Bonjour à tous,

Aujourd'hui est un jour important tout le monde rentre chez soi ou du moins sort du monde créer par Zeus. Je sais qu'on est le 1er avril mais aujourd'hui je ne ferais pas de poisson d'avril et comme promis je vais vous faire une surprise. Comme notre texte était long nous l'avons coupé en deux chapitres. Un maintenant et un ce soir. Oui aujourd'hui deux chapitres qui suivent la chronologie de la journée. Et pardon j'aurais du publier celui-là plus tôt. Et je sais à la fin vous allez me haïr de vous faire attendre ce soir.

Bonne lecture à ce soir.

Biz Craft.

Prochain chapitre : ce soir mercredi 1 er avril.


Mercredi 1er Avril (partie 1)

Ce matin-là, tout se bouscule dans l'Olympe. Les dieux se lèvent avec différentes émotions dans le cœur et des idées plein la tête. Les jumeaux Hypnos et Thanatos se préparent à retrouver leur Dieu Hadès et à le soutenir. Mais avant cela ils vont en Enfer et donnent leurs derniers ordres pour bien accueillir le retour de leur seigneur et de Rhadamanthe.

Eaque et Minos en sont soulagés mais Pandore elle est en train de réfléchir dans son coin.

- Un problème ? Demande Thanatos. Il y a quelque chose que tu n'as pas compris ?

- Non, ce n'est pas ça. Juste l'autre jour, Dame Artémis et la Reine Héra sont venues me voir et elles m'ont parlé d'un jeune humain, Rin, dont le seigneur Hadès serait tombé amoureux. Dois-je lui préparer une chambre ou vivra-t-il avec le seigneur Hadès ?

Le visage de Thanatos se fige, il ne voit pas de quoi se mêlent toute ces femmes et de plus la relation du Dieu des morts avec cet humain est… il ne sait pas quoi en penser. Il va répondre quand Hypnos l'en empêche d'une main sur l'épaule et parle à sa place.

- Pandore, merci de t'en soucier mais sache que la vie de cet humain et des autres reste à ce jour encore incertaines. Mais s'il venait à vivre avec nous je pense qu'il partagerait la chambre du Seigneur Hadès. Mais nous verrons ça plus tard.

- Bien nous feront comme vous le désirez, sourit Pandore tout en se faisant une liste mentale de tous ce qu'il faudra régler pour leur bien être à tous les deux si son frère revient avec ce jeune Rin.

Les deux jumeaux disparaissent alors et Eaque et Minos se mettent à rire de la jeune fille en lui promettant de l'aider à créer un environnement parfait pour accueillir l'humain ainsi que Kanon et les deux enfants de Rhadamanthe. Ils lui font savoir que les deux Déesses leurs ont fait part de la relation de leur frère avec le Gémeau et de son désir de garder les enfants qu'il a eu dans ce monde alternatif. Pandore sautille de joie et s'empresse de poser plein de questions afin de bien accueillir tout le monde.

De retour sur l'Olympe les jumeaux croisent Artémis dans une belle robe blanche et vraiment bien coiffée. Ils n'ont plus l'habitude, ces derniers temps elle opte pour des tenues de chasseuses et est décoiffée avec plein de brindilles emmêlées dans ses cheveux. En cet instant, elle arbore un fin sourire d'apparat au vu du reste de son visage qui paraît fermé.

- Je suis sûr que tout ira bien pour Apollon, essaie de la rassurer Thanatos.

- Que Zeus t'entende ! S'exclame Artémis un peu sèchement sans le vouloir. Elle va s'excuser mais Thanatos lui sourit chaleureusement en lui faisant signe qu'il comprend.

Ils marchent tous les trois tranquillement dans les couloirs de l'Olympe qui sont pour une fois silencieux. Puis, ils arrivent dans cette pièce où Zeus passe son temps. A l'intérieur c'est sans surprise qu'ils trouvent tous les Dieux réunis qui regardent la sphère. Dans celle-ci, deux images se reflètent. L'une montre Zeus entouré des Dieux et Chevaliers tous se regardent sans un mot. L'autre les Humains en train de se réveiller dans l'univers fictif.


Himiko n'est pas surprise d'être seule au réveil. Poséidon lui ayant parlé de son voyage d'affaire. Elle se lève alors et se prépare un sourire aux lèvres. Quand elle est prête, elle soupire de soulagement d'avoir préparé son sac le soir d'avant.

En quittant l'appartement elle le regarde une dernière fois comme si un pressentiment lui disait que c'est la dernière fois qu'elle y met les pieds. Elle rigole car dès le lendemain de son mariage elle a emménagé ici avec son nouvel époux. Celui-ci avait tout organisé et elle avait pu se pencher sur la préparation de sa rentrée, ayant une nouvelle classe. En fermant la porte elle sourit de tant de chance et de bonheur.

Shin trouve son lit vide mais cela ne l'ennuie pas. Apollon aime partir tôt au travail, il lui a dit que le moment où le soleil se lève c'est pour lui le meilleur moment pour sa créativité. Ce jour-là il a pouffé de rire, mais il a répondu que lui est plus productif la nuit. Les deux hommes ont alors échangé sur leur routine de travail. Shin rougit d'un coup se rappelant de sa discussion du soir d'avant. Ils n'ont jamais eu de discussion si poussée sur leur avenir et sur leur désir de fonder un foyer ensemble. Il est rassuré, même si certaines des réactions de son Soleil l'ont inquiété. Il se demande quand même pourquoi Apollon a autant insisté sur son homologue divin et leurs ressemblances. Sûrement un doute dans l'esprit de son amour mais il saura le faire disparaître. Alors c'est heureux et le cœur léger qu'il quitte le lit et se prépare avant de sortir de sa maison et d'aller dans l'atelier de son jardin. En ce moment il dessine le tableau représentant Apollon.

Rin est devant le miroir de la salle d'eau de son amant. Il masse ses épaules et sa nuque où apparaissent des morsures rougies. Il peste de tant de marques sur son corps, mais sourit de tant d'attention et de possessivité de cet homme qui ne fait que montrer son amour pour lui à l'aide de ses marques. Il enfile un pull qui couvre tout. Il ne veut pas que les autres voient les marques d'amour d'Hadès.

Il se prépare un déjeuner, cela lui fait bizarre d'être ici seul, mais il apprécie la chose. Il doit s'y faire, un jour peut-être, ils vivront sûrement ensemble. Du moins, il a bon espoir de cela, mais il ne forcera pas la chose et attendra que son amant soit prêt et le lui propose. Il est quand même heureux d'avoir reçu la clé de cet appartement en cadeau. Il joue avec celle-ci, tout en allant vers la porte d'entrée qu'il prend soin de bien refermer derrière lui.

Sheera s'étire dans le lit vide de Dionysos. L'homme a déserté celui-ci, elle se dit qu'il est allé chercher les croissants comme souvent le matin. Elle se lève et prend une douche avant de s'habiller. Quand elle est prête elle fait le tour de l'appartement et le trouve vide. Elle s'inquiète un peu qu'il ne soit toujours pas de retour. Elle agrippe son portable et l'appelle. Personne ne répond. Un mauvais pressentiment lui fait mal à l'estomac, le soir d'avant elle l'a trouvé un peu ailleurs et là, il est parti sans laisser de mot. Un peu anxieuse qu'il soit arrivé malheur à son homme, elle prend un bout de papier et griffonne quelques mots dessus avant de quitter l'endroit à la recherche de celui-ci. Sa première destination après avoir fermé la porte, la boulangerie qu'aime tant son barman.

Les enfants se réveillent très tôt, Rhadamanthe et Kanon les déposent aussitôt à l'école. Ils s'excusent de ce premier jour rapide expliquant un rendez-vous important. Ils promettent de venir les chercher dès la fin des cours et faire plein d'activités avec eux. Les deux enfants les pardonnent et leurs font de gros câlins que Rhadamanthe prend avec plaisir avant de leur rappeler combien il les aime. Tous se séparent les larmes aux yeux mais tous font semblant d'être forts pour ne pas inquiéter les autres.

Arthur se réveille sur le canapé avec un plaid sur lui. Il regarde sa montre qui indique neuf heures. S'il ne se lève pas maintenant, il sera en retard. Ses pères lui ont dit de venir pour dix heures au Lycée. Il a du mal à quitter le canapé tellement il est courbaturé. Il ne comprend pas pourquoi les trois hommes ont été si insistant pour qu'ils passent la nuit tous les quatre sur le canapé à regarder des films le soir avant la rentrée.

Camus lui a dit de ne pas s'inquiéter de cela. Alors il a accepté quant à vingt heures après une journée de folie avec ses amis il s'est vu invité à manger sur le canapé. Saga et Shion se sont mis à côté de lui et ont mis un plaid sur eux trois. Camus les a rejoints avec un énorme plateau télé remplit de bonnes choses salées et sucrées. Des chips, du saucisson, des tomates cerises, du fromage, du pain, une salade de fruits, des gâteaux apéritifs et de desserts et du popcorn. Le Marine s'est assis à côté de Shion et a posé le plateau sur la table basse devant eux. Shion lui a proposé un peu du plaid et le professeur de Littérature a ri disant que le froid n'est pas une gêne pour lui, qu'en fait il ne le ressent pas vraiment surtout dans les maisons aussi chauffées. Arthur a ri avec Saga et Shion reconnaissant qu'eux trois sont vraiment frileux. Après ils ont visionnées des films en tous genres les uns après les autres jusqu'à pas d'heure et se sont tous endormis sur le canapé.

Shion lui a dit qu'ils ne seraient sûrement pas là à son réveil mais qu'il n'a juste qu'à se préparer et les rejoindre pour dix heures au Lycée. Donc enfin prêt mais encore bien fatigué il passe la porte de chez lui et part pour le Lycée.


Quand chaque humain a fermé la porte de chez eux ils ont été comme téléporté dans un endroit inconnu. Ils ont atterri dans une sorte de bulle transparente mais difficile à crever. Tous ont essayé en tapant dedans et en criant pour se faire entendre des personnes en face d'eux et sous eux. Effectivement les bulles qui les retiennent volent dans les airs et tous se voient sauf ceux dans la pièce sous eux.

Ils y voient leurs amants et amis autour d'une table se faire face en silence et surtout regarder un grand homme aux cheveux blancs. La scène a l'air figée dans l'espace et le temps. Himiko regarde son mari les poings serrés et comprend mieux son état d'esprit le soir d'avant. Mais ce qui attire plus son attention est Arthur, le jeune homme essaie de se déplacer vers un endroit, sa bulle bouge à peine mais un peu quand même. Elle tourne son regard et est horrifiée d'y voir Hatsuharu et Inoué. Les deux enfants sont aussi prisonniers et ont l'air de crier, la petite est en larme et son frère la tient fermement entre ses mains. Elle fait comme Arthur et pousse sur sa bulle pour aller les retrouver. Elle voit alors Sheera, Rin et Shin comme eux. Cela leur paraît à tous des heures mais leurs bulles entrent en contact avec celle des petits et tous se retrouvent dans une seule bulle et les adultes et l'adolescent viennent soutenir les deux petits. Inoué se jette dans les bras d'Himiko pendant que le garçon se love dans ceux d'Arthur.

Et comme si de rien n'était une voix s'élève et les fait sursauter, le temps reprend son cours. Plus bas, l'homme aux cheveux blancs se met à parler.

- Bonjour à tous et bienvenue. Comme tout le monde est là nous allons commencer.

- Merci cher frère, mais tu aurais pu nous prévenir un peu à l'avance de l'heure de notre retour, claque la voix de Poséidon.

- Rhadamanthe et Kanon ont, eux, tout anticipé en amenant les enfants très tôt à leur école. Fallait te lever plus tôt pour dire au revoir à ta femme.

- On aurait au moins aimé leur laisser un message, sourit Dionysos doucement un verre de vin à la main. Les vieilles habitudes reviennent vite, il en est lui-même surpris. Apollon lui prend des mains et le boit d'une gorgée.

- Pardon j'en avais aussi besoin.

Le Dieu du vin lui sourit et il en fait apparaître un devant Camus. Celui-ci sourit de son attention mais n'y touchera pas pour l'instant, fait-il comprendre d'un geste de la tête.

- Je vois que ce petit voyage vous a fait du bien et vous a rapproché, s'amuse Zeus en voyant ses fils et le Verseau si complices. Alors que pensez-vous des humains maintenant ? Doit-on les tuer ou les laisser vivre ?

Les humains en entendant cela se crispent et ne bougent plus en retenant leur souffle, plein de questions en tête. Parmi les êtres sous eux, il n'y a plus un mot jusqu'à ce qu'Hadès frappe la table faisant sursauter tout le monde, même les humains dans la bulle.

- Cesse de t'amuser à nos dépend tu le sais bien, s'énerve le Noir. Je suis le Dieu des morts et Rhadamanthe est un juge des Enfers nous n'avons rien à penser des Humains, nous nous devons de les juger et d'être impartials. Mais toi, le seras-tu ? Zeus lui sourit de façon énigmatique. Je ne veux pas jouer avec toi, reprend Hadès. Tout ce qui m'intéresse est la finalité à tous cela. Ton missionnaire, pendant le jeu, n'a pas su nous dire si oui ou non nous conserverons nos humains. Moi je n'ai que trois intérêts dans ton jeu à savoir garder Rin, Inoué et Hatsuharu, …le reste je m'en fiche.

- Je vois, fait Zeus. Alors tu es d'accord pour que les autres humains vivent ?

- Ils finiront chez moi de toute façon alors je n'ai cure de leurs problèmes, leurs vies ou autre si j'ai mes trois humains.

Hadès et Zeus se défient du regard et leur cosmos viennent se percuter.

- Si je puis vous interrompre, en tant que missionnaire j'ai pu voir l'éveil de chacun et …

- Camus, grogne Zeus, je connais déjà ton opinion. Mon frère…

- Oui, il ne sait pas demander les choses, soupire Camus. Mais il est inquiet pour Rin et les enfants et il n'est pas le seul. Tous font « oui » de la tête. Rhad' et Kanon enlacent plus leurs mains ensembles.

- Intéressant. Vous savez, j'ai eu l'occasion de vous observer durant toute cette année passée et croyez-moi, vous m'avez fait bien rire. S'amuse à dire Zeus d'un air supérieur et très certainement arrogant. Voir les plus réticents d'entre vous s'attacher à un humain nous a tous étonnés. Continue-t-il à dire sur le même ton.

- On espère t'avoir assez diverti dans ce cas, peste Poséidon non sans claquer la langue.

- Et comment ! D'ailleurs, à chaque fois que vous choisissiez quelqu'un vous me surpreniez. Rit le Blanc de bon cœur ce qui énerve plus qu'autre chose.

- Parce que tu ne les as pas programmés pour qu'ils nous poursuivent. Peste le Dieu des Enfers comme il l'a toujours pensé malgré-lui.

- Pas que j'sache, répond Zeus d'un ton vague et d'un rictus étrange. Et vous encore plus, vous marier et adopter un gamin ! Pointe-t-il du doigt, Camus, Shion et Saga. Même toi, t'as pu te trouver une « fin heureuse » continue l'homme en parlant au Gémeau –Saga- et en faisant référence à ses nombreux méfaits et complots.

- On aimerait juste pouvoir… …les récupérer, s'entend dire Apollon qui en a plus qu'assez d'entendre son père se moquer d'eux.

- Et si je ne les laisse pas vivre ? Se renseigne finalement Zeus avec un sourire narquois et qui n'est pas peu fier de sa question.

- Je pense alors, que tu nous auras donné une cause commune pour nous allier et défendre nos intérêts communs, pour récupérer notre famille, Intervient à présent Saori en se levant de son siège. Je suis Athéna Déesse protectrice des humains et je me bats pour l'amour et la prospérité des humains. Et même si ceux-là tu les as créés pour cette année, pour nous ils sont importants et on les aime. On ne veut pas les voir mourir ! Nous allons déjà devoir dire au revoir à nos parents et d'autres amis mais on comprend bien qu'on ne pourra pas sauver tout le monde. Athéna se déplace et va vers son Père et se met à genoux devant lui suivie de près par Camus et ses chevaliers au complet -Or, Argent et Bronze-. Alors Père, s'il te plaît quel que soit la décision de tous, sauve tante Himiko, Rin, Shin, Sheera, les enfants de Rhadamanthe et Arthur. De toute façon à part Arthur tous vivront sur l'Olympe, dans les mers ou en Enfer, pas sur terre. Et si tu dois tuer les humains, laisse-nous au moins dire au revoir à Arthur, il nous est très cher à tous.

Zeus regarde sa fille et ses chevaliers, puis regarde ses trois fils et ses deux frères puis les humains en hauteur. Tous sont à genoux sauf Hadès. Qui foudroit son frère du regard et qui n'a pas dans l'intention de lâcher.

- Et toi, tu ne t'agenouilles pas ? Sourit sarcastiquement Zeus à l'encontre de cet Ebène qui ne fait que le tuer mentalement.

- ... … . Hadès ne lui répond rien et ne fait aucun geste qui pourrait amorcer quoique ce soit. Il a été franc sur ce sujet. Mettre genoux à terre est impossible pour lui, même pas pour lui-même.

- Je le fais pour Hadès-sama, répond alors Rhadamanthe en prenant la parole.

- Est-ce seulement suffisant…, marmonne pour lui-même ce Blanc en laissant son regard dériver sur le côté.

- Père, s'il vous plaît. Nous sommes tous du même côté et même les plus réticents ont changé d'avis, n'est-ce pas suffisant ? N'est-ce pas là, ce que vous vouliez en nous envoyant sur terre ? Plaide de nouveau la Violette à l'aide de son regard déterminé et sa voix franche.

- Je vais y réfléchir ailleurs. Je vous reconvoquerai tout à l'heure.

L'ordre donné, Zeus se retire sans plus de cérémonie et laisse tout ce joli petit monde seul et un peu désemparé. Pour la plupart, les poings se serrent et un silence de plomb s'abat sur eux.

Connaître les futures actions du Dieu des Dieux est absolument impossible pour l'instant et c'est sûrement ce qui inquiète le plus. Tous se relèvent un par un et le ventre noué, personne ne prend la parole. Personne n'ose la prendre sauf Athéna, qui, dans un élan, essaie de rassurer l'assemblée.

- Nous devons rester positifs. Il n'a pas donné de réponse ce qui est plutôt bon signe alors attendons de voir le résultat. Sourit sagement la Violette non sans tapoter l'épaule de l'un de ses chevaliers.

- T'aurais pu nous suivre…,grogne cependant bassement un Apollon sous-tension et nerveux à l'encontre de son Oncle.

- Ne perd pas ton sang-froid Apollon et allons-nous asseoir, s'entend dire Dionysos qui ne veut pas voir de nouvelles querelles idiotes voir le jour à cause de son père. Il ne le pensait pas, dit-il tout de suite après à ce Noiraud pour que rien de préjudiciable ne se fasse.

- Rhadamanthe, on y va, maugrée alors Hadès à l'encontre de son Juge et en prenant la première porte venue en ligne de mire.

- Oncle Hadès, la décision n'est pas encore arrivée et- débute Athéna sans pouvoir aller jusqu'au bout.

- Il saura très bien nous faire parvenir un ordre de rassemblement. Allons-y, Ordonne-t-il alors que ce Blond le suit non sans regarder une dernière fois Kanon auquel il s'excuse très certainement de devoir le laisser.

Kanon sourit simplement une dernière fois à son amant et ne lui en veut pas de suivre son Dieu puisque, de cette chose, il a été prévenu plusieurs fois. Il se souvient même des mots que Rhadamanthe a eu pour lui à plusieurs reprises « Je suivrais toujours Hadès-sama, peu importe les décisions qu'il prendra et si jamais il me demande conseil alors, j'essaierais de lui faire entendre mon opinion. ».

Oui, le Gémeau n'est pas dérouté par cette conduite et si les situations étaient inversées lui-même aurait lâché la main de ce Doré pour suivre sa Déesse alors non, il n'a rien à lui reprocher.

Puis c'est au tour de Dionysos et Apollon de s'isoler. Ils ne donnent aucun prétexte ou autre, ils préfèrent simplement suivre le pas et ne plus se sentir oppressé dans cette pièce trop grande ou au contraire, trop exiguë. Poséidon fait de même, si bien qu'il ne reste plus que Saori et ses Chevaliers. Dans le calme de cette pièce, tous sont pris par leurs réflexions et les différentes options qui s'offrent à eux mais ils doivent se rendre à l'évidence, certains plus que d'autres, sont coincés.

- Combien de temps allons-nous devoir attendre ? Demande Saga qui d'un œil distrait, épie son frère loin de lui.

- Aucune idée, des heures peut-être…, murmure Shion qui regarde la scène comme étant un spectateur inutile et incapable de plus. Tu devrais aller lui parler, conseille-t-il ensuite en parlant du jumeau de celui-ci.

- Je ne sais pas quoi lui dire, avoue honnêtement Saga en crispant un peu plus ses mains à ses cuisses alors que l'une d'entre elle vient de se faire attraper par ce Vert.

- Tu trouveras c'est certain. Vas-y, en attendant je vais voir Camus. Dit-il alors que celui-ci vient de quitter Athéna. Camus ?

- Athéna-sama préfère que nous fassions un tour nous aussi en attendant le retour de Zeus-sama.

- Très bien, alors c'est ce que nous ferons. Accepte Shion sans autre compromis. Camus, aie confiance d'accord.

Un hochement de tête lui répond, puis chacun des chevaliers suit un chemin différent histoire de se changer les idées même si le pas lourd et le cœur pincé d'une attente insoutenable se fait ressentir.

Camus réalise à présent toute l'ampleur qu'a la situation même s'il la connaît depuis des mois. Mais là, entendre Zeus se moquer d'eux et ne plus voir Arthur ne fait que lui creuser la poitrine. Il comprend à présent la colère des Dieux vis-à-vis de Zeus et le fait qu'il se méfient de lui. Cet éternel pessimisme qui les a entourés lors de leur éveil et cette inquiétude qui ne les a jamais lâchés. Et il en vient à comprendre aussi certains autres mots dits lors d'une conversation dans une boutique tenue, encore il y a peu de temps, par Shaka.


Dans cette bulle flottante, après les derniers mots prononcés par Zeus, les mots ne viennent pas, le silence se prolonge et les questions affluent par dizaines dans leurs esprits.

La plupart d'entre eux viennent de comprendre de nombreuses choses, notamment qu'ils « ne sont pas réels » dans le sens où leur vie a été fabriquée de toutes pièces ou bien encore que leur famille a disparue, ou plutôt est morte en ce jour.

Et maintenant, c'est à eux d'avoir leur vie sur la sellette et même s'ils veulent tous vivre, ils n'ont aucune possibilité de se défendre. Un peu en colère, tristes, irrités par les mensonges mais aussi angoissés par la suite, les sept humains voient tout ce petit monde en-dessous d'eux se disperser et une sorte de froid s'immiscer entre tous ou la plupart.

_ Cela aurait pu se terminer ici, s'il s'était agenouillé…, dit Himiko à voix haute et sans le vouloir. En se pinçant la lèvre d'être entendue et aucunement compatissante.

_ Et je n'aurais pas aimé qu'il le fasse, se sent obligé de répondre Rin alors qu'il fixe encore cette porte par laquelle ces deux aînés ont disparu. C'est cet homme qui n'est pas bon.

_ Ce n'est pas ce que je v-

_ Ce n'est pas nécessaire, je sais bien ce que tu peux penser Himiko-san. Reprend le Noiraud qui voit Hatsuharu approcher et marcher d'un pas incertain sur ce sol transparent.

_ Où sont partis papa et Oncle Hadès ? Demande le Blondinet qui ne voit plus que quelques personnes dans la pièce.

_ Sûrement se rafraîchir un peu, ne t'inquiète pas. Souffle Tomura d'un ton moins froid et plus clément.

_ On ne devrait pas se disputer d'accord, nous sommes un peu à cran après avoir entendu toute cette conversation alors, essayons de garder les idées claires. Intervient Shin qui vient de comprendre pourquoi Apollon trouvait un aussi grand intérêt à son homologue. Parce que celui-ci et lui sont une seule et même personne. Est-ce que… …est-ce que vous y croyez ? A tout ça, je veux dire. Vous y croyez ? Interroge-t-il avec un peu d'hésitation et de trouble.

_ J'ai l'impression de rêver, marmonne Sheera en première. …Ou de faire un cauchemar et j'aimerais juste me réveiller. Cette histoire de Dieux et de Chevaliers paraît tellement surréaliste et pourtant, nous sommes-là à flotter dans les airs. Résume-t-elle comme pour mettre un peu d'ordre dans ses idées. J'étais sortie de l'appartement pour me rendre à la boulangerie ce matin et …je me suis retrouvée ici à voir mon petit-ami avec un ton que je n'avais encore jamais entendu et faire des tours de passe-passe. Continue-t-elle en restant sur des deux pieds et à regarder ce Blanc.

_ Oui, c'est ce que je ressens aussi, avoue doucement Shin, même si, quelque part, j'avais l'impression de le savoir. Hier soir encore, on parlait de son homologue, le Dieu grec Apollon et il avait l'air si intéressé par ce que je pouvais penser de lui et mon point de vue sur celui-ci que… …peut-être voulait-il me laisser un indice, soupire ce Blanc qui essaie de comprendre son amant. Mais c'est certain que ça paraît extraordinaire ! Et toi Himiko ? Avait-il sous-entendu quelque chose ?

_ Non, rien. Rien, seulement si Poséidon est réellement le Dieu des Mers alors…, je comprends peut-être pourquoi il aimait tant se baigner et passer des heures sous l'eau. Pourquoi il paraissait plus à l'aise avec les animaux marins que certains humains. Constate la Brune en grande réflexion. …Mais sûrement aussi qu'il n'avait pas assez confiance en moi pour me l'avouer.

_ Il s'est marié avec toi alors ce n'est certainement pas pour cette raison qu'il ne t'a rien dit. Rassure de vive-voix Sheera non sans lui passer une main dans le dos pour la réconforter. Arthur, et toi ? Est-ce que tes papas t'avaient parlé de quelque chose ?

_ Non. Dit le jeune homme en relevant la tête et en voyant justement l'un de ses pères s'avancer vers son jumeau. Non mais, j'ai déjà vu Camus utiliser de la glace. En fabriquer quand on était à la patinoire et… c'était vraiment beau à voir. Je ne lui ai pas posé de question et il ne m'aurait sûrement pas répondu non plus mais, ça ne m'a jamais dérangé. Après tout, ce sont les seuls qui m'ont donné une chance et qui m'ont aimé. Finit-il par murmurer comme pour ne pas être entendu sur la fin. Et puis, ils ont toujours eu l'air si, comment dire, si avenants ? J'ai toujours trouvé ça étrange de les voir aider les autres sans même avoir été appelé ou demandé. Comme si…, c'était une mission pour eux, un devoir.

_ Oui, je vois ce que tu veux dire, sourit légèrement la Blonde en pensant à Dionysos et à sa façon d'écouter et de conseiller les autres. …Tendre la main… .

_ Oui, exactement ça et sans rien demander en retour. S'enthousiasme l'adolescent qui se sent compris.

_ Et pour toi Rin ? Aucune information ? Interroge l'Incolore dans l'attente d'une réponse.

_ Non. Souffle l'Ebène d'une voix plus dure qu'à l'accoutumée et toujours assis face au spectacle auquel ils doivent assister contre leur gré. Hadès-san ou Rhadamanthe-san n'ont rien dit. Il n'a pas argumenté car il est du genre à se renfermer sur lui-même quand il doute ou se sent dépassé.

La discussion s'arrête un moment ici puis, Shin et Arthur essaient de reprendre des hypothèses ou des faits auxquels ils ont assistés pour appuyer cette situation et le fait que tous ceci est bien réel.

Sheera continue d'écouter d'une oreille les interventions de chacun puis, elle aussi trouve plus judicieux de s'asseoir et d'observer pour comprendre et ne pas juger trop hâtivement son amant muet sur sa personne. Pour souffler un peu aussi et se remettre de ses émotions.

_ Je veux voir papa…, maugrée alors Inoué en frottant sa joue chaude autant que ses yeux rougis d'avoir trop pleuré.

_ Bientôt ma chérie, rassure Himiko non sans légèrement recoiffer la petite demoiselle dans un léger sourire. Bientôt, tu pourras de nouveau serrer ton papa dans tes bras.

_ Pourquoi il ne nous voit pas ? Demande à présent Hatsuharu qui, passé la peur de l'inconnu, épie lui aussi les chevaliers.

_ Parce que cette bulle nous rend invisible, essaie d'expliquer au mieux Arthur qui se retourne vers le petit garçon et se retrouve à sa hauteur.

_ Ou alors parce qu'on se retrouve dans un autre espace-temps, marmonne vaguement Rin tout en tapotant la tête du Blondin.

_ Peu importe la raison, on doit prendre notre mal en patience, constate Shin sans tourner la chose au dramatique et en essayant de faire dériver la conversation –une fois de plus-. Jamais je n'aurais cru que les Dieux existent réellement. …C'est assez drôle finalement, non… ?

_ Je ne sais pas si le mot « drôle » convient mais, sur ce point tu as raison. Savoir leur existence est une chose incroyable. Suggère Himiko qui aimerait atténuer ce froid qu'elle a attisé sans le vouloir au tout début de la discussion. Sheera, tu n'es pas d'accord ?

_ Oui alors que nous, nous sommes que de simples êtres-humains. Et j'aimerais bien qu'on me réexplique le but de tout ça aussi. La motivation de cet homme qui leur a fait subir ça. Développe la Blonde non sans froncer les sourcils. …De son point de vue, ces Dieux et ces chevaliers doivent être perdus sur terre, non !?

Tous acquiescent plus ou moins les paroles de la jeune femme puis, du mouvement se montre vers le bas. La jeune adolescente aux cheveux Violets du nom de Saori vient de s'entourer de quelques-uns de ses chevaliers et une autre personne, inconnue de tous les humains dans cette bulle vient de les rejoindre.

L'inconnu est UNE inconnue, belle et gracieuse. Marchant lentement et avec un fin sourire sur le visage, …une vraie Déesse aurait pensé certains et alors qu'on voit les chevaliers et Saori courber l'échine, on peut aussi constater le geste de la nouvelle venue, leur demander de se relever et d'écouter. Concentrés sur la scène, la discussion se tait dans la bulle et chacun d'entre eux écoute les mots prononcés.


- Bonjour à tous je suis Héra la reine de l'Olympe, sœur et épouse de Zeus. Je suis ravie de vous rencontrer, fait la déesse en souriant aux chevaliers ainsi qu'aux humains au-dessus d'elle. Elle lève son regard vers eux mais sans trop, pour que les chevaliers et Athéna ne comprennent pas qui elle regarde.

- Héra-san, merci d'être venue, déclare Athéna soulagée de la voir.

- C'est bien normal et j'ai eu l'autorisation de Zeus de venir vous parler. Il a aussi autorisé Artémis à venir voir Apollon, je pense qu'elle ira parler à Dionysos et Poséidon. Et Thanatos et Hypnos sont avec Hadès et Rhadamanthe.

- Héra-san…

- Athéna ne t'inquiète de rien. Hadès et les autres ne changeront pas d'avis même à cause des autres divinités et sachez que la plupart d'entre eux sont avec vous. Artémis, Aphrodite et moi-même nous vous soutenons. Elle lève un instant son regard et veut répondre à l'interrogation des humains alors elle déclare. Afin de sauver l'humanité sans déclencher une nouvelle guerre, Zeus vous a proposé un défi de taille. Passer un an enfermé dans une fausse réalité avec des humains fictifs et amener les dieux qui désiraient tuer les humains à changer d'avis, en trouvant l'amour et en faisant une bonne action et vous avez réussi.

- Mais à quel prix, murmure Shion peiné de perdre son fils Arthur.

- Un énorme prix je dois le reconnaître. Je suis navrée de ne pouvoir vous dire ce qu'il en sera pour les sept humains que vous désirez sauver. Zeus ne m'a rien dit non plus.

- Reine Héra pour être franc…

- Je sais Camus… Tu nous as beaucoup surpris et émus, si cela ne tenait qu'à moi et Aphrodite on te rendrait Arthur de suite.

- Et pour les autres, Poséidon… Le Chevalier des Poissons cherche ses mots, l'autre jour il est venu acheter des fleurs pour Himiko et aussi… Le jour de son mariage… Je sais qu'il ne s'entend pas bien avec Ikki… Mais il est vraiment amoureux de son épouse.

- Nous le savons, je suis d'accord avec toi et je dois dire que j'ai hâte de rencontrer ma nouvelle belle-sœur, ainsi que les autres. J'ai….

- Rin est un gentil garçon, sourit Shaka. Hadès…

- Oui cela me fait bizarre de le voir avec un jeune homme comme lui et en même temps je ne l'ai jamais vu si resplendissant. Héra sourit chaleureusement en pensant aux moments qu'elle a vu entre son frère et son amant. On vous a observé toute l'année. Camus pardon pour tout. Aphrodite a disputé Zeus pour la mort de Sœur Angèle.

- Merci, murmure Camus.

Héra entend une voix dans sa tête Zeus la rappelle. Elle fait apparaître une rose qu'elle met dans les cheveux du Chevalier Aphrodite de la part de la Déesse Aphrodite pour lui donner du courage. Elle prend la main de Shaka et Athéna et leur souhaite bon courage. Puis elle prend celles de Camus et Shion et regarde Saga au loin, elle bénit leur mariage – en tant que déesse du mariage- et l'adoption d'Arthur. Pour finir elle embrasse Camus sur la joue et le remercie pour tous les efforts donnés et surtout lui demande pardon au nom de ses frères et d'Apollon.

- Ils n'auraient pas dû s'en prendre à toi, tu faisais ta mission pour Athéna et non pour Zeus. Elle vient ensuite lui murmurer, Zeus peut paraître dur et froid envers toi mais il t'apprécie beaucoup, comme nous tous. Puis en se redressant elle termine sa phrase avant de repartir. Je prie pour vous et votre bonheur, j'espère que Zeus sera clément et vous rendra vos familles et vos amis.

Tous la remercient et la saluent. A son départ le silence se fait dans la salle et les humains viennent d'apprendre de nouvelles choses. La Reine des dieux a répondu à leur première interrogation. Pourquoi ce jeu ! Mais ce qu'ils ne comprennent pas c'est que si Athéna a gagné pourquoi Zeus se joue encore d'eux et leur fait croire qu'il va peut-être les tuer eux.

En dessous les chevaliers commencent aussi à partir se promener. Aphrodite amène Athéna retrouver Seiya et les autres adolescents. Il en profite pour récupérer son homme et marcher un peu à ses côtés. Shaka lui rejoint Mû, Death et Shura. Pendant que Camus et Shion main dans la main s'assoient non loin de Kanon et Saga leur laissant un peu d'espace tout en leur signifiant leur présence et leur soutien.

Héra, elle, revient près de Zeus. Elle est comme à son habitude assez furieuse contre son époux et elle compte bien lui dire.

- Termine cette comédie sur le champ ! Tu as assez joué maintenant. Cesse de les torturer, que ce soit les dieux, les chevaliers ou encore ces pauvres humains qui ne comprennent rien ou presque. Ils sont tous terrifiés à l'idée de mourir, ou de voir leurs êtres chers disparaître. Il y a trois enfants dont deux en bas âge. Je sais que tu as déjà pris ta décision alors vas-y et dit leur. Donne-leur une réponse ferme et définitive à tous.

Zeus la regarde intensément pendant de longues minutes, un fin sourire naît sur ses lèvres.

- Héra il est rare que tu t'énerves pour prendre la défense des autres. Tu veux que je les sauve ?

- Oui. Zeus… elle s'arrête un long moment. Nous avons des problèmes familiaux comme tout le monde, mais pour une fois tes frères et tes enfants sont heureux. Je parle des quatre, Apollon, Dionysos, Rhadamanthe et Athéna. Alors pourquoi ne pas protéger leur bonheur ? Soit un bon père et un bon frère, s'il te plaît.

- Et les chevaliers ? se renseigne le roi des Dieux.

- Ils n'ont pas démérité, laisse les vivres et rend leur Arthur. Ils sont aussi une famille.

Zeus ne répond rien et quitte la pièce avant le retour des jumeaux et d'Artémis qui elle soutiendra sûrement Héra.


En sortant Poséidon trouve refuge dans l'un des jardins fermés non loin de la pièce. Il s'assoit sur le bord d'une fontaine et plonge l'une de ses mains dans l'eau fraîche. Il repense à sa femme et a son aquarium. Son corps est resté celui d'un adulte. Julian Solo a complètement disparu, endormi loin dans sa conscience. Pour la première fois cela l'attriste.

- Mon oncle, un problème ? Se renseigne une voix de femme dans son dos.

- Artémis, que…

- Zeus m'a permis de venir voir Apollon. Tu as l'air triste, ne t'inquiète pas je suis sûre que tu reverras Himiko. Elle a l'air vraiment gentille.

- Merci, mais je pensais surtout à Julian Solo. Je n'avais jamais pris conscience de la vie humaine de mes porteurs.

- Il dort. Il est toujours en vie, le rassure-t-elle.

- Zeus pourrait lui donner un nouveau corps peut-être ? Ou à toi ? Pense à voix haute un nouveau venu.

- Dionysos, Apollon ! S'exclame heureuse Artémis en courant dans les bras de son jumeau. Je suis si heureuse de vous revoir. Et Oncle Poséidon je suis d'accord avec Dionysos on pourra demander cela à Zeus un de ces jours.

Le Seigneur des Mers sourit et retourne à la contemplation de l'eau. Dionysos vient s'asseoir à ses côtés. Les deux ne parlent pas se perdant dans leurs pensées, leurs femmes leurs manquent.

A côté d'eux, la Déesse de la Lune parle avec verve à son frère. Elle semble surexcitée. Apollon l'écoute d'une oreille distraite jusqu'à une certaine question.

- Quand Shin sera là vous vivrez où ? Sur l'Olympe ou sur Terre ?

- Je n'en sais rien, il faut déjà que je puisse le récupérer et Père… Artémis…

- Oui j'ai entendu les paroles de Shin hier soir… Artémis repense au sentiment de culpabilité envers certains de ses frères et sœurs. Moi aussi cela m'a fait réfléchir. Quand Shin sera là on pourra changer et peut-être reformer une vraie famille. Puis elle se penche vers son jumeau pour n'être entendue que de lui. Tu feras un bon père, tout comme Poséidon. Devant le regard interrogateur de son frère, elle sourit et baisse encore d'un ton sa voix. Ilithyie, tu sais la déesse de l'enfantement. Elle est la fille de Zeus et Héra. Elle a aidé notre mère à nous mettre au monde et aussi Zeus avec Athéna.

- Oui, je vois.

- Elle nous a dit que tante Himiko est enceinte, ils l'ont fait lors de leur nuit de noce.

Apollon ne dit rien mais regarde son oncle près de la fontaine et sourit. Il est heureux pour lui et tante Himiko. Ils se doivent de convaincre Zeus pour le futur de beaucoup et maintenant aussi de ce bébé.

La voix de Zeus raisonne dans leurs têtes et Artémis gratifie son frère d'une dernière étreinte et surtout l'encourage à se battre pour Shin et les autres.

Il rejoint Dionysos et Poséidon après une dernière promesse de ne pas lâcher et retourne avec eux dans la salle.


Marchant d'un pas lourd et énervé, Hadès essaie de se trouver un endroit calme et où aucuns regard accusateur ne le persécutera. Derrière lui, Rhadamanthe le suit à la trace et ne pose aucune question pour ne pas déranger davantage.

Puis là, après un énième long couloir inhabité et après avoir passé des heures à se réhabituer à cette vue et au calme que la ville n'a jamais, un salon est aperçu et pris d'assaut par le Dieu et son Juge. La porte fermée derrière eux, aucun bruit ne s'échappe de là et comme une habitude qui ne l'a jamais quitté, Hadès s'installe près d'une fenêtre qui ne reflète qu'un ciel nuageux et clair mais qui a le don d'apaiser ce Noiraud. Rhadamanthe, lui, préfère s'asseoir sur l'un des fauteuils présents et attendant le bon moment pour prendre la parole, il n'a le temps de rien, car on vient les déranger.

- Hadès-sama, nous sommes tellement heureux de vous revoir parmi nous. Toi aussi Rhadamanthe ! Sourit et resplendit de joie Hypnos en allant saluer et plier l'échine face au Dieu des Morts. Nous avons déjà tout préparé pour votre retour et nous n'attendons plus que vous deux et l'ordre de partir.

- Dans ce cas…, il va falloir attendre encore un peu, soupire l'Ebène en prenant tout de même le temps d'adresser un regard aux jumeaux.

- Ça a dû être dur pour vous deux de vous retrouver entourés d'humains, n'est-ce pas ? Demande Thanatos au Blond et en attendant une réponse positive même s'il en doute au vu de tout ce qu'il a pu voir de l'année écoulée.

- Pas vraiment. …Là-bas au moins, les complications étaient vite réglées et rien n'était prétexte à la guerre. Répond en toute franchise le Juge qui songe encore à sa vie sur Terre et à la joie que c'était.

- Et vous Hadès-sama ? Nous avons vu à quel point ça avait été compliqué pour vous mais quand nous avons demandé à Zeus de vous faire revenir ici, il n'a pas voulu écouter notre requête. Raconte à présent Hypnos comme s'il se plaignait d'avoir été ignoré et non-soutenu par le Dieu des Dieux.

- Compliqué… …c'est le mot oui, mais j'ai pu retrouver quelque chose parmi toutes ces créatures faibles et ignorantes. Grogne Hadès en serrant légèrement les poings et en essayant de ne pas penser à l'éventualité de perdre définitivement « cette chose ».

- Quoi donc ? Interroge Thanatos en tournant son regard gris vers son Seigneur. Si vous parlez de cet humain qui vous a approché, croyez-moi il n'en vaut pas la pei-

La phrase se termine plus tôt que prévu parce que l'un des jumeaux doit se reculer pour éviter le coup. Un réflexe de premier ordre même s'il ne comprend pas pourquoi son Seigneur veut le faire taire.

En un instant, le silence réapparaît et un vent frais se lève. Les mots entendus ne plaisent pas ainsi que le ton employé et de ce fait, l'Ebène attend une explication franche à tout cela.

- Ne me dite pas que vous pensez réellement à sauver l'humanité, Seigneur Hadès ?! S'évertue à demander le Gris alors qu'Hypnos le rejoint et continue la phrase.

- Ils n'en valent pas la peine et ne sont que des ignorants. Et puis, comment pouvez-vous penser à vous rallier à Athéna !?

- Voilà donc ce que vous pensez…, c'est compréhensible, souffle Hadès en lorgnant de son regard bleu les deux hommes devant lui. Et croyez-moi, je me contrefiche de l'humanité et d'Athéna également. Je n'éprouve rien pour elle quant à ce peuple d'insignifiant, je n'ai que du mépris, cependant j'ai pu apprendre qu'une infime quantité d'humains peuvent valoir le coup. Que tous ne sont pas encore pourris et rongés par la cupidité. Continue-t-il alors qu'il avance vers un second fauteuil non loin de son Juge.

- Tout ça à cause de cet humain et de ces enfants, n'est-ce pas ? Gronde Thanatos qui n'arrive pas à admettre cette vérité. Ils ne sont que des sacrifices e-

- Ne prononce plus jamais ce mot devant moi Thanatos, tonne alors la voix froide et sans merci du Dieu des Morts alors que son cosmos fait plier ce Grisé et mettre genoux à terre. N'envisage pas de me faire changer d'avis en croyant que je me fais manipuler. Et ose dire ouvertement à Rhadamanthe qu'il doit se résoudre une fois de plus à perdre ses enfants. Ose lui dire Thanatos !

- Hadès-sama notre but n'était pas de vous contrarier, croyez-nous, intervient le Blondin pour calmer un tant soit peu son Seigneur et Maître.

- Disparaissez maintenant ! Ordonne l'Ebène d'un ton lugubre et sans plus leur prêter d'attention.

- Hadès-sama, nous sommes désolés. Nous pensions qu'il était de notre devoir de vous protéger, reprend Hypnos qui est le plus réfléchi des deux jumeaux. …Nous… nous serons là pour vous accueillir à votre retour en Enfer Hadès-sama.

Après ces quelques autres mots prononcés, les deux Divinités désertent la pièce pour ne laisser qu'un Noir et un Blond silencieux. Les pensées lourdes et nombreuses, Rhadamanthe n'est pas sûr de savoir quoi dire pour calmer son Dieu mais il le remercie également d'avoir pris sa défense et son parti. Les mains serrées entre elles pour les deux hommes, l'heure n'est pas à l'optimisme puis, le Juge décide de reprendre une discussion.

- Ils-

- Je sais et si les rôles avaient été inversés, j'aurais très certainement agi comme eux mais, ils n'étaient pas en contact avec eux. Ils n'ont pas appris ce que j'ai moi-même appris…, dévoile Hadès alors qu'il est certain que tout ceci ne sera pas répété.

- Ils comprendront sûrement un jour. Espère à présent le Doré qui imagine déjà ses deux enfants taquiner ces jumeaux et leur faire perdre pied. Du moins, pour l'instant, ce n'est qu'un pieu rêve qui n'a que cinquante pourcents de chance d'être réalisé.

- …. … . Cherchant ses mots, le Noiraud n'a pourtant pas de quoi répondre à son Cadet qu'un message lui est envoyé. …Nous devons y retourner.

- Bien. Je vous suis Hadès-sama.

Là, encore dans cette pièce chacun des deux pensent à leur perte respective et si le premier des deux a le cœur lourd d'avoir dû dire « au revoir » à ses enfants ce matin, l'autre regrette de ne pas avoir été assez courageux envers ce Noiraud auquel il n'a pas su parler correctement et où il n'a fait que frôler sa tignasse avant de disparaître.

L'estomac noué et le pas repris, Dieu et Juge retournent à la grande salle encore occupée et si les résolutions n'ont pas changées –à savoir aucun genou à terre et/ou compromis-, mentalement, un sur les deux, se préparent mentalement à rester seul.