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147 – Bella
Seattle… vendredi 1er octobre 2010 à 21 h 26
"Si je dois avaler une cuillère de crème glacée de plus je crois que je vais éclater," gémit Alice pendant que Rose cherchait un film.
J'opinai en me frottant l'estomac. "Je sais. Je pense que le dernier brownie était de trop."
"Et ensuite ?" Rose tendit La proposition et Entre deux rives.
Alice et moi lui désignâmes sa main gauche et elle accepta le sortant de sa boite.
Nous partagions notre dernière soirée entre filles avant que les garçons ne rentrent – ce qui incluait de la pizza, des taquitos et des nachos pour le diner, des brownies et de la crème glacée pour le dessert, du vin frais et tous les films de Sandra Bullock que nous pourrions voir. Nous avions déjà vu Miss Détective le 1 et le 2 et Ainsi va la vie et il nous en restait encore d'autres à choisir.
Une fois de plus je vérifiai mon téléphone… toujours rien d'Edward. Ils étaient tous sortis avec les gars de leur équipe et d'autres personnes qu'ils avaient rencontrées sur la base. Edward avait dit qu'il m'appellerait ou m'enverrait un message quand il rentrerait et je savais qu'ils n'avaient pas prévu de rester dehors après minuit. Ici il était une heure du matin alors j'espérai l'entendre d'un moment à l'autre.
Pendant que j'attendais, je m'installai avec ma grenade framboise pour regarder Sandra et le beau Ryan Reynolds.
ooo
Une trentaine de minute plus tard, mon téléphone bipa signalant un nouveau texto. Je mis le film en pause et ris quand le téléphone des filles sonna aussi.
"Devinez ? Les garçons en ont fini avec leur sortie," rigola Alice.
Rose et moi hochâmes la tête avant d'aller voir ce que disaient nos téléphones.
E : Ne parie jamais contre Emmett !
Je ricanai. Emmett pesait deux fois comme moi, qu'est-ce qui lui avait fait penser qu'il pourrait le battre.
B : Oh chéri… je te l'aurais dit. Le seul qui puisse parier contre lui c'est Rose. *Rire* Tu es à la maison ?
En attendant la réponse Rose éclata de rire et je savais qu'elle savait ce qu'Edward m'avait dit.
E : pas encore, ils ont pris nos clés. **réfléchis ** Jeff nous pousse. Je souhaite rentrer à la maison pour toi.
En riant je tapai rapidement.
B : tu es probablement le meilleur Edward. Tu sembles trop mielleux pour être trop sobre ;)
E : je ne me sens pas bien Isabella. Et je te veux. Tu sais ce que je ferais si tu étais ici ?
Merde… Edward ivre est très excité… et encore beaucoup trop loin de moi.
B : Et que ferais-tu chéri ?
E : t'embrasser te toucher. Ces mamelons roses. Je veux les sucer, leur faire mal. Tu me laisserais faire ?
Putain…
B : Hummm, je le ferai. J'adore quand tu joues avec eux…
E : c'est bien. Ils sont jolis. **hoche la tête**. Je veux lécher ta chatte. Tu as meilleur goût que toute cette merde que j'ai bu ce soir. J'aurai mieux fait de te boire toi. Hmmm, rien que penser à sucer son clito et te goûter me fait bander. Je souhaiterai que tu puisses me sentir maintenant.
Je grognai avant de pouvoir m'en empêcher, me souvenant que je n'étais pas seule quand Alice rit.
"Hey Bella !" Elle sourit quand je la regardai mes joues très chaudes. "Tu es dans le même état qu'Edward. Jasper dit qu'il se fait du bien dans le camion. Tu ferais bien de lui dire de se calmer jusqu'à la maison."
"Merde," marmonnai-je en secouant la tête quand elles rigolèrent.
B : attends d'être à la maison pour te caresser. Pour moi s'il te plait. Il n'y a que moi qui puisse voir ça – pas les gars -;)
E : oups ** souris** Jasper m'a déjà menacé. Je te veux tellement chérie…
En secouant la tête je répondis rapidement.
B : je te veux aussi, je sais.
Quelques minutes plus tard une réponse arriva. Juste au moment où je suggérai de continuer à regarder le film mon téléphone bipa de nouveau.
E : Je ne me sens pas bien
B : Combien tu as bu ?
E : 6 shots Emmett 8. Salaud. Il ne va même pas vomir et moi on dirait que je vais vomir sur ses chaussures.
B *rire* Rentre à la maison, prends du Paracétamol, bois de l'eau et va te coucher. Appelle-moi demain matin quand vous partez pour l'aéroport ? Sergent.
E : Ok Je t'aime.
B : Je t'aime aussi.
Une fois que mon téléphone fut redevenu silencieux je me réinstallai en secouant la tête et en attrapant la télécommande. "Six shots… il est fou."
Les filles rigolèrent pendant que je relançai le film.
Ooo
Vers cinq heures samedi je sautai partout d'excitation.
Edward avait appelé une heure avant que l'avion décolle, me réveillant trop tôt. J'avais essayé de me rendormir mais j'étais trop excitée. Après avoir tourné et retourné pendant plus d'une heure je m'étais levée, avait enfilé un sweat shirt et étais allée courir. Je m'étais relâchée ces derniers temps mais maintenant qu'Edward serait ici, ce serait bon pour moi d'aller avec lui parfois. D'habitude je courais une fois par semaine donc je doute de pouvoir le suivre mais ce pourrait être amusant d'essayer.
Alice et Rose étaient rentrées chez elles tard puis nous nous étions retrouvées au spa après le déjeuner pour nous faire dorloter et pomponner pour l'arrivée de nos hommes. Nous mettions la touche finale au maquillage et à la coiffure en suivant les conseils d'Alice sur quoi porter.
"Alice je ne vais pas aller à l'aéroport comme si j'allais à une soirée," me plaignis-je. Je fouillai dans mon placard pour en tirer une robe que j'avais acheté la dernière fois. "Voilà ce que je vais mettre. Je suis d'accord pour mettre une robe mais rien d'extravagant."
Celle que j'avais choisie était à manches courtes, portefeuille, avec un décolleté sexy en V sans être vulgaire. Elle m'arrivait un peu au-dessus du genou je pouvais un peu montrer mes jambes, sans dommage.
"Hum elle est jolie," dit-elle en approuvant." Il aimera la couleur." En souriant je haussai les épaules. "Bon d'accord. Mets les nus pieds avec."
Je ris quand elle se tourna vers Rose et commença à discuter de laquelle des trois robes elles devaient mettre.
Une heure plus tard nous nous garions sur le parking temporaire de l'aéroport. Nous avions convenu de nous retrouver devant les bagages. Nous avions presque une heure d'avance mais aucune d'entre nous n'avait pu attendre plus longtemps. Mon estomac était noué en regardant les arrivées pour trouver leur vol. Il était indiqué 'à l'heure'.
Quand nous avons su où était le tapis d'American Airlines nous allâmes au bar qui était un peu plus bas. Il serait facile de garder un œil sur ce qu'il se passait d'où nous étions assises. Aucune d'entre nous n'avait voulu manger et je ne savais pas si mon estomac pourrait supporter un café supplémentaire, je savais qu'ils avaient du thé et je pourrais en prendre un… en attendant.
Je faisais les cent pas quand ils annoncèrent l'arrivée du vol d'Edward.
"Bells, pourquoi es-tu aussi nerveuse ?" murmura Alice.
Je secouai la tête et soufflai. "Je ne sais pas ! Je suis excitée mais je suppose que c'est parce que tout à coup ça y est. C'est réel maintenant. Qu'est-ce que je vais faire s'il trouve qu'on s'ennuie ici et qu'il pense que ça n'aurait pas été comme ça. Je suis anxieuse. C'est génial ! Et s'il ne peut pas gérer cela ? Je sais qu'il m'aime mais que faire si ça ne suffit pas ?"
Rosalie roula des yeux. "Arrête ça ma belle. Cet homme ne pourrait être plus amoureux et plus excité que de venir à Seattle… avec toi."
Je ne pus m'empêcher de sourire en songeant au compte à rebours que nous avions fait pendant les deux dernières semaines. "Il semble aussi excité que je le suis…"
"Oui," dit-elle en souriant et en prenant mon bras. "Allez on y va. Allons retrouver nos hommes."
Alice passa devant nous, la jupe de sa robe bruissant autour d'elle comme elle nous conduisit au carrousel à bagages numéro deux. Au moment où nous la rattrapâmes elle rebondissait sur place, ses mains serrées ensemble. Je glissai mon bras libre sous le sien et nous commençâmes à voir arriver la vague des voyageurs par l'escalator.
Mon cœur battait si fort dans ma poitrine que j'étais sûre que tout le monde pouvait l'entendre. Je devais continuer à me rappeler de respirer et de ne pas mordre ma lèvre, de ne pas me faire saigner.
Je fermai les yeux et pris une longue inspiration pour me calmer. Quand Alice cria et serra mon bras plus fort, mes yeux s'ouvrirent. Ça me prit un instant pour voir ce qui l'avait autant excitée mais au-dessus des têtes de la foule je les vis… trois casquettes militaires au-dessus de têtes bronzées.
C'était comme si le reste des gens autour de nous avaient disparu. La foule semblait partie tout à coup, tout ce que je pouvais voir était Edward dans sa tenue de camouflage. Avec sa marque de fabrique, son sourire en coin, il laissa tomber le sac de sport qu'il portait en bandoulière sur son épaule et ouvrit ses bras.
Avec un sanglot, je décollai et me jetai dans ses bras.
