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154 – Edward
Seattle ... Mardi 5 octobre 2010 à 8 : 03
L'air du matin était froid quand j'accompagnais Bella à sa voiture. Je voulais la conduire à l'école mais j'eus le sentiment que j'allais être occupé par la maison - et miss Mary - toute la journée. Il y avait des cartons à déballer, le bureau de mon père à déplacer, sans mentionner Emmett et Jasper qui venaient pour m'aider à couper les arbres avant l'hiver.
Une fois que j'eus posé ses affaires côté passager, un sentiment d'excitation m'envahit. Ça y était. C'était la façon dont ma vie était censée être. Une autre liste commença dans ma tête – solliciter l'Université de Washington, trouver une alliance, et oui, et j'avais vraiment aussi besoin d'une voiture. Mais d'abord et avant tout, je devais embrasser ma belle jusqu'à ce qu'elle perde le souffle.
Elle était trop belle et bien habillée avec sa jupe pour aller travailler mais j'étais bien conscient qu'elle portait le sous-vêtement que je lui avais envoyé et sur lequel était écrit Vilaine Maîtresse. La poussant contre la voiture, je me penchai pour appuyer mes lèvres sur les siennes. Elle avait le goût du café que je lui avais apporté …. menthe et douceur. Je l'embrassai pour la remercier, juste pour garder le goût d'elle aussi longtemps que je le pouvais avant qu'elle ne me laisse pendant plusieurs heures. Et je l'embrassai jusqu'à ce qu'elle commence à rire adorablement.
"C'est une bonne chose que j'ai apporté mon rouge à lèvres," dit-elle en riant, faisant glisser sa langue le long de sa lèvre inférieure et mes yeux restèrent sur ses lèvres. J'essayai d'être sérieux mais mon visage montra mon bonheur. "Ça en valait la peine."
"Passe une bonne journée avec les garçons," dit-elle, m'embrassant une fois de plus. "Je t'appelle dès que j'aie du temps libre."
"Tu ferais mieux."
La laisser partir était doux-amer. J'avais déjà pris l'habitude d'avoir toute son attention pour mon premier week-end à la maison. Trois jours entiers à faire tout ce dont nous avions envie… enfin beaucoup d'activités où nous étions nus. Mais la voir partir travailler signifiait que c'était notre première journée dans notre réalité. Et c'était une bonne réalité.
Je me tenais dans l'allée maintenant vide, évaluant l'arbre. Quand j'avais appelé Jasper la veille, il avait dit que Bella n'avait pas beaucoup d'outils donc qu'il apporterait son matériel pour m'aider. Voilà quelque chose d'autre à ajouter à la liste mais je savais que Bella détesterait si je commençais à acheter plein de trucs, donc le voyage à Home Depot* attendrait.
Les gars devraient arriver dans une demi-heure, du coup je décidai d'en finir avec mes cartons. Juste avant rentrer dans la maison, j'entendis mon nom.
"Edward ?" Miss Mary m'appelait de son porche, son journal à la main.
"Oui Madame ?"
"Quand les gars viendront, venez me voir. Je vais vous faire déjeuner avant que vous ne commenciez à travailler. Vous entendez ?" dit-elle, sa voix ne laissant aucune place à la discussion. "Isabella ne serait pas contente si je vous laissais le ventre vide."
En riant, je lui fis un signe de main. "Eh bien, nous ne laisserons pas faire ça. Je vous ferai savoir quand nous prévoyons de commencer."
Elle hocha la tête et rentra à l'intérieur. Une fois que la porte fut bien refermée, je rentrai à la maison.
J'ouvris les deux derniers cartons de livres et les ajoutai sur l'étagère. Je récupérai les cartons vides et les ordures et sortis pour les déposer dans le rue. Quand je revins, tout ce qui restait était le carton que Tanya m'avait envoyé et que Bella et moi avions laissé sur le banc du piano. Après avoir fouillé dedans, je gardai l'enveloppe avec les photos, avec l'intention de les envoyer au Lieutenant Stephens. Je voulais également garder les DVD et CD mais rien d'autre, le reste n'était pas important. Voulant jeter le reste dans la poubelle, je remarquai une enveloppe sur mon piano, mon nom clairement écrit dans la belle écriture de Bella.
Je posai le carton, souriant quand je réalisai que Bella et moi avions manifestement fait exactement la même chose pour l'autre, parce qu'à l'intérieur se trouvait une lettre.
Edward,
Ça fait bien trop longtemps que je ne t'ai pas écrit une lettre à la main. Notre relation a commencé comme cela, j'ai pensé que c'était une façon parfaite de te dire combien je t'aime et ce que tu signifies pour moi maintenant.
Lorsque je t'ai écrit la première fois en mars, près de sept mois jour pour jour, je ne savais pas où cette lettre mènerait ou même si elle mènerait quelque part. Honnêtement, j'ai pensé que tu répondrais, peut-être juste avec un "Merci beaucoup" poli et que ça en resterait là. Je veux dire, j'étais là, une étrangère, à t'écrire à propos de ta vie privée et t'envoyer des trucs au hasard. Mdr Honnêtement, je ne suis pas sûre que je t'aurais pu te blâmer si tu m'avais ignorée.
Mais tu ne l'as pas fait ...
Tu ne m'as pas fait me sentir comme si je fourrais mon nez dans ta vie. En fait, tu as demandé plus, ce qui m'a ravi plus que tout. J'ai pu dire dès le début que tu étais quelqu'un de spécial et je n'ai jamais été plus heureuse d'avoir eu raison.
Parce que tu l'es, tu sais. Je l'ai su au moment où tu m'as parlé de ta mission à Kandahar, quand tu as perdu un homme - Carlos - si je me souviens bien ? Je pouvais dire à quel point tu étais touché, combien cela t'a affecté. Un grand nombre d'hommes que je connais aurait juste dit qu'il était une victime de la guerre. Et même si tu savais qu'il l'était - malheureusement c'est arrivé en temps de guerre - tu l'as également pris personnellement. Il était plus qu'un simple soldat, victime de guerre. Tu savais qu'il était un mari et un père, qu'il manquerait à sa famille. Et cela a touché mon cœur.
Tu m'as fait sourire, rire et je me réjouissais à chaque nouveau e-mail de ta part au début. Quand j'avais eu une longue journée, je savais que je pouvais compter sur un e-mail de ta part pour me remonter le moral.
Lorsque nous avons finalement décidé de sKyPer et que j'ai réalisé que je tombais amoureuse de toi, j'ai su que ma vie ne serait plus jamais la même.
Et tu sais... j'avais raison. Mais Edward, tu as rendu ma vie infiniment meilleure. Tu rends mes jours plus lumineux. Mon futur se profile comme heureux et satisfaisant, pas solitaire et sombre et tout cela parce que tu m'aimes tout autant que je t'aime.
Je ne pourrai jamais te dire ce que tu signifies pour moi parce qu'honnêtement, je ne suis pas sûre de pouvoir trouver les mots justes qui pourraient l'exprimer. Mais sache que tu es ma lumière, mon amour, mon tout. Peu importe ce qui nous attend, je sais que nous y ferons face ensemble et seront plus forts grâce à cela.
Je t'aime, Edward Anthony Masen. Pour toujours.
Bella
Je repliai la lettre, la remettant de nouveau dans son enveloppe et la rangeai dans la poche arrière de mon jeans. Souriant en repensant à ces derniers sept mois, je me rendis compte que Bella et moi étions des créatures semblables. Si nos chemins ne s'étaient pas croisés, nous aurions persévéré mais notre vie n'aurait pas été aussi belle et honnête, amusante et idiote et pas aussi complète qu'à présent.
Un coup fort sur la porte me fit sortir de mes pensées ainsi que la voix tonitruante d'Emmett. "Yo, Sergent ! Tu es prêt à travailler ?" demanda-t-il.
"Ouais, je suis ici," lui dis-je.
"Waouh c'est incroyable !" rit Jasper en sifflant et en regardant autour de lui.
Je souris et acquiesçai. "Ouais, les filles se sont surpassées ici. Allez ! Une fois qu'on en aura fini ici, Miss Mary veut nous faire déjeuner."
"Chouette," dit Emmett avec un sourire. "J'espère, qu'elle a de ces biscuits faits maison. Ils sont trop bons !"
Je leur expliquai ce que je comptais faire pour le bureau et puis ce que nous avions à faire dans les deux jardins puis mon téléphone bipa dans ma poche.
B : Merci pour tes mots doux, chéri. Ils vont tout à la fois rendre ma journée meilleure mais aussi plus difficile. Meilleure parce que je sais que tu m'attends à la maison quand j'aurai fini l'école et plus difficile parce que je veux toujours rester dans tes bras. Je t'aime. Je t'appellerai dès que j'aurai un moment. Xoxo
Je souris en tapant la réponse, sachant qu'elle ne l'aurait probablement pas avant sa pause.
E : Et merci pour tes belles paroles, ma douce. J'ai hâte que tu m'appelles mais sache que j'ai intention de rattraper notre temps séparés. Il me tarde de pouvoir enlever tous ces vêtements que tu auras porté toute la journée Mlle Swan. Je t'aime. On se voit quand tu rentres.
…
*Home Depot : enseigne de bricolage
Note de Drotuno : Je suis très excitée par les chapitres à venir parce qu'ils sont une partie très spéciale de cette histoire
