Les personnages de cette histoire appartiennent à J.K. Rowling. Merci de ne pas reposter cette histoire ailleurs sans m'en informer. Tout vol ou plagia sera signalé. Merci.


Cette constante observation dura jusqu'à l'année suivante. Les vacances d'été furent particulièrement longues, puisqu'elle était obligée de rester enfermée chez elle à étudier. Elle refusait de sortir de sa chambre, qu'elle avait fermée magiquement, et les seuls contacts qu'elle avait étaient ceux avec son parrain. Seul Harry réussissait à lui faire ouvrir la porte. Et ce jour-là, une semaine avant la rentrée, il lui avait proposé de l'amener faire ses achats pour sa sixième année.

Ils avaient passé la matinée à faire les différentes échoppes, où elle avait acheté ses livres de cours (plus quelques-uns qui concernaient la Faculté Magique de Salem) et ils avaient pris leur déjeuner dans un restaurant dans la partie moldue de Londres. Ils mangeaient tranquillement, parlant de tout et de rien, quand Harry aborda le sujet qu'il brûlait d'envie d'aborder depuis le départ.

-Tu n'as vraiment pas bonne mine.

-Je sais, soupira sa filleule. Je ne dors pas beaucoup en ce moment.

-Ça se voit. Ce n'est pas méchant, mais tu as une tête à faire peur. Ça fait longtemps que tu ne dors plus ?

-À peu près un mois.

-Depuis que tu ne dors plus avec lui ?

Rose soupira.

-La seule fois où j'ai dormi avec lui, c'était à Noël. Et malgré ce que pense Papa, ou ce que tu peux penser, on a ait que dormir.

-Je sais. Je te crois.

-Tu es bien le seul.

Elle finit son assiette et demanda :

-Pourquoi tu me crois ?

-Parce que je te connais. Et que je sais que malgré la théorie de Ron qui pense que Malfoy t'utilise pour se venger de nous, ce n'est pas vraiment son truc. Je ne te cache pas qu'au début, quand Al m'a dit qu'il était copain avec Scorpius, je n'ai pas été... Vraiment ravi. Mais ça fait cinq ans que je l'observe, et il est tellement... Tellement différent. Comme s'il était infiniment triste. Chaque fois qu'il venait, ou que je le croisais quand je venais à l'école pour une énième bêtise de James, je voyais qu'il avait changé. Avant... Si tu l'avais vu, c'était un vrai p'tit con. Il paradait dans le château comme s'il lui appartenait. Il balançait des réfléxions à ta mère sur son sang, à Ron sur sa famille...

-Et pas à toi ?

Harry rigola.

-Moi, c'était le pire. Combien de fois on a pu se battre... Lui et moi, c'était spécial... Il m'insultait, insultait mes parents... Mais je dois avouer que je lui rendais la pareil. Et puis en sixième année... Je l'ai blessé. J'ai failli le tuer. Et il y a eu... Le début de la guerre et tous... Et là, je l'ai vu sous un jour différent... Et je n'ai vu que sa mère par la suite, pendant les procès qui ont suivi... J'ai témoigné en la faveur de sa famille, parce qu'il m'avait sauvé la vie, et on ne s'est plus revu jusqu'au à votre entrée en premier année, à Al et à toi. Et quand je l'ai revu, c'était après la mort de sa femme. Et depuis, il a l'air tellement seul...

Il soupira.

-Alors, si c'était un plan pour se venger de nous... Il serait vraiment mauvais.

Rose se tut, songeuse.

-Tu me crois aussi quand je te dis que c'est pas juste... Il me fait sentir bien. Il me fait sentir désirée. Avec lui… Quand je parle à Papa, il me regarde comme si j'étais toujours une enfant. Maman me prends pour une de ses stagiaires, comme si j'étais intelligente, mais jamais suffisamment pour être à sa place. Les profs me regardent toujours avec cet air presque effrayé… Comme si le fait de connaître tous mes cours par cœur était aussi surprenant qu'anormal. Al et Scorp m'aiment, je sais qu'ils m'aiment... Mais c'est presque mes frères...

-Et moi ? Comment je te regarde ?

-Toi, tu me regardes comme si j'étais ta filleule. Tu me regardes comme la petite fille que tu as vue grandir. La fille de tes meilleures amis.

-Et c'est mal ?

-Non... Rien de tout ça n'et mal, mais... Lui... Il me regarde différemment. Il ne m'a jamais connu avant, la seule chose sur laquelle il base son opinion de moi, à l'origine, c'était sur mes devoirs, puis sur les questions que je lui posais. Un jour, je lui ai posé une question... Je ne sais plus le sujet, mais il a eu l'air figé, un instant, et j'ai cru qu'il allait faire comme faisaient tous les autres, qu'il commencerait à avoir peur, mais... Il a juste rigolé. Il a dit qu'il n'avait pas la moindre idée de la réponse, et que je ne cesserais jamais de le surprendre. J'ai besoin de quelqu'un à qui parler. De quelqu'un qui ne pensera pas qu'aller à une conférence scientifique est chiant comme la pluie. De quelqu'un qui me regarde comme je voudrais qu'on me regarde. Comme quelqu'un d'intéressant, qui n'est pas juste l'ombre…

Elle soupira, incapable de continuer. Au début, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle allait dire, mais les mots étaient sortis au fur et à mesure, comme s'ils avaient toujours été là et elle réalisa que c'était le cas. Qu'elle ressentait ça depuis le début mais qu'elle n'avait jamais essayé de mettre des mots dessus.

-Rosie, pourquoi tu n'en n'as jamais parlé ?

-Je... Je ne sais pas... J'imagine que jusqu'à présent, ça ne me dérangeait pas... Mais maintenant que je ne peux plus le voir...

Elle soupira et reposa sa fourchette.

-Pourquoi est-ce que Papa ne peut pas voir les choses comme toi ?

Harry soupira.

-Ton père a toujours été buté. Ça nous est arrivé de s'engueuler plusieurs fois à cause de ça. Ça a même failli nous coûter notre amitié. Mais il sait reconnaître quand il a tort. Et Rose...

Il la regarda intensément.

-Au final, il n'a pas tort...

-On ne couche pas ensemble !

-Non, mais vous avez une relation. Je ne dis pas qu'elle est mauvaise, ou malsaine, ajouta-t-il en la voyant ouvrir la bouche pour protester. Mais il a raison sur le fait que vous vous voyez. Et même, si au fond, je trouve que vos raisons... Ne sont pas forcément mauvaises, il n'empêche que tu es encore mineure, qu'il pourrait très bien finir en prison pour ça, et crois-moi, mes collègues n'attendent que ça. Même si je te soutiens, dans tous les choix que tu fais, tu dois reconnaître que pour l'instant, ce que vous faites...

-N'est pas conforme à la loi, je sais. Mais je suis sûr qu'il y a des tas de gens qui ont une différence d'âge comme la nôtre. Et qui...

-Rosie, personne n'a votre popularité. La seule chose qu'attendent les médias, c'est que Malfoy fasse un pas de travers. Tu te souviens de la mort de sa femme ? Tout le monde en avait parlé pendant des semaines. Les gens veulent qu'il fasse une erreur pour aller en prison à laquelle il a échappé.

-Mais il ne le mérite pas ! C'est toi-même qui l'as dit.

-Parce que moi, j'étais là. J'étais là quand il a baissé sa baguette et qu'il a refusé de tuer quelqu'un. J'étais là quand il nous a sauvés la vie. J'étais là quand il se rendait malade de devoir exécuté des ordres qu'on lui avait donné. Ça avait beau être une tête de nœud, ce n'était pas un tueur. Et franchement, si je n'avais pas apporté mon témoignage...

-J'aurais certainement fini à Azkaban.

Harry et Rose se retournèrent vers le nouveau venu. Draco, qui avait probablement eu des jours meilleurs, se mit au bout de leur table.

-C'est pour ça que tu m'as demandé de venir ? Pour me rappeler le bon vieux temps ?

Harry sourit et s'essuya la bouche.

-Non. Je t'ai fait venir parce que Ginny ne peut pas voir mon oncle et ma tante. Ce que je ne lui reproche pas bien sûr, parce que moi non plus, je ne les aime pas. Mais je vais quand même leur rendre visite et j'ai prévu d'y aller cet après-midi.

Il se leva.

-J'ai payé une chambre à l'hôtel d'en face, pour l'après midi. Vous y faites ce que vous voulez, je m'en fiche, mais je passe reprendre Rose à seizes heure. Donc, quoi que vous fassiez, je veux Rose prête à seize heures dans le hall, c'est clair ? Sur ceux, voilà de quoi payer l'addition. Et Malfoy, si tu lui brises le cœur, je te briserai tout ce qu'il y a autour du tien, compris ?

Avant que le professeur ne puisse répondre, Harry sourit et leur souhaita une bonne après midi. Draco s'installa à la place précédemment occupé par Harry et commença la conversation.

-Tu n'as pas l'air bien.

-J'ai... Un peu de mal à dormir.

-Moi aussi. Dis-moi, je rêve, ou il est au courant ?

-Oui, il... Il nous a vus à Noël.

-Et... Il n'a rien dit ?

-Étonnamment. Je pensais qu'il irait en parler à mon père mais non. Il n'a rien dit.

-C'est marrant, je pensais qu'il serait le premier à me faire la peau.

-Il est compréhensif.

Draco soupira, les yeux dans le vide. Puis son regard se voila.

-Je l'ai annoncé à Scorpius. Pour nous.

-Et... Il a réagi comment ?

-Mal, au début. Mais il a fini par accepter l'idée. Il a dit... Que j'étais malade de lui voler son amie, que tu étais trop jeune et...

Il soupira, et elle lui prit la main. C'était visiblement difficile pour lui d'en parler.

-Il a fugué, et il en a parlé avec Albus. Et deux jours plus tard, il est revenu au manoir, et s'est excusé de son comportement... Et je me suis excusé du mien.

-En fait... Pour avoir la paix, fit Rose, il faudrait qu'on arrête de se voir jusqu'à ce que je sois majeur et que j'obtienne mon diplôme.

-Ça va faire deux ans d'attente... Ce sera long...

-On pourrait se voir... De temps en temps... Pendant les matchs de Quidditch, ou les sorties à Pré-au-lard. Ou pendant les vacances, quand il y aura moins de monde au château. Mais pas souvent...

La serveuse vint les voir.

-Vous avez fini ?

-Oui, répondit Rose.

Elle lui tendit l'argent et se leva. Draco fit de même et attrapa les sacs qui contenaient les achats pour la rentrée de la jeune fille. Ils sortirent du restaurant et traversèrent la rue pour entrée dans l'hôtel. Rose donna le nom de son parrain et après un regard dédaigneux de la réceptionniste, ils montèrent à l'étage dans la chambre qui leur était réservée. Le professeur posa les bagages dans un coin et ils s'assirent sur le lit.

-Alors ? Qu'est-ce que tu fais de tes vacances ?

-Pas grand-chose. J'étudie, principalement. Je ne sors pas de ma chambre.

-Avec ton père, ça ne s'est pas amélioré ?

-Non, pas vraiment. Je continue de l'ignorer...

Elle se leva, soudainement énervé.

-Sérieusement, je ne peux pas croire qu'il pense... Mais je me demande vraiment ce qui lui passe par la tête, franchement !

Draco lui attrapa la main et l'attira sur ses genoux délicatement. Il l'entoura de ses bras.

-C'est un père inquiet, c'est normal qu'il réagisse ainsi. Si Scorpius se mettait à fréquenter quelqu'un qui a mon âge... Je ne sais pas comment je réagirais... Ce qui est profondément ironique, je te l'accorde...

-Scorpius sort avec Al, jusque là il n'y a rien de vraiment exceptionnel.

-Ils sortent vraiment ensemble ? Parce qu'il ne dit jamais rien...

-Ils se croient discrets, mais on les a vus s'embrasser avec James, l'autre fois.

-Ah, quand je pense que ça va être la dernière année de Potter numéro un...

-Caches ta joie, surtout, sourit-elle.

-Tu dis ça parce que ce n'est pas toi qui dois faire tous les couloirs toutes les nuits pour essayer de le remettre dans son lit. C'est sûr qu'une fois qu'il sera parti, ça nous fera des nuits plus tranquilles...

Rose rigola et elle glissa la main dans ses cheveux platines en les caressant doucement.

-Je suis sûr qu'il va te manquer.

-Mmm... Non, je suis quasiment sûr que non. Et de toute façon, je le verrais chez Potter senior quand Scorpius se débrouillera pour se faire inviter là-bas.

-Tu dis ça comme si c'était une mauvaise chose.

Draco soupira et son regard se perdit.

-Étonnamment, non. Avant je pensais qu'il n'y avait rien de pire que d'être à côté de Potter, mais maintenant... J'avoue que les repas de Noël chez lui sont... Distrayants.

-Tu dis ça parce que c'est la première fois qu'on s'est embrassé ?

-Pas uniquement... Là fois où James est parti en hurlant de peur en embarquant la nappe, c'était drôle, aussi.

-Oui, ou la fois où Al et Scorpius ont voulu faire un feu d'artifice avec des pétards d'oncle Georges et qu'ils ont réussi à faire brûler leurs vêtements...

Draco sourit.

-On a tellement rigolé que j'ai cru pendant un instant qu'il y en avait un qui allait y rester...

Rose rigola. Ils se regardèrent un instant et s'embrassèrent.

Elle n'avait pas eu de petit copain, avant. Trop de livres à lire, de sujets à étudier et pas assez de garçons avec une cervelle digne de ce nom. Jamais elle ne s'était imaginé dans une situation pareille, avec un garçon. Mais Draco n'était pas un garçon, c'était un homme. C'était la personne qui lui correspondait le mieux.

Elle sentit une main s'infiltrer sous son T-Shirt, et elle frissonna. Jamais on ne l'avait touché comme ça. Les mains de son professeur étaient chaudes et douces et faisaient naître en son corps des sensations qu'elle n'avait jamais encore éprouvées. Sa respiration se saccada et elle gémit légèrement, mais visiblement, ça suffit à faire perdre la tête au blond. Il l'attira contre lui et elle mit ses jambes de chaque côté de sa taille. Il glissa sa deuxième main sur sa nuque et approfondit leur baiser. Elle sentit une langue à l'extérieur de sa bouche et, surprise, elle ouvrit la sienne. La langue se glissa à l'intérieure de sa bouche et joua avec la sienne. Si, au départ, ça lui faisait bizarre d'avoir une autre langue qui jouait avec la sienne, ça devint vite appréciable.

Ils tombèrent sur le lit et il les fit rouler, intervertissant leur position. Rose était à présent allongé sur le dos sur le lit et accueillait les assauts de son professeur avec intérêt. La main de l'homme remonta sous son T-Shirt, et il caressa sa poitrine couverte de son sous-vêtement. Draco cessa de l'embrasser et glissa sa bouche sur sa nuque offerte, l'embrassant avec passion.

-J'ai tellement envie de toi, murmura-t-il.

Rose ne savait pas vraiment quoi répondre, et elle n'était pas loin de perdre la tête. Toutes les sensations qu'elle ressentait étaient nouvelles, mais terriblement délicieuses. Mais quand la main sous son T-Shirt descendit sous son pantalon, elle commença à trembler. De plaisir et d'appréhension mélangés. Est-ce qu'elle était vraiment prête pour ça ? Est-ce qu'elle voulait vraiment faire ça maintenant, quand son parrain viendrait la chercher ? Ou ici, dans cet hôtel moldu ? Le visage dédaigneux de la réceptionniste lui revint en mémoire. Elle, elle savait parfaitement ce qui allait se produire entre eux. Les gens qui louaient des chambres d'hôtel en pleine journée, ne venaient certainement que pour ça.

Elle sentit la main de Draco descendre jusqu'à son sexe et le caresser doucement, et l'angoisse monta. Et bien que son corps lui criait de continuer, elle suivit sa raison et poussa Draco légèrement.

-Non... Non, s'il te plaît...

Le professeur soupira fortement, et enleva ses mains.

-Oui... Oui bien sûr, je comprends.

-Je ne suis pas... Je veux pas ça maintenant...

Il sourit et l'embrassa.

-C'est normal. Je comprends... Tu es jeune et... Je devrais avoir un peu plus de retenue.

-Je suis désolé.

-Ne le sois pas, c'est moi qui le suis. Maintenant, si tu veux bien m'excuser...

Il se leva du lit et alla dans la salle de bain. Il revint quelques minutes plus tard, et Rose s'était assise sur le lit, et avait réajusté ses vêtements correctement.

-Tu ne m'en veux pas ? Demanda-t-elle encore une fois.

-Non, bien sûr que non.

Il s'allongea sur le lit et elle se mit contre lui. Il la serra dans ses bras et enfouit son visage dans ses cheveux. Elle posa son visage contre son torse et ferma les yeux.

-Qu'est-ce que tu as été faire dans la salle de bain ?

-J'ai...

Il soupira. Elle leva les yeux vers lui et constata qu'il rougissait.

-Tu es une jeune femme très attirante. Et... J'avais besoin de faire descendre la pression.

-Oh, constata-t-elle en rougissant.

Elle replaça son visage contre son torse, incapable de trouver de quoi répondre.

-Désolé.

-Ne le sois pas. C'est moi qui...

Il soupira.

-J'aurais dû avoir un peu plus de retenue que ça. Je suis désolé.

-Ça fait longtemps, la dernière fois que tu as... Tu vois...

-Ça remonte à avant que Scorpius entre à l'école. Je crois que ça doit faire sept ou huit ans, à peu près.

-Et... C'est pas trop dur ?

-Pas vraiment. Après la guerre, et le procès, je n'avais pas vraiment d'ami. Tous ceux qui n'étaient pas morts étaient en prison, et personne ne voulait avoir à voir avec moi. Je suis resté chez mes parents pendant à peu près quatre ans... Et un jour, les parents d'Astoria sont venus au manoir... Elle était gentille et douce... Elle ne m'a jamais parlé du fait que j'ai été un Mangemort, ou de ce que j'avais pu faire pendant la guerre. Elle... Elle se contentait d'être là. Quand j'ai eu vingt-quatre ans, on s'est marié et deux ans plus tard, Scorpius est venu au monde. Je n'ai jamais vraiment voulu quelqu'un d'autre... Je crois que je ne voulais pas vraiment grand-chose, j'attendais que ça se passe...

Elle frissonna légèrement. Elle savait bien sûr que son professeur était un solitaire, mais elle n'aurait jamais imaginé que ce soit à ce point.

-Après, quand elle est morte, je ne pensais pas, je continuais d'attendre que ça ce passe... Je ne pensais pas que je retomberais amoureux.

Elle leva la tête vers lui. C'était la première fois qu'il donnait un nom à ce qu'il ressentait.

-Tu m'aimes ?

Il sourit doucement.

-Tu en as douté ?

-Non... Je ne sais pas, j'imagine que je ne me suis jamais posé la question.

Elle se réinstalla sur son torse et réfléchit. La situation lui paraissait tellement étrange, jamais encore elle n'avait été dans ce genre de situation. Depuis toute petite, elle faisait en sorte de rester loin des choses de l'amour, mais maintenant que ça lui tombait dessus, elle ne savait pas vraiment quoi faire. Elle se redressa et demanda :

-C'est à ce moment là que je suis censé te répondre que je t'aime aussi ?

À sa surprise, Draco rigola.

-Seulement si c'est le cas. Et si tu en as envie.

-Ce n'est pas vraiment le genre de choses auxquelles je suis habituée.

Il sourit et lui caressa la joue.

-Ce sont des choses qui se font toutes seules. Suis ce que ton cœur te dit. Tu sauras quand ce sera le bon moment.

-Alors tout à l'heure, quand j'ai arrêté ce qu'on faisait, c'était parce que ce n'était pas le bon moment ?

-Oui. Et le jour où tu seras prête, tu le sauras.

Elle lui sourit et l'embrassa doucement.

-Merci. De comprendre.

Il sourit et elle se réinstalla sur son torse. Il lui caressa les cheveux distraitement.

-Eh, maintenant que j'y pense, tu as lut le nouvel article de Gorgia Tennant, sur la vie et la culture des elfes ?

-Oui. Mais c'est marrant parce que je pensais que personne ne pouvait les approcher.

-Et bien visiblement, elle, elle a réussi. Et...