Bonjour,

Nous voici au dernier chapitre et oui cela fait déjà un peu plus d'un an que cette fiction à commencé (170 chapitres en tout du prologue à l'épilogue. un compte rond sans le vouloir) et le temps est passé super vite. Tout ça grâce à vous et vos commentaires. Merci à tous de nous avoir lu et soutenu en nous laissant vos impressions.

Aujourd'hui le chapitre s'étend sur une longue période essayant de répondre a à peu près toutes les questions qui restent en suspens. Mais s'il en reste n'hésitez pas à nous les poser.

Sinon Sam et moi on espère vous revoir bientôt et que vous apprécierez nos prochains textes. Je dois dire que pour l'instant on est dans l'écriture et les futures histoires à publier arriveront dans quelques temps mais pas de date précise. Mais on espère qu'on pourra vous y revoir et qu'on pourra continuer à échanger avec vous. N'hésitez pas à nous contacter par le biais des PM. Surtout en cette période ou garder le contact est important. On adore échanger (bon en ce moment plus moi que Sam, lol, mais elle est surtout plus occupée que moi.). Ou venez aussi nous voir sur notre autre site personnel. Peacecraft31 et Sam-Elias.

Sinon que dire de plus si ce n'est MERCI BEAUCOUP à tous pour cette année. Et n'hésitez pas à venir nous donner votre dernière impression sur ce final. Biz à bientôt Craft.

Coucou,

C'est moi Sam ! Je sais, je ne parle pas beaucoup et Craft s'occupe de tout et je lui en suis très reconnaissante et vous aussi j'en suis sûr mais je suis très reconnaissante à vous de nous lire et de nous suivre aussi assidûment. Craft m'a dit que vous aviez aimé lire notre fiction et ça me fait très plaisir. Les mots ne seront pas assez forts pour vous dire à quel point je vous remercie pour tout ça ! Cette fiction a été un vrai plaisir à écrire et à imaginer et je ne pense pas que Craft me contredira là-dessus. ...Et savoir que vous aimez mon petit Hadèschou... . [mon petit préféré]

Malheureusement elle touche aussi à sa fin et on peut dire qu'une année s'écoule drôlement vite mine de rien. Merci d'avoir aussi bien accueilli notre fiction et de l'avoir suivi jusqu'au bout. Et tous ses commentaires de soutiens, de questions et rempli de vos pensées, ça me ravie !

Alors merci à vous, toi là MARGUERITE . ROXTON - JONES, ou bien toi AquariusNoJessica ou même Olivier88 ou CaelinaB pour ne pas citer tout le monde ! J'espère qu'on se reverra et que si cela arrive, je serais plus présente et je pourrais répondre à vos interrogations ou vos mots de gentillesse. Je vous embrasse !

Olivier88 : Bonjour, Oui nous aussi on pleure que cela soit fini. Oui malheureusement. Ça serait bien que certaines bonnes choses ne finissent pas lol. Oui on en écrit une nouvelle mais sur One Piece mais pas d'inquiétude on reviendra avec Saint Seiya. Sinon sur mon site peacecraft31 je vais bientôt publier un OS avec Hadès et un OC et j'écris en ce moment une histoire avec Saga et un OC. Donc bientôt plus de Saint Seiya. Merci pour ses compliments. Oui il a été très long mais on a adoré l'écrire. Et je suis ravie que tu es trouvé cela beau. Si tu me donnes ton avis sur l'épilogue je te répondrais sur le profil. Et si tu as envie de me le dire j'aimerais bien savoir qui est ton personnage préféré et ton couple préféré. Encore Merci énormément de nous avoir suivis toute cette année et de nous avoir donné tes impressions. Bonne lecture et à bientôt j'espère. Biz Craft.


Épilogue.

Des portes claquent faisant sursauter les occupant de la pièce, sauf les deux nouveaux venus arrivés d'un endroit différent. Un frère et une sœur qui se regardent en chien de faïence. L'homme veut parler mais se retient. Il ne veut pas dire de bêtise, pas froisser, veut avoir des réponses, mais hésite à poser des questions qui peuvent fâcher. Cela fait longtemps qu'elle n'est pas venue ici, en enfer, le voir, lui parler. C'est vrai que le lendemain de leur retour elle lui avait un peu parlé. Elle avait émis le souhait de recréer une relation entre eux. Mais il l'avait à moitié crue.

Alors pourquoi maintenant et ici ? Depuis une semaine qu'ils sont tous rentrés, il est tranquille chez lui et ne fait de tort à personne. Alors pourquoi ? Elle veut vraiment ressouder sa famille ?

Elle aurait pu l'avertir et pas venir comme ça à l'improviste, sans prévenir. Il souffle d'exaspération. Il veut vraiment savoir pourquoi elle est là ? De son fait à elle, ou son mari l'y a contrainte ? Il la voit sourire et s'avancer vers son amant. Il veut l'arrêter mais n'ose pas bouger. Elle agrippe le poignet de son compagnon qui est occupé de discuter avec Pandore –ces deux-là s'entendant plutôt bien finalement- et là, c'est elle qui souffle d'exaspération avant de prendre la parole :

- Hady-chéri tu pourrais faire un effort. Regarde-le, il est fin et blanc. Bientôt on pourra croire qu'il appartient vraiment à ton royaume.

- Héra cesse de m'appeler comme ça ! Grogne la voix mécontente du Dieu des morts. Même quand mère le faisait je n'aimais pas cela, renchérit-il. Il déteste l'idée d'avoir été ainsi nommé devant son amant et les enfants de son neveu – pour qui il accepte de continuer à être appelé oncle Hadès en privé et Hadès-sama en public -. Si tu viens pour me faire des reproches, repars sur le champ.

- Rin, comment peux-tu le supporter ? La Reine des Dieux reprend sa conversation comme si de rien n'était, faisant encore plus souffler Hadès d'exaspération. Les enfants venez me voir ! Les deux petits viennent se mettre à côté d'elle et Rin. Regarde ! Ils sont blancs comme des linges. Elle lève le bras de Rin qu'elle tient encore. Hadès il faut qu'ils voient le soleil. Allons dehors !

- Héra ! Crie Hadès.

- Zeus m'a donné la permission. Notre frère a compris que tu aimes les hommes. Il ne voit plus d'un mauvais œil notre relation. Assure-t-elle d'un ton rempli de conviction et d'entrain.

- Je ne comprends pas pourquoi il était jaloux à la base, soupire Hadès.

- Car mère et moi te préférions à lui. Même si elle t'aimait comme une mère et moi comme une sœur. Héra vient ancrer son regard dans celui de son beau-frère. Rin ne vous inquiétez pas ! Hadès et moi ne sommes que frère et sœur et rien d'autre. Zeus se fait juste des idées.

- Tout à fait ! Confirme le Dieu des morts tandis qu'il coupe la parole à son amant qui allait répondre à la femme qui ne lâche toujours pas son poignet.

Héra fait une tête triste, l'air de dire qu'elle aurait préféré que son frère ne soit pas si catégorique. Puis elle se met à rire.

- Hadès, tu verrais ta tête. Ne t'inquiète pas, je ne t'ai jamais aimé autrement que comme une sœur. Mais sans rire, ils ont besoin de soleil. Je vous embarque dans un parc.

La Reine claque des doigts et tous se retrouvent dans un magnifique parc avec un lac. Hadès soupire à nouveau mais devant le sourire de son « gamin » et des deux vrais gamins du groupe il se calme. Sa sœur agrippe son bras et lui sourit.

- Héra que veux-tu ? Hadès reste toujours un peu sceptique quant à la visite de sa sœur. Il ne croit pas qu'elle soit venue juste pour amener les siens au soleil.

- Rin te rend heureux et j'en suis heureuse. J'aimerais que nous redevenions une famille. En vous voyant cette année, je me suis remise en question et je ne veux plus faire les mêmes erreurs. Je ne sais pas si tu pourras…

- Je n'ai rien à te pardonner ! Héra tu es ma sœur et je serais toujours là pour toi quoi qu'il arrive.

Un grand silence se fait entre les deux, qui ne passe pas inaperçu pour l'amant d'Hadès. C'est pour cela qu'il prend son courage à deux mains et vient les rejoindre afin de prendre la parole. Après tout, il est un homme et a des choses à dire à ces deux-là.

Maintenant qu'il comprend un peu mieux la situation, entendue ici et là et expliquée vaguement par Pandore, il ne peut pas laisser ces deux-là dans un silence aussi pesant. Et dans un souffle, on peut entendre son timbre léger mais aussi sérieux et convaincu.

- Héra-san, merci pour ce cadeau, soupire le Noiraud dans un sourire de remerciement. Et si vous me le permettez j'aimerais dire autre chose.

- Evidemment, ne te prive pas. S'étonne la femme qui attend les prochains mots certainement autant qu'Hadès qui se crispe. Pas qu'il n'ait aucune confiance en son compagnon, non, c'est l'inverse, il n'a aucune confiance en lui-même quand ça touche son Cadet.

- J'ai perdu ma sœur et mes parents, je sais ce que ça fait de se retrouver seul au monde mais vous, vous avez la chance d'être biens vivants, d'être des Dieux alors Hadès-san, j'aimerais que tu croies un peu plus en la bonté de ta sœur et vous Héra-san, j'aimerais que vous disiez à tous qu'il n'est pas le vilain petit canard de la bande. Qu'il a le droit au bonheur, surtout avec sa famille. Débite Rin sans pouvoir s'arrêter mais en étant certain de tous ses mots et de la tournure de sa phrase. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire mais je vous préviens, ne lui faite pas de mal. Il menace, c'est une première mais ça réchauffe le cœur d'un Dieu, bien plus que ce soleil présent, il en est certain.

- Tu es surprenant. J'ai compris et je te promets de faire tout mon possible Rin. Sourit largement la Reine qui voit dans les yeux de cet humain une grande détermination à protéger son aîné. Mais toi aussi Hadès, tu devras y mettre du tien.

Les deux Olympiens restent un instant à se fixer et si le visage de ces deux-là se lèvent peu de temps après vers le soleil brûlant leurs peaux, Hadès ne peut s'empêcher de laisser sa main courir vers la nuque de son Amant.

Le silence les entoure durant un laps de temps indéterminé et si cela revigore autant qu'il semble apaisant, cela est de courte durée.

- Oncle Apollon fait vraiment briller le soleil ? Cette demande de Hatsuharu fait sursauter les trois adultes et les fait se retourner vers lui qui accourt pour avoir une explication à son interrogation.

- Oncle Apollon ? Hadès trouve cette appellation bizarre.

- Papa m'a expliqué qu'il est le fils de Zeus, comme Apollon et Dionysos. Cela fait donc d'eux mes oncles. Et que tu es son oncle car tu es le frère de son père Zeus…

- Et vous Héra-san vous êtes qui pour nous ? Inoué qui a suivi son frère se permet de le couper. Intriguée par cette grande dame très distinguée, elle en est obligée.

- Je suis la femme de votre grand-père Zeus, mais pas la maman de votre Père.

- On peut… quand même vous appelez grand-mère ou mamie, murmure la petite fille.

- J'en serais ravie, je préfère mamie.

Les deux enfants se mettent à rire de joie et se jettent dans les bras de la dame en l'appelant mamie. Inoué est ravie car elle avait apprécié la semaine dernière que la dame les aide à comprendre ce qui se passe. Elle n'avait pas tout compris, mais elle avait ressenti que les adultes s'étaient apaisés après son intervention et cela lui avait aussi fait du bien. Elle l'apprécie donc un peu.


Shin suit Apollon, ce matin il a été surpris que son Soleil le réveille tôt. Depuis une semaine qu'ils sont dans le monde réel, son amant aime faire la grasse matinée. Mais là, en cet instant, Apollon l'entraîne dans un endroit inconnu de lui sur l'Olympe. Les deux hommes ne parlent pas.

Leur marche dure un long moment, au moins une bonne heure. Ils traversent un immense jardin, longent un grand lac et grimpent sur les flancs d'une montagne. Shin s'interroge longuement sur le pourquoi, mais il a la réponse quand ils arrivent devant une grotte formée dans la roche de la montagne. Depuis son amant tourne en rond, encore et encore, cela dure de nombreuses minutes, quand Shin se décide enfin à prendre la parole :

- Apollon où sommes-nous ? Que fais-tu ?

- Je… Et si ça se passait mal ? Je veux dire… Tu sais… Apollon se tait un instant avant de reprendre dans un flot de parole ininterrompu. Je t'ai écouté quand tu m'as parlé de ma famille, de mon fils, de mon père et de mes frères et sœurs. Je voudrais te présenter quelques personnes.

Apollon attrape la main de Shin et l'entraîne à sa suite. Les deux entrent dans la grotte, le Blanc pense qu'il va être dans un endroit froid et humide mais se retrouve en fait dans un espace chaud et sec. La pièce est chaleureuse, décorée de drapée de diverses couleurs, de tapis, et sur l'une des banquettes se trouve une jeune femme Blonde, légèrement vêtue. Le regard de la déesse est rivé sur un homme torse nu à la musculature bien faite. L'homme une épée à la main s'entraîne à faire des mouvements précis. Non loin d'eux se trouve un autre homme en train de créer un objet.

- Bonjour vous deux, salue la déesse. Shin je suis ravie de vous rencontrer. L'autre fois nous n'avons pas eu le temps de nous présenter. Je suis Aphrodite déesse de l'amour. Lui là-bas c'est mon mari, le dieu des forges Héphaïstos. Et l'homme avec une épée c'est notre frère Arès le dieu de la guerre.

- Bonjour à tous les trois, murmure timidement le Blanc.

- Apollon je ne pensais pas te voir si tôt, sourit la déesse de l'amour.

- Je… Je voulais vous présenter Shin.

- C'est fait ! Claque la voix d'Arès.

- Arès ! S'exclame faussement outrée Aphrodite. Ne soit pas si rude avec notre frère, le sermonne-t-elle en souriant.

Arès grommèle dans son coin et Héphaïstos sourit sous cape. La déesse fait signe au Blanc de l'approcher tout en restant allongée sur son sofa.

- J'ai cru voir que vous étiez un excellent artiste, peut être voudriez-vous allez voir de plus près le travail de mon époux ?

Shin fait « oui » de la tête et devant le geste de la main de la Blonde l'y invitant, il s'y rend doucement. Il reste là à regarder le dieu pendant une bonne demi-heure, sans dire un mot. C'est à sa grande surprise Héphaïstos qui prend en premier la parole.

- Je n'ai pas trop regardé ce qui vous est arrivé cette année. Arès et moi ne sommes pas les bienvenus dans l'Olympe. Mais Aphrodite nous a tout raconté. On m'a dit que vous étiez un bon artiste et un bon souffleur de verre. Je dois reconnaître que je n'ai jamais essayé. Peut-être… le dieu s'arrête, sa proposition lui paraît incongrue.

- Oui ? Shin veut connaître le fond de la pensée du demi-frère de son amant.

- Peut-être pourriez-vous m'apprendre à souffler le verre et fabriquer des objets avec, et en contrepartie je pourrais vous apprendre…

- A faire d'aussi beau bijoux que ceux de votre femme, ou forger des armes comme celle que vous avez entre les mains. Je ne suis pas un bon forgeron, je… Shin s'arrê vient de prendre conscience qu'il a coupé la parole du dieu et qu'en plus d'avoir été impoli, il s'est imposé dans les forges. Son excitation à découvrir une nouvelle méthode de travail lui a fait perdre toute notion de bienséance. Pardon.

- Pas de problème. J'aime les gens comme vous. Passionné et curieux de tout.

- Oui et il apprend vite et bien, il ne te gênera pas et t'aidera, rajoute Apollon qui a regardé de loin la scène.

- Et toi tu apprends vite et bien ? Se renseigne Arès auprès d'Apollon.

Depuis le début Arès est resté en retrait afin de finir son entraînement. Mais maintenant qu'il a terminé, il peut se mêler à la conversation. Il ne voit pas d'un bon œil cette visite imprévue. Il veut jauger son frère et ses véritables intentions.

Aphrodite rigole de cette intervention. Elle a un don pour lire dans l'esprit du dieu de la guerre, et ce qu'elle décèle lui plaît. D'une main délicate elle touche la main du dieu Solaire et lui fait signe de se baisser vers elle. Elle en profite pour lui chuchoter quelques mots à l'oreille avant de lui baiser la joue en forme d'encouragement.

- Notre frère n'aime pas les mots mais les actions. Il juge les gens en les combattant. Alors montre lui ta détermination à vouloir recréer des liens avec nous.

Apollon comprend et il est d'accord avec cela. Il se relève et va droit vers Arès. Il attrape au passage une épée dans l'un des bacs remplis de ces armes. Il se place droit et fier devant le dieu de la guerre et déclare :

- Je pense que le meilleur des entraînements se fait avec un partenaire. Alors si cela te va j'aimerais être le tien.

- Crois-tu pouvoir me tenir tête assez longtemps pour que je puisse progresser ?

- Je ferais de mon mieux.

La phrase est dite de façon neutre. Il n'y a dans cette réplique ni arrogance, ni supériorité, ni défi. Il ne veut pas l'humilier, le rabaisser comme il l'aurait fait avant. Non, il n'y a qu'une simple pensée, claire et vraie. Il ne sait pas s'il sera à la hauteur ou non car il ne s'est jamais confronté à son frère. Mais, il veut lui être utile, lui faire comprendre qu'à partir de maintenant il sera un soutien pour lui et qu'il peut lui faire confiance. Alors si cela passe par un duel avec lui pourquoi pas ?

Aphrodite tape dans ses mains et les deux entament leur joute. Pendant une heure les deux hommes se font face. Et si Apollon préfère les arc, Arès doit reconnaître qu'il est aussi doué avec une épée en main. C'est pour cela qu'à la fin de l'entraînement il déclare haut et fort :

- Tu es un bon combattant, tu es fier mais pas plus qu'il ne le faut. Tu sais voir les qualités et les défauts de ton ennemi et t'adapter en fonction. Tu ne le méprise pas et lui fait face avec fierté et aplomb. Tu imposes ton rythme dès que tu peux et ne lâches rien. Tu es un bon partenaire d'entraînement, je serais ravi qu'on recommence. Arès se tait un instant et regarde son autre frère toujours affairé à la création de sa nouvelle arme. Héphaïstos c'est bon tu peux lui offrir, il en sera digne.

Aphrodite saute hors de son siège, court derrière la forge de son époux et frère et revient quelques secondes plus tard avec un immense paquet cadeau. Elle le tend à Apollon.

- Bon retour parmi nous. Les garçons et moi-même on a pensé qu'il te fallait une nouvelle arme pour ta nouvelle vie.

- ...Merci.

Apollon ouvre le présent et découvre un magnifique arc, finement décoré à l'or, avec son carquois et ses flèches.

- Apollon… Shin se mord la lèvre. Il ne servira pas à chasser ou tuer des humains.

- Haha ! Promis mais… Je pourrais l'essayer avant de le mettre en décoration.

- … Shin cherche ses mots, il n'est pas très armes, même s'il veut apprendre à les créer. Mais quelqu'un répond à sa place une chose qui lui plaît.

- Ne t'inquiète pas ! Une telle œuvre se doit d'être utilisée et non accrochée dans son salon. Tu peux le laisser ici et venir t'entraîner avec quand tu veux. De plus, Shin sera souvent ici avec Héphaïstos maintenant qu'ils vont travailler ensemble et s'apprendre des choses. Le Dieu de la guerre sourit et met une main sur l'épaule de son frère. Comme ça on pourra s'entraîner tous les deux à l'épée et à l'arc, tu m'apprendras quelques trucs. Je ne pense pas être aussi bon que toi dans ce domaine, avoue non sans honte Arès.

- Avec plaisir, mon frère. Apollon est heureux de l'invitation qui lui permet de jouer avec son nouvel arc sans chagriner Shin.

- La prochaine fois vient aussi avec Dionysos et Sheera, l'interpelle Aphrodite. J'aimerais apprendre à connaître mieux ma belle-sœur.

- Tu veux surtout une autre présence féminine ici, rigole Arès.

- Est-ce mal ? Aphrodite leur offre une moue magnifique entre chouinement et fou rire.

Tous les hommes font « non » de la tête et après encore quelques mots et joutes verbales les deux invités se retirent.

Apollon repart avec un sourire de contentement sur les lèvres d'avoir recréé du lien avec sa fratrie. Pendant que celui de Shin est aussi agrémenté du plaisir de pouvoir apprendre d'Héphaïstos. Les deux hommes retournent dans le palais de l'Olympe main dans la main un sourire béat sur les lèvres et des rêves plein la tête. La parole est de mise de chaque côté et un avenir heureux se profile pour eux, ils en sont certains.


Elle est seule devant un grand immeuble. Elle serre son dossier contre sa poitrine et prie. C'est rare, elle est déesse, peut-elle se prier elle-même ou sa famille ? C'est une question qu'elle ne s'est jamais posée. Elle en rigole toute seule. Elle est heureuse, cela ne lui est pas arrivé depuis des siècles. Mais depuis un mois tout est différent. Elle a parlé de plusieurs choses, maintenant il est temps qu'elle agisse. C'est pour cela qu'aujourd'hui, elle attend patiemment et un peu nerveuse ses invités.

Le premier invité arrive, c'est son fils Héphaïstos. Elle ne l'a pas vu depuis des siècles. Il ne sort presque jamais de sa forge. Les deux sont assez silencieux et embarrassés. Il lui tend un objet qu'elle prend avec plaisir.

- Aphrodite m'a dit de t'en donner. A ce qui paraît chez les humains, aujourd'hui, le premier mai, on donne du muguet pour souhaiter de bonne chose à une personne.

- Merci ce muguet est magnifique, ça va me donner du courage pour la suite. Tu remercieras ta femme pour cette gentille attention.

Le dieu la regarde circonspect, il est rare de voir sa mère faire des remerciements ou des compliments et encore plus de la voir sourire ainsi. Alors, sans répondre mais en faisant un signe de tête confirmant qu'il le fera, il observe les alentour. Derrière sa mère se trouve un grand immeuble à l'abandon. Il va pour lui poser une question mais se fait arrêter par un cri de joie.

- Héphaïstos tu es là aussi, j'avais peur de ne connaître personne mais… le nouveau venu s'arrête en voyant au côté de son nouvel ami et collègue une grande dame distinguée. Il se mort la lèvre inférieure. Pardon, bredouille-t-il.

- Pas de problème je comprends bien, sourit Héra.

- Haha ! Shin même si j'aime ta spontanéité parfois apprends à te calmer. Puis voyant le Blanc bouder de cette remarque et surtout d'avoir été si impoli devant la dame, Apollon lui ébouriffe les cheveux et reprend en souriant. Je te présente la Reine Héra, c'est ma tante et ma belle-mère.

- Ah oui, c'est vrai ! Ton père a épousé sa sœur… Pardon je recommence. Bonjour Reine Héra.

- Héra suffira. Dionysos, Sheera et Himiko doivent aussi venir. Elle se souvient qu'ils s'entendaient bien pendant l'année écoulée. Tiens en parlant d'eux les voilà, sourit Héra.

Elle est heureuse de voir Apollon et Shin faire une accolade chaleureuse à Héphaïstos, mais aussi à Dionysos, Sheera et Himiko. Ils ne serrent que la main de Poséidon qui après ses salutations vient près d'elle.

- Héra…

- J'expliquerai tout quand tout le monde sera là. Et tu devrais aller avec ta femme regarde Héphaïstos a du mal à lui parler.

Le regard du dieu se pose sur le forgeron de l'Olympe. Effectivement, il a l'air mal-à -l'aise alors d'un pas serein il s'avance vers son neveu et prend la parole après l'avoir apostrophé d'une tape sur l'épaule.

- Héphaïstos ma femme aboie mais ne mord pas.

- Posy-chéri, chouine Himiko. Faisant rire derrière eux tous, Héra. Tellement qu'ils la regardent bizarrement.

- Héra si tu dis quoi que ce soit, moi je te mords, s'emporte une nouvelle voix arrivant près d'eux et ayant entendu le début de la conversation.

- Ah mais c'est vrai ! Rigole Poséidon. C'était l'expression de mère pour toi Hadès. Oui elle t'appelait toujours Hady-chéri.

Tous regardent Hadès rougir de gêne et de colère et personne ne peut se retenir de rire.

- Que se passe-t-il ? Demande Rhadamanthe en arrivant main dans la main avec Kanon.

- Rien qui ne te concerne, aboie Hadès.

- Je vous expliquerai plus tard, murmure Rin venu dire bonjour à Rhadamanthe et Kanon. Vous revenez du sanctuaire d'Athéna ?

- Oui je suis allé chercher Kanon, confirme le juge des enfers.

- Héra ! La voix d'Hadès tonne, il ne supporte plus les rires des autres.

- Oui, je vais tout vous expliquer, maintenant que tout le monde est là. Mais avant laissons Héphaïstos parler.

- Ah oui ! L'homme claque des doigts et fait apparaître plein de brin de muguet et les donne à tout le monde. Aphrodite et moi nous vous souhaitons beaucoup de bonheur à tous, c'est une coutume humaine qui se fait aujourd'hui et elle a insisté pour que je le fasse, murmure le dieu un peu gêné avant de claquer à nouveau dans ses doigts et de faire apparaître un paquet cadeau qu'il tend à Himiko. Pour le bébé.

La jeune femme sourit et l'ouvre rapidement en déchirant le beau papier cadeau. Elle y découvre deux objets un hochet en bronze peint et vernis de couleur chatoyante. Elle le remue et le son d'un grelot se fait entendre. Cela l'amuse. Elle le repose pour prendre le second objet dans ses mains. Pour cela elle donne le paquet à Poséidon car elle a besoin de ses deux mains. Quand elle le déplie elle découvre un grand mobile à suspendre au-dessus du lit. Il est en bois, ficelle et verre. Dans chaque rond de verre se trouve une photo d'un membre de la famille avec son nom et son lien de parenté avec le futur enfant. Himiko le regarde intensément et le repose dans la boite avant de se jeter dans les bras du dieu des forges.

- Merci Héphaïstos-san il est vraiment bien.

- Vraiment ? Je veux dire Aphrodite m'a dit de le créer pour aider l'enfant et vous-même à se reconnaître dans cette nouvelle très grande famille.

- Et elle a eu raison, merci.

- Je peux y apporter des modifications si vous voulez. Je veux dire plus tard on pourra rajouter parrain et marraine sous certaine photo. Aphrodite m'a aussi parlé de cette coutume.

- Avec grand plaisir, je vous remercie encore et Aphrodite aussi.

- Vous le ferez quand vous la verrez. Elle viendra vous voir souvent, peut-être un peu trop…. Héphaïstos se tait et cherche ses mots. Elle peut parfois être envahissante. N'hésitez pas à lui dire, elle ne le prendra pas mal, elle en a conscience.

- Promis, dit Himiko après un dernier baiser sur la joue du dieu. Puis tous se tournent vers Héra qui leur fait signe d'entrer dans l'immeuble derrière elle et en passant devant elle, Himiko lui attrape le bras et chuchote à son oreille, ma chère sœur, ton fils et ta belle-fille son vraiment de bonne personne. Héra sourit en faisant « oui » de la tête.

Un peu plus loin dans le hall d'entrée de l'immeuble on peut entendre Shin féliciter Héphaïstos.

- Pour un premier essai au soufflage de verre ton œuvre est réussie. Je ne devrais pas être si impressionné non ? Tu es un dieu et tu apprends vite.

- C'est vrai, mais cela ne veut pas dire que ça m'a été plus facile. Je dois dire que faire des ronds parfaits et faire entrer les photos d'Aphrodite dedans n'ont pas été une partie de plaisir, sourit le maître des forges.

Les deux hommes rient de bon cœur et Héra prend enfin la parole.

- Merci à tous d'être venus ici. Vous devez vous demander pourquoi je vous ai tous réuni ici dans ce quartier d'Athènes et non loin du sanctuaire d'Athéna. Voyant des « oui » de la tête elle continue. Je sais que depuis votre retour cela n'est pas très facile pour vous tous. Certains ont perdu plus que d'autres et tous cela c'est un peu de la faute de mon époux. Je voulais vous aider à récupérer certaines choses de votre vie passée si je puis dire. Disons vous aider à vous créer un nouvel avenir. C'est pour cela que j'ai acheté cet immeuble.

- Je ne vois pas trop le lien, déclare Hadès.

- J'y viens. Elle ouvre le dossier dans ses mains et en sort plusieurs sous dossier et en tend un à chacun avec leurs noms inscrits dessus. Voilà ce que je vous propose pour l'avenir. Ici sera votre nouveau lieu de travail. Au rez-de-chaussée on peut construire un bar pour Dionysos. Tu auras toute la place possible pour accueillir tes clients. Il y a aussi un sous-sol qui peut devenir ta cave. Et si tu veux faire ton propre alcool, tu peux te servir des champs en friches sur l'Olympe, ceux près des forges d'Héphaïstos. Au premierétage je vois bien une bijouterie et un atelier d'art, pour Shin et Héphaïstos. Vous pourrez aussi y créer les bouteilles de verres pour le vin de Dionysos, comme le faisait Shin dans l'autre monde. Cela étant dit à part si Héphaïstos refuse et que tu préfères aller dans sa forge, dit-elle à se retourne et regarde son fils. Je ne te mets pas dehors, tu vis toujours avec nous sur l'Olympe mais Aphrodite m'a dit que…

- Que moi aussi je devrais sortir voir le soleil et les humains…. Je ne suis pas contre, mais…

- Je m'occupe d'Arès ! s'exclame Apollon qui comprend bien l'hésitation de son frère et qui veux donner une chance à son amant de vivre parmi les siens. Je m'entraîne avec lui maintenant. Et puis on passera vous voir. Il est temps que lui aussi sorte de votre tanière.

- Je suis assez d'accord, sourit Héra. Aphrodite m'a dit qu'elle aussi prendrait soin de le faire sortir. Après un dernier sourire entendu avec son fils, la Reine des cieux reprend. Au second étages j'avais pensé qu'on pourrait créer des bureaux d'avocat pour Sheera, de publiciste pour Rin et s'ils le veulent parfois Hadès et Rhadamanthe. Pour vous sortir un peu des Enfers. Pour Kanon tu pourrais mettre des bureaux d'édition au troisième étage, Athéna est d'accord, elle avait l'air emballée quand je lui ai parlé de mon projet. Pour finir Himiko je ne sais pas si tu as fait attention mais de l'autre côté de la rue se trouve une école, tu pourrais aller y travailler et elle serait aussi bien pour ton futur enfant. Ainsi que pour tes enfants Rhadamanthe. Il serait bien de les scolariser à nouveau. Voilà ce sont des idées mais je ne pousse personne à accepter. Si vous désirez faire autre chose.

- Tu as bien travaillé, déclare Poséidon.

- Pas tant que ça, j'ai été bien aidée, sourit Héra.

- Par qui ? Se renseigne Hadès qui ne voit pas où est l'embrouille.

- Camus du Verseau.

- Ah non ! Tonne la voix froide d'Hadès ce qui fait exploser de rire Poséidon.

- Himiko a raison alors fais-toi une raison, ce gamin est un faiseur de miracle, rajoute tout heureux le dieu des mers.

- Je suis bien d'accord, dit Himiko. En un jour il a organisé notre mariage et je suis tombée enceinte pour notre nuit de noce, continue-t-elle de dire tout en regardant l'école en face et la brochure parlant d'elle entre ses mains. Et maintenant ça ! Ce complexe scolaire va de la crèche au lycée. Tu imagines Poséidon pas de problème pour l'inscrire on le fait une fois et après ça se fait tous seul, pendant toute sa scolarité. Dans la brochure ils ne cachent pas non plus leur besoin en professeurs. Je suis sûre de m'y plaire et on pourra y mettre notre « fille ».

- Oui et elle y sera bien avec Inoué et Hatsuharu comme aîné, renchérit Poséidon pour faire réfléchir les autres. Il trouve l'idée de sa sœur parfaite. Héra il y a une chose à laquelle tu n'as pas pensé.

- Un portail, sourit Héra. Camus m'a dit de créer un portail qui relie tous les sanctuaires à cet immeuble. Comme ça vous pourrez faire votre vie normalement. Himiko vit avec toi dans le monde sous-marin et le matin elle va à l'école et revient le soir par le portail, comme quelqu'un de normal. Pareil pour les autres.

- Et pour Rhadamanthe ? Toi et ton Camus vous lui voyez la vie comment ? Grogne Hadès qui n'aime pas trop que sa sœur parle d'associer son royaume et les siens à tous cela, sans lui en avoir parlé avant.

- Hadès, je… Héra se tourne vers Rin, Rhadamanthe et Kanon. Avec Camus on avait plusieurs idées à vous proposer. Pour toi Rin c'est simple, tu vis avec Hadès et tu viens simplement par le portail pour travailler ici, si cela te convient. Pour Kanon, Athéna est d'accord pour t'accorder de venir travailler ici, elle a deux chevaliers du même signe et Saga reste au sanctuaire pour aider Shion. Elle t'appellera si elle a besoin. Cependant, elle aimerait que tu dormes dans ta maison zodiacale. Pour qu'elle reste habitée. Donc elle pensait te proposer de vivre dans ta maison au sanctuaire et de venir travailler ici non loin du sanctuaire pour venir les aider si besoin. Sinon tu as ta vie. Tout le monde est d'accord au sanctuaire. Rapporte Héra comme une leçon apprise par cœur sauf que l'explication vient d'elle et qu'elle essaie d'y faire passer toutes les bonnes ondes possibles.

- Merci, mais…

- Saga dort au treizième temple, dit Héra.

- Oui mais…

- Tu es toujours un chevalier d'Or d'Athéna au même titre que les autres.

- Oui merci mais…

- Ne le coupe pas ! S'énerve Hadès.

- Merci Hadès-sama. Pardon Héra-san mais j'ai deux questions. Vous savez que votre époux a ressuscité les derniers chevaliers d'Or comme Milo, Aldébaran et…

- Oui je sais et si je te coupe c'est parce que je connais ta question. J'en ai beaucoup parlé avec Athéna et l'Orphelinat qui se trouve à deux rues de l'entrée du sanctuaire cherche un nouveau directeur on va proposer la place à Aldébaran. Et pour Milo et Aiolia, Athéna m'a dit qu'ils avaient l'air d'apprécier ton travail. Alors tu pourras les embaucher si tu veux. Athéna veut que ses chevaliers se construisent une vie en dehors du sanctuaire. Sauf peut-être le trio Saga, Shion et Camus qui vont maintenir « l'ordre ». Le mot fait rire Hadès, mais personne ne relève. On pourrait aussi proposer à Aphrodite et Ikki de faire un magasin de fleur au rez-de-chaussée, si Dionysos veux bien leur laisser un peu de place. Et pour ta seconde question, là c'est avec Rhadamanthe qu'il va falloir voir ce qu'il veut faire. Elle se tourne maintenant vers le juge et voit son frère froncer les sourcils. Pour toi on a pensé à diverses choses. Tu peux habiter au sanctuaire avec Kanon et les enfants et être ainsi un lien entre Athéna et Hadès et passer le portail ici le matin pour le monde sous-terrain après avoir posé les enfants avec Kanon dans l'école d'en face. Ou vivre au royaume d'Hadès et…

- Tu lui force la main, grogne Hadès.

- Non je lui soumets toute les options….

- Que Camus lui a trouvé…

- Qu'Athéna et moi avons bien analysé après avoir écouté Camus oui. Il essaie de nous rendre tous heureux. S'exaspère maintenant la Reine qui serre les poings le long de son corps.

- Tous, et toi tu y gagnes quoi ? Tonne la voix d'Hadès.

- Réparer mes fautes envers toi et le reste de ma famille, crie Héra dépitée par l'attitude de son frère. Je… Hadès j'ai toujours cru que tu ferais un meilleur roi que Zeus et tu l'as prouvé en régnant sur les Enfers, mais parfois… J'aimerais revoir le frère qui rigolait avec mère… Celui qui… Hadès tu as oublié la règle numéro un que mère t'a apprise. Pour être un bon roi il ne faut pas régner par la peur mais avec le cœur. C'est sûrement de ma faute. Avec Rin je t'ai vu… Hadès, s'il te plaît réfléchis au bonheur de Rhadamanthe et des enfants. Il reste ton juge et ton neveu. Il dort juste ailleurs. De plus si Rin travaille ici et que les enfants sont en face tu pourras les voir et ils peuvent passer les week-ends et les vacances avec toi. Rhadamanthe travaille malheureusement tous les jours, tout comme toi….

- Tsss… Héra, tu es une-… . Peste-t-il silencieusement en refoulant sa colère. Je vais y réfléchir. Finit par abdiquerHadès qui garde les arguments de sa sœur en tête et sentant la main de son amant venir se glisser dans la sienne.

- Et tu laisses Rhadamanthe te dire ce qu'il en pense ? Héra insiste, elle veut vraiment que son frère redevienne comme avant quand l'opinion des autres comptait un peu.

- Oui je prendrais en compte l'opinion de tous. Rin, Rhadamanthe, Kanon et les enfants. Est-ce bon maintenant ?

Tous soupirent de soulagement. Certains ont eu peur d'un affrontement ô combien dévastateur si les deux se battaient. Mais maintenant tous respirent mieux.

Et c'est après cet instant de tension maximal que Poséidon attrape le bras de sa femme et l'entraîne vers l'école.

- Allons voir ce qu'elle a à nous offrir comme opportunité. Mais bon, comme Camus l'a choisie…

Les deux se regardent d'un sourire entendu et traverse tranquillement cette rue pour aller voir un nouvel avenir. Non loin de là Hadès soupire.

- Rhadamanthe, Kanon allez avec eux. Héra a raison il faut rescolariser les enfants. Ils doivent apprendre de bons professeurs et si Himiko y travaille cela m'ira. Dites leurs que vous êtes un couple et tous les deux les pères des enfants. On fera les papiers plus tard. Je réfléchis aussi au reste.

- Merci Hadès-sama ! S'exclament les deux hommes avant de rejoindre en souriant le couple Poséidon-Himiko.

- Merci, dit Rin en souriant à son homme.

- Tu veux venir ici ? Pour travailler. Je sais que tu t'ennuies dans mon monde. Soupire le Dieu des Morts qui connaît cette vérité.

- Ce n'est pas que je m'ennuie, je découvre de nouvelles choses et j'en apprends énormément sur vous tous et je peux même te v-…, Mh, oublie. C'est juste qu'à côté de ça, je n'ai plus mon matériel à dessin et je ne peux plus espérer éblouir personne comme tu le faisais avec tes propres affiches ou panneaux. Explique Rin qui détourne le mot ennui en quelque chose de mieux.

- Donc, tu t'ennuies. Excuse-moi, je pensais que-

- Ta sœur t'aime et elle veut t'aider. Tous nous aider. Insiste Rin droit dans les yeux bleus de son compagnon. Je pense que tu devrais croire en elle et ne pas faire attention aux intermédiaires qu'elle utilise pour ça.

Hadès sourit et agrippe son amant pour le tirer vers lui et l'embrasser. Après cela il regarde autour de lui. Dionysos et Sheera parlent avec Héra du bar et peut être d'un restaurant. Le Dieu accepte avec plaisir de laisser une partie à Aphrodite et Ikki pour un magasin de fleurs si cela leur plaît. Hadès tire Rin à sa suite et va voir Héra.

- Pardon de déranger mais je vous emprunte Héra. Elle doit nous montrer les étages pour Rin et Kanon et aussi l'endroit où elle veut mettre le portail.

Sans laisser répondre personne il se fait suivre d'un gamin souriant et d'une dame plus âgée et très distinguée qui pour une fois fait plus jeune que son âge tellement elle est heureuse d'avoir pu parler franchement à son frère et d'avoir été entendue. Héra passe alors de longues heures à tout expliquer à son frère, mais aussi à tous ses invités. Cela aura été un bon jour où tous ont enfin pu parler d'avenir sans faux-semblants ou sans peur.


Shion souffle sur ses doigts afin de les réchauffer. En ce soir de novembre, il fait plutôt froid sur Athènes. Il est là, devant ce grand immeuble rénové, en train d'apprendre par cœur un discours qu'Héra et Athéna lui demandent de lire en public. Deux bras enserrent sa taille et un corps se colle à lui. Il le reconnaît de suite. L'homme ne porte qu'une fine chemise et avec ce froid cela ne peut-être que lui.

- Je t'envie.

- Ne t'inquiète pas, si novembre est froid, logiquement le reste de l'hiver sera doux. C'est comme ça à Athènes depuis quelques années.

- Merci de me rassurer.

- C'est bien normal c'est ma faute. L'homme met sa bouche près de l'oreille de Shion. Je n'ai pas encore trouvé le moyen de te faire aimer le froid. Ce soir je te ferais une cession particulière.

- Camus arrête ! Je n'ai pas le temps pour tes petits jeu pervers.

- Ce n'est pas ce que tu as dit cette nuit, rigole le Maître de la glace et du le repousse, alors il l'attrape et l'embrasse fougueusement. Je t'aime et laisse-moi faire ton discours. Je l'ai écrit et le connaît déjà par cœur. Personne n'y verra d'inconvénient.

- Camus, Shion, on vous attend pour le discours.

Les deux hommes regardent leur époux leur faire un signe de la main afin qu'ils se dépêchent. Saga leur offre un magnifique sourire.

- Va pour ta séance, je suis sûr que Saga aimera.

- J'en suis sûr aussi, murmure Camus en serrant plus fort son homme dans ses bras afin de le réchauffer. Je vous aime.

Shion ne répond pas mais l'embrasse avec douceur et l'entraîne à sa suite en le remerciant de prendre la parole.

Ils entrent dans une salle de restaurant accueillant de grande table ronde où les invités ont pris place. Quand Camus monte sur l'estrade improvisée personne ne dit rien et laisse faire. Même les déesses savaient que cela finirait ainsi. L'homme est tellement plus à l'aise en public et pour parler. Il le prouve souvent depuis son retour à la vie. Tout le monde écoute son élocution.

Dans le bar de Dionysos se trouve beaucoup de monde, car ce soir c'est l'inauguration de l'immeuble acheté six mois plus tôt par Héra.

Comme prévu, au rez-de-chaussée c'est ouvert un bar/restaurant et une boutique de fleuriste accolée. Justement pour montrer à tous les talents d'Aphrodite et d'Ikki, se sont eux qui ont décoré le restaurant pour la soirée. Les gerbes de fleurs ont un grand succès. Les deux hommes sont félicités et certains invités prennent leur carte de visite.

Ce soir, comme le dit Camus dans son discours, le bâtiment inaugure aussi un atelier d'artiste et bijouterie, dont on peut apercevoir les œuvres dans tout le lieu. Effectivement, Shin et Héphaïstos se sont fait un plaisir de faire la décoration intérieure du lieu. Ils y exposent des tableaux, des mosaïques, mais aussi des statues, plusieurs fontaines murales ou non. Le lieu permet aux gens de se détendre dans un style grec ancien. Ils ont aussi soufflé les bouteilles de vins du bar. Camus rappelle que certaines sont mises en vente.

Après il parle du cabinet d'avocat, de la maison d'édition et de l'entreprise de publicité. Certains invités rigolent en disant que pour des chefs d'entreprises comme eux, il y a bien des services intéressant dans cet immeuble. Cela plaît à tous. Et des cartes sont échangées.

Athéna a eu l'idée d'inviter en plus de leurs amis et soldats de chaque Dieu, tout son réseau d'humains, grâce à sa fondation. Il y a donc des médecins, mais aussi des chefs d'entreprises dans tous les domaines, des personnes dans le social et les nouveaux collègues d'Himiko dans l'école d'en face.

Poséidon a fait pareil, en revenant il a trouvé un moyen de vivre avec Julian Solo. Les deux hommes ont fondu leurs âmes ensembles. Et sur terre il porte le nom des Solo et gère le domaine sous-marin. Il a aussi invité son réseau. Il doit y avoir plus de trois cents personnes et il fait chaud en comparaison à dehors.

Camus finit son discours en remerciant tout le monde et laisse place à un groupe de musique conseillé par Apollon et au festin. Au fond on inaugure un restaurant et un bar. Il est applaudi et encore remercié par Shion quand il le rejoint à table.

- Mon chéri tu es le meilleur.

- Shion à raison, murmure Saga à son mari. Le meilleur dans tous les domaines.

Camus veut répondre mais Shion l'en empêche en lui faisant un clin d'œil. Saga comprend que ce soir il aura une bonne surprise alors il reprend la parole avec son jumeau à ses côtés et son beau-frère.

- Vous vous êtes mis d'accord sur le lieu et la date ?

- Oui, on va se marier le quinze juillet prochain, déclare heureux Kanon.

- Oui, Hadès-sama a accepté qu'on fasse la cérémonie dans le sanctuaire d'Athéna et c'est Héra qui nous mariera. Elle est la déesse des mariages et elle a insisté..., explique le Juge dans un léger sourire épanoui par la nouvelle mais grimaçant aussi des arguments qu'Héra leur a prétexté.

- Après on fera le repas ici, Dionysos nous a dit qu'il organiserait tout, reprend rapidement la parole Kanon à Rhadamanthe, tout excité d'expliquer la chose à son jumeau. Aphrodite et Ikki feront la décoration comme ce soir.

- Ça va être parfait. Saga aime voir son cadet comme cela. Heureux et avec ce côté enfantin.

- Oui Camus nous a aidé, dit doucement Rhadamanthe qui ne veux pas être entendu par son seigneur. Il a encore un peu de mal avec le Verseau –en aura certainement toujours- même si celui-ci lui a prouvé à plusieurs reprises son utilité.

- Mais non, je n'ai pas fait grand-chose. Juste dit ce qu'il fallait à qui de droit.

- Comme d'habitude. Apollon vient de se mêler à la conversation. Shin et moi on se marie en février j'espère vous y voir. De toute façon vous allez recevoir des faire- parts dans pas longtemps. Ils ont été faits par Rin et Shin.

- C'est vrai faudra aussi faire les vôtres, rappelle Camus. Maintenant que tout est organisé.

- Ne leur dis pas comme ça, rigole Apollon, ils vont croire qu'ils ont été impossible.

- Comparé à toi et Shin oui, s'amuse Camus de faire rougir ses deux beaux-frères.

- Camus je te cherchais. Poséidon s'assoit sur l'une des chaises vides autour de la table. Beau discours. Maintenant il va falloir que tu en refasses un bientôt.

- Ah bon pourquoi ? Le Bleu Marine ne voit pas quel événement le pousserai à faire cela.

- Tu vas devenir le parrain de ma fille. Le silence se fait. Camus blanchit pensant à une boutade comme la première fois. Voyant cela Poséidon éclate de rire faisant se retourner plusieurs personnes aux tables alentour. Le Dieu des mers n'en a que faire. Ne fait pas cette tête, idiot ! Je te l'avais dit. Himiko a choisi la marraine en Sheera alors je choisi le parrain.

- Oui mais Shin…

- Je l'apprécie mais je t'apprécie plus. Tu m'excuses Apollon.

- Pas de problème, moi j'étais venu lui demander d'être mon témoin.

Deux mains viennent se poser sur les épaules du Verseau qui sursaute.

- Et tous les repas se feront ici, déclare Dionysos. Dis-moi ça fait quoi d'être si aimé ?

- Ça change, sourit-il. Surtout… Il regarde Hadès qui lui lance des regards noirs d'être si entouré et de voir Rhadamanthe avec lui. Tous se mettent à rire.

- Laisse-lui du temps, il est très rancunier et puis le fait d'être dans la même pièce sans vous entre-tuer est déjà une bonne chose en soi, explique Héra qui vient de rejoindre la table et qui a suivi la conversation. Apollon félicitation à toi et Shin. Je serais heureuse de vous marier.

- Avec grand plaisir.

Tous continuent à parler avec véhémence. Dans une autre table aussi les discussions sont au rendez-vous. Sheera, Himiko et Pandore parlent d'enfants et Shin et Rin de mariage.

- Poséidon est allé demander à Camus d'être le parrain de notre enfant, raconte Himiko

- Et Apollon est allé lui demander d'être son témoin, déclare Shin. Rin tu voudrais être le mien. Depuis leur retour les deux humains ont appris à se connaître et s'apprécient vraiment beaucoup.

- Oui avec plaisir mais tu ne voudrais pas demander à Héphaïstos plutôt ? S'étonne un peu le Noiraud qui ne pensait pas être appelé pour ce rôle.

- Il… Il n'aime pas être mis au-devant de la scène, car je voulais que vous le soyez tous les deux. Avoue sans mal le Blanc dans un léger sourire.

- Je vois et qui sera le second alors ? Se renseigne Rin maintenant intrigué.

- Apollon a choisi Camus et Dionysos. Et Moi… Shin est un peu gêné. Il fait un geste de la tête en montrant une certaine personne. Tous à la table se taisent ce qui attire l'attention de la personne. Un regard se pose sur Shin. Hadès-sama vous…

- Je suis comme Héphaïstos, claque la voix froide du Dieu des morts. Et Sheera ou Himiko seront mieux que moi.

- Hadès, tu es tellement énervant ! Souffle Rin d'exaspération de voir son Amant aussi renfrogné avec des personnes innocentes de tout. Tes efforts ne se résument pas à accepter ce qu'Héra te demande mais aussi à faire un pas vers les autres. Rien qu'un tu comprends ? Explique-t-il alors que l'une de ses mains s'échappe dans ses cheveux. Et laisse un peu Camus tranquille.

- Je le laisse si tu me promets de ne rien lui demander le jour où on se marie. Échappe la voix d'Hadès très sérieusement et sans concession aucune.

Un nouveau silence se fait. Tous analysent la phrase entendue, quand un cri strident –ou une exclamation de joie- se fait entendre. Cela surprend toute la pièce et chaque invité se tourne vers la personne ayant crié en se taisant. Après ça, il n'y a plus un bruit et les centaines de personnes écoutent et regardent sans le vouloir une phrase criée du fond du cœur, d'un gamin qui vient de se mettre sur ses deux pieds et qui agrippe les épaules d'un homme mature et à l'aspect taciturne. Quelque peu énervé aussi… .

- Evidemment ! Oui ! Oui, quand tu veux. Sourit à ne plus en finir Rin qui vient de changer d'humeur en un quart de seconde. Qui oublie toute la conversation précédente. Je veux t'épouser. Je le veux, je veux être ton mari.

Un nouveau silence se fait le temps que tout le monde comprenne bien la chose. Et des applaudissements de toutes parts surviennent.

Hadès blanchit instantanément à ce bruit qui lui vrille les oreilles et Rin comprend ce qu'il vient de faire. Réalise l'ampleur de sa bêtise. De ce fait et sans geste brusque, il s'assoit en silence, blanchit à son tour et se maudit d'avoir été si expansif. Il regrette un peu d'avoir été si démonstratif et si sa tête cogne la table devant lui, c'est un peu pour se cacher. Pour expier sa faute.

Au fond, lui non plus n'aime pas être le centre d'intérêt et être dévisagé ainsi donc pour s'excuser, il tourne son visage vers son amant et attrapant la main d'Hadès, il murmure.

- C'était bien une forme de demande en mariage non ? Demande Rin en peine mais avec ses yeux brillants de bonheur.

- On va le voir comme ça, soupire Hadès dans le même murmure. Mais la prochaine fois laisse-moi la faire un peu plus romantique et moins publique.

- Oui. Pardon. S'excuse plus formellement le plus jeune des deux Noirauds. Tu veux toujours m'épouser n'est-ce pas ?

Hadès regarde son amant et sourit, sa face est si mignonne avec sa moue enfantine d'enfant prit en faute, qu'il ne peut se contenir. Il agrippe cette nuque fine pour le faire se relever et approche ce visage si tentant vers le sien.

Un sourire charmeur se déploie sur les lèvres d'Hadès, sourire qu'il n'offre qu'à son amant et l'embrasse faisant fi des autres. Les applaudissements redoublent quelques secondes avant de se tarir.

Le couple ne leur fera pas de signe, ils sont déjà dans leur bulle et personne ne leur en veux.

Le brouhaha reprend rapidement. Une table d'adolescents est en forme. Les jeunes chevaliers de bronze d'Athéna rigolent. Personne ne s'attendait à cela ni à d'autres découvertes. Arthur et Ilithye leur annonce qu'ils sont en couples depuis un mois. Hyoga et Shun vont vivre dans le temple du Verseau pour de bon. Il aura fallu six mois à Camus pour débarrasser toutes ses affaires surtout des livres soupire le Blond. « Jusque sous le lit et les meubles » rajoute Shun en rigolant.

Les chevaliers ont repris leur vie de tous les jours assez rapidement. Seiya et Athéna sortent toujours ensemble. Shiryu a été ressuscité mais est reparti sur les cinq pics avec Shunrei, afin de fonder sa famille. Hyoga et Shun filent le parfait amour et ont enfin sauté le pas et n'ont jamais été plus heureux que maintenant. Marine et Shaina se sont installées dans la demeure de la Verte. Et Ikki a emménagé avec Aphrodite dans le douzième temple.

Arthur quant à lui s'est enfermé dans la bibliothèque du treizième temple afin de lire tous les ouvrages traitant du médical. Apollon le visite souvent tout comme Ilithye qu'il suit dans certains accouchements. Saga et Camus ont aussi commencé son entraînement militaire. Le jeune homme s'est révélé plutôt doué.

Leurs aînés, eux aussi sont bruyants. La plupart des chevaliers d'Or sont autour d'une même table. Dans un coin, Death', Shura et Aphrodite rigolent ensemble. Depuis leur retour, le trio infernal ne se sépare plus.

Ils ont retrouvés leurs habitudes. Retrouvé leur lien si spécial qui ne s'est pas effrité ou décousu dû aux nouvelles personnes qui gravitent autour d'eux. Cela ne dérange personne, tous comprennent et ne cherchent pas à défaire quoique ce soit.

Ikki assis à côté de son amant, les écoute d'une oreille distraite, son attention est portée sur son cadet et les autres bronzes. En revenant lui et Hyoga ce sont plus ou moins disputé.

Ou disons qu'une discussion musclée s'est faite entre les deux à huis clos, il y a encore quelques jours de cela. Ça a été houleux et Ikki s'en souvient encore parfaitement.

« Il avait amené Hyoga dans une autre pièce et sans dire un mot, Ikki s'était fait suivre. La tête des mauvais jours, le Bleu Foncé essayait de mettre ses idées en place mais, c'était difficile.

Les poings serrés et les lèvres soudées entre elles, les deux terminent par être enfermés dans une pièce semblant être une chambre, celle que des Bronzes occupent et d'un silence de plomb, le Doré essaie de comprendre.

Il n'a rien fait de mal, il en est presque certain alors continuant de se torturer l'esprit, le Blondin fini par poser une question. Une seule qui pourtant met en colère.

- Il y a un problème Ikki ? T'as l'air soucieux ? Suppose Hyoga en cherchant un indice à sa conduite.

- Tu te fout de moi !? Y'a rien qui te pose problème à toi ? Grince des dents Ikki en s'avançant vers son Cadet, le regard lourd de sens. Notre père. Ça te parle ou pas !

Hyoga aimerait dire quelque chose mais il se retrouve bouche bée et incapable de dire quoique ce soit. A l'instant, il ne sait pas s'il a omis d'y penser ou s'il a préféré ignorer cette information qui cogitait dans un coin de sa tête.

Le Blond fait inconsciemment un pas de recul et se pinçant la lèvre, il baisse la tête autant qu'il serre les poings. Maintenant il comprend mieux la mauvaise humeur de son aîné mais aussi sa façon d'être inquiet autant que sur les nerfs.

- Oui, oui je comprends maintenant mais-

- Pas de mais, tu vas devoir rompre avec Shun. Ordonne sans autre terme Ikki qui ne veut pas entendre discuter ou négocier une telle chose.

- Attend Ikki, tu ne peux pas ! …Tu n'as pas le droit de me demander ça ! S'écrie le Blondin de tout son être. Demander de rompre c'est comme lui demander d'arracher une partie de son cœur et il en est incapable. Shun et moi on-

- Je suis désolé mais votre relation doit se terminer maintenant. Tu sais comment on appelle ça ? De l'inceste. Souffle le Bleu en éduquant son interlocuteur de quelques termes. Ça ne peut pas continuer.

- Mais personne ne le sait ! Personne ne connaît notre lien de parenté et Shun en souffrira. Tu veux voir ton frère triste alors que tout le monde sera heureux autour de lui ? Et puis, tu penses à moi ? Lui et moi on s'aime. Ça n'a rien de fraternel ou d'amical. On est amoureux et si je m'étais juré de ne laisser personne nous séparer durant cette année c'est valable encore maintenant. …Même toi. Je me battrais même contre toi si c'est pour garder Shun près de moi, Ikki. Affirme Hyoga qui n'a plus rien d'amical ou de convivial. Qui se promet de se défendre jusqu'au bout.

- Il s'en remettra, je le connais. Shun est plus fort que tu ne le crois alors ne craint rien pour lui et puis je serais là. Songe le Bleuté alors qu'on pourrait croire que cette situation le laisse de marbre.

- Moi je m'en remettrais pas Ikki. …J'ai besoin de lui et j'ai besoin que tu nous soutiennes. Clame le Doré de tout son cœur et de toutes ses tripes.

- Je ne peux pas. Pas dans ces conditions.

- Alors dis-moi que tu ferais la même chose si les rôles étaient échangés. Peste de rage ce Blond qui a envie de vomir. Qui ne se sent vraiment pas bien. Dis-moi que tu quitterais Aphrodite si, par hasard, tu découvrais ce lien de parenté.

- Cette chose n'est pas plausible.

- Imagine seulement putain ! Dis-moi que tu l'abandonnerais quitte à en être malheureux comme une pierre, rage le plus jeune qui finit par repousser celui qu'il appelle « ami » en temps normal et qu'il apprécie énormément.

Les poings serrés, Ikki ne répond pas à l'altercation et se concentre pour ne pas frapper. Il peut comprendre cette rage qui l'anime mais il doit aussi comprendre qu'il ne peut pas tolérer une telle chose. C'est au-dessus de ses forces, du moins, dur à encaisser parce qu'il veut seulement les protéger.

Alors il tente de s'imaginer la supposition et il ne faut que quelques minutes à ce Bleu pour prendre une décision. Il n'a déjà pas abandonné Aphrodite quand leurs mémoires ont été retrouvées alors pourrait-il l'abandonner s'il était maintenant son frère de sang ? Il craint que non. Au contraire, il le protégerait davantage et ferait taire ses rétracteurs.

Le ventre noué et les sourcils toujours autant froncés, il ne peut pas abdiquer. Il veut tenir ses convictions mais, au détriment de son petit-frère…, il ne sait pas. Un doute s'immisce en lui.

- Comment je peux savoir qu'il t'aime réellement ? Que ce n'est pas une passade ? Interroge de nouveau Ikki, qui reste toujours autant imperturbable malgré ses nombreuses pensées et émotions diverses.

- T'es sérieux ? T'oses me demander ça ? Toi c'est une passade avec l'Or ? S'époumone Hyoga qui pense craquer dans les minutes à venir.

- Réponds-moi.

- Ça ne l'est pas ! Je l'aime depuis… sûrement depuis que je l'ai vu la première fois et pour lui c'est la même chose. On est comme ça, c'est lui et moi et rien d'autre. Ikki, écoute-moi, jamais je ne lui ferais du mal, tu peux me croire. Supplie le Blondin qui sent sa cage thoracique se resserrer au fur et à mesure des mots et de la situation critique. Je ne veux pas le faire souffrir.

- Moi non plus ce n'est pas mon intention mais si jamais cela se sait-

- Ça ne se saura jamais ! Crois-moi, ce secret restera entre toi et moi. Personne n'a besoin de savoir ça et tu n'es pas obligé d-

- Hyoga… faut que j'y réfléchisse. Soupire le plus âgé en voyant le regard malheureux de son ami. Ce n'est pas contre toi seulement, je veux que mon frère soit heureux et que rien ne puisse lui arriver.

- Je serais toujours là pour le protéger.

- Désolé mais…, je préfère faire ça moi-même. Avoue Ikki en tournant les talons pour sortir de la chambre.

- Ikki attend, faut que je te prévienne. Je n'ai pas l'intention de quitter Shun ! Je l'aime et je resterais à ses côtés quoi que tu puisses en penser ! Je suis certain qu'il est mon âme-sœur et puis, je suis le seul à pouvoir le rendre heureux.

- …Tu es bien trop sûr de toi.

Après ces derniers mots, le Bleuté finit par décamper et par laisser son Cadet seul. Les deux sont toujours en désaccord mais avoir pu parler et entendre le point de vue de l'autre était plus intéressant que prévu et bien plus rempli de réponses.

Chiffonnant ses mèches de cheveux, Ikki tombe sur son frère tout souriant venir à son encontre et s'il demande si le Blond n'a pas été aperçu, le Phoenix consent à approuver les dires entendus et voit parfaitement dans le regard de son Cadet de l'amour pour ce Blondin trop buté. …Un soupir de plus est craché et s'il donne l'information souhaitée, il reçoit aussi un baiser sur la joue et des remerciements qu'il ne mérite certainement pas.

- Attend Shun…, tu aimes Hyoga ? Demande de vive-voix Ikki pour s'assurer. Pour réfléchir un peu mieux.

- Qu-.. …, oui. …Oui de tout mon cœur. Avoue le Vert embarrassé au possible mais souriant à souhait. Un sourire sans défaut et parfait. »

Chassant les pensées de sa tête, Ikki se souvient aussi de l'accord qu'il a donné deux jours avant cette soirée et s'il ne veut pas revenir sur sa décision –prise grâce à son frère-, il ne peut s'empêcher de penser au pire. Le cœur prit entre deux sentiments, il espère que cette chose va se tarir mais pour l'heure, il préfère garder un œil sur eux et les protéger de loin.

De son côté, Aphrodite regarde son Amant faire d'un œil un peu inquiet. Il ne connaît pas le sujet de la dispute, mais comme cela a l'air d'aller un peu mieux, il ne pose pas de question. Puis le Poisson reporte son regard vers ses amis qui adorent s'embrasser toutes les deux phrases. Cela gêne certaines personnes mais pas tout le monde. Et puis Aphrodite se fait une joie de toujours les défendre ou de taquiner Deathmask sur son côté « collant » qu'il a pu développer avec cette étrange année qu'ils ont tous partagés sur terre.

Non, à côté d'eux un autre trio assez atypique joue ensemble tout en mangeant. Depuis un moment, ils sont devenus accros aux jeux. Effectivement, Minos, Eaque et Milo du Scorpion adorent jouer ensemble. Hadès a interdit les jeux vidéo dans son royaume quand il a vu l'addiction pointer chez ses neveux. Mais accepte que cela se fasse sur terre pendant leur temps libre. Alors, Milo est devenu le garant de leurs loisirs et ce soir il a emmené sa nouvelle trouvaille. Trois consoles de jeux portable et une vingtaine de jeux téléchargés dedans. Les trois sont concentrés sur leur partie et Milo gagne. Eaque fulmine de perdre pendant que Minos lui se retient car le corps d'une personne contre lui l'empêche de bouger. Plus exactement une jeune femme qui prend appui contre son dos et il ne veut pas la déranger car elle lit tranquillement depuis que son repas est fini.

Cela aussi aurait pu paraître bizarre avant ces six derniers mois, mais maintenant cela devient presque banal. La jeune femme est la Marina Thétis. La blonde lit un livre sur les vampires, elle adore cela. Elle aussi est fourni par Milo son nouveau petit ami, qui travaille dans ce bâtiment comme éditeur avec Kanon. Les deux ont le même caractère bien trempé et passent du bon temps entre disputes et réconciliations. Toutes les deux pages, elle lève les yeux pour observer deux personnes. Son roi premièrement, qui est toujours en train de rire avec Camus et d'autres. Et sa reine avec qui elle a bien sympathisé. Elle n'a pas connu la reine Amphitrite mais est heureuse de connaître Himiko. La jeune femme rend heureux son dieu, alors elle a appris à l'aimer. En plus, elles sont les deux seules femmes à vivre dans le monde sous-marin. Elles ont décoré ensemble la future chambre de l'enfant. Elle sourit de voir sa reine et son roi si heureux et d'entendre le rire de son compagnon qui vient de battre les deux spectres. Minos maugrée et bouge ce qui fait sortir Thétis de sa contemplation. Elle aussi bougonne et se moque des frères. Elle pique la console de Milo et défi les deux frères. Minos pense la gagner mais il perd une fois de plus. Thétis rit et dépose un baiser sur la joue du Blanc. Elle aime bien ces deux juges des Enfers. Alors, elle les taquine de façon bonne enfant avec son compagnon.

Dans le restaurant tous parlent avec entrain, mangent avec envie et créent l'avenir avec plaisir.


Vingt et un décembre, le sanctuaire sous-marin est en effervescence, des cris retentissent partout entre les murs de pierre et d'eau. Dans la chambre de Poséidon, Himiko crie de tout son saoul.

- Chéri le bébé arrive, je… Haaa !

- Himiko tient bon Ilithye arrive. Assure Poséidon qui contre toute attente, panique légè déteste voir sa femme souffrir même si c'est pour lui offrir le plus beau de tous les cadeaux.

- Bonjour me voilà.

- Arthur ! S'exclame le Dieu des Mers qui ne s'attend pas à sa visite.

- Oui, Ilithye s'excuse elle arrive dès que possible. Elle est avec une patiente. Himiko ne t'inquiète pas ce n'est pas mon premier accouchement en solo. Et on devrait avoir fini avant l'arrivée d'Ili'

La jeune femme fait un « oui » de la tête avant de crier à nouveau. Le jeune homme donne des ordres à Poséidon et Thétis qui assiste sa Reine. Et l'accouchement débute. Cela prend une bonne demi-heure. Quand le premier cri de l'enfant se fait, les adultes se taisent. Tous regardent inquiet Arthur qui est partie un peu plus loin pour examiner le bébé. Il se tait lui aussi, prend le pouls, écoute le cœur, regarde ses pieds, ses mains… Au bout d'un moment il revient souriant vers les parents et Thétis.

- Félicitation c'est une jolie fille, en bonne santé et avec tous ses membres bien faits. Sourit largement Arthur avec le nouveau-né dans ses bras. Son cœur bat bien aussi.

Le jeune homme dépose en douceur le bébé dans les bras de sa mère.

- Arthur merci de ton aide. Je te présente Thalassa.

- Thalassa, c'est un joli nom qui lui va bien.

La petite fille a hérité des traits de son père, elle possède déjà des touffes de cheveux Bleu Clair. Bleu Mer comme son nom. Thétis félicite ses Dieux et observe sa princesse. Poséidon à les larmes aux yeux et s'assoit aux côtés de ses deux femmes, un sourire aux lèvres. Soulagé et heureux d'avoir pu assister à un tel moment.

- J'étais sûr que ce serait une fille ! S'exclame satisfait le Dieu des Mers.

- Et si ça avait été un garçon ? Demande Arthur.

- On n'avait pas de prénom, rigole doucement Himiko,bien fatiguée.

- Je vois. Arthur regarde la mère et décide de finir le travail. Poséidon j'ai encore une chose à régler avec Himiko, peux-tu prendre Thalassa avec toi ? Après il faudra les laisser dormir. Pendant ce temps, Thétis va annoncer la nouvelle à tout le monde.

La Blonde s'exécute avec l'accord de son Seigneur. Celui-ci prend sa fille dans les bras et Arthur demande à Himiko de pousser à nouveau. Il extrait le placenta et va pour l'examiner quand Ilithye débarque. La déesse fait l'examen elle-même et annonce que tout va bien.

- C'est une belle jeune princesse, murmure Ilithye.

- Merci, dit Poséidon. Arthur nous a vraiment bien aidé.

- C'est qu'Ili' m'a bien formée. Mais maintenant rend Thalassa à sa mère et laisse les se reposer. On revint dans deux heures pour le premier repas.

- Tu veux la faire boire au sein ou directement au biberon ? Se renseigne Ilithye.

- Je… J'hésite encore, confie Himiko.

- Ce n'est pas grave, sourit Arthur. On en reparle dans deux heures.

Le jeune homme et la déesse retournent travailler. Depuis quelques semaines ils ont ouvert une clinique de quartier non loin du bâtiment où travaillent leurs amis. Les deux habitent ensemble et leur relation évolue bien.


Vingt-cinq décembre, en ce soir de Noël le bar-restaurant de Dionysos est fermé et pourtant bondé. Tous les dieux de l'Olympe et leurs soldats sont là. Le lieu a été réaménagé de façon à faire entrer tout le monde mais aussi à offrir un buffet froid et chaud. Un immense sapin trône au fond de la pièce. Chaque invité en arrivant y dépose des cadeaux dessous. Mais une chose bien plus distrayante fait se regrouper tout le monde à un seul endroit. La venue du Dieu des Mers avec sa femme et sa fille.

- Félicitation mon oncle, dit Apollon.

- Merci. J'ai appris que Shin et toi allez bientôt adopter. Répond Poséidon non sans exhiber son nouveau trésor.

- Oui nous les aurons fin Mars. Nous les avons trouvés grâce à la fondation d'Athéna, elle possède quelques orphelinats.

- Les ? Rhadamanthe venant féliciter son oncle vient d'entendre la conversation.

- Oui un frère et une sœur, du même âge que ta fratrie. J'espère qu'ils s'entendront bien petit frère, sourit le dieu du Soleil.

- Je suis sûr que ce sera le cas, déclare Shin confiant. La petite s'appelle Fengári et son aîné Ilios.

- Haha ! Eux aussi porte bien leur nom, lune et soleil en grec. Comme ma petite Thalassa, s'amuse Poséidon. La famille s'agrandit, j'aime cela.

Rhadamanthe, Apollon et Shin sont bien d'accord avec lui.

Tout le monde se presse pour féliciter, pour donner des nouvelles, tous parlent des futurs projets. La famille s'agrandit, les unions se font. Les affaires vont bien. Tous sont en liesse pour ce Noël en famille. Des cadeaux s'ouvrent et des cris de joie se font. Tous ont hâte de voir de nouveaux enfants, une nouvelle génération. Génération ancrée dans l'humanité chérie et sauvée. Liens entre l'ancien et le nouveau.