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145 – Bella

De : Bella Swan

A : EAMasen

Envoyé le : 22 septembre 2010 à 13 h 47

Reçu le : mercredi 22 septembre 2010 à 16 h 47

Sujet : Il est arrivé !

Hey chéri !

Les enfants sont au gymnase en ce moment donc j'ai du temps. J'ai appelé miss Mary elle a dit que les cartons sont tous arrivés juste après midi. Elle a ouvert la porte et il y avait le livreur d'UPS qui était là, il a tout déchargé dans le séjour. Elle dit et je cite : " je me suis assurée de garder ta maison en sécurité, Isabella. Je n'ai pas laissé cet homme seul chez toi. Un si bel homme dans son petit short marron ! Si j'avais soixante ans de moins…" (Le livreur ? Il devait avoir 18 ou 19 ans, tout juste du duvet et aussi innocent que le jour de sa naissance. Elle l'aurait mâché et recraché juste après ! MDR) quoi qu'il en soit j'ai hâte d'ouvrir tous ces cartons quand je rentrerai… sauf si tu veux que je t'attende, ce que je suis plus que disposée à faire. Je sais que moi je ne me sens pas chez moi tant que je ne déballe pas mes affaires moi-même. Et si c'est pareil pour toi je serais plus qu'heureuse d'attendre.

J'ai parlé à mon père hier soir, au fait. Il attend avec impatience de te rencontrer dans quelques semaines. Nous irons tous au stand de tir vendredi après-midi. Bon peut-être pas Alice et Rose… ça ne les intéresse ni l'une ni l'autre... peut-être qu'elles viendront… juste pour mater leurs maris. *rigole* Quoi qu'il en soit Charlie a dit que vous iriez pêcher avec lui le samedi matin et ce soir-là ce sera le dîner de répétition, qui ne consiste qu'à emmener tout le monde au restaurant. J'ai insisté pour qu'il me laisse faire la cuisine mais il est têtu *haussement d'épaules* Quoi qu'il en soit, prépare-toi ! ;) Je suis sûre qu'il va te mettre sur le grill lorsque vous serez coincés sur le bateau !

Oh ! Devine sur qui je suis tombée plutôt ? Christopher et sa mère d'accueil. Elle est venue le déposer à l'école, elle a pu parler au principal et j'allais au bureau moi aussi. Il m'a serrée dans ses bras et dit bonjour avant de partir pour sa classe. Il a l'air bien… Tout sourire, les joues bien pleines, des vêtements propres et une lumière dans les yeux que je n'avais jamais vue avant. Kim, sa mère d'accueil m'a demandé si j'avais une minute et comme les enfants devaient aller à la musique je lui ai dit que si elle pouvait attendre une dizaine de minutes, je serais libre.

Une fois les enfants partis nous nous sommes assises et avons parlé. Apparemment sa mère a engagé un avocat. Le père d'accueil est avocat et il a un collègue alors il le lui a recommandé. Le gars travaille bénévolement, ce qui est génial puisqu'elle n'a pas d'argent pour le payer, quoi qu'il en soit elle a demandé le divorce de ce fils de p…. qui est en prison – et qui va aller en désintoxication. Incapable de supporter son mari elle est devenue dépendante à quelque chose (Kim n'a pas dit à quoi et je n'ai pas demandé) Une fois qu'elle ira bien, elle veut avoir un droit de visite tant qu'il vit chez Kim et Dean dans l'espoir que tout cela fonctionne pour pouvoir le récupérer chez elle après que le divorce et la désintoxication soient terminés. Kim a dit qu'ils voulaient bien travailler avec elle et s'assurer que tout était pour le mieux. Christopher est content que sa mère fasse des efforts pour devenir une meilleure maman et une personne en bonne santé et heureuse. Elle lui manque.

Je suis tellement reconnaissante que tout se passe si bien. Je me suis tellement inquiétée pour lui l'année dernière. Des cas de ce genre ne se terminent pas toujours bien et c'est vraiment la meilleure solution possible.

Je ferai mieux d'y aller. Je veux préparer les choses pour la prochaine leçon avant que les enfants ne reviennent.

Je t'aime Sergent. Dis-moi ce que tu veux que je fasse à propos de tes affaires, d'accord ?

A toi pour toujours,

Bella

ooo

Seattle…. mercredi 22 septembre 2010 à 15 h 55

Je soupire en fourrant tout ce dont j'ai besoin pour ce soir dans mon sac et je sors mon téléphone. La fin de journée a été très occupée et je n'ai pas pu regarder si j'avais reçu quelque chose d'Edward. Quand je vis que j'avais trois messages je ne pus empêcher un grand sourire d'aller d'une oreille à l'autre.

E: Oui s'il te plait ma douce ! Si tu veux t'attaquer à ranger ma merde je ne vais certainement pas m'en plaindre. La seule chose dont j'ai besoin pour m'installer quand je serais à Seattle c'est toi, Bella. Tout le reste ce ne sont que des choses matérielles.

E : Dis à Charlie que j'ai hâte aussi *grince des dents* les gars m'ont juste dit qu'il nous voulait là-bas à cinq heures du matin, le samedi, pas vrai ? Bon. Mes week-ends à dormir ne commenceront que la semaine suivante.

E : c'est génial pour Christopher. Son passé mis à part il ressemble vraiment à un petit garçon chanceux. J'écrirai plus dans le mail mais je veux te dire dès à présent combien je suis heureux pour toi et pour lui. Je t'aime ma douce. Nous parlerons ce soir.

Je refermai le téléphone, le glissai dans mon sac, pris mes clés, fermai ma salle de classe et partis pour la maison.

Quand j'arrivai dans l'allée, je fis bonjour à Miss Mary avant de rentrer. Normalement je me serai arrêtée pour discuter mais j'étais impatiente de me changer et de m'asseoir pour m'occuper des cartons d'Edward. J'avais fait de la place sur mes étagères pour ses films et ses livres et j'avais prévu de ranger ses photos, comme ça il pourrait faire ce qu'il voudrait avec, une fois qu'il serait ici.

Dans dix jours.

Cette pensée me fit rire et je dansai autour de la chambre en culotte pendant un moment pendant que de la musique passait dans ma tête. Finalement j'enfilai un t-shirt et un pyjama, déterminée à me détendre pour la soirée et j'allai dans le séjour.

Edward avait raison, il y avait quatre cartons de soixante centimètres de côté, rangés deux par deux, l'un sur l'autre. Je pris celui de dessus - pas préparée car il était lourd - et l'amenait vers le canapé, le posant par terre devant moi. Je l'ouvris en me servant de ma clé et ne fus pas surprise d'y trouver des livres et des magazines, certains que je lui avais envoyés quand il était encore en Afghanistan. Je les rangeais rapidement, les magazines dans un tiroir de la table et les livres sur les étagères.

Le suivant était plein de CD et de DVD. C'était facile à ranger, ils allèrent sous la table de la télé et de la stéréo.

Des vêtements d'Edward y compris le costume qu'il avait mis quand j'étais à Tampa étaient rangés dans le troisième carton avec un mot.

Bella,

Au cas où tu prendrais la décision de déballer… dans ce carton tout est propre. Il faudra que le costume soit nettoyé à sec car après déballage il va être tout froissé mais tout le reste peut être rangé. Il y a un sac avec deux t-shirts… ils sont propres mais je les ai mis un certain temps pour qu'ils sentent comme moi. Si tu veux les ranger – c'est très bien aussi – mais je voulais que tu aies la possibilité de les porter.

Je t'aime ma Bella

Edward

Il me connait si bien… j'attrapai le sac sous le papier et le mis de côté puis fis quelques allers et retours jusqu'à la chambre ajoutant les vêtements d'Edward dans ma commode et le placard. Heureusement l'armoire est énorme armoire, pas besoin d'en acheter une autre à moins qu'il le veuille.

Il ne restait qu'un seul carton et je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il pouvait contenir. Lorsque je l'ouvris je commençai à rire et attrapai mon téléphone, tapant le numéro d'Edward sans lâcher le contenu du carton.

"Laisse-moi deviner ?" dit-il en lieu et place du message de bienvenue habituel. "Tu as ouvert le carton !"

Je ris et hochai la tête même s'il ne pouvait pas me voir. J'enlevai la petite boite rose qui était remplie à ras bord de choses.

"Je l'ai fait," dis-je en tirant des sacs de nourriture pour chaton et de la litière pour chat, les posant à côté du canapé. "Qu'est-ce que tu as fait ?"

Edward rit et je pus entendre la joie et le bonheur dans sa voix, me faisant savoir qu'il était tout aussi excité et soulagé que notre temps loin de l'autre s'achève bientôt.

"Je ne veux pas la moindre excuse pour savoir pourquoi il nous faut attendre pour avoir un chaton. Je pense que j'ai tout ce qu'il faut mais si tu vois que j'ai oublié quelque chose… nous irons l'acheter plus tard."

Je continuai à fouiller dans les affaires, trouvant toute sorte de jouets, un peigne, un collier, des bols pour l'eau et la nourriture et un livre sur 'A quoi s'attendre avec un chaton'. Il avait même pensé à un griffoir pour que le chat n'abime pas notre moquette ou nos meubles.

"C'est génial," déclarai-je en secouant la tête à ses idioties.

"Bien," soupira-t-il, "C'est si près maintenant, je peux le sentir. Les gars m'ont dit que les filles devaient aussi recevoir leurs cartons aujourd'hui. Notre maison va être sacrément pleine," rit-il.

"Plus sérieusement. J'ai préparé un carton avec mon clavier. Je l'enverrai lundi, je voulais encore le garder un peu. Tout ce qu'il reste à présent ce sont les vêtements pour la semaine, quelques livres, mon ordi portable et les affaires de toilette. Oh et Jasper m'a dit de te dire qu'il avait envoyé tous les trucs que nous avions acheté pour la cuisine à Alice et que vous devriez, mesdames, vous les partager de façon équitable. Comme nous avons tous participé et nous ne savions pas vraiment ce que vous avez à la maison, ce sera à vous de faire le partage."

"Ok, je verrai ça avec elles."

"Bien," dit Edward avant de soupirer. "Raconte-moi, il y a de la place pour toutes mes affaires…"

Je fis passer les affaires pour le chaton sous mes jambes en souriant, en commençant à raconter à Edward le rangement des livres, des films et des autres affaires qu'il m'avait envoyées.

Ooo

Un peu plus d'une heure après mon estomac commença à grogner, me faisant savoir qu'il était temps de poser le téléphone et d'aller préparer à manger.

"Je ferai mieux d'y aller," dis-je en soupirant. "Je suis affamée si le lion dans mon estomac est un indice… et il faut que je corrige les maths et les devoirs d'anglais."

"Ça semble… amusant," plaisanta Edward, me faisant rigoler. "Je t'envoie un mail avant de me coucher. Je vais aller tuer quelques zombies ou quelque chose avec les gars. Je t'aime Bella."

"Je t'aime aussi, Sergent. Va leur botter le cul. Ils ont besoin d'être humbles, j'en suis sûre."

Edward rigola. "Tous les jours," admit-il. "Bonne nuit ma belle."

"Bonne nuit chéri."

J'entendis le clic tandis qu'il raccrochait. En souriant, je réunis tous les trucs pour le chat et rangeai la boite dans un coin où elle pourrait rester jusqu'à ce qu'on en ait besoin. Ensuite je me dirigeai vers la cuisine pour réchauffer des restes de poulet et de riz de mon dîner de la veille.

Un jour de plus… plus que neuf.