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146 – Edward

De: EAMasen

A: Bella Swan

Envoyé : Mercredi 22 septembre 2010 à 22 h 34

Reçu : Mercredi 22 septembre 2010 à 19 h 24

Sujet : Mission accomplie !

Salut ma fille magnifique,

J'ai humilié officiellement mes colocataires. Je ne sais pas pourquoi ils veulent jouer à des jeux de guerre mais Call of Duty n'est pas très différent de la merde que nous avons vécue. Ils se sont faits tuer continuellement. Pas moi ! ;) Et apparemment, nous avons anéanti un pauvre gosse en Australie, qui, si mes calculs sont exacts, aurait dû être au lit ou à l'école ... Je ne suis pas sûr lequel des deux.

Je suis vraiment impatient de rencontrer ton père, ma chérie. Pas tellement pour le fait qu'il va m'interroger mais pour apprendre à le connaître. Je veux me montrer digne de toi à ses yeux. Je sais cela. Et ça ne me dérange pas, ce serait si ça lui était égal que ça m'inquiéterait.

En plus Emmett parle beaucoup de leurs parties de pêche et j'ai impression qu'ils passent de très beaux moments, et si ton père peut tolérer ce bavard, alors je sais que j'ai déjà fait la moitié du chemin ! Mdr

Mais c'est pour le stand de tir que je suis le plus impatient, Isabella. Tout le monde vante tes compétences, du coup je suis impatient de voir cela par moi-même. Emmett et Jasper ont déjà parié que tu vas me botter le cul. :) Ouais, en quelque sorte cette pensée ne me dérange pas. Comment je vois ça ? Si je me fais battre, au moins ce sera par une belle femme. Je présume que cela résoudra la situation de 'mal visé' après tout. ** rire **

Je suis tellement heureux pour le petit Christopher, chérie ! Il semble que les choses vont bien pour lui. Si sa mère fait un effort, il sera en grande forme assez tôt. C'est grâce à toi, amour. Ne l'oublie jamais. Tu as fait en sorte qu'il se sente en sécurité, qu'il ait quelque chose à manger et qu'il soit retiré d'une situation dangereuse. Je suis fier de toi, et je suis si heureux que tu puisses le voir heureux, en bonne santé et en mesure d'être un enfant à nouveau. J'espère que cela est arrivé à l'étudiant de ma mère il y a quelques années.

Je suis content que tu aies de la place pour toutes mes affaires. Je déteste t'imposer tout cela sans être là pour t'aider. Je te promets que dès que je serai là nous allons faire le tri et jeter ce que nous ne voulons pas ou ce dont nous n'avons pas besoin. Je sais que je dois faire le tri dans les trucs qui étaient au garde-meuble.

Ce qui me rappelle ... J'ai eu des nouvelles de Garrett. Je suppose que Tanya sort avec quelqu'un de l'université - un mannequin pour sous-vêtements ou une merde comme ça. Comment ces deux egos peuvent-ils coexister dans la même chambre ... ou campus, je me le demande ... et je n'en ai pas la moindre idée. Mais de toute façon, elle sent le besoin de m'effacer de son existence, du coup elle a fait un carton avec mes trucs qui était encore chez eux. Bella, je n'ai aucune idée de ce qu'elle a bien pu mettre dedans… alors j'ai dit à son père de l'envoyer après que je sois rentré à la maison. Sa mère m'a dit que Tanya est encore assez énervée contre moi et elle veut se débarrasser de tout ce qui peut m'appartenir. Si elle est en colère, elle va être vindicative, je serai très prudent lors d'ouverture de ce carton - pas parce que j'ai quelque chose à cacher mais je veux être sûr de pouvoir expliquer n'importe quelle foutue merde qu'elle a peut-être mis là-dedans. Je la connais ... elle va faire une montagne de rien. Officiellement mes liens avec Chicago seront définitivement défaits. Quelque chose à ce propos me semble libératoire. C'est comme si un poids était enlevé et je ne suis pas sûr de savoir comment l'expliquer.

Comme le moment se rapproche, je suis de plus en plus impatient d'être à la maison... tout simplement. C'est tout ce à quoi je peux penser la plupart du temps. J'ai failli me faire renverser l'autre jour dans la base, parce que je donnais plus d'attention à ton texto que là où je marchais. ** rire ** Oui, je promets d'être plus prudent ... ne me le dis même pas. Je suis juste ... heureux, ma douce. Bien que… j'ai mes moments de panique… que je vais bousiller des trucs entre nous et le temps semble ralentir bizarrement. Parfois, je flippe, et le temps passe plus vite et je coche un autre jour sur le calendrier mais il y a des moments où je te désire et je jure devant Dieu et tout ce qui est saint… que le temps semble putain s'arrêter.

C'est officiel, mon amour. Tu m'as fait complètement perdre la tête. Je ferais mieux de dormir un peu, ma jolie, mais je t'appellerai bientôt.

Mon cœur est à toi pour toujours,

Edward

ooo

Tampa ... Lundi, 27 septembre 2010 à 19 h 06

"Je suis rentré !" tonna Emmett depuis la porte. "Qui a faim ?"

"MOI ! !" Jasper et moi hurlâmes depuis la salle à manger.

Nous étions en train d'emballer mon clavier, son socle et le tabouret pour que je puisse les expédier demain matin. Finissant de scotcher le carton j'empilai tous les cartons vers la porte pour les charger dans ma voiture le lendemain.

"Qu'as-tu pris ?" demandai-je, m'asseyant à la table de la cuisine.

"Barbecue," dit Emmett, me tendant une boîte.

Jasper gémit, roulant des yeux avant de foudroyer la boîte comme si c'était le diable lui-même. "C'est officiel," murmura-t-il en grimaçant. "J'en ai complètement fini avec la restauration rapide, le chinois à emporter… et la pizza."

Je ris et hochai la tête, parce que nos placards étaient complètement et totalement vides sauf quelques conserves dans le cellier. Nous avions estimé qu'acheter plus de nourriture, à part quelques boissons serait un gaspillage mais vraiment, je pense que nous étions tous prêts pour de vrais plats cuisinés maison. En fait, nous étions tellement prêts pour cela que c'était une conversation qui avait duré des heures la veille. Les cookies de Bella, la daube d'Alice, les fajitas de Rose ... le thon en cocotte de Bella, le poulet frit d'Alice, la sauce à spaghetti de Rose ... et nous avions continué ainsi jusqu'à ce que rien ne paraisse bon pour le dîner, nous avions tous les trois le mal du pays et de nos filles. En toute honnêteté c'était vraiment pitoyable mais vrai.

Nous étions au début de la fin et je n'étais pas le seul à vouloir que tout soit enfin fini. Nos divagations quotidiennes à propos de travail et des recrues avaient viré vers Seattle et la maison et les projets que nous avions une fois à la maison et avant le mariage de Charlie.

"Je vous ai entendus," grommela Emmett, fronçant les sourcils vers sa pile géante de côtes de porc. "Je vous garantis que Rosie va me faire grossir de 15 kilos la première semaine. Je dois me souvenir d'aller courir... "

Souriant et en agitant une frite devant lui, je dis "Tu m'étonnes. C'est une chose de manger les cookies de Bella alors que nous sommes à l'armée mais ça va en être une autre quand mon cul n'aura plus à se lever à l'aube chaque matin."

"Tu seras debout," répliqua Jasper avec un petit rire et son sourire en coin. "C'est juste une putain d'habitude maintenant. Et tu pourras toujours aller courir après que Bellsy soit partie travailler. Son quartier est assez cool. "

"Et pas de dodo le jour où nous allons partir pêcher, Sergent," Emmett rit, pointant sa fourchette en plastique vers moi. "La torture va commencer très bientôt pour toi."

Je gémis - à leur grand amusement - en secouant la tête. "Ne me rappelle pas ça."

"Hé, arrête !" dit-il en riant. "Je promets que je ferais tout pour que Charlie ne te jette pas par-dessus bord à cause des vilaines choses que tu fais à sa petite fille ... ou au moins je ferais en sorte que tu aies un gilet de sauvetage sur toi s'il le fait… "

Jasper commença à s'étouffer avec ses haricots, donnant à Emmett un coup de poing sur le bras. "On ne doit pas nécessairement parler à Charlie de ces vilaines choses, connard. Ne rends pas cette merde plus difficile, pour Eddie, que ce qu'elle doit être." Son regard sympathique atterrit sur moi. "Crois-moi, ce mec m'a fait suer pendant environ une heure puis il a été parfaitement agréable. Et il aime Alice comme sa fille. Putain, il la connaît depuis que Bella a emménagé avec lui – il a dit que c'était comme avoir deux filles au lieu d'une. Donc, ne t'inquiète pas, frérot. Tout se passera bien. Il est franc ... un peu comme Bella, vraiment. "

"Ouais mais je parie que tes fesses vont dormir sur le canapé en bas, pas du tout blottis contre Bella dans sa chambre," ajouta Emmett, souriant comme un diable.

"Très bien," soupirai-je, en haussant les épaules. "Tant que je suis admis dans la maison ..."

Jasper renifla, roulant des yeux. "Ne pense pas que cette femme qu'il va épouser n'est pas venue chez lui pour 'quelques soirées pyjama'… si tu vois ce que je veux dire. Il ne faut pas sous-estimer le chef. "

"Beurk, ça sonne tellement faux," s'étouffa Emmett, lui donnant un regard cinglant. "Les parents ne devraient pas faire ça."

Je ris si fort que la sauce barbecue brûla mon nez.

"Tu n'es pas juste apparu, imbécile," fit valoir Jasper, il tapota mon dos en même temps. "M. et Mme McCarty ont effectivement dû fa…."

"Aïe ! Ne dis pas cela !" cria-t-il, mettant ses mains sur ses oreilles. "Je ne veux pas l'entendre," chanta-t-il, les yeux fermés.

"Imbécile," murmura Jasper, me regardant. "Oh, je voulais vous dire que les gars nous ont invités à boire un coup vendredi soir avant de prendre l'avion samedi. Ça te dit ? "

"Oh, ouais ? Qui ?" demandai-je, prenant un beignet de maïs dans ma bouche.

"Thompson et Rodriguez mais surtout Wells. Il est assez excité parce que sa jambe est guérie," répondit-il.

Je pris une profonde respiration et soufflai lentement. "Ouais, ça me va," je savais que Wells n'avait pas encore oublié que l'incident en Afghanistan avait failli nous envoyer de l'autre côté et il voulait juste célébrer le fait que nous étions encore en vie tous les deux. "Certainement. Laisse-moi savoir quand et où."

Je mangeai une autre côte en silence, en repensant à cette explosion et comment ça avait tout changé entre Bella et moi. Elle avait montré à quel point elle pouvait être une femme magnifiquement forte et moi, j'avais laissé tomber le dernier de mes murs, en lui disant je t'aime pour la première fois. Sortant mon téléphone de ma poche, je ne pus pas résister à l'envie de lui envoyer un message - un de ceux avec lequel nous nous taquinions mutuellement depuis des jours maintenant, parce que nous étions tellement putain prêts.

E: Je t'aime, ma douce fille. Devine quoi ? ! Seulement 5 jours de plus. J'ai hâte !