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127 – Bella

Seattle… vendredi 6 août 2010 à 16 h 24

"Non," dis-je au téléphone en le coinçant entre mon épaule et mon oreille. "Je n'ai eu aucune nouvelle d'eux mais je les attend d'un moment à l'autre."

Alice soupira puis ce fut silencieux. "Tu es sûre qu'ils sont censés venir aujourd'hui?"

Je haussai les épaules sans penser qu'elle ne pouvait pas me voir, en faisant presque tomber le téléphone. "Edward m'a dit qu'ils étaient partis de Chicago hier et ça c'était hier à six heures du soir. Donc…"

"Tu veux que je vienne pour attendre avec toi? Tu n'as pas à être seule quand ils vont arriver, tu sais?"

Je souris et fis passer mon téléphone de mon épaule à ma main. "Je ne m'inquiète pas pour ça mais si vous voulez venir pour manger j'ai des escalopes de poulet qui marinent. J'avais prévu de faire une grosse salade et il y en aura assez pour nous trois."

"J'appelle Rose," dit-elle rapidement en ajoutant. "On arrive dans pas longtemps."

"D'accord," dis-je en riant et pendant qu'elle raccrochait.

Mon téléphone bipa signalant un message entrant.

E : Hey ma belle. Sont-ils arrivés ? Tu n'es pas seule, si ?

Je ris et appuyai sur répondre.

B : Pas toi aussi ! Alice vient juste de me le demander et elles arrivent (et non ils ne sont pas encore là !) Ne t'inquiète pas, elles viennent pour dîner alors je ne serai plus seule très longtemps.

E : Bien, je m'inquiétais. Je sais que tu peux prendre soin de toi mais c'est dans ma nature de m'inquiéter pour toi.

B : Et je t'aime pour cela. Je vais bien. Je pensais que vous sortiez ce soir, billard ou autre chose. Les projets ont-ils changé ?

J'appuyai sur envoyer et mon téléphone sonna.

"Bonjour ?"

"Oui, c'est Franck, des Déménageurs de Chicago. Est-ce…" Il y eut une pause avec un bruit de papier, "Isabella Swan ?"

Assis bien droite je répondis, "Oui, moi-même."

"Bien, je voulais juste vérifier que vous étiez chez vous. Nous devrions arriver dans la prochaine heure. Nous avons eu une crevaison, nous aurions dû arriver plus tôt."

Je souris sachant que les filles et Edward se sentiraient mieux parce que je ne serai pas seule lorsqu'ils arriveraient. "Oui je suis là, je me suis garée plus loin pour que vous ayez plus de place pour rentrer."

"Très bien, à tout à l'heure alors."

Il raccrocha et je vis que j'avais un nouveau message d'Edward. Avant de l'ouvrir j'en envoyai un à Alice.

B : Gare-toi dans la rue. Ils viennent de m'appeler, ils arrivent dans une ou deux heures.

Puis je revins à celui d'Edward.

E : Non. Nous venons d'arriver. Nous avons dû prendre le camion de Jasper parce que mon SUV a une crevaison – nous ne nous en sommes aperçus qu'au moment de partir.

B : C'est dans l'air alors. Les déménageurs viennent d'appeler. Ils ont crevé aussi. C'est pour ça qu'ils sont en retard. Les filles seront là avant.

E : Bien. Appelle-moi si tu as besoin amour.

B : je le ferai ! Amusez-vous bien !

E : Je t'aime aussi ma douce. Donne le bonjour à Alice et à Rose.

ooo

Deux heures plus tard j'essayais de donner un pourboire à Franck et ses deux collègues, Dustin et Steve mais ils n'en voulurent pas.

"Tout est payé." Il me tendit une carte de visite avec cette image de vaches transportant un canapé que j'avais vu sur le côté de leur camion. "Appelez- ce numéro si quelque chose ne va pas ou pour la prochaine fois si vous déménagez."

"Merci beaucoup," lui dis-je en leur souriant à tous les trois. Ils avaient été polis, amicaux et ne m'avaient pas fait sentir nerveuse et toutes les affaires d'Edward étaient en parfait état à ce que je pouvais voir. "Bon voyage de retour à Chicago."

"Merci madame," me dirent-ils tous les trois en passant la porte d'entrée que je refermai derrière eux.

Alice et Rose rigolèrent depuis le canapé.

"Je pense que Dustin – appelez-moi Dusty, madame – est tombé amoureux," chanta Alice en laissant trainer le dernier mot.

Je levai les yeux au ciel. "Ouais et Steve ne te quittait pas des yeux et Frank a souvent souri à Rose."

"Il avait presque l'âge de mon père," dit Rose en frissonnant. "Mais un bon gars cependant."

J'opinai en riant puis allai dans un coin de la pièce où étaient entreposées les affaires. "Je me demande si Edward sait à propos de tout ça," dis-je en faisant signe vers les meubles. "De ce qu'il m'a dit il n'attendait que le piano et quelques cartons."

"Ouvre la lettre et tu verras," proposa Alice.

En secouant la tête j'attrapai l'enveloppe fermée et la tournait entre mes mains. "Elle est au nom d'Edward. Je vais lui en parler et il décidera ce qu'il veut que je fasse."

"J'attrapai mon téléphone dans ma poche et allai dans l'ancienne chambre d'ami transformée en salle de musique. Voir le piano pour la seconde fois me coupa le souffle. Il était poussiéreux mais pendant que Rose et Alice supervisaient le déchargement du reste des affaires je l'avais dépoussiéré avec quelques vieux t-shirts que je gardais pour ça. Un peu d'humidité pour que la poussière colle et la surface noire brillait comme neuve. Je pouvais imaginer Edward assis ici sur le banc, derrière le clavier jouer pour moi et mon cœur me fit mal. Tout à coup j'avais besoin d'entendre sa voix. Je ne voulais pas le déranger pendant qu'il s'amusait alors je décidai de lui envoyer un message.

Je pris une photo du piano et la joignis au message.

B : Tout est là chéri. Tout est parfait. Le piano comme tu peux le voir est magnifique et convient parfaitement. Je pense que nous avons bien tout prévu *rire* Amuse-toi bien avec les autres et tu m'appelles après, d'accord? Je t'aime!

Comme il n'avait pas répondu au bout de quelques minutes, je pensais que c'était trop bruyant dans le bar pour entendre le bip d'un nouveau message alors je remis mon téléphone dans ma poche et retournai avec les filles. Il m'appellerait quand il verrait le message alors pour le moment je n'avais plus qu'à me détendre et profiter de la soirée avec mes amies.