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132 - Edward
De: EAMasen
A: Bella Swan
Envoyé : Dimanche 5 septembre 2010 à 06 h 23
Reçu: Dimanche, le 5 septembre 2010 à 03 h 23
Sujet : Je ne partage pas, Mlle Swan.
Tu dois être la plus belle chose que j'ai jamais vue. Bien que je sache que Rose y est pour quelque chose, je ne suis pas sûr qu'elle mérite tout le crédit. Tu es sexy, Isabella - elle en a seulement pris la preuve photographique. Je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter ces photos mais je le jure, je vais faire en sorte de les mériter quand je mettrai la main sur toi. Et je ferais en sorte de continuer de les mériter pour le reste de ma vie.
Un jour, mon amour... Je serai celui qui te posera sur ce piano afin de goûter chaque once de ta peau - dont tu me tourmentes avec ces photos. Je veux savoir quel son nous ferons quand je vais poser tes fesses sur les touches et quand je serai entre tes jambes magnifiques. Je vais te poser sur mes genoux et jouer pour toi parce que je sais que tu aimes cela. Je n'ai pas joué beaucoup ces derniers temps. Ma muse me manque, Bella.
De ce que j'ai entendu, il semble que vous les filles ayez passé un bon moment hier. Ce fut une énorme quantité de pop-corn. MDR Tes dents doivent te haïr aujourd'hui.
Ma douce, belle fille ... tu me manques plus que tu ne peux l'imaginer. Je suis là avec toi. Je sais ce que c'est de se réveiller dans un lit vide et souhaiter te faire venir en un clin d'œil entre mes bras. Quatre semaines semblent être une éternité. Il y a des moments où je ne suis pas sûr d'arriver à survivre sans toi mais nous devons essayer, bébé. A la fin ça vaudra le coup.
Je sais que cela est difficile. Crois-moi. Et cela ne fait qu'empirer avec les soucis au travail et les conneries quotidiennes. Tu n'es pas seule, ma douce. Juste sois heureuse de ne pas avoir été une des jeunes recrues le premier jour où j'ai dû laver les draps après que tu sois partie. Je n'étais pas exactement... agréable. **hausse les sourcils** Tu étais partie, ton odeur avait disparu et je n'étais pas heureux de tout ça.
Je veux que tu me fasses une faveur, Isabella. Je veux que tu prennes la journée, que tu fasses la grasse matinée dans mon T-shirt. En fait, je ne veux même pas que tu t'habilles. Il n'y a rien de mieux qu'un jour où tu n'as pas besoin de sortir de la maison ou du pyjama, alors fais-le pour moi. Et puis plus tard ce soir, je t'appellerai. OK ? Envoie un mail si tu veux, ne t'avise pas de faire la vaisselle, corriger un livre ou des devoirs. Tu as compris ?
Je t'aime plus avec chaque jour qui passe.
A toi pour toujours,
Edward
P.S. Une de ces photos contient un regard que je reconnais, Isabella. Tes yeux sont sombres, tu ne regardes pas exactement l'appareil photo et tu es en train de mordre cette douce lèvre inférieure. A quoi pensais-tu sexy fille ? Hmm ? Et est-ce que cela t'a rendu mouillée pour moi ? Parce que la seule idée que tu étais mouillée et prête, assise sur mon piano... Bella tu n'as aucune idée de ce je veux te faire ...
ooo
Tampa ... Dimanche 5 septembre 2010 à 07 : 03
Je fermai mon ordinateur portable et le mis sur le lit, ma tête tombant dans mes mains. Ma fille semblait solitaire, fatiguée et triste malgré le plaisir qu'elle avait eu à prendre ces photos pour moi. Elle avait tout vachement bien fait pour moi depuis le début… elle était à l'écoute, elle avait envoyé des colis, elle m'avait appris à rire, elle m'avait tout simplement aimé sans se poser des questions. Il était temps que je fasse quelque chose pour elle, bon sang !
Enfilant mes baskets, je marchai dans le couloir vers la cuisine et me versai une tasse de café. Je devais courir, je devais penser mais je savais aussi que je ne pouvais pas faire seul ce que je voulais pour Bella. A un moment de ma vie, j'avais essayé de traverser les choses seul mais je ne devais plus le faire à présent. Jazz me botterait le cul si je ne lui demandais pas.
En revenant dans le couloir, je passai par la chambre d'Emmett, essayant de deviner si ses ronflements ressemblaient au sciage du bois ou au grognement d'un ours. Peut-être un peu des deux. Je frappai à la porte de Jasper, sachant qu'il était réveillé et qu'il lisait.
"Ouais," dit-il, et j'ouvris la porte. "Quoi de neuf, Sergent ?"
"J'ai besoin de ton aide. Viens courir avec moi !" lui dis-je, en montrant la porte avec mon pouce.
Il sourit, hocha la tête et rit une fois. "Compris."
Une fois que nous nous fûmes échauffés, nous partîmes courir autour de Bayshore pour arriver à Ballast Point Park, je compris ce que je voulais faire. J'avais besoin d'aide. J'expliquai tout à Jasper, qui écouta attentivement tout en frottant son menton.
"Serais-tu en mesure d'avoir une perm le vendredi ?" demanda-t-il, assis sur le banc au bout de la jetée.
"Je n'ai jamais pris un congé. Jamais. Si je demande un jour avant de quitter l'armée, je ne peux pas imaginer qu'ils puissent me le refuser," lui dis-je, haussant une épaule. "Mon dossier est nickel."
"C'est vrai," dit-il. Puis il leva les yeux vers moi. "Pourquoi un hôtel ? Pourquoi pas la maison de Bella ?"
Je secouai la tête avant même qu'il ne termine la question. "Je ne veux pas mettre les pieds dans cette maison jusqu'à ce que je ne sois plus un soldat. Je ne veux pas la voir jusqu'à ce que je rentre définitivement... à la maison."
Il hocha la tête comme s'il comprenait, ce qui était probablement vrai.
"Je fais cela pour elle, pour lui donner ce qu'elle veut pour son anniversaire, pas pour satisfaire ma curiosité. Elle fait tout pour moi ... pour nous, " lui dis-je, non pas qu'il veuille argumenter mais j'avais le sentiment qu'il devait savoir à quel point cela était important.
"Nous aurons besoin d'Emmett, crois-le ou pas," rit-il, en me regardant et en sortant son téléphone quand il se leva. "Nous devons juste ne pas le laisser parler à Bella. Cet idiot ne peut pas garder un secret. C'est pourquoi nous ne lui avons rien dit à propos de Bella quand elle est venue ici."
Riant, je hochai la tête. "D'accord alors quoi en premier ?"
En souriant, il composa le numéro et mit le téléphone sur le haut-parleur. "Tout d'abord…? Nous appelons des renforts."
"Jazzy, il est tôt," grommela Alice. "Je t'aime, mais... putain..."
"Désolé, chérie, mais le Sergent et moi avons besoin de ton aide," lui dit-il, et nous sourîmes tous les deux quand elle grinça des dents.
"Tu vas venir ici pour son anniversaire, n'est-ce pas, Edward?" cria-t-elle pratiquement.
"Oui, Shorty !" ris-je, en secouant la tête à la façon dont elle avait deviné, instantanément. "Peux-tu nous aider ?"
"Oh ho ! Oui, je peux. Laisse-moi prendre un stylo et un bloc-notes," dit-elle en riant, et nous pûmes l'entendre fouiller à l'autre bout du fil. "Oh, Edward ... cela va signifier beaucoup pour elle."
"Je l'espère," soupirai-je, appuyé contre la balustrade de la jetée.
"Ok, les gars," Elle soupira joyeusement. "Quel est le plan?"
