Bonsoir,

Comme promis pas de poisson d'Avril je vous offre la partie deux de l'histoire. Enfin voilà la réponse de Zeus. J'espère que vous ne nous avez pas trop détestés. Bonne lecture et à bientôt pour la suite. En effet on a continué un peu.

Prochain chapitre : jeudi 2 avril.


Mercredi 1er Avril (partie 2)

De nouveau autour de cette table ronde, la soirée vient de se montrer et si de la nourriture est à disposition et qu'un « servez-vous » est lancé avec tout l'aplomb du monde, aucun n'a réellement d'appétit. Leur ventre à tous est bien trop noué pour avaler quoique ce soit alors que Zeus ne se prive pas de voler un ou deux apéritifs et de boire un peu de vin –ce que Dionysos fait également ainsi qu'Apollon mais plus pour se distraire et penser à autre chose que par réel envie-.

Héra n'est plus là, tout comme les jumeaux et Artémis qui ont été rappelé à l'ordre par le Blanc et d'un silence de mort, seuls les verres claquent ou certains couverts.

_ Eh bien, j'ai connu des tables plus animées que cela, se vante Zeus tandis qu'il irrite tout le monde. En réalité, il veut encore un peu les tester et voir qui cédera en premier. Voir si l'un d'entre eux peut lui donner une bonne raison de refuser leur requête. Ne me dite pas que vous m'avez réellement attendu ici toute l'après-midi ? Questionne-t-il dans l'attente d'un coup d'éclat qui n'arrive pas.

_ Père s'il vous plaît, ne nous faites pas attendre plus longtemps. Clame Saori au nom de tous très certainement et elle aussi, à bout de patience.

_ Dans ce cas, nous allons procéder à un vote. Celui qui est contre la survie de l'humanité s'annonce. Dit le Blanc en dévisageant chacune des personnes ici présentes.

Un long silence se lève alors dans la pièce et personne ne se déclare ou manifeste. Les uns et les autres se jaugent. Évidemment et par habitude, les regards se tournent vers les plus réticents d'entre eux, cependant, les paroles sont tenues et tous autant qu'ils sont, leur avis est unanime.

Cet état de fait a même le don de rassurer Dieux, Chevaliers mais également humains qui peuvent de nouveau apercevoir chacune des personnes qu'ils connaissent plus ou moins. Les sourcils légèrement froncés non pas de contrariété mais parce que son petit jeu ne fonctionne plus et que bientôt, il s'ennuiera de nouveau, Zeus soupire pour lui-même et pour l'inoccupation qu'il retrouvera bientôt. Délaissant la nourriture, il accepte cependant et apprécie le fait que même ses Frères acceptent de sauver le jardin de leur père puis, une nouvelle question apparaît.

_ Bien. Je suis toujours étonné de cela mais j'accepte volontiers votre réponse et maintenant, j'aimerais connaître vos conditions à chacun et à haute voix. Sourit de nouveau le Dieu des Dieux qui voit là une nouvelle opportunité de taquiner tout ce petit monde. Comme si la sénilité le gagnait alors qu'il n'en est rien.

_ Tu te fous de nous ! Crache avec véhémence Poséidon qui n'arrive plus à se retenir. Tu sais très bien ce que l'on veut ! Tu le sais alors donne-le-nous ! Rends-moi ma femme !

_Eh bien, voilà qui est parlé, d'autres volontaires ? S'amuse-t-il en chassant la demande de la main. Pour une chose plus… …comment dire, plus personnelle je dirais, déblatère Zeus en se tournant vers Deathmask qui n'a encore rien dit depuis leur arrivée, alors que tout le monde connaît son tempérament franc et direct.

Une fois de plus le calme apparaît dans la pièce et si des pieds frappent le sol d'exaspération et des tics nerveux se montrent, celui pointé du doigt avale difficilement sa salive avant de se lancer et de se lever de son siège.

Non loin de lui, le Capricorne l'observe un instant inquiet puis et s'il a dans l'idée de le suivre, quelqu'un le stoppe. La personne n'est autre que Mû qui a confiance en Death' pour s'exprimer correctement et obtenir ce qu'il veut.

_ Vivre. Moi et Shura on veut vivre. Retourner à notre temple. Souffle le Cancer avec des mots concis et direct.

_ Rien que ça et pourquoi je vous accorderais cela ? Demande Zeus de son air supérieur. J'ai accepté de vous ramener simplement parce qu'Athéna m'a certifié avoir besoin d'aide pour gagner ce pari. Je n'ai aucune raison de vous garder en vie après cela, si !? Continue-t-il alors qu'il ne s'attendait pas à une demande commune ou plutôt pour une autre personne que lui-même.

_ C'est pas faux, y'a rien qui fait que vous devez accepter alors… laissez au moins le Capricorne avoir une chance. S'entend dire le Bleu d'une voix ferme et sans autre appel.

_Je ne peux pas te laisser dire ça, peste le susnommé alors même qu'une nouvelle fois, il se fait arrêter par le Parme.

_ Père, je pense qu'ils ont mérités une récompense. Peut-être que vous vous en êtes pas aperçu mais ils ont été d'une grande aide pour moi. Avoue la Déesse en plaidant cette fois à la faveur de ses deux Chevaliers.

_ En quoi ? A part batifoler à tout va, boire et s'amuser, ils n'ont pas fait grand-chose.

_ Ils nous ont aidés, affirme Mû qui cette fois, ne peut rester muet. Grâce à leur franchise, ils m'ont aidé, ainsi que Shaka et Kanon, j'en suis certain. On a pu se dépasser grâce à eux ou au contraire avoir une autre image de nous-même. Camus ? Hèle-t-il alors comme une sorte de dernier secours ou alors parce que l'éloquence de celui-ci est toujours sans grande faille.

_ Je peux en témoigner. Affirme alors le Verseau d'un ton impérial comme il sait si bien le faire et qui énerve certains d'entre eux. Même sans leur éveil, ils m'ont amené à prendre les bonnes décisions et à agir en conséquence. Parfois ce n'était sans doute pas voulu mais l'un comme l'autre, le Chevalier du Cancer et du Capricorne ont leur place au sanctuaire.

_ Père, ils ne se sont sans doute pas racheté une conduite comme on pourrait l'entendre mais, ils ont grandi alors, s'il vous plaît, accordez-leur leur souhait. Reprend la Violette de son œil convaincu et sans doute légèrement implorant pour faire plier son paternel. Et laissez-moi aussi mes autres chevaliers d'Or s'il vous plaît, tous m'ont soutenue, ajoute-t-elle.

_ Des humains et des résurrections…, soupire Zeus d'un ton bas comme s'il est occupé de réfléchir à la sentence de chacun.

La parole se tait et tous ou presque ont les yeux rivés sur le Dieu des Dieux. Les mains crispées sur des cuisses entre elles comme le font Rhadamanthe et Kanon, Shaina et Marine ou bien Mû et Shaka, tous ont le cœur battant la chamade ou au contraire, complètement à l'arrêt.

Les respirations se font quasi inexistantes puis après deux bonnes minutes de calme plat, une chaise grince sur le sol et Hadès se lève. A cet instant pour lui, l'espoir est perdu et seul des sentiments négatifs le consument. On aurait pourtant dit qu'il allait parler seulement, il ne fait qu'un pas et ce pas est en direction de la sortie.

_ Où vas-tu mon frère ? Tu n'attends pas la réponse que j'ai à vous donner ! Clame Zeus de son regard vif.

_ Pour avoir laissé les choses traîner aussi longtemps, c'est que tu n'as aucune intention de nous écouter. Gronde la voix sourde du Dieu des Morts non sans scruter son aîné de son regard brûlant de vengeance.

_ Tu me connais bien, sourit légèrement le Blanc, de ce fait dont il doute encore parfois et alors qu'un brouhaha s'élève un bruit de fond paniqué et vibrant. Pourtant, tu devrais rester et me remercier. Regarde qui j'ai autorisé à venir. Dit-il en laissant l'une des portes s'ouvrir pour laisser passer non pas une personne mais plusieurs.

Derrière cette porte ? Artémis, Hypnos, Thanatos, Héra, Aphrodite et d'autres Dieux et Déesses se suivent. Surpris autant que ces autres assis autour de la table d'être appelés à un moment aussi attendu et décevant très certainement tous les plaignants, des poings se serrent plus fort et une table prend des coups de trois côtés différents. Du côté d'un Noiraud, d'un Rouquin et d'un Bleuté…, seul ces trois-là n'ont que peu de patience face à Zeus et encore, aujourd'hui celle-ci a été exceptionnellement longue.

_ Voilà ma réponse, se satisfait à dire Zeus de sa voix claire et connue de tous. Mais n'oubliez pas, ce que j'ai accordé peut-être défait.

C'est sans doute une menace, un subtil voile de doute et d'incertitude qu'il laisse planer au-dessus de tous mais les mots dits sont rapidement oubliés ce soir-là pour ne revenir que des semaines plus tard dans un coin de leur tête.

Personne ne voit rien ou n'entend puisque seul ce Blanc a le pouvoir de manipuler cette bulle mais elle se pose tranquillement dans cette pièce et tout aussi naturellement et après les mots employés, elle éclate pour laisser apparaître sept personnes bien vivantes et quelque peu étonnées d'être de nouveau visibles aux yeux de leurs amants ou de leurs amis. Une fois de plus, leurs instincts leur dit de se taire puis réalisant petit à petit, deux petits monstres courent au travers de la pièce pour rejoindre leur père en pleurs. En pleurs mais non sans sourire de soulagement de pouvoir de nouveau serrer leur géniteur dans leurs bras d'enfants.

Un grand soulagement souffle alors sur l'assemblée et si chacun soupire avec plus ou moins de retenue, un Vert et un Bleu ont l'autorisation de vivre, comme tous les autres chevaliers d'Athéna ressuscités.

Après cela, une jeune femme brune vient se lover dans les bras de son mari préférant se rassurer avant de poser des questions. Un Blanc s'approche avec un léger sourire aux lèvres de son Soleil et de cette sœur qu'il aperçoit pour la première fois. Arthur se dirige tout naturellement vers ses parents et pour une fois ne rechigne pas à être enlacé pour quelques secondes. La Blonde s'approche timidement de son Barman dont elle n'a plus le droit –lui semble-t-elle- de le nommer ainsi et un Dieu vient récupérer son bien aux cheveux de jais qui ne semble pas vouloir faire un pas et se met à l'écart de ce trop grand rassemblement.

Cela semble un peu surréaliste et pas vraiment réel mais au fur et à mesure que les minutes s'égrènent, Chevaliers et Dieux se rendent bien compte de leurs demandes acceptées tandis que Zeus se fait rejoindre par sa femme aux nombreuses réprimandes.


Même si au début il a un léger sourire sur les lèvres, maintenant qu'il est devant son Soleil et sa jumelle il n'en mène pas large. Mais il se doit de parler et de mettre certaines choses au clair.

- Dame Artémis je suis heureux de vous rencontrer et j'espère qu'on s'entendra bien. La jeune femme le serre dans ses bras heureuse de le rencontrer enfin. L'accolade finie, Shin d'un mouvement lent dépasse la jeune femme et se plante devant le Roux. Il le fusille du regard un instant avant de baisser la tête avec un air coupable sur le visage. Je t'aime mais… Il relève la tête et plante son regard dans celui de son amant. Apollon je suis désolé pour ce que j'ai dit à propos d'Asclépios. J'imagine que l'homme à la chevelure blanche est ton père. Un « oui » de la tête lui répond. Je comprends que tu… Lui faire face doit être dur. Je dois te remercier aussi.

- Pourquoi ? Apollon ne comprend pas.

- Tu es le seul à avoir essayé de me dire qui tu étais. Cela m'a beaucoup touché.

- Nous avions interdiction de vous le dire. Sinon…

- Je comprends. Tu me raconteras tout plus tard. Et en parlant de ça maintenant tu me diras tout. Je veux fonder une famille avec toi et je ne veux plus de secret entre nous.

- Promis, fait Apollon en se jetant sur Shin afin d'enfin le prendre dans ses bras. Je t'aime et je te promets, plus de secret et pardon pour tout.

Apollon prend avec ferveur les lèvres de son homme et le baiser dure un long moment. Puis Shin se dégage de l'étreinte de son homme et va parler avec Artémis. Il lui pose plein de questions sur elle et sur leur enfance à elle et Apollon. Les deux s'entendent à merveille.


Arthur regarde ses pères puis ses amis. Tous viennent vers lui mais gardent leurs distances. Il va les voir et les enlacent aussi. Il leur raconte sa journée et celle des autres humains. A part Kanon qui est avec Rhadamanthe et les enfants, tous les chevaliers d'Athéna se retrouvent ensemble. Ils sont en train de tout expliquer au jeune homme qui va faire maintenant partie du sanctuaire.

Arthur est heureux, il va vivre avec ses pères et ses amis tous les jours. Autour de la table et avec les assiettes bien garnies tous parlent sans faux semblants. Arthur apprend tout sur leur vraie vie. Mais il est heureux de voir qu'ils sont les mêmes quelques soient les circonstances.

Au bout d'un moment, alors que la discussion bat son plein, deux bras blancs surprennent Camus. Il se fait enlacer et un doux parfum vient titiller son nez.

- Aphrodite bonjour, dit Athéna dans un grand sourire.

- Bonjour ma sœur et félicitation pour avoir sauvé l'humanité. Je tiens aussi à vous féliciter tous les trois pour votre mariage et l'adoption d'Arthur. Elle embrasse la tempe de Camus.

- Merci, font les trois hommes surpris de voir la déesse de l'amour si tactile avec Camus.

- Arthur, bienvenue à toi dans la vraie vie.

- Merci Déesse Aphrodite. Le jeune homme sourit à la belle déesse qui enlace toujours son père.

- Appelle-moi Aphrodite et elle s'est Hébé. C'est la fille de Zeus et Héra. Elle est la déesse de la jeunesse et la protectrice des jeunes mariés.

- Bonjour, félicitation à vous trois, mère et moi avons béni votre mariage ainsi que celui de Poséidon. Elle met une main sur l'épaule d'Arthur et elle chante un cantique. Jeune homme vous êtes sous ma protection, celle d'Héra…

- Et la mienne, sourit Aphrodite. Tu vas rester avec tes pères et tes amis ! Affirme-t-elle d'un ton solennel.

- Merci à vous deux, répond tout le monde.

- Avec plaisir. Camus… Si un jour tu veux changer de déesse je te prends sous mon aile, et ta famille aussi.

- Ma sœur, je suis sûre que tu es bien entourée.

- Pour être franche je n'ai pas d'humains comme eux. Elle ré-embrasse Camus sur la tempe. Pardon pour tout ce que Zeus t'a fait endurer.

- La Reine Héra…

- Je sais, coupe Aphrodite. Elle lève une main et la tend vers le chevalier qui lui prend. Camus j'espère qu'on pourra devenir amis.

Aphrodite ne lui laisse pas le temps de répondre mais elle sait que c'est « oui » dans son sourire. Elle agrippe Hébé par le bras et les deux déesses repartent laissant tous ce beau monde retourner à leurs discussions.


Un genou à terre et prêt à accueillir ses enfants, Rhadamanthe ne cache pas son sourire resplendissant. Le cœur comblé et rempli, les pleurs de sa fille et de son fils le font immédiatement réagir et s'il est percuté par ces deux petits êtres humains, jamais la douleur n'a été aussi douce et apaisante pour lui.

Il n'a jamais connu quelque chose d'aussi « doux » et de rassurant. La tête de ses deux enfants dans chacune de ses mains, il les cajole et les décoiffe à sa guise. Les petits bras noués de part et d'autre de son torse ont cet effet réel pour les trois et si les pleurs se tarissent avec les minutes, les sourires s'agrandissent autour d'eux mais également sur le torse de ce père de famille.

Et parce qu'à cet instant, il n'est qu'un père heureux de retrouver sa progéniture saine et sauve, au coin de ses yeux des larmes se montrent. Fragiles et pleines. Des larmes de bonheur qu'il ne prend pas la peine d'effacer ou de cacher. Des larmes qui se remarquent pour deux gamins relevant la tête.

- Papa… …tu pleures, marmonne Hatsuharu de son visage mélangeant sourire et larme.

- De bonheur, rien de plus. Assure le Juge en embrassant ces deux têtes Blondes. Est-ce que vous allez bien ?

- J'ai eu peur papa, renifle encore Inoué en frottant ses yeux rougis alors que ses lèvres se retroussent légèrement.

- Je sais. Je sais que vous avez dû avoir très peur et j'en suis désolé. Plus rien ne vous arrivera à partir de maintenant, garantit Rhadamanthe d'un ton certain et en regardant dans les yeux chacun d'entre eux.

- On flottait et on te voyait mais… …tu ne nous entendais pas, se plaint le Garçon en agrippant les vêtements de son père. On criait mais… …personne ne-

- Désolé, reprend le Doré comme une nouvelle rengaine jusqu'à ce qu'il se fasse pardonner son erreur. Je vous aime tellement.

- Nous aussi papa, disent à l'unisson les deux gamins dans un large sourire et en donnant un baiser à leur paternel.

Le sourire aux lèvres et gardant précieusement ses deux-là contre lui, Rhadamanthe ne fait pas attention à la venue de Kanon près d'eux.

Le Bleuté aussi est rayonnant de revoir ces enfants qu'il a adopté comme s'ils étaient les siens et de voir son amant aussi comblé, ne fait qu'agrandir davantage son sourire et son soulagement de voir une fin heureuse pour eux. Une main sur l'épaule de ce Blondin pour indiquer sa présence, il fait saisir le plus vieux et si un léger rictus apparaît ce n'est en aucun cas moqueur.

S'accroupissant à son tour pour souhaiter la bienvenue à ces deux enfants qui, à partir d'aujourd'hui, auront une vie un peu plus… ou moins ordinaire, Kanon récolte deux petits corps contre le sien. Des câlins se font et pendant ce temps, le Doré a le temps de s'essuyer le visage et de paraître moins émotif qu'il ne l'a été précédemment.

Néanmoins, ce sourire qu'il porte, persiste et jure avec son allure qui veut se faire moins « fragile », moins avenante dirons-nous.

- Toi non plus tu ne nous voyais pas, se plaint maintenant Inoué en faisant la moue pendant que le Bleuté craque et s'excuse à son tour à l'aide de mille mots.

- Maintenant, vous êtes avec nous et vous le resterez. C'est une promesse d'accord ! Discute sérieusement le Gémeau alors que cette chose se fait acquiescer.

- Papa, pourquoi… …pourquoi le méchant monsieur ne voulait pas qu'on soit près de toi ? Questionne finalement Hatsuharu qui se remet de sa journée difficile et qui veut à présent comprendre cette séparation forcée.

- Je t'expliquerais pourquoi plus tard, pour l'instant profitons simplement d'être tous réunis. Indique Rhadamanthe qui relève la description de Zeus dans la bouche de son fils et qui n'est pas pour lui déplaire non plus. Ce sera dur pour lui de lui expliquer que le méchant monsieur est en fait son grand père. Est-ce que vous avez faim ?

- OUI ! Les deux répondent en même temps et en prime des ventres s'expriment ce qui fait rire les deux adultes.

- Dans ce cas, c'est par-là, montre le Juge en désignant le buffet qui trône sur la table.

A cet instant rien ne peut gâcher leur bonheur ou alors ils feront tout pour le protéger. Rhadamanthe décide alors de porter les deux petits dans ses bras, comme pour s'assurer qu'ils sont bien là et à ses côtés, Kanon se laisse amener à l'aide de sa main qui ne quitte pas celle de la petite Inoué.

Cette petite famille fait plaisir à voir et tous sont bien obligés de l'admettre. En particulier des jumeaux qui n'ont rien manqué de la scène et qui, s'ils critiquent tout du long Kanon, ne peuvent qu'admettre que ce Chevalier d'Athéna n'a, pour l'instant, aucune envie meurtrière vis-à-vis du Juge. Quant aux deux humains miniatures que le Blond transporte, leurs avis ne sont pas tranchés mais ils sont réticents à leur venue puisque pour eux, comme pour leur Seigneur et le Juge avant, tout humain est nocif et particulièrement abject, peu importe leur âge.


Himiko ne sait pas comment commencer la discussion. Poséidon aussi est un peu gêné. Ils sont donc presque soulagés quand trois jeunes femmes arrivent vers eux. L'une d'elle s'approche d'Himiko et pose sa main sur son ventre. Quelques secondes plus tard elle soupire de soulagement. Himiko s'inquiète quand elle voit Poséidon se raidir.

- Chéri, il y a un problème ?

- Non, au contraire. Je te présente Ilithyie, il désigne la jeune femme tenant son ventre, et Hébé, il montre la jeune femme à ses côtés. Elles sont les filles de Zeus et Héra, se sont mes nièces. Hébé est la déesse de la jeunesse et la protectrice des mariages et Ilithyie est celle de l'enfantement. Il voit Himiko poser son regard sur la jeune femme qui a toujours sa main sur son ventre.

- Effectivement tante Himiko, vous êtes enceinte. Félicitation à vous deux ! S'exclame la troisième femme en trépignant de joie. Et moi je suis Aphrodite déesse de l'amour, se présente-t-elle. Je suis aussi la fille de Zeus mais pas d'Héra et je suis votre nièce. Vous venez d'hériter d'une grande famille, rigole la déesse de l'amour.

- Aphrodite cela suffit ! Tonne la voix de Poséidon. Il se rapproche de sa femme et la prend dans ses bras et l'entraîne vers un siège non loin d'eux. Nous n'en avions pas parlé… Mais si cela ne te fait pas trop d'un coup.

- Bien sûr que je le veux ! S'écrie Himiko les larmes aux yeux. Je suis si heureuse.

Elle fait sursauter Héra qui est à quelques pas derrière eux. La déesse en profite pour venir se présenter et féliciter le couple pour le mariage et le futur enfant. Tous discutent pendant un moment et Poséidon prend sa sœur à partie.

- Merci pour ton aide. Ça va avec Zeus ?

- Oui, ne t'inquiète pas pour moi.

- Tu comptes aller voir Hadès ?

- … Héra regarde au loin son autre frère et son jeune compagnon. Je ne veux pas les déranger.

- Héra… Cette année j'ai appris une chose importante. La famille si on veut la conserver il faut se battre pour elle et lui montrer son soutien. C'est la chose la plus importante. Ainsi que les amis.

- Oui, vous me l'avez aussi appris. Mais j'irais plus tard promis.

Poséidon prend sa main et l'embrasse en souriant. Héra lui rend son sourire et retourne voir Himiko.

- Ma chère sœur… je peux vous appeler ainsi ?

- Bien sûr et on pourrait même se tutoyer ?

- Avec plaisir Himiko. Tu as une préférence pour le sexe de l'enfant ?

- Pas du tout ! Je l'aimerais comme il ou elle sera.

- Tu as bien raison, moi… Héra s'assoit à côté de sa belle-sœur et prend l'une de ses mains dans les siennes. Je te souhaite tout le bonheur du monde. Elle regarde ses deux filles et Aphrodite et se mord la lèvre inférieure. Je n'ai pas su aimer mes enfants comme il le fallait et je le regrette. Si mes deux filles ici présentes m'ont pardonnée, mes deux fils…

- Ils vous aiment à leur façon, sourit tristement Aphrodite qui est avec le temps devenu le lien entre les deux hommes et leur mère.

Un long silence se fait. Poséidon prend place aux côtés de sa femme et l'enlace.

- Ne t'inquiète pas ma chérie. On sera de bons parents, car on s'aime. Héra et Zeus…

- Nous ne sommes pas amoureux. Il lui fallait une reine et c'est tombé sur moi, sourit la déesse. Mais je ne suis pas à plaindre, en tant que reine j'ai des passe-droits.

Les trois déesses se mettent à rire, tout comme Poséidon. Puis la discussion se fait plus légère et Himiko en profite pour en apprendre plus sur le passé de son époux. Elle pose une tonne de questions à Héra qui se fait un plaisir de lui répondre.

Poséidon, lui, a le plaisir de revoir sa sœur souriante et chaleureuse. C'est la première fois depuis son mariage avec Zeus. Et il est ravie de voir qu'Himiko et elle s'entendent à merveille.


Il lui attrape le poignet par réflexe. Le tire derrière lui pour ne pas le perdre de vue. Se met à l'écart pour qu'on ne lui enlève pas de nouveau et là, maintenant se retourne pour voir ce Noiraud qu'il tient peut-être un peu fort, il le fixe durant de longues secondes. Des secondes entières où aucun des deux ne fait un geste et où les yeux Bleus se posent sur chaque millimètre de cette frimousse à laquelle, pendant une même seconde, il s'est vu renoncer.

Lentement, l'une de ses mains commence son ascension et s'il ne fait que frôler, ses doigts finissent par agripper sa nuque pour déposer cette tête contre son torse et pour la serrer aussi fort qu'il le peut. Sa main agrippe les mèches de jais de Rin, sa seconde main entoure cette taille fine et pour finir, son nez part se réfugier dans cette chevelure senteur cerise.

De son côté, le jeune Tomura reste immobile. Cette façon d'être redevenu visible est surprenante et le bruit de pas des deux enfants le fait intérieurement sursauter. Mais avant ça, il a vu l'abandon de celui-ci et a compris. Un peu trop bien dirait certains mais peu importe alors, il est doublement surpris quand il sent Hadès l'attraper et le serrer contre lui. Alors oui, ses bras restent ballants durant de longues secondes à lui aussi et serré ainsi contre ce torse, ça a peut-être eu quelque chose d'irréel mais ses doigts bougent et finissent par agripper avec prudence le dos de son aîné.

- Hadès-san…, murmure tout d'abord la voix du plus jeune sans vraiment être entendu. Tu me vois maintenant ? Interroge-t-il alors que cette prise sur sa tête se resserre.

- …Oui…, oui je te vois. Répond le Dieu d'une voix calme et en éloignant à présent ce Noiraud pour le fixer de nouveau. Est-ce que… …tu vas bien ?

- Oui. La réponse est brève parce que Rin a comme un nœud dont il ignore la provenance mais sûrement qu'il se sent un peu morose. C'est étrange mais il le ressent ainsi. Je… je ne comprends pas très bien tout ce qui vient de se passer Hadès-san. Je ne suis pas très malin, jeune aussi et j'ai entendu des choses qui pourraient porter à confusion alors, j-

- Tu es loin d'être stupide donc dis-moi, accepte sans mal Hadès qui, il le sait, craint plus la réponse de ce petit être-humain que celle de son frère à présent. Est-ce que ça va ?

- Je viens d'apprendre que… que mon- un temps d'arrêt se fait avant de finir sa phrase et rougir entre les mains de son aîné, …petit-ami est un une sorte de Dieu et que vous étiez occupé de débattre sur notre sort. Si on devait vivre ou mourir mais, j'ai vu aussi que tu tenais à ce que Hatsuharu-kun et Inoué-chan restent avec leur père, sourit-il presque tendrement alors que cet Ebène continue de garder son visage entre ses mains. Et… j'ai vu que tu voulais bien que je reste à tes côtés, dit-il une longue minute plus tard avec plus d'hésitation dans la voix. Alors oui, je pense que je vais bien grâce à toi.

Hadès sent les tremblements de cette fine mâchoire à l'intérieur de ses paumes et pour l'instant, il n'en demande pas plus. Il n'est pas rejeté et c'est déjà un grand pas pour lui. Puis quelque chose d'humide le surprend, une larme. Il ne sait pas bien ce qu'elle exprime et qu'elle est son sentiment mais comme une chose habituelle, il dit des mots qui ne reflète pas ses pensées.

- Tu pleures alors que les enfants de Rhadamanthe n'en n'ont rien fait…, s'entend dire la voix du Dieu des Morts sur un ton peut être moqueur ou hautain.

- Désolé, c'est le seul mot de Rin avant de s'éloigner de cette prise, de cacher son visage et d'essuyer sa joue du mieux qu'il peut. Un autre pas en arrière voit même le jour avant qu'il ne soit de nouveau rattrapé.

- Je ne voulais pas dire ça, reprend Hadès alors que ses bras enlacent de nouveau son amant. …Rin, tu m'as manqué. Avoue-t-il à cette oreille et alors que ses paroles sont enfin en parfait accord avec son cœur. Tu dois sûrement te poser des tas de questions et je répondrais à toutes crois-moi, seulement pour ce soir, on devrait… …-

- C'est bon Hadès-san, dit le plus jeune dans un sourire. Je suis heureux d'être à tes côtés c'est pour ça que-, désolé je vais me reprendre. Continue-t-il alors que ses doigts accrochent finalement les vêtements de son aîné et que son regard doré se lève et épie avec attention celui de ce Dieu. Un regard des plus tendre qu'il a déjà eu l'occasion de voir une fois. Une unique fois et dont il se rappelle parfaitement. Si Hadès-san reste Hadès-san alors ça me va parfaitement. Il y a des réponses que j'aimerais avoir mais ça peut attendre. …Et je ne reviendrais pas sur ce que j'ai dit, quoiqu'il puisse arriver, je te soutiendrais. Termine-t-il en se pinçant la lèvre inférieure mais en étant étrangement sûr de lui.

Hadès ne peut rien répondre à ça puisqu'il est captivé par ce regard qu'il a cru perdre. Puis, de nulle part, il se sent étroit à l'intérieur de son corps comme si, quelque chose voulait s'exprimer sans qu'il ne sache réellement quoi.

Il doit des réponses à ce Noiraud et il se promet de les lui donner et de répondre à toutes les interrogations même cachées. De lui dire toute la vérité mais avant ça et parce qu'il ne sait pas ignorer cet appel qu'il croit recevoir, le Dieu des Morts se penche pour voler un baiser à son amant et le marquer une nouvelle fois de son empreinte. Et ce parfum sucré a un tel goût de nostalgie et d'apaisement, qu'il ne ressent pas les quelques regards sur lui de cette démonstration qu'il n'aurait jamais faite avant.

- Oncle Hadès !

Deux petits monstres surgissent alors dans les jambes de l'appelé et si un regard les fusilles, les deux enfants relâchent leur prise et sourient bêtement. Ou plutôt font des sourires d'excuses alors que leurs yeux reflètent leurs bêtises.

Les sourcils légèrement froncés, Hadès soupire de cette interruption puis se rappelant de leur condition qui était tout aussi précaire que celle de son jeune amant, un geste survient.

L'un après l'autre, ils reçoivent une tape sur le haut de leur tête et si les sourires des deux bambins s'élargissent, derrière eux, on peut apercevoir Rhadamanthe s'excuser et récupérer ses deux progénitures pour essayer de les tempérer.

- Hadès-sama je suis désolé. S'excuse immédiatement Rhadamanthe en attrapant ses enfants par la main. Je ne pensais pas qu'ils viendraient jusqu'ici alors qu'ils étaient encore occupés de manger il y a quelques minutes.

- Hm, ça ira pour cette fois. Quant à vous deux… …allez continuer de manger. Ordonne le Dieu alors que sa main leur dit de déguerpir.

- Rhadamanthe pourquoi vous l'appelez Hadès-sama ? Intervient Rin qui est légèrement surpris de cette chose et qui coupe la parole d'Hatsuharu sans le vouloir. C'est votre frère, non !?

- Il est mon Dieu, je le sers donc il est normal de l'appeler ainsi, indique le Juge qui ne croit pas bon de rectifier l'autre interrogation pour le moment. Et de ce fait, vous allez devoir vous habituer à être appelé Rin-sama. Annonce-t-il dans un sourire simple et peut-être un peu satisfait.

- R-…, la bouche légèrement entrouverte, le jeune Tomura reste un instant coi afin de bien comprendre ce qu'il vient d'entendre puis avant qu'il ne puisse reprendre et désapprouver la décision de son aîné, deux autres petites voix se rappellent à eux !

- Rin-sama ! Rin-sama ! Clame les deux bambins comme une sorte de nouvelle mélodie amusante et si les deux gênent le Noiraud bien plus qu'il ne le faut, celui-ci même fait claquer sa langue à son palet.

- Ne m'appelez pas comme ça, soupire Rin d'un ton désapprobateur. Je… je vais vous laisser.

- Rin est en colère ? Marmonne Inoué alors que sa lèvre inférieure tremble quelque peu.

- On est désolés, rajoute par-dessus un Hatsuharu tout aussi embêté que sa sœur.

- Vous lui direz vous-même dans ce cas. Rhadamanthe, il s'y habituera. Affirme Hadès avant de partir rejoindre son amant vers le milieu de la salle remplir une assiette sans grande envie.

Acquiesçant les mots de son Seigneur, le Doré s'en veut légèrement d'avoir osé parler ainsi aussi rapidement mais d'une certaine façon, ça le soulage de pouvoir le faire. Lui aussi, se promet de reparler à Rin de cette petite formalité entre eux puis, invitant ses enfants à le suivre jusqu'à la table où Kanon les attend patiemment, il redonne le moral à ses deux progénitures qu'il ne se lasse pas de regarder même si ces deux-là font déjà quelques bêtises inconscientes.

Hadès n'émet aucun mot quand il se pose près de Rin mais l'une de ses mains trouve le chemin d'une nuque gracile qu'il ne quitte pas de la soirée. Il ne veut en aucun cas obliger son amant à faire quoi que ce soit mais à présent, il en prend conscience, de petites choses vont changer, des trucs insignifiants si on regarde bien mais qui peuvent perturber.


Le cœur battant étrangement. Un battement qu'elle n'a encore jamais connu, Sheera se fait muette alors qu'elle est proche de ce Brun qu'elle peut de nouveau toucher.

Elle avance elle-même vers lui pour être certaine que ce rêve/cauchemar finit enfin et pourtant, elle n'arrive pas à débuter la conversation. A saluer ce Brunet qui n'a pas tout dit sur son compte.

Cette Blonde ne sait pas comment agir néanmoins, elle attrape avec hésitation la main de ce Barman et marque un léger sourire sur son visage. Un peu bousculés par cette journée folle et cette soirée, les deux n'arrivent pas à s'exprimer et puis avec le bruit environnant qu'il y a maintenant, c'est impossible de se concentrer sur des mots précis.

Les deux deviennent assez timide et si la Dorée ne sait pas comment débuter cette conversation, le Dieu n'en mène pas large non plus. Il est certainement aussi stressé que sa compagne et il mentirait s'il disait avec certitude qu'il n'a pas peur de recevoir une gifle ou quelque chose qui y ressemble.

_ Sheera… …je suis désolé, soupire finalement Dionysos alors qu'une sueur froide traverse son dos. Je ne-

_ Je pense qu'on devrait parler de ça plus tard, non ?! Et au calme. Continue Sheera pour que la situation entre eux ne soit pas trop étrange et pour qu'elle puisse comprendre elle-même tous les mots qui sortiront de la bouche de son amant. …Alors comme ça, si j'ai bien compris, tu es un Dieu ?! Demande-t-elle ou analyse-t-elle pour elle-même.

_ Oui, apparemment… . Confirme le Brun un peu gêné de cela. Et je n'en n'avais aucun souvenir avant Dimanche.

_ Cet homme…, qui était-il ? Interroge-t-elle alors qu'elle a dit de ne pas s'en préoccuper pour ce soir.

_ Zeus… . Répond avec peine le Brun qui aimerait savoir tout autre chose. Sheera, est-ce que tu vas bien ? Que s'est-il passé depuis que j'ai dû te quitter ce matin ?

_ Quand je suis sortie de l'appartement pour te retrouver puisque je te pensais à la boulangerie, je me suis fait emporter et enfermer dans une sorte de bulle qui n'a fait que flotter au-dessus de vous toute la journée. Avec les autres, nous avons entendus tout que vous avez pu dire ou faire et… …je ne savais pas si je rêvais ou non puis finalement, j'ai compris que tout ceci était réel. Souffle-t-elle dans un léger sourire rassurant pour elle et pour lui puis, comme pour confirmer tout ce qu'elle a entendu, vu et résumé, elle reprend. Dionysos, …tu es un Dieu n'est-ce pas ?

_ Oui et j'aurais aimé te le dire avant. Mais plus que tout, je suis sincèrement heureux de te voir debout devant moi. De pouvoir te toucher et te parler. Se déclare le Brun non sans cajoler cette joue doucement rougie par ses mots et par ses gestes.

_ J'aimerais bien te dire la même chose mais je devrais d'abord prendre conscience de ce que je risquais de perdre et ce soir, je n'en n'ai pas envie. Avoue la Blonde non sans garder la main de l'autre dans la sienne. Tu peux me dire où nous sommes ?

_ Sur l'Olympe.

Un nouveau sourire né sur le visage de Sheera et sans le vouloir elle rit. Elle ne se moque pas, seulement, entendre ce nom sortir de la bouche de ce Barman semble étrange et irréaliste pour elle encore.

Et parce qu'elle en meurt d'envie depuis le début et pour être certaine qu'elle ne parle pas a un fantôme ou une sorte de spectre venu d'outre-tombe, elle attrape la nuque de ce Brunet et lui vole un baiser des plus doux et des plus appuyés. Les cœurs battants, les deux amoureux réalisent à présent qu'ils sont de nouveau réunis et que l'illusion n'est plus. Laissant les bras de la jeune femme couvrir sa nuque pendant que lui presse cette taille tout contre lui, ils restent enlacés ainsi durant de longues minutes et pendant ce laps de temps, plus rien n'a d'importance pour eux. Si bien qu'ils n'entendent pas ce petit grattement de gorge pour signaler une présence. Que Dionysos chasse cette chose qui se pose une seconde ou deux sur son épaule.

_ Dionysos…, il y a quelqu'un derrière toi. Dit alors Sheera quand ses paupières se lèvent pour tomber nez à nez avec une jeune femme d'environ son âge.

_ Désolée de déranger vos retrouvailles mais je suis un peu curieuse et j'aimerais que tu me la présente. Se confesse Artémis sans rien cacher de ses intentions ou de son aplomb.

_ Bien sûr… . Sheera je te présente Artémis, elle est la sœur jumelle d'Apollon et ma demi-sœur. Présente le Dieu en relâchant sa Dulcinée et en se montrant comme à son habitude –pour la Dorée- courtois et calme.

_ Je ne savais pas qu'il…- …Ah Artémis…, celle dont Shin avait parlé durant l'anniversaire de Camus, c'est ça ?! Demande le Blonde comme une confirmation à son amant et si un hochement de tête affirmatif lui répond, elle reprend. Enchantée de vous connaître Artémis-san, j'espère m'entendre aussi bien avec vous qu'avec votre frère. Vos frères…, se surprend à dire Sheera en mettant de côté une nouvelle information pour elle. Dionysos et Apollon sont demi-frères.

_ Il n'y a pas besoin d'autant de politesse, appelle-moi simplement Artémis comme je l'ai demandé à Shin ! Insiste déjà la jeune femme qui a un bon feeling avec celle-ci lui semble-t-il. Je suis tellement heureuse de pouvoir enfin vous parler à tous les deux ! J'ai d'ailleurs demandé à Shin de me rejoindre demain après-midi pour discuter, est-ce que tu aimerais nous accompagner ? J'adorerais ça ! Demande la jeune à la chevelure claire qui n'a jamais été aussi enthousiaste et n'a autant montré ses émotions.

_ Je… …je ne sais pas, je-

_ Généralement elle n'est pas aussi passionnée, je t'assure. Affirme Dionysos pour rétablir la vérité et rassurer sa compagne. Tu pourrais peut-être t'amuser, continue-t-il à l'oreille de sa Blonde cette fois.

_ Mh. Artémis, j'en serais ravie si votre invitation tient toujours.

_ Dans ce cas, je te rends à Dionysos pour la nuit. Je viendrais te chercher pour quinze heures.

L'information donnée, Artémis repart auprès de son jumeau et si son enthousiasme donne du tonus au deux autres, ils reprennent une conversation plus calme et moins pressée. Ils s'installent à cette table remplie de mets succulents et enfin, le ventre de Dionysos se dénoue et réclame. Plus apaisé que jamais avec la main de cette Dorée entre la sienne, il lui propose de grignoter un bon repas ensemble même si le concept de tête-à-tête est à revoir en cette soirée particulière où des tas de voix les entourent et s'installent aussi à cette grande table ronde.

_ Dionysos, j'ai oublié de te dire une dernière chose, murmure-t-elle à l'oreille de ce dernier qui est tout ouïe. …Je t'aime et je te remercie de m'avoir sauvé la vie.

_ Je ferais tout pour toi et te garder près de moi Sheera. Confie-t-il dans des mots tout aussi bas. Moi aussi je t'aime… plus que n'importe quoi en ce monde, n'en doute jamais.