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151 - Bella
Seattle… dimanche 3 octobre 2010 à 8 : 32
La première chose dont je fus consciente fut Edward : sa main, sa paume sur mon ventre me caressait puis ses cuisses appuyées contre les miennes, ses cheveux chatouillant ma peau, sa queue dure coincée entre nous, bougeant contre mes fesses quand il poussa doucement ses hanches contre les miennes et finalement sa respiration chaude sur ma joue, mon cou, mon épaule alors qu'il déposait des baisers sur ma peau.
La deuxième chose était facile à ignorer. Cette légère courbature, dans mes jambes, mes épaules, entre mes jambes et même mes doigts d'avoir serré les draps tellement fort… Tout cela était le résultat de beaucoup, beaucoup de séances de sexe depuis le moment où nous étions rentrés dans la chambre hier soir jusqu'à ce que nous tombions endormis, émotionnellement et physiquement vidés, vers trois heures du matin environ.
"Humm," ronronnai-je doucement, tendant ma main pour caresser son visage alors qu'il posait un autre baiser sur l'un des endroits qu'il avait marqué hier. "Bonjour."
"Bonjour," dit-il tranquillement alors qu'il prenait mon entrejambe en coupe. "Mal ?"
"Pas tant que ça," promis-je, poussant contre sa main pendant que je passai ma main entre nous pour attraper doucement sa longueur. Je soulevai ma jambe de dessus et le positionnai jusqu'à ce que son gland glisse sur moi, buttant contre mon clitoris à chaque poussée. Je gémis le sentant juste au bord de mon entrée.
Edward devait savoir qu'il me faudrait plus parce que sa main bougea et il guida sa queue en moi à la poussée suivante, nous faisant grogner tous les deux.
"Putain, oui," grondai-je.
Dans cette position il n'y avait pas vraiment de liberté de mouvement mais elle était parfaite pour toucher mon point G à chaque poussée, m'amenant de plus en plus haut.
Je tournai la tête et le tirai vers moi, imitant avec ma langue ce qu'il me faisait en bas. Quand je commençai à gémir dans sa bouche, il grogna dans notre baiser, mordillant mes lèvres et les apaisant avec de petits baisers alors que ses doigts trouvèrent mon clitoris là où nous nous rejoignions. Quand je pensai que je ne pourrai pas en supporter davantage, comme une ficelle en moi qui serait trop tendue et qui pourrait lâcher à tout instant, il pinça mon clitoris m'envoyant par-dessus bord.
"Oh seigneur… oh, seigneur," chantai-je en haletant, poussant mes hanches tandis que je me resserrai autour de lui. Je pus le sentir pousser une dernière fois, venant à l'intérieur de moi en de silencieuses pulsations alors qu'il haletait contre mes lèvres.
Pendant plusieurs minutes nous restâmes dans la même position, respirant vite et incapables de bouger. Finalement Edward se retira et roula sur son dos, m'entraînant avec lui. Je me blottis contre lui, posant ma tête sur ma main et posant l'autre contre son ventre, regardant ses muscles bouger sous mon toucher.
"Ça c'est une façon de se réveiller," ris-je en souriant quand il me regarda avec un air penaud.
"Je suis désolé," dit-il, en prenant mon visage en coupe et en caressant ma joue avec son pouce. "Tu es endolorie, pas vrai ?"
Je posai ma main sur la sienne et souris. "Chéri je t'aurais arrêté si je n'étais pas bien, je te le promets. Fais-moi confiance… tu n'as rien fait que je n'ai pas voulu."
Il me scruta longtemps, me fixant dans les yeux avant de laisser aller son regard sur le reste de mon visage et de mon corps. Je savais ce qu'il cherchait et ce qu'il voyait. Il cherchait des marques d'inflammation ou pire de douleur mais je savais aussi que tout ce qu'il verrait serait plus d'amour, de paix et de joie, je n'avais jamais ressenti tout ça avant.
Son inquiétude maintenant apaisée, il sourit. "Bien. Je me suis réveillé et tu étais là, ce magnifique doux cul appuyé contre moi… Alors j'ai regardé autour de moi et j'ai réalisé à nouveau que j'étais…" Il souffla en secouant la tête. "J'étais à la maison. Et c'était juste beaucoup trop."
En rigolant doucement je me penchai pour l'embrasser une fois. "Tu peux réagir comme ça chaque fois que tu réalises que tu es à la maison," lui dis-je avec un clin d'œil. "Ou quand tu réalises que c'est lundi ou quand je te dirai que tes cheveux ont poussé…"
Je racontai des idioties voulant seulement voir son sourire à nouveau et ça fonctionna. Il tendit sa main et la passa sur sa tête et haussa un sourcil.
"Bon pour ça…" dit-il un petit sourire en coin sur le visage. "Je peux dire qu'ils ont poussé d'un millimètre cette nuit…"
Je criai en me retrouvant subitement sur le dos, mon vilain sergent au-dessus de moi, me regardant avec concupiscence. J'étais sur le point de demander une trêve parce que j'étais vraiment un peu trop courbaturée pour recommencer de suite mais l'estomac d'Edward se manifesta bruyamment.
Il laissa tomber son front contre mon épaule, son corps secoué par des rires silencieux et je ne pus m'empêcher de faire comme lui.
"Tu as faim ?" demandai-je en ricanant un peu quand mon estomac fit écho au sien.
"Apparemment on est deux," dit-il en riant.
"Allez sergent," dis-je, en caressant son épaule et il se remit sur le dos. "Je vais d'abord à la salle de bain et ensuite je ferai du café et le petit déjeuner pendant que tu y seras."
Il prit ma main et je ne pus sortir du lit. "Je suis vraiment très bon sous la douche…" plaisanta-t-il, en battant de ses longs cils.
Je ris. "Je sais que tu l'es… mais honnêtement je ne suis pas sûre de pouvoir supporter un autre round, là, tout de suite…"
Très sérieux tout à coup, il dit. "Douche-toi avec moi, ma belle. Laisse-moi prendre soin de toi. On ne fera que se laver – et parler – c'est promis."
Soupirant de contentement je me penchai pour embrasser ses lèvres froncées. "Allez alors," lui dis-je, me dégageant de sa main et sortant du lit. "Allons nous laver et ensuite nous pourrons nourrir les bêtes."
OOO
Je ris en secouant la tête, en regardant la petite horloge sur le micro- onde. Edward et moi avions passé près de quarante minutes sous la douche. Oh ! Nous n'avions rien fait… il n'avait pas menti mais ça ne signifiait pas que nous ne nous étions pas aimés. Il avait lavé mes cheveux, quelque chose qu'aucun autre homme ne m'avait jamais proposé de faire avant et ensuite il m'avait lavé, faisant en sorte que chaque centimètre de moi soit propre. Il s'était même accroupi, assis sur ses talons, avait levé mon pied puis l'autre. De cette position sous moi, il avait posé une de mes jambes sur son épaule et m'avait léchée et sucée jusqu'à ce que je jouisse.
Bien sûr, j'avais aussi été coquine. De la pointe des orteils jusqu'au haut de sa tête, je l'avais lavé, le faisant jouir en utilisant mon gel douche à la fraise en le caressant jusqu'à ce que sa semence jaillisse contre le mur de la douche.
Je pris le sac de grains de café que j'avais spécialement acheté pour lui ainsi qu'un nouveau moulin à café et je programmais la machine tout en réfléchissant au menu. Pour le premier matin d'Edward à la maison je voulais faire quelque chose de spécial. Je savais que j'avais tout ce qu'il fallait pour faire un gâteau au café et ça conviendrait parfaitement.
Edward s'était habillé et il partit chercher ses affaires dans ma voiture mais je savais qu'il allait vite revenir vers moi alors une fois le café en marche je sortis tous les ingrédients pour notre petit déjeuner. Les noix hachées, la farine, le sucre brun – la cannelle, le sel et le beurre fondu, je mélangeai le tout ensemble et étalai sur la plaque recouverte de papier sulfurisé avant de la mettre au frigo.
Une fois que j'eus mélangé le sucre et le beurre je commençai à me demander où était Edward, il avait mentionné qu'il fallait qu'il appelle Garrett pour lui dire, ainsi qu'à Irina, qu'il était à Seattle pour de bon. Peut-être qu'il avait décidé de le faire maintenant. Il était deux heures plus tard à Chicago donc ce n'était pas trop tôt. Haussant les épaules je retournai à la préparation de la pâte pour notre gâteau au café.
Une fois le plat au four, je me lavai les mains et partis à la recherche d'Edward.
"Edward ?" appelai-je, en me rendant compte qu'il n'était pas dans le salon.
Pas de réponse après vérification rapide dans la chambre, la salle de bain et la bibliothèque, je savais qu'il n'était pas dans la maison. Je repassai dans le séjour une fois de plus et en regardant par la fenêtre je ris quand je le vis debout près de la voiture, son sac à ses pieds. Miss Mary se tenait près de lui, lui parlant avec animation avec un sourire permanent sur le visage.
Je fis un arrêt rapide dans la chambre pour enfiler un short, je portais uniquement un des t-shirts d'Edward et puis allai vers la porte d'entrée.
Miss Mary m'aperçut d'abord et ses yeux s'allumèrent de loin. "Isabella ma chérie ! Bonjour !"
Edward se tourna vers moi et les émotions qui passèrent sur son visage me firent presque pouffer de rire. Il y avait l'amour mais aussi de l'amusement et du soulagement. Je pouvais deviner que bien qu'il apprécie de parler avec ma voisine âgée, elle le retenait un peu trop longtemps à son goût.
"Bonjour Miss Mary," dis-je en la prenant dans une étreinte. "Je vois que vous avez rencontré Edward."
"Oh oui bien sûr," dit-elle toute excitée. "Ton jeune homme et moi bavardions gentiment. Je lui ai dit que c'était comme si je le connaissais d'après tout ce que les filles et toi avez raconté pendant ces derniers mois. Savais-tu que son père était avocat ?" Elle secoua la tête. "Bien sûr que tu le sais ! Je lui ai dit que mon dernier mari était avocat aussi après qu'il soit revenu de l'armée. Fred vous aurait apprécié Edward," dit-elle en lui souriant.
Edward rigola et passa son bras autour de mon épaule. "Je suis sûr que je l'aurais apprécié aussi Mme Jackson. On dirait qu'il était vraiment un homme bien."
Elle fronça les sourcils. "Qui t'a parlé de Mme Jackson hein ?" sourit-elle. "Mme Jackson était ma belle-mère. C'est Mary ou Miss Mary si tu es comme Isabella ici."
"Miss Mary alors," accepta-t-il.
Je lui tendis le sac de biscuits. "Miss Mary j'ai fait des muffins hier et je sais que vous les aimez alors je voulais vous en donner quelques-uns."
Elle prit le sachet et regarda ce qu'il y avait à l'intérieur. "Oh mes préférés ! Merci ma très chère. Ce sont ceux que je préfère comme tu le sais. Et ceux-là sont aux pépites de chocolat ?"
Je souris. "Oui, je sais que le médecin, a dit qu'il ne vous en fallait pas alors je n'en ai mis que quelques-uns. Mais vous savez où en trouver si vous en voulez d'autres," plaisantai-je en regardant vers chez moi par-dessus mon épaule.
"Ce charlatan," grommela-t-elle. "J'ai presque quatre-vingt-quatre ans. Si je veux quelques biscuits supplémentaires je vais les manger…"
Je ris puis réalisai que je devais rentrer avant que le gâteau soit brûlé. "Miss Mary nous avons le petit-déjeuner dans le four il faut que j'y aille avant qu'il soit trop cuit. Voulez-vous vous joindre à nous ?"
"On non ma chère," répondit-elle en secouant la tête. "Allez en profiter. Je vais au centre de personnes âgées pour déjeuner et pour voir quelques amis, il faut que je m'active aussi." En regardant Edward elle dit. "C'était bien de vous rencontrer Edward, vous êtes aussi beau que votre photo et tout ce qu'a dit Isabella sur vous était vrai."
Edward sourit et son bras lâcha mon épaule et il lui serra la main. Il se pencha pour déposer un baiser sur le dos de sa main puis sourit. "C'était très agréable de vous rencontrer aussi Miss Mary. Peut-être que vous pourrez bientôt venir déjeuner une autre fois?
Mis Mary sembla excitée et rougit – une première ! Elle sourit puis hocha la tête. "Oui ce serait merveilleux. En se tournant vers moi, elle fit un clin d'œil. "Au revoir Isabella. Souhaite-lui la bienvenue à la maison !"
Elle se retourna repartit lentement vers la pelouse, chez elle.
Une fois qu'elle fut rentrée, Edward se pencha pour récupérer son sac et ce fut seulement là que j'entendis son grognement de rire. "Merde quelle bavarde !" rit-il, en se redressant et en secouant la tête.
"Qu'est-ce qu'elle t'a raconté ?" demandai-je, en rigolant en rentrant dans la maison.
Il secoua la tête. "Je te dirai ça quand nous serons à l'intérieur. Tu as mentionné un petit-déjeuner dans le four ?"
Je ris en ouvrant la porte, profitant du fait qu'Edward semblait aimer ma cuisine autant qu'il m'aimait moi.
