatorze ans.

Les sourcils légèrement froncés, Hadès adresse néanmoins une prière à cette sœur disparue et comme pris dans le mouvement, le jeune Tomura l'invite autre part. Dans une maison typiquement japonaise entourée de verdure. Une maison qui abrite les parents du Noiraud et qui ne connaissent rien de leur venue.

Là, et pour la première fois de sa vie, Hadès sent une montée de stress encore jamais enregistrée par ses sens et accueilli d'un sourire par la Matriarche Tomura. Une femme d'une quarantaine d'année -quarante-huit ans- aux cheveux châtain clair et au regard miel. Charmante et de la même taille que son fils. Le père n'est pas là durant la journée.

La femme prend Rin dans ses bras, l'inspecte sous toutes les coutures pour le savoir en bonne santé et après ça, elle demande à ses deux invités de la suivre jusqu'au salon dans l'unique but de partager un thé et quelques gourmandises.

Hadès ne fait que poser un œil partout, essaie d'imaginer l'enfance qu'a pu avoir son amant et d'un rictus masqué, il reconnaît le parfum de ce Noiraud dans cette maison. La fleur de cerisier remplit la bâtisse et c'est tout sauf déplaisant, bien au contraire… .

La discussion se fait d'abord entre mère et fils puis, Rin finit par présenter son aîné. D'abord comme son patron, ensuite… comme son petit-ami et cela laisse un blanc dans la maison. Tout devient calme et si le jeune Tomura panique légèrement, il n'a jamais caché son homosexualité à ses parents. Il s'en souvient très bien parce que pendant près d'un an, à ces dix-neuf ans, son père ne lui a plus adressé la parole.

_ Est-ce que c'est sérieux entre vous ? Soupire la Matriarche avant de secouer la tête de droite à gauche. …Evidement, si tu l'as amené ici c'est que ça l'est… . Puis-je savoir quel âge vous avez Hadès-san ? Demande-t-elle finalement plus inquiète pour son enfant qu'autre chose.

_ Trente-cinq ans, c'est la seule chose que répond Hadès parce qu'il n'a jamais eu à devoir se justifier pour quoi que ce soit.

_ Vous savez Hadès-san, mon fils parlait déjà beaucoup de vous quand il était au lycée. Il suivait vos travaux et votre carrière avec grand intérêt et vous admirait beaucoup. Il n'y avait pas une journée qui passait sans qu'il ne nous rabâche les oreilles avec vos travaux et si on était ravis de voir qu'il avait déjà des perceptives d'avenir, jamais je n'aurais imaginé qu'il vous ramène ici un jour et encore moins pour m'annoncer ce genre de nouvelle. Assure la Brune tout à fait sérieusement et sans quitter du regard cet homme face à elle qui essaie de lui voler son fils. Qui réussit certainement depuis longtemps sans qu'il ne le sache.

_ Maman qu'est-ce que tu racontes ? Se plaint Rin en serrant les poings et en essayant de la comprendre sans trop de succès.

_ Je n'ai pas terminé, dit la femme en prenant la main de son fils dans la sienne. Je ne dis pas que je désapprouve…, je savais bien qu'un jour où l'autre tu viendrais ici pour me présenter quelqu'un seulement, il y a une grande différence d'âge entre vous et dans le futur cela pourrait se compliquer davantage. Vous m'avez l'air d'être quelqu'un de charmant Hadès-san mais comprenez, je n'ai qu'un fils et j'aimerais le savoir heureux. Termine-t-elle en attendant une réponse de cet « étranger » qui lui prend son bien le plus précieux.

_ Je comprends…, affirme Hadès qui lui-même a déjà pensé de nombreuse fois à tout ce qui les sépare, mais mad- Sarah-san, je ne ferais aucun mal à Rin. Vous en avez ma parole et croyez-moi, il n'y a pas une seule fois où je n'ai pas réfléchi à tout ça.

Hadès fixe longuement son amant après ça et si les deux se parlent silencieusement, la Matriarche finit par sourire de cette complicité apparente et par les inviter à revenir quand le père de Rin sera disponible. Cette chose est acceptée difficilement puis après moins de deux heures passées dans cette maison, les deux repartent.

Ce Samedi-là, le jeune Tomura continue de parler de sa famille et c'est ainsi que le Dieu des Morts apprend les origines anglaises du côté de la mère puisque celle-ci avant de s'installer au Japon habitait Londres –d'où les yeux clairs et le nom étranger de celle-ci-.

Puis en rentrant à l'hôtel et alors qu'il tient assez fermement son cadet, ils sont surpris par Hatsuharu dans les couloirs et les accapare.

Durant la soirée, ce même Dieu préfère taire ses critiques vis-à-vis d'un Bleu même si sa réticence est toujours-là, il ne veut pas blesser son Juge et puis, ce soir-là, son esprit est envoûté par son petit-ami en kimono qui, il en est certain, l'aguiche.

Il lui fait même l'amour plus d'une fois à cause de ça, quand ils réussissent enfin à être seuls.

Puis le Dimanche se déroule sous les mêmes auspices. Ils déambulent dans de nouveaux endroits de cette ville calme et si Hadès voit fleurir de nouvelles idées pour son travail, il se sent ridicule et stupide de penser à une chose devenue obsolète.

Chacun à leur façon, ils s'amusent et profitent, certes différemment mais, ce week-end a le don d'apaiser les choses et de calmer les esprits.

D'ailleurs, ce jour-là, le Dieu ne cache rien du fait qu'il veut s'accaparer son amant et s'il reçoit les foudres des plus petits qui aiment s'amuser avec leur « nouvel » oncle, Rhadamanthe retient ses enfants et leur explique qu'ils pourront jouer avec Rin une autre fois.

Et derrière cette petite « dispute », Kanon sourit et voit une nouvelle facette d'un Dieu que tous pensent individualiste et égoïste.


_ Je ne sais pas si ça change quelque chose pour toi mais…, pour moi j'ai vraiment l'impression de te connaître Shura-sen-… et, je veux dire, je ne sais pas si je pourrais changer ça. Se confie Seiya sur l'engawa de ce Dojo qu'il fréquente depuis une année et où il se sent en confiance et en sécurité. C'est difficile de faire la part des choses et j'aimerais encore que tu m'enseignes des choses.

Ce Brun rejoint son « Professeur » après une séance de Kendo habituelle. Il ne réfléchit pas vraiment mais après s'être douché et changé, Seiya prend l'initiative de retrouver ce Vert et de lui parler à cœur ouvert.

Depuis son éveil, il a besoin d'éclaircir les choses et si ce n'est peut-être pas le bon moment, il s'en fiche un peu. Lui, il veut des réponses et se sentir un peu moins perdu envers cet homme qu'il considère comme son professeur mais aussi un modèle à suivre.

_ Je comprends que tu dois être perdu, c'est sûrement pas facile pour tout le monde mais quoiqu'il en soit et si tu resteras un bavard toute ta vie, ça ne me dérange pas de t'enseigner des choses si tu le veux bien. Accepte sans trop de problèmes le Capricorne non sans laisser un œil se poser sur cet adolescent doué et assez honnête avec ce qu'il ressent.

_ Vraiment ? Alors je peux continuer à t'appeler Shura-sensei ? A te demander des conseils ? A venir te voir si j'en ai envie et- !

_ Stop, pas tout en même temps. Quand j'te dis que tu parles trop…, grogne le Vert non sans pousser ce braillard par la tête. Tu m'appelles comme tu veux, ça n'a pas d'importance et ouais…, tu peux venir me voir quand tu veux, autorise-t-il sans plus de blabla inutile ou emmerdant.

_ C'est super ! Crie le Brunet non sans se lever pour sauter sur ses deux pieds et exprimer sa joie. Merci Shura-sensei, s'incline-t-il même non sans largement sourire.

_ Arrête ça et rentre plutôt chez toi maintenant ou va rejoindre ta copine…, ou plutôt devrais-je dire… Athéna-sama maintenant. Sourit Shura entre sincérité et moquerie de voir son élève –pour de vrai à présent- rougir des mots entendus et de la taquinerie comprise.

Rouspétant en faisant de grand geste, Seiya grogne sur son aîné et prend la direction de la sortie en passant par la salle de classe où il tombe, sans le vouloir, sur un autre chevalier qui vient souvent ici et avec lequel il ne fait que se méfier depuis le début et lancer des pics.

Celui-ci est resté silencieux tout ce temps et a écouté la conversation avec un léger intérêt et maintenant devant le Chevalier de Pégase, le Bleuté s'approche et se penche pour marmonner quelques mots ou menaces –selon les pensées- à cet adolescent.

_ Ne crois pas que tu vas le monopoliser, petit. Grogne la voix de Deathmask à l'oreille de l'autre. Ou débarquer à l'improviste.

_ Je ne…, marmonne Seiya qui se sent oppressé et surtout tendu de cette main menaçante sur son épaule et de ce timbre particulièrement sombre. Shura-sensei ne t'appartient pas alors je viendrais le voir souvent. Lance-t-il maintenant avant de s'enfuir pour ne pas se faire plus prendre à parti.

En ce samedi, la réponse ne plaît évidemment pas mais peu importe, Deathmask va pouvoir se venger ou calmer ses nerfs avec des choses et d'autres. C'est sûrement pour ça qu'il laisse cet ado disparaître du Dojo et s'engage vers l'extérieur pour voir cet abruti de Vert qui parle souvent sans réfléchir.

S'accroupissant, il l'attrape par derrière tout en plaquant ce dos à son torse puissant et si sa proie est saisie, elle reconnaît également et se laisse aller vers l'arrière sans un mot ou jurons. Et on ne saurait dire si cela fait plaisir au Cancer ou pas puisqu'il grogne de plus belle et arrache quelques mèches pour prendre un baiser appuyé.

_ Pourquoi tu l'as autorisé à venir nous emmerder quand il le voulait ? Peste le Bleuté non sans laisser sa bouche se poser sur l'encolure de son amant et s'assoir pour de vrai en laissant ses jambes courir de part et d'autre de son vis-à-vis.

_ Death'…, sûrement pour t'emmerder. S'amuse à dire Shura dans un sourire et alors qu'il voit des mains se nouer autour de sa taille. Chose inhabituelle ou encore trop peu souvent faite pour qu'il en oublie de le remarquer. …Je me suis sûrement habitué à le voir souvent et à lui enseigner des choses.

_ J'aime pas ta raison…, gronde le Mécanicien comme un reproche enfantin. J'aurais pensé qu'il ne serait plus venu ici. Dit-il ensuite comme une pensée volage tout en picorant la peau à portée de bouche.

_ Moi aussi… . Shura ne dit que ça parce qu'honnêtement, il n'a jamais cru que le Pégase lui demande encore une fois des conseils en combat ou autre après avoir retrouvé la mémoire. Tout le monde a une histoire et lui, comme d'autre –Death' par exemple- ne sont et ne seront jamais les plus appréciés de tous. Et même si ce Vert ne le dit pas, garder ce lien avec le Brun lui plaît… .

_ Le Capricorne si t'as fini, on peut rentrer non ?! Demande le Cancer en laissant l'une de ses mains disparaître sous le vêtement de son amant.

_ J'ai pas fini, je ne t'ai pas demandé ce que tu faisais ici. Se reprend Shura sans même dégager la main de l'autre.

_ J'travaille pas ce week-end alors j'ai décidé de squatter chez toi et là, j'ai envie de te déshabiller et celle-là, dit Deathmask en parlant de son sexe contre le bas du dos de l'autre-, a envie de rentrer dans ton cul.

Les demandes faites ou plutôt dictées font sourire Shura, le fait même rire sans se cacher et aux éclats devant ce Bleuté qui tique légèrement et attend que son amant se calme.

Ce jour-là, toute la journée est ainsi pour eux. Entre ordre donné, moquerie, mot salace ou attention inconsciente, Shura et Deathmask ne voient pas la journée passer et ne se laissent pas le temps de penser plus que ça à la suite des événements. Souvent dans le lit ou du moins nu dans l'une des nombreuses pièces du domaine du Capricorne, les deux hommes ont ce besoin de se toucher et de se regarder comme si après ça, ils n'en n'auront plus l'occasion. Ils touchent à peine à la nourriture ou à la boisson. Ne parlent de personne et Deathmask réussit même à faire annuler plusieurs cours de Kendo ce jour-là. Un mot qu'il a déposé sur la porte d'entrée et si cela n'est remarqué que le lendemain par le Vert, il ne hurle pas. Seulement soupire un truc du genre « t'aurais au moins pu me demander mon avis », ce à quoi Death répond « T'as même pas remarqué tant ma queue t'hypnotisait ». Le Bleu rit dans sa réplique et reçoit de nombreuses insultes aussi.

Le Dimanche pour ces deux-là est dans le même esprit, c'est-à-dire, plaisanterie, sexe, cajolerie et discussion mais pas vraiment entre eux, plutôt avec une troisième personne qui depuis sa discussion du vendredi soir avec Death' a l'envie de les voir et de leur parler un peu plus. C'est pour cela qu'Aphrodite Pisces appelle Shura et la conversation se fait rapidement. Deathmask se fait une place dans celle-ci et comme si rien n'était, les trois hommes rattrapent un peu de leur temps perdu et confirment le rendez-vous du mardi soir autour d'une boisson quelconque pour continuer tout ça. Pendant un moment, ils se seraient cru « chez eux ». Un peu plus tard, le Cancer propose au Capricorne de sortir en ville une heure ou deux le temps de manger quelque chose et de profiter du soleil qui pointe de plus en plus souvent le bout de son nez. Le Vert accepte et si pendant la douche qui précède leur départ des mains baladeuses se montrent, elles ne sont en aucun cas gênantes.

Puis, cette même main frivole embarque celle d'un Capricorne dans la sienne. Là, à la vue de tous et au beau milieu de Tokyo. Se foutant des uns et des autres. Se moquant des remontrances ou des regards. Deathmask a simplement cette pulsion qui lui crie de ne pas lâcher son amant et d'en faire sa propriété exclusive.


Le week end commence bien, Shun qui vient parfois dormir pendant les vacances scolaires a prévenu qu'il ne serait pas là du samedi matin au dimanche soir, voire lundi matin.

Alors, si le soir d'avant ils sont restés sages, ce matin aux aurores – après avoir entendu Shun partir - ils passent un bon moment dans les bras l'un de l'autre. Mais en ce samedi après-midi Aphrodite accoudé sur son comptoir est perdu dans ses pensées et cela inquiète un peu Ikki.

- Un problème ? Demande le cadet en passant une main dans les cheveux de son Bleu Ciel.

- Non, je… Camus…

- Oui ? Ikki n'est pas heureux d'entendre ce nom mais essaie de ne pas le montrer. Qu'a-t-il ?

- Rien. Aphrodite soupire. Il m'a demandé de livrer un bouquet pour la tombe de sœur Angèle un peu avant notre départ et il va aussi aller sur celle de sa famille.

- Et cela te dérange ? Ikki ne comprend pas l'état d'esprit de son compagnon.

- Non pas du tout ! Au contraire ! C'est juste que cela me fait penser que moi aussi je devrais peut-être aller voir mes parents et je n'en ai pas envie. Depuis qu'ils m'ont mis à la porte pour quelques temps… Notre relation s'est détériorée… Maintenant, je n'y vais qu'en de rare occasion et ce n'est jamais vraiment la fête.

- Tu veux que je t'accompagne ? Murmure Ikki qui veut soutenir son amoureux. Mais cela pourrait peut-être être pire si je viens.

- Non, très bonne idée nous irons demain ! S'exclame Aphrodite heureux de la chose.

Le fleuriste content de cette décision va embrasser son homme, quand il entend la porte s'ouvrir et qu'un client vint les interrompre. Le cours de la journée reprend son fil tranquillement jusqu'au soir. Après avoir fermé le magasin Ikki retrouve sa moitié dans la serre. Aphrodite est en train de confectionner un bouquet de fleurs.

- Ce sont les fleurs préférées de ma mère, explique l'homme. C'est mieux si on n'y va pas les mains vides, sourit-il chaleureusement. Et toi avec Shun ?

- Comme Camus on ira fleurir la tombe de notre mère et on ne sait pas où se trouve notre père et ça ce n'est pas problématique.

Aphrodite voit la colère dans les yeux d'Ikki, il va tranquillement vers lui, prend son visage dans ses mains en coupole et l'embrasse tendrement. Quand c'est fait il se recule et regarde l'homme quelques secondes avant de se mettre à rire à gorge déployée. Ikki l'interroge du regard.

- Je t'ai mis de la terre partout sur le visage. Tu es trop mignon.

Ikki se renfrogne à cette phrase, il regarde le bouquet fini derrière Aphrodite et sourit à son tour. Sachant que celui-ci ne s'abîmera pas pendant la nuit, il avance de quelques pas, soulève son amant et l'emporte sur son épaule. Le fleuriste se débat mais son Phénix ne le lâche pas et se dirige vers l'appartement. Les deux se retrouvent rapidement dans la salle d'eau et Ikki dépose son fardeau dans le bac de douche. Là, il allume l'eau et Aphrodite se retrouve tout mouillé. Ikki vient se coller à lui et mordille son cou tout en passant ses mains sous son pull. Ses mains deviennent baladeuses.

- C'est ta punition pour m'avoir sali, murmure-t-il à son oreille.

Aphrodite ne dit rien et laisse son homme le punir de façon très douce. Il aime quand Ikki est entreprenant comme ça. Il est très souvent doux mais parfois quand il se laisse aller il peut être plus fougueux ou sauvage mais jamais brutal. Aphrodite est au paradis entre ses doigts. Quand la douche prend fin Ikki porte Aphrodite dans leur lit pour le second round. La nuit est courte mais les deux se prouvent leur amour.

Le dimanche arrive vite et l'après-midi Aphrodite est devant la maison de ses parents. Il met un temps fou à se décider à sonner et quand enfin il le fait, sa mère vient lui ouvrir. Les deux se regardent un long moment ils ne se sont pas vu depuis noël. Ils n'ont même pas fêté son anniversaire ensemble. Personne ne l'a appelé.

Sa mère regarde derrière lui et dégage le chemin afin de les faire entrer dans la maison. Elle les reçoit dans le salon. Elle met en vase le bouquet de fleurs qu'Aphrodite lui a offert et étant donné l'heure, elle leur propose un goûter avec une boisson chaude et des gâteaux faits maison le matin même, avant de venir s'asseoir avec eux.

- Vous avez un magnifique jardin, déclare Ikki en regardant par la fenêtre. Il désire lancer une conversation.

- Merci c'est Aphy qui a tout fait. Moi je l'entretiens. Vous travaillez avec lui ?

- Oui pardon je suis Ikki. J'assiste Aphy, au magasin, dit-il en souriant des rougeurs de son homme.

- C'est aussi mon petit-ami, rajoute Aphrodite.

- Je suis ravie de vous rencontrer, sourit la mère.

- Il n'est pas là ? Demande d'un ton froid Aphrodite.

- Si « il » est ton père, non, il n'est pas là. Il est allé faire une pétanque avec ses amis. Le dimanche je suis souvent seule. Je jardine ou je lis.

Aphrodite regarde sa mère bizarrement. Il n'était pas au courant, il ne sait rien de la vie de ses parents, depuis quelques années. Le silence retombe. La femme se lève et ouvre l'une des portes fenêtres du salon.

- Vous voulez venir voir le jardin ?

Ikki fait « oui » de la tête et suit la dame en agrippant le poignet de son homme afin qu'il les suive. Les trois se promènent et discutent des fleurs. Aphrodite est surpris que sa mère sache tant de choses. Au bout d'une demi-heure, ils retournent dans le salon. Aphrodite va se rasseoir en silence pendant que sa mère et Ikki continuent de discuter comme s'il n'était pas là. Mais cela ne le dérange pas. Il apprécie les efforts de son amant.

- Ikki, je vois que vous aimez aussi les fleurs.

- Aphrodite m'a appris à les aimer. Quand je l'ai rencontré j'étais… Je ne savais pas trop quoi faire de ma vie.

- C'est bien normal vous êtes jeune. Aphy est une exception, il a toujours su ce qu'il voulait faire et il a tout fait pour y arriver. C'est une personne au grand cœur et qui ne lâche rien. Il est tenace et j'en suis très fière. Vos parents doivent l'être aussi de vous.

- Je suis orphelin de mère et mon père nous a abandonné mon petit frère et moi. Mais ma mère nous a dit qu'elle serait toujours fière de nous quoi qu'on fasse. Alors on essaie de faire au mieux.

- Vous êtes un homme bien et j'imagine que votre frère aussi.

- C'est le meilleur, sourit Ikki.

- Il a un Brother Complex, sourit Aphrodite.

- Tout comme toi avec Camus, rétorque Ikki un peu mécontent de la pique. Au fond les deux se voient aussi comme des frères.

- Camus, soupire la mère d'Aphrodite.

Un long silence se fait et Ikki voit les deux baisser la tête. Il se souvient de l'histoire de Sœur Angèle. Quand Aphrodite a présenté Camus à ses parents, ils l'ont jeté dehors pour quinze jours. Camus a été le nœud du problème, à cause de lui leur fils a déclaré ouvertement son homosexualité.

- Pardon !

- Ikki vous n'avez pas à vous excuser, fait la mère d'Aphrodite. Ce serait plutôt à nous de le faire envers Camus. Mon mari… il a été odieux avec lui.

- C'est bien de le reconnaître. Vous avez insulté la première personne qui m'a aimé comme j'étais en mon ensemble et qui m'a respecté. La mère lève la tête mais ne dit rien. Aphrodite a raison. Il… C'est du passé. Maintenant je suis avec Ikki et je suis heureux. Je voulais juste vous le dire.

Aphrodite se lève et entame sa sortie. Ikki l'attrape par la main et le retient un peu.

- On va partir quelques temps mais je vous promets que je prendrais bien soin de lui et Camus vient avec nous. Lui aussi sera là pour aider Aphrodite si c'est nécessaire.

La mère se lève à son tour et ne demande rien de plus. Elle prend les deux hommes dans ses bras et les embrasse avant de les laisser partir.

Dehors, Aphrodite tremble. Il n'a pas vu son père et n'a pas vraiment dit « je t'aime » à sa mère ou « je te pardonne ». Ce n'est donc pas parfait, mais chacun est ravi qu'Aphrodite ait dit « au-revoir » à sa mère, c'est ce qui importe le plus pour eux. Ikki le bloque contre lui et ils rentrent tranquillement chez eux pour finir ce week-end en amoureux et attendre le retour de Shun.


En ce samedi matin Shin est tranquillement installé dans un fauteuil prêt de la fenêtre de sa chambre, qu'il a placé dans son dos afin d'être illuminé par le soleil. Il a enfilé un pull d'Apollon que l'homme a jeté négligemment à terre le soir d'avant quand ils ont fait l'amour. Le roux est venu à l'improviste et a amené de la nourriture qu'ils ont dégusté ensemble avant d'aller s'enfermer dans sa chambre pour une nuit torride qu'il ne regrette absolument pas. Là, il dessine son Soleil endormi dans le lit. Il travaille surtout sur ses mains. Il les aime tellement quand elles parcourent son corps. Rien que d'y penser il frissonne.

- Tu as froid ? Demande Apollon se réveillant doucement et voyant son Blanc frissonner.

- Non je pensais à tes mains sur mon corps et ça a éveillé mon désir.

Apollon se lève et va lui voler un baiser. Il prend une mèche blanche dans ses doigts et l'embrasse. Il regarde le croquis de ses mains et sourit.

- Ma jolie fleur de Lune tu es magnifique. Je t'aime. Mais dis-moi seul mes mains éveillent ton désir.

- Non, tout ton corps et tout ton être, sourit Shin.

- Alors pourquoi ne pas tout dessiner ?

- Puis-je te demander de poser à nouveau nu pour moi ?

- Si je peux conserver l'œuvre finale et que tu brûles tout le reste.

- Tu es cruel mais cela me va et j'ai une idée. Apollon lui tend une main. Shin la prend et entraîne son homme à sa suite jusqu'au salon. Je rêve de te peindre allongé nu sur ce tapis de bête devant la cheminée.

Apollon met quelques bûches dans l'âtre et les fait flamber. Il s'allonge tranquillement et prend une pause pour son amant avant de rire. Devant le regard troublé de Shin il explique.

- J'aurais quand même préféré que tu changes un verbe.

- Comment ça ?

- Je rêve de te prendre allongé nu sur ce tapis de bête devant la cheminée.

- Pervers, tu dis juste ce que toi tu rêves de me dire.

- Effectivement.

- Eh bien, si tu te tiens correctement peut-être que je te récompenserais comme ça.

Apollon sourit et ne bouge plus. Pendant trois longues heures Shin le dessine de différentes façons. A la fin le Blanc rejoint son homme sur le tapis et lui donne sa récompense : son corps tout entier nu sur ce tapis et devant la cheminée. Apollon en profite tout aussi longtemps que la séance de dessin si ce n'est peut-être plus. Le reste du samedi se passe tranquillement entre rires et câlins.

Le dimanche est à peu près pareil. Sauf quand Apollon reçoit un message intriguant de Dionysos qui a l'air de l'appeler à l'aide. Le Roux part rapidement mais Shin ne s'en offusque pas, il sait combien le barman est important pour son amant. Il n'en est pas jaloux et il sait que son Soleil lui reviendra rapidement. Alors, il va s'enfermer dans son atelier et commence son tableau d'Apollon, en attendant que son Soleil revienne pour finir le weekend avec lui.


Le Week-end est des plus tranquilles. En ce Dimanche matin Shion se prélasse dans son bain. Vendredi soir, il a fêté l'anniversaire de Mû son petit frère – et disciple au sanctuaire – demain ça sera le sien. Il sait que ses deux hommes ont tout prévu. Il a hâte de voir ce que cela va donner. Le Samedi il l'a passé avec eux. Les trois hommes ont profité de leurs derniers jours dans cette ville pour s'y balader. Ils ont visité un sanctuaire, le Zoo et l'aquarium. Le soir ils sont passés par chez Dionysos, l'homme avait l'air heureux, mais quelque chose les troublait. On est à quelques jours du retour dans le monde réel et le Dieu n'est toujours pas réveillé. Cela l'ennuie ainsi qu'a Camus qui est assez anxieux même s'il ne le montre pas et ne dit rien. Il inspire profondément et sort de la baignoire. Il s'habille tranquillement et descend dans le salon.

En arrivant en bas, il se stoppe net, il adore la vision que lui offre ses hommes. Camus est assis sur un bord du canapé un livre à la main. Saga quant à lui s'adonne à la même activité tranquillement allongée sur le Marine. Il a posé sa tête sur les genoux de leur amant qui en profite pour passer sa main libre sous le pull du bleu foncé et caresser délicatement son ventre. Shion sourit. Camus peut être perçu comme un pervers - reconnaissant lui-même volontiers prendre du plaisir dans l'acte charnel et en en demandant toujours plus-, voire comme un animal au lit. Malgré tout, il est toujours respectueux et généreux envers ses amants. Mais ce que Shion aime le plus chez lui c'est sa douceur et son besoin de toucher ceux qu'il aime pour leur procurer un certain bien-être. Le Vert se réjouit de les voir ainsi et reste un long moment à les contempler, avant de fermer les yeux et se rappeler ses deux-cent cinquante dernière années. Il ne se souvient pas avoir un jour été aussi heureux. Il a eu quelques amants dans l'autre vie et dans celle-là. Mais jamais d'êtres comme Saga et Camus. Des hommes avec qui il peut tout partager, autant dans la vie privée que dans la vie professionnelle. Des personnes sur qui il peut compter, et aussi se reposer. Les deux sont indépendants dans leurs actions et pourtant si dépendant en amour. Camus malgré tout a besoin d'être rassuré et choyé. Saga lui aussi en a besoin mais c'est autre chose, il pense encore que lui et Camus doutent encore de son amour pour eux. Mais c'est totalement faux pour lui et pour Camus aussi.

Il s'avance machinalement et va s'asseoir aux pieds de Saga qu'il relèves pour s'installer sous eux. Il retire les chaussons de l'homme et lui masse les pieds. Personne ne dit rien pendant un long moment. Profitant tous à leur façon de ces instants de tranquillité. Il est toujours dans ses réflexions.

- Shion mon ange tu es avec nous ?

- Oui. Camus…

- Oui ?

- Non rien.

- Tu pensais à quoi ? Se renseigne Saga inquiet de l'intense réflexion de son homme et aussi un peu curieux.

- A ma vie. Je me disais que je n'avais jamais été aussi heureux que cette année et tout ça grâce à vous. Que je vous aime plus que tout, et que je suis chanceux que vous m'aimiez aussi. Je suis père pour la toute première fois, et ma vie a été longue. J'ai deux époux qui me rendent heureux et en qui j'ai toute confiance. Je peux compter sur vous que ce soit dans ma vie privée ou professionnelle. J'aime vous regarder et passer du temps avec vous. Et je… Quand on rentrera il faudra voir si Hyoga et Shun ne veulent pas aller habiter dans le onzième temple. Comme ça il sera plus simple pour toi de venir habiter avec nous au treizième, dit-il à Camus avant de s'adresser personnellement à Saga, et toi tu laisseras le troisième temple à Kanon. Comme ça nous trois on prendra les appartements du grand pope, il y a assez de place là-bas. Je ne veux plus vivre sans vous une seule seconde.

- Shion, je veux bien te ré-épouser quand tu veux.

- Camus ne te moque pas de lui ! Gronde Saga.

- Je ne me moque pas. Je veux vous épouser tous les ans et vous faire l'amour toutes les nuits. Je vous aime et je veux que vous le sachiez ainsi que tout le monde.

- Tu es si passionné, sourit Shion. Des fois tu me fais peur. Tu peux être si réfléchi, posé et sûr de toi et d'un coup tu agis comme un enfant passionné qui a besoin d'être rassuré. Je ne sais pas lequel des deux hommes j'aime le plus.

- As-tu besoin de choisir ? Demande Camus un peu anxieux de la réponse.

- Non, pas le moins du monde. Je t'aime dans ton entièreté. Tout comme toi Saga et… Saga tout va bien, Camus et moi on sait que tu nous aime.

- Merci, ce que j'ai dit en Janvier pour la soirée du nouvel an… On n'en a pas reparlé. C'est vrai que j'ai souffert au début car même si vous faisiez des efforts je ressentais que vous doutiez de moi. Après je ne suis sûrement pas une personne en qui on peut avoir confiance de suite comme vous deux. Mais maintenant c'est bon je sais que vous savez que je vous aime. Et je vous aime vous n'avez pas idée. Je me dis que si j'avais fait le choix plus tôt d'aimer au moins Kanon peut être qu'on n'aurait pas autant souffert lui et moi.

- Et maintenant vous avez le droit d'être heureux, déclare Camus.

- Et je le suis grâce à vous. Cette année vous m'avez aidé à devenir un homme bien et un bon frère mais surtout un homme heureux qui s'aime et qui peux retourner cet amour. Merci. Pour Kanon je pense aussi qu'il est heureux. Je dois dire que je n'aurais jamais pensé qu'on deviendrait père en même temps et de cette façon, ni qu'on trouverait l'amour. Mais je suis heureux pour nous deux.

Shion et Camus sourient, eux aussi en sont heureux. Les trois hommes se regardent avec amour et désir. Arthur sera là dans quelques heures, alors c'est le bon moment pour le faire surtout s'ils restent dans le salon. Shion repousse les pieds de Saga de façon à venir s'installer entre ses jambes. Camus récupère les poignets de Saga et les relève au-dessus de sa tête afin de l'entraver. La main sur le ventre de son Bleu Foncé descend assez pour ouvrir le pantalon de celui-ci. Il sort sa verge qui gonfle devant le regard envieux de ses deux hommes. Il aime être leur centre d'intérêt et surtout la position du milieu. Même si avoir Shion dans cette position est aussi des plus agréables. Le Vert Clair embrasse son sexe et doucement vient le lécher. Pendant que Camus fait glisser ses doigts sur ses bourses et va doucement titiller son anus. Il se baisse et l'embrasse goulûment, il en profite pour introduire un doigt en lui.

- Tu es si excité que je n'ai même pas besoin de t'humidifier pour te prendre, rigole Camus.

- Idiot ! Vous êtes si doué que… Hannn ! Un second doigt vient de pénétrer en lui et avec la fellation de Shion c'est trop bon. Je vous aime tellement. Shion vient en moi je veux te sentir. Le Vert Clair entend mais n'en fait rien et le Bleu Marine introduit en lui un troisième doigt. Les deux hommes prennent un rythme insoutenable pour le Chevalier du Gémeau qui se retient le plus possible de jouir. Je ne vais pas tenir… Hannn ! C'est trop bon, j'en peux plus. Je…

- Joui dans sa bouche, susurre Camus mais assez fort pour que Shion l'entende et puisse donner son accord.

Le Vert le donne en agrippant les hanches de Saga et en enfonçant le sexe de celui-ci plus profond dans sa bouche. Camus accentue ses mouvements dans son intimité et Saga jouit en quelques secondes dans un râle des plus plaisant aux oreilles de ses hommes. Shion se redresse et le regarde intensément, il le trouve magnifique, les joues rouges et à moitié essoufflé. Sa cage thoracique semi-dénudée se soulève de façon aléatoire.

Camus lui relâche un instant les poignets de Saga et vient caresser ses cheveux, il retire aussi ses doigts de son intimité et entraîne sa tête vers sa propre verge qu'il déleste de son autre main. Saga prend avec plaisir le sexe turgescent de son homme. Il sent ses amants le caresser et les laisse le positionner mieux sur le ventre. Camus le place bien au-dessus de sa verge pendant que Shion relève son postérieur et le lèche. Il est au paradis surtout quand son Vert le prend après une préparation des plus douce. Mais ce n'est rien en rapport de ce qui va lui arriver.

Shion sourit quand Camus lui donne la ceinture de sa robe de chambre et lui fait un geste afin de lui expliquer son idée. Il attache les mains du Bleu Foncé dans son dos. D'une main douce agrippe sa verge puis se penche au-dessus de lui et met sa main libre sur la tête Bleu afin de l'aider dans sa fellation et d'ajuster leur rythme.

Saga sent Camus se raidir à ce geste, il met fin à son action et lève la tête vers lui. Il lui offre son plus beau sourire.

- Tout va bien. Cela ne me dérange pas. J'aime cela. Camus ai confiance en nous et laisse-toi aller.

Le Bleu Marine ne lui répond pas et prend en main une mèche Bleu Foncé avec laquelle il joue entre ses doigts. Saga sentant son Marine se détendre se remet en action et laisse Shion guider sa fellation. Il est vraiment au paradis, être soumis à Shion ainsi il adore. Il a compris qu'au lit il aime être guidé par les deux autres. Il se détend à son maximum entre leurs doigts experts et les laisse l'emmener à la jouissance. Il sent Shion embrasser Camus, le baiser à l'air d'être fougueux et impétueux. Il dure un long moment, des chuchotements lui arrivent à l'oreille et même s'il ne comprend pas le sens des mots ce n'est pas problématique étant donné qu'il sait pertinemment que ça sera pour son plaisir. Et il ne se trompe pas, un baiser entre ses hommes reprend et un à coup bien placé de Shion dans son antre une main sur sa tête le faisant gober plus le sexe pulsant de Camus et une prise plus agréable sur son sexe entraîne un effet en chaîne qui les fait jouir tous les trois en même temps.

Shion a écouté les dernières recommandations de Camus et comme à chaque fois la jouissance pour tous est le résultat. L'homme est vraiment un expert en la matière, ils ont de la chance de l'avoir avec eux. Il se retire de Saga et regarde le Verseau prendre la suite de leur ébat. Il relève Saga en le tenant par le menton. L'homme les mains toujours attachées dans le dos et à moitié couché se contorsionne pour embrasser son époux. Shion a une vue imprenable sur la courbure de son dos et surtout sur sa chute de reins. Son corps est parcouru de frisson d'un désir réanimé qui ne passe pas inaperçu aux yeux de Camus qui se met à rire. Il glisse sa main le long du dos de l'homme dont il dévore le cou et va jouer avec son anus encore demandeur. Il y introduit un doigt et bouge lentement. Saga feule de bien-être et se trémousse de désir.

- Pas avec les doigts… Hannnn !

- Pourquoi pas ? Regarde-toi ! Tu es si désireux que je pourrais te faire jouir encore une ou deux fois voire plus, juste avec mon majeur. Camus mordille le cou offert de son époux tout en disant cela et son regard s'ancre dans celui de Shion. Si tu voyais l'effet que tu fais à Shion, s'il ne se retenait pas il te sauterait dessus et te referait sien encore et encore pendant des heures. Il entre un second doigt et Saga hurle de bonheur. Plus je te fais l'amour et plus je suis persuadé que tu es né pour nous. Tu es notre fantasme.

Saga sent Shion se blottir contre son dos et sa nouvelle érection taper contre son fessier et les doigts en mouvement de Camus. Les mains du Vert viennent se balader sur son torse, jouer avec ses tétons, sa verge, ses bourses. Sa bouche imprime sa marque dans son cou de sa langue, ses lèvres ou encore ses dents.

- Camus à raison te voir me suffit à durcir autant juste après avoir joui. Tu es fait pour jouir entre nos mains.

- Camus, Shion je vous aime ne me faite plus attendre…. Han !

Le Bleu Marine retire ses doigts pour faire place à la verge de Shion qui agrippe les hanches de Saga et se déchaîne en lui, c'est plus bestial. Les deux crient leur plaisir. Saga sent les muscles tendus du ventre de Shion taper contre ses doigts toujours liés dans son dos. Camus les regarde et vole des baisers à Saga entre deux cris. Shion remercie le Marine de le laisser encore une fois ne faire qu'un avec Saga.

Les deux hommes se satisfont rapidement mais cette fois-ci Camus ne laisse pas de temps de repos à son Gémeau et le place à cheval sur son bassin et sans attendre le prend d'un coup sec. Entre ses doigts Saga hurle de félicité. Il l'embrasse en caressant de ses deux mains son visage avant qu'elles ne descendent le long de son dos et viennent accrocher fermement le fessier de son homme. Là, il intime un rythme chaotique à Saga qui n'en demande pas plus pour être satisfait.

Shion regarde le Marine manipuler le corps de Saga à sa guise, accélérant ou réduisant les mouvements faisant passer Saga par diverses émotions. Le Bleu Foncé hurle tellement qu'il en perd la voix. Son corps est à bout de force. Il a déjà joui trois fois et Camus va réussir l'exploit de le faire jouir une quatrième fois. Cette fois-ci il les laisse en tête à tête. Il aime les observer dans ces moments-là. Il se permet quand même de délier les mains de Saga qui s'accroche à la nuque de Camus et l'aide en se déhanchant aussi de lui-même. Les deux hommes jouissent rapidement et Saga s'évanouit de plaisir et de fatigue. Camus le récupère dans ses bras et se lève avec lui.

- Je vais le coucher je revins.

Shion dit « oui » de la tête, mais lui aussi est fatigué et il veut rester avec ses époux. Alors il se dirige vers leur chambre. Il monte doucement les escaliers, dépasse les bureaux, la salle d'eau et arrive sur le pas de la porte de leur chambre. En ouvrant, il tombe nez à nez avec le torse de son Marine qui le soulève et le plaque contre un mur non loin de là. Il l'embrasse fougueusement.

- Je t'avais dit de m'attendre ! Grogne-t-il. Je ne veux pas réveiller Saga. Je t'aurais porté jusqu'ici et puis… Il met ses mains sur le fessier de Shion et déclare d'une voix suave mais impétueuse. Si tu crois que je t'ai oublié, Shion tu es mien toi aussi. Je… Shion toi aussi tu es né pour moi et Saga.

- Camus… Baise-moi, sourit Shion. Camus je veux te sentir en moi !

Aussitôt dit, aussitôt fait. La verge pulsante de Camus le pénètre sans préparation ni ménagement. Cela lui procure un plaisir au-delà de tout mot et il retient un cri de joie, ce qui agace Camus qui se sort de lui et le porte jusqu'à son bureau. Shion aperçoit tous les papiers que le Marine a entassé durant cette année voler dans la pièce. Une tornade de souffle froid balaie tout sur son passage.

- Dans deux jours on sera au sanctuaire dans notre foyer, dans notre chambre alors oublie tout ça et concentre-toi sur moi.

- Camus montre-moi l'étendue de tes prouesses.

L'homme ne se le fait pas dire deux fois. Il allonge son époux sur le bureau vide et le prend avec vigueur et désir.

- Je ne vais pas me retenir, déclare Camus en créant un air froid mais agréable qui glisse le long du corps de Shion.

Le Vert le sent partout sur lui. Son corps frissonne de bien-être. Camus crée ensuite un glaçon entre ses mains qu'il glisse sur ses lèvres. Shion le lèche et le Bleu l'introduit dans sa bouche avant de l'embrasser. Les deux jouent avec entre leurs lèvres. Shion se cambre et Camus veut aller plus loin. Il se redresse après s'être retiré de son époux et avoir récupéré le glaçon. Il attache les mains de Shion avec sa glace sur le bureau au-dessus de la tête Verte. Là, il fait glisser le glaçon le long de son corps sur son torse, ses bras, ses jambes, son bassin. Il le retourne en le libérant un instant et fait de même dans son dos, ses bras et ses jambes. Shion adore. Il sursaute quand Camus arrive à son fessier et introduit le glaçon dans son anus et vient le lécher afin de le faire fondre. Quand il est plus petit d'un coup de langue il le fait entrer plus profond et Shion est si excité que le glaçon fond d'un coup. Camus se met à rire.

- Tu es si chaud que tu fais fondre un glaçon.

- Death' serait là, il te dirait que j'en ai fait fondre deux. Et que moi-même j'en suis un.

- Non, il aurait dit que tu en as fait fondre deux et que tu as enfin retirer le bâton de ton cul ainsi que le nôtre.

- Et si tu me mettais le tien une bonne fois pour toute. En cet instant c'est le seul qui m'intéresse.

- A vos ordres, mon tendre époux. Et tu me donnes des idées pour notre prochaine fois à trois.

- Comme si tu avais besoin de moi pour ça.

- Si tu savais comme vous m'inspirez tous les deux, susurre le Marine avant de reprendre son Vert et de l'amener au paradis.

Shion s'évanouit après avoir joui plus d'une fois, Camus l'entraînant dans les méandres du plaisir encore et encore que ce soit dans le bureau ou sous la douche.

Camus descend l'escalier après l'avoir couché, il est fatigué mais il a aussi faim. Devant le frigo, il entend son portable sonner. Il découvre le nom, Dionysos. Il décroche et entend.

- Camus vite, vite, vient chez moi. A l'aide.

Il raccroche rapidement, prenant peur pour son ami, il griffonne un mot pour ses maris avant de partir en trombe. Il arrive sur les coups de quinze heures et entre dans la maison sans attendre. Là, il tombe nez à nez avec Apollon et Dionysos morts de rire.

- Je viens d'arriver et depuis il est mort de rire.

- Pardon je vais bien mais vous verriez vos têtes.

- J'ai cru… Dionysos à quoi tu joues ? S'emporte Camus.

- Dis-moi mon frère est-ce vraiment de cette façon qu'un chevalier d'Athéna doit parler à un Dieu ?

- Dionysos ? S'étonnent les deux en même temps.

- Haha ! Vos têtes, vous êtes hilarants. Le Brun s'assoit et leur fait signe de faire de même. Je me suis réveillé ce matin. J'ai pensé que père devait venir ou prévenir quelqu'un alors je lui ai demandé de ne rien faire ni dire. Que je ferais la surprise à cette personne. Il m'a dit mais « tu ne sais même pas qui c'est ». Et là je lui ai répondu « de ce que j'ai pu voir Apollon s'inquiète pour moi mais tu ne pourrais pas le contraindre à t'écouter alors cela ne peut être qu'un chevalier d'Athéna ». J'ai pensé à toi Camus et à certains de tes mots. Il m'a dit qu'il reconnaissait mon intelligence. Je suis resté sur le cul. C'est la première fois qu'il me fait un compliment. Ah non ! Un jour il a dit que j'étais « le meilleur pour amuser la galerie et choisir l'alcool ». Pour mon père je suis un clown, un sommelier et bien sûr alcoolique. Je pense qu'il a toujours douté de mon intelligence.

- Dio…

- Ne t'inquiète pas Apollon, je le comprends je n'ai rien fait pour le contredire. Quand on passe pour un crétin on ne vient pas te faire chier. Et toi chevalier, non, Camus mon ami ne t'inquiète pas je vais sauver les humains. J'aime Sheera et je veux faire ma vie avec elle.

- Nous ne sommes pas sûrs qu'on puisse garder nos humains avec nous. Zeus les a créés, explique Apollon.

- Mais on va tout faire pour, je te le promets ! Décrète Camus.

- Camus tu as l'air soulagé, c'est vrai que je n'étais pas pour la survie de l'humanité mais cette année à leur contact j'ai appris à les apprécier. J'aime leurs différentes facettes. Ils ont leurs problèmes tout comme nous et surtout ils sont persistants. Ils se relèvent de leurs problèmes quels qu'ils soient. Je les trouve courageux voire héroïque. Je veux les voir vivre plus longtemps. Soupire le Brun tout en songeant à ce qu'il a vécu cette année et aux nombreuses rencontres qu'il a faite. Et s'il se souvient de certains mauvais côtés, ils ne surpassent pas les bons.

- Merci Dionysos, mais même si cela me soulage un peu, ce n'est pas ça qui me soulage le plus. En fait j'avais un peu peur. Quand Apollon s'est réveillé je me suis fait brûler, Poséidon a essayé de me tuer avec des éclats de vitre et je pense qu'il voulait aussi me noyer. Quant à Hadès il m'a étranglé. Alors je me demandais ce que tu me réservais.

- Je vois. Dionysos se lève et va chercher une bouteille. Il se met devant Camus et attrape son visage. Ouvre la bouche. Camus le fait sans réfléchir. Dionysos fait couler du vin dedans. Voilà mon bizutage. Tu pourras rajouter et « Dionysos a voulu me saouler ou me noyer avec du vin ».

Camus regarde le Dieu un instant et explose de rire.

- Pardon, je suis si fatigué. Il s'affale dans le canapé.

- Camus ça ne va pas ? S'inquiètent les deux dieux.

- Si pardon, c'est juste que j'ai faim et il faudrait que je dorme.

- Ne me dis pas que… Apollon explose à son tour de rire. Vous le faites tout le temps.

- Quand Arthur n'est pas là et je suis sûr qu'avec Shin tu as dû passer un bon Week-end toi aussi.

- Tu n'as pas idée, s'amuse Apollon. Aller je te ramène chez tes hommes.

- Mais…

- Je vous suis. Sheera reste chez elle ce soir et je vais vous faire à manger. Je suis sûr que vous avez plein de choses à me raconter. Je suis le dernier réveillé ?

Camus ne répond pas, il vient de s'endormir. Apollon le prend dans ses bras et tous montent dans la voiture d'Apollon.

Vers vingt heures, Camus se réveille dans son lit avec ses amants. Il est déboussolé et pense avoir rêvé. Il raconte son rêve à ses amants et les trois descendent tranquillement. Dans le salon ils sont stupéfiés. Leur fils accompagné de Shin, Apollon et Dionysos jouent à la console de jeu, la table est mise et de la cuisine vient une bonne odeur de nourriture.

- On vous attendait pour manger, déclare Arthur. Le Week-end a été bon ? Pour moi excellent. Rha ! Shin attend je vais t'avoir.

Les deux sont en train de se battre sur un jeu vidéo. Tous se mettent à table juste après que Shin ait gagné la partie. La soirée se passe à merveille et Arthur demande sa revanche. Les autres en profitent pour parler de l'autre monde et racontent tout à Dionysos. La soirée se passe en douceur et les invités rentrent vers vingt-trois heures chez eux.

Les trois hommes et leur fils décident de se coucher. Camus est soulagé que tout le monde soit réveillé, que Dionysos soit de leur côté et qu'il prenne bien tout cela.


Maintenant qu'ils sont tous réveillés, ils décident de passer ce week-end-là ensemble avec pour couverture Camus comme assurance pour leurs parents dans ce monde ci.

Ils ont tout organisé durant la semaine et entassé les affaires dans les chambres de Seiya et Hyoga. Ensuite, à l'aurore du samedi matin, les adolescents prennent le bus, voulant se débrouiller par leurs propres moyens et ne rien demander à personne et arrivent trois heures plus tard devant leur destination.

Arrivé à l'orée du bois où le camping est autorisé, ils commencent la marche sur le sentier battu et en tête de groupe se tient le Brunet qui motive les troupes alors qu'à l'arrière Arthur ferme la marche. Lui aussi est de la partie puisque pour ces Lycéens, il fait partie à part entière de leur petit groupe.

Les bavardages s'éparpillent dans tous les sens et tout à coup, la forêt prend vie, peut-être un peu trop mais aucune plainte n'est portée. Ils arrivent dans les alentours de midi au feu de camp et avant de tout ouvrir et installer, les filles optent pour sortir les paniers repas et contenter les estomacs de chacun.

Aucune ombre au tableau ne se montrent et après l'installation des tentes et autres choses utiles pour le week-end, des petits groupes se forment et si certains s'évertuent à trouver du bois sec pour le feu en soirée, d'autres optent pour une petite excursion autour du camp histoire de repérer.

Ils errent toute la journée dans ce gigantesque bois et tous s'amusent. Ils réussissent même à trouver une petite rivière peu profonde dans laquelle les plus téméraires d'entre eux jouent, les pieds nus et les vêtements mouillées. Rivière où ils aperçoivent aussi leur repas du soir si les hameçons amenés fonctionnent.

Enfin peu importe, le temps passe bien trop rapidement pour les jeunes gens et si le soleil tombe déjà pour finir sa course derrière l'une des montagnes qui surplombe la forêt, ils apprécient ce coucher de soleil unique et plantent quelques lampes électriques autour de leur camp avant de faire un joli feu quadrillé par les pierres ramassées et disposées en cercle. Ils n'ont rien à envier aux adultes et c'est principalement dû à leurs compétences acquises grâce à leurs rôles de chevaliers mais, cela n'a pas besoin d'être dit au grand jour. Encore ce soir, ils veulent tous êtres des adolescents normaux et pouvoir rire de tout et avec tout le monde.

_ Ça fait tellement plaisir de ne pas être sous surveillance pour une fois ! S'enthousiasme Hyoga un large sourire aux lèvres et tous autour d'un délicieux repas fait au feu de bois. Aucun adulte pour nous dire ce qu'on doit faire ou ne pas faire, c'est ça la vie ! Dit-il avec joyeuseté.

_ Je suis entièrement d'accord avec toi, on est au paradis ! Soutient sans mal Seiya qui embarque le Doré par les épaules. Ensuite si ça vous dit, on pourrait se raconter des histoires de fantômes, y'a pas mieux comme ambiance pour le faire.

_ Je te suis, dit immédiatement Shaina en levant la main comme si elle était en classe. Et je veux être la première.

_ C'est le meilleur endroit pour avoir peur tu veux dire, grogne Shun qui n'aime pas les sensations fortes ou juste se faire des frayeurs tout comme Saori qui est aussi réticente à ce genre de jeu sans vraiment le dire.

_ Oui, exact ! Sourient largement les deux instigateurs comme moqueurs ou taquins. Et toi Arthur, tu es pour ?! Demande le Blondin

_ Je n'ai jamais fait ça mais…, je pense avoir une ou deux histoires qui pourraient bien aller. S'exclame celui-ci qui est partant pour ce genre de chose typiquement adolescent.

_ A la bonne heure, on termine de manger, on nettoie et on débute ! Annonce à présent Marine qui termine de faire circuler les poissons qu'ils ont eux-mêmes pêchés.

Le sourire aux lèvres pour tout le monde, chacun termine son repas entre rires et bavardages et s'ils nettoient leurs places pour ne rien laisser traîner en soirée, rien ne vient les gêner ou les perturber.

La nuit tombe calmement et si les vents frais se lèvent au même instant tout ce petit monde a prévu les vêtements pour. Enroulés d'un plaid chez certains tandis que d'autres préfèrent l'épaisseur d'un bon pull en laine, ils se réunissent de nouveau autour du feu de camps et les tentes fermées pour que les moustiques et autres insectes indésirables n'y entrent pas, les histoires de fantômes débutent. Comme promis Shaina débute avec une légende urbaine sur la forêt au suicide, puis Hyoga prend le relais avec un tueur en série, rapidement le tour d'Arthur se montre et ainsi de suite jusqu'à ce que les plus peureux d'entre eux n'osent plus émettre un seul son de peur d'être épiés par l'un des fantômes cités. Les plus courageux –eux- se font un plaisir de jouer de petites farces aux plus sensibles puis dans les alentours de trois heures du matin, ils rejoignent leurs tentes. Les filles dorment entres elles tandis que Seiya et Arthur habitent une tente, de même pour Hyoga et Shun.

_ Demain on ira faire une randonnée avant de rentrer et j'aimerais bien voir un cerf aussi ! Ou des sangliers, réfléchit Seiya en même temps qu'il parle à son ami de leurs futurs projets pour le lendemain.

_ On pourrait les prendre en photo si on ne fait pas beaucoup de bruit. Argumente à son tour Arthur qui aime énormément cette sortie avec ses amis et qui en profite au maximum. Et je ne savais pas Shaina aussi forte. Tu l'as vu quand elle nous a aidés avec le bois !

_ Parfois ça peut être un vrai garçon manqué et d'autre fois, une vraie fille ! Et je suis sûr qu'en ce moment c'est Saori et Marine qui doivent la rassurer après toutes les histoires qu'on a pu entendre ce soir, se moque légèrement le Brunet non sans une légère fierté également.

_ Je l'imagine bien cachée sous la couette, oui. Sourit à son tour le Foncé qui se voit maintenant complètement détendu au sein de ce petit groupe de jeunes. Jeunes qui l'acceptent comme il est. …Et merci de m'avoir invité.

_ Pourquoi tu n'serais pas venu avec nous ?! Dit pas de conneries Arthur. Bon et maintenant, dormons, on doit être en forme pour demain. Clame la voix chantante du Chevalier dans un dernier effort et dans un sourire toujours aussi confiant. Bonne nuit.

_ …Bonne nuit à toi aussi Seiya.

Les esprits apaisés et tranquilles, la tente se calme petit à petit alors qu'à côté, dans celle des filles, les messes-basses sont encore de la partie et si toutes repensent encore aux histoires de fantômes entendues, aucunes ne sont réellement rassurées. Surtout avec les bruits que la nature leurs offrent à l'extérieur.

Le vent qui souffle et parle. Le craquement des arbres et des feuilles à terre. Le cri des animaux ou de simples couinements non-identifiés. Et l'ambiance d'un camp en pleine forêt. Le tout leur donne des frissons mélangeant excitation et peur, comme lors d'un test de courage mais pour rien au monde, elles ne voudraient être ailleurs. Ici, avec tous leurs amis, elles sont à leur place et heureuses.

_ Shaina, ça va aller ? Soupire sa petite-amie qui voit celle-ci écouter le moindre des bruits.

_ Oui, évidemment. Après tout je suis un chevalier d'Athéna-sama. Dit-elle non sans regarder sa Déesse pour lui montrer qu'elle ne craint rien… ou presque.

_ Tu as toujours eu peur des fantômes, c'est pas bien grave tu sais. …Bon ça l'est en sachant que malgré ça, tu adores te faire peur. Se moque un peu plus ouvertement Marine en poussant légèrement la Verte. Et regarde, tu n'es pas la seule à avoir peur. Athéna-sama aussi est mortifiée.

_ Absolument pas. J'ai simplement froid et s'il vous plaît toutes les deux, appelez-moi par mon prénom. Réprimande ou corrige Saori qui ne veut pas mettre de mauvaise ambiance durant leur week-end.

_ Désolée, c'est une habitude et puis tu es notre Déesse. Insiste la Verte non sans couvrir un léger rire de cette justification éhontée.

_ Vous pensez qu'il y a des personnes qui vivent dans cette forêt ? Demande alors la Violette en regardant autour d'elle et en restant planquée sous la couverture.

_ A part le garde forestier, il ne doit pas y avoir grand monde. Souligne Marine sur un ton certain. Donc si vous voyez la tente bouger cette nuit, ça sera sûrement lui alors il ne faudra pas crier.

_ On n'est pas aussi stupide, grogne Shaina non sans froncer les sourcils. …Vous avez entendu ?

_ Ce n'est que le vent. Insinue Saori en resserrant ce qu'elle tient entre les mains. C'est le vent pas vrai ?

_ Les garçons sont sûrement déjà occupés de dormir, on devrait faire pareil. Ordonne plus ou moins Marine qui s'allonge au milieu des deux et qui se couvre déjà. Bonne nuit.

Aussitôt dit, Violette et Verte emboîtent le pas de leur amie et le cœur légèrement battant, toutes les trois se donnent des sueurs froides sans le vouloir.

Dans la dernière tente, Shun et Hyoga sont tranquillement installé sur leur duvet et si un Vert s'emmitoufle dans les bras de son petit-ami, ce n'est pas à cause du froid. Shun est sûrement aussi peureux que les filles quand il s'agit de fantômes, mais, et parce qu'il est un homme, il a sa fierté. Malgré tout, et seul avec son amoureux, il se dévoile un peu même si de cette chose, le Blond en a déjà conscience.

_ Personne ne te kidnappera ce soir Shun, j'te le promets. Sourit finement le Doré en jouant gentiment avec les mèches du plus petit.

_ Je le sais très bien, j'essaie simplement de me réchauffer. Insiste Shun non sans relever la tête de ce torse réconfortant.

_ Bien sûr, ce n'est pas comme si quelques histoires pouvaient te faire peur. Et puis, on sait tous que les bûcherons rentrent chez eux la nuit et ne poursuivent pas les adolescents. Raconte le Blondin avec un sourire moqueur.

_ Tais-toi ! Je suis fatigué, laisse-moi dormir. Se plaint le Vert en resserrant les vêtements de son petit-ami contre lui. …Personne ne va nous tuer, hein ?

_ Personne, rit légèrement Hyoga en cajolant son cadet. T'es mignon quand tu as peur.

_ Je…- ce n'est pas… ! Bonne nuit Hyoga ! Gronde sourdement le Vert et même s'il est fâché contre son idiot de petit-ami, ce soir il ne peut pas s'éloigner de lui.

_ Bonne nuit et ne t'inquiète pas, je te protégerais.

La nuit est plus ou moins courte et le Dimanche matin, les sept adolescents s'éveillent dans les environs de neuf heures. Un brin de toilette est fait dans l'eau de la rivière glaciale mais passé cela, ils rangent doucement leur campement pour se préparer à une longue randonnée pleine de surprises.

Cet après-midi-là, ils prennent en photo les animaux croisés en forêt comme le souhaite Arthur, tandis que les filles se prennent d'affection pour un petit écureuil qui réclame de leur pitance et enfin, les garçons tentent de faire une course de rapidité avec une biche et cela se solde par un échec.

Ils rient tous beaucoup. C'est avec un sourire aux lèvres et des souvenirs plein la tête qu'ils rentrent chez eux le soir. Les adolescents aimeraient continuer ce week-end un peu plus longtemps mais et si toutes les bonnes choses ont toujours une fin, ils espèrent également recommencer.

C'est aussi pour cela qu'Arthur est invité par Seiya à passer la nuit chez lui avec Hyoga et Shun tandis que Saori, insiste pour que Marine et Shaina restent chez elle pour pouvoir continuer au plus ce week-end. Le brun décline l'offre ayant promis à ses pères de rentrer. Tous se quittent alors un sourire aux lèvres.


Himiko souffle, elle lève les yeux de son travail. En ce dimanche après-midi, elle a le nez plongé dans ses devoirs. Dans trois jours c'est la rentrée scolaire et elle finit de la préparer. Il y a tout un programme à refaire avec une nouvelle classe. Cela fait une semaine qu'elle y travaille et elle en voit enfin la fin. Ces derniers jours ont été des plus mouvementés. Effectivement, depuis une semaine qu'elle est mariée, en plus de travailler elle a dû faire son déménagement. Mais, grâce à Poséidon elle a pu travailler sur cette rentrée en toute tranquillité. L'homme a tout arrangé pour son déménagement. Il a rendu son appartement et a installé son bureau dans l'une des pièces vides de leur nouveau foyer. Cela lui est dur de dire « leur nouveau foyer ». Mais elle s'y habitue surtout que Poséidon lui laisse refaire la déco comme elle le veut. Il a ri en disant que cela est agréable de voir une touche féminine dans sa vie.

Elle se lève et va dans la cuisine se chercher un yaourt pour le goûter. Elle regarde l'une des photos sur son frigo. Une image de leur mariage. Poséidon, avec ses témoins Hadès et Apollon accompagné de Dionysos. Elle l'adore, elle ne sait pas pourquoi mais cette photo fait toujours sourire son époux et cela lui plaît. Époux qui n'est pas là pour l'instant. Afin de lui laisser de la liberté et du silence, il passe son week-end à l'aquarium. Il est revenu le soir d'avant avec un bouquet de roses rouges et des plats à emporter du chinois. Elle a rigolé en lui demandant s'il se faisait pardonner de l'avoir trompée. Il l'a raillée en disant que c'était pour leur première semaine de mariage. Elle a souri et embrassé en lui parlant de la femelle dauphin. Il a grogné de ne pas être jalouse d'elle. Les deux se sont lancés des piques comme à leur habitude. La soirée a été plaisante avec un repas romantique et un câlin bien poussé. Revigorée du yaourt et de ses souvenirs elle retourne à son travail en attendant que Poséidon revienne.

De son côté, le Dieu des Mers veut réellement laisser du temps à sa femme et en profite pour enfin tester son pouvoir. Depuis qu'il est redevenu dieu il n'a pu que très peu de fois nager avec les animaux marins. Exceptionnellement, il a fermé l'aquarium afin d'être seul. Là, il est avec la femelle dauphin, il l'ausculte, lui parle et nage à ses côtés. Quand il a fini, il va nager avec les requins. Ceux-là l'acceptent tout naturellement à leur côté. Pendant trois longues heures il se laisse aller à jouer avec les animaux mais aussi avec l'eau. Puis, sa montre sonne lui indiquant qu'il est l'heure de rentrer chez lui.