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162 – Edward

La Push ... 16 octobre 2010 à 20 h 24

"Vous avez la place pour un de plus?" demanda un gars, en marchant vers nous en short et T-shirt. "Je pense que vous en aurez besoin. Jake a un copain qui les a rejoint."

"Ouais, certainement," dit Emmett avec un sourire, en tendant la main. "Vous travaillez avec Charlie, non?"

"Ouais, Jonathan Duncan," dit-il, en en nous serrant la main à tous. "Mais tout le monde m'appelle Jed."

Nous fîmes des présentations rapides tandis que Jasper dribblait avec le ballon, jetant un coup d'œil à nos concurrents quand ils apparurent. Ils avaient l'air trop heureux d'être dans ce match, je pouvais voir pourquoi. Ils étaient en forme. Paul, Jared, et Jake étaient plus âgés que le quatrième membre de leur équipe, qui nous fut présenté comme Brady.

"Ce sera si facile," rit doucement Emmett. "Pas comme ce merdier contre les Navy Seals, tu te souviens ? "

Je souris et hochai la tête. Ces gars-là avaient été durs à cuire et impitoyables mais ça avait été une partie du diable. "Je me demande ce que Rocky est devenu ?" demandai-je, en regardant vers Jasper parce que nous avions bien apprécié ce grand gaillard. Il était l'un des meilleurs spécialistes en communication que nous n'ayons jamais vu.

"Il est papa à présent... d'une petite fille," répondit-il avec un sourire.

Je voulais simplement ajouter quelque chose mais Jacob ouvrit sa bouche d'abruti.

"Regarde-moi, Bells. Je vais te montrer comment on fait." Il lui fit un clin d'œil et un sourire ringard mais elle fronça les sourcils vers lui ce qui me fit me sentir mille fois mieux et je lui souris.

"Cet abruti commence à me taper sur le système, putain," murmurai-je presque dans un grognement.

"Attendez," chuchota Jed. "N'êtes-vous pas le petit copain de la fille du chef ?" Il grimaça à mon hochement de tête. "Vous êtes ensemble et tout va bien entre vous si vous êtes ici… C'est quoi alors ce bordel ?"

"Jake ne parvient pas à accepter que Bella lui dise non," lui dis-je, expliquant rapidement non seulement certaines des choses de leur passé commun avec Jake mais aussi ce qui était arrivé plus tôt dans la cuisine.

Enfin, Emmett soupira, toute la bonhomie avait disparu de son visage. "Allons lui apprendre... ce que non veut dire. Vous êtes prêts ?" demanda-t-il à l'autre équipe qui était au milieu du terrain. "Règles du basket des rues, aucun arbitre, signalez vos propres fautes. Et nous jouons jusqu'à cinquante. Cela te semble correct, Jake ?"

Quand les autres eurent accepté, Emmett jeta le ballon avec pas mal de force, en disant : " Bon... la balle est à vous en premier. A vous de jouer."

Je savais que si Emmett avait dit basket des rues ça signifiait que ça allait barder. C'était ce qu'Emmett voulait. Il voulait se bagarrer contre ces gars-là parce que je pouvais voir qu'il était sérieusement en mode grand frère. Mais bon, comme on dit, au final, les meilleurs sortent du lot, et c'est ce qui arriva dans cette partie. Rapidement. Bien que Jake et ses gars soient bons, ils n'étaient pas aussi en forme que nous. Nous courions à peu près tous les jours. Et notre endurance commença à faire la différence, ce qui foutait Jake en rogne encore plus.

Le score resta à peu près équilibré mais bientôt ça n'eut plus aucune importance de savoir qui gagnait. Les tirs étaient bloqués, ceux qui protégeaient commençaient à pousser et les bousculades et les fautes ne furent même plus signalées. Ma vitesse devint notre avantage. Emmett et Jed firent en sorte d'envoyer le ballon vers moi parce que je pouvais couvrir le terrain rapidement et je pouvais facilement marquer de loin.

Mais les jurons et les insultes devenaient incontrôlables.

Paul marqua et je pris le ballon à la ligne de touche pour le remettre en jeu. Jake apparut soudainement dans mon champ de vision, la respiration lourde, couvert de sueur mais ses yeux étaient noirs, concentrés sur moi.

"Ça ne va pas durer, Pretty Boy*," ironisa-t-il avec un ricanement alors que je tentais de trouver à qui envoyer le ballon. "Bells va te laisser tomber comme une vielle chaussette. Elle le fait avec tout le monde."

Je souris, en secouant la tête. Il essayait de me faire enrager mais cela ne fonctionnerait pas. Je savais où Bella et moi en étions dans notre relation. Cependant, alors qu'il se tenait en face de moi, je pouvais comprendre les émotions de Bella en Floride quand nous avions eu à faire avec Tanya. Faire face à notre passé n'avait pas été facile mais il n'a plus d'importance pour nous. L'aigreur de Jacob n'était pas mon putain de problème car il ne savait pas que je ferais tout pour garder cette fille dans ma vie. Tout. Il ne savait pas que j'ai survécu pour être avec elle. En réalité, il était, tout à fait insignifiant.

"Oh, mais qu'est-ce que c'est drôlement bien en attendant !" répliquai-je, en lui faisant un clin d'œil et enfin lançant le ballon à Jasper, qui l'attrapa juste avant Brady.

Nous courûmes vers l'autre bout du terrain et je pouvais entendre les acclamations mais ne pouvais reconnaître personne. J'étais sur le côté opposée de Jasper. Il n'avait pas de fenêtre de tir. Brady le marquait étroitement, alors qu'il passait le ballon à Emmett. Paul était loin de la taille d'Emmett, donc d'un pas rapide vers l'avant, Em essaya de bloquer son tir mais pas avant que Paul fit son lancer. Le ballon frappa le panneau avec un bruit sourd, rebondissant en arrière.

Jake et moi sautâmes en même temps mais ma portée et mon angle étaient meilleurs si bien que mes mains s'emparèrent du ballon avec facilité. En redescendant, cependant, ce fut différent. Mon coude cogna dans le visage de Jake avec un bruit fort.

"Ah, putain !" gémit-il, tenant son visage et se penchant en avant. " Fils de pute ! Tu l'as fait exprès !"

Son nez saignait quand il se redressa pour s'approcher de moi mais je souris, ne reculant pas. "Il ne semble pas cassé mais il était déjà un peu crochu avant, alors ..."

Quand je haussai les épaules, il se précipita vers moi… seulement pour être stoppé par plusieurs mains.

"Tout doux, Jake," dit Jasper d'une voix traînante, arborant le plus doux des sourires. "C'est du street ball. Ces choses peuvent se produire ..."

Lorsque Paul avança, je savais que la merde allait éclater. Je fixai Jake, qui était encore poitrine contre poitrine avec moi.

"Recule, et peut-être que cela sera le seul bleu que tu auras pour le mariage demain," le prévins-je, soulevant un sourcil.

"Ça suffit !" La voix de Bella retentit à travers la salle. Je sentis ses mains tirer sur mon t-shirt mais je ne bougeais pas.

"Fin du jeu !" ajouta la voix autoritaire de Charlie. "Edward, fils ... recule."

"Monsieur !" grognai-je sans quitter Jake des yeux. "Tu vas la laisser tranquille ou je dirai à Charlie que tu dépasses les limites avec sa fille, t'as compris ? "

Jake lança un regard nerveux vers Charlie mais me regarda de nouveau. "Tu ne la mérites pas," souffla-t-il, ses lèvres tordues de haine.

"Peut-être," dis-je avec un sourire en même temps je haussai les épaules. "Mais tu as eu ta chance, non ?"

"Edward, allons !" dit Bella, tirant à nouveau sur mon t-shirt. Comme je ne bougeais pas, elle surgit entre Jake et moi. "Maintenant, Sergent" dit-elle sèchement, forçant mon regard vers elle. "Allons faire une promenade, chéri. OK ?"

"Jacob Black !?" C'était la voix de Billy. "Calme-toi bordel."

Je reculai tandis que Bella me poussait loin de Jake et mes yeux trouvèrent finalement son visage. Elle était inquiète et un peu énervée.

"Désolé," murmurai-je avec un soupir.

"Allez," souffla-elle en roulant des yeux et en prenant ma main. Elle marmonna quelque chose à propos des mecs stupides et de leur testostérone en me traînant vers la porte arrière puis dans la rue.

Elle nous conduisit sur la plage et loin des regards indiscrets mais je ne dis mot. Je tremblai encore de colère. Elle s'arrêta brusquement, regardant vers moi.

"L'as-tu frappé exprès, Edward ?" demanda-t-elle, une expression illisible sur son visage.

"Quoi ? Non !" Je me frottai le visage, essayant de me calmer. "Il était trop près quand je suis retombé, Bella. Je le jure."

Elle soupira, hocha la tête en s'appuyant contre un gros rocher, croisant les bras sur sa poitrine. "Il n'a pas changé, c'est toujours comme s'il avait dix-sept ans. Je jure devant Dieu..."

Je ris à son air adorable, grincheux et à l'indignation dans la voix.

"C'est vrai," soupira-t-elle, levant les yeux vers moi. "Il avait l'habitude de se bagarrer comme cela juste pour me pousser. Bagarres à propos des autres gars, des autres filles, de mon couvre-feu. C'était comme s'il testait ma loyauté continuellement. Je ne pouvais plus le supporter."

"Il le fait encore," lui dis-je, tirant sur mes cheveux et regardant l'eau noire. La lune et les étoiles se reflétaient sur la surface, donnant l'impression qu'elles étaient deux fois plus nombreuses. C'était vraiment beau.

"Tu ne dois pas le laisser t'atteindre," déclara-t-elle doucement. "Il n'est rien."

Quand je me retournai pour la regarder, je ne pus soutenir son regard. J'avais honte de laisser Jake me toucher à ce point. Je secouai la tête, narines dilatées. "Je ne peux pas le laisser t'insulter, Bella. Il m'est impossible de l'ignorer. Je ne le permettrai pas. Il n'a aucune idée de ce que tu représentes pour moi."

"Il n'a pas d'importance", répliqua-t-elle avec un soupir mais elle attrapa le devant de mon T-shirt, me tirant plus près d'elle. "Ceci," dit-elle, faisant signe entre nous. "Ceci est tout ce qui compte. Je suis à toi, Sergent. Fin de l'histoire. S'il te plaît calme-toi, chéri."

Je me penchai sur elle, reposant mon front sur le sien. Hochant la tête légèrement, je tentai de me calmer. Elle avait raison, cette merde était ridicule et j'avais seulement joué son jeu.

"Tu es à moi," soufflai-je, effleurant ses lèvres avec les miennes. Je fus soudain conscient que j'étais en sueur, bien que ça ne semblait pas gêner Bella parce que ses doigts agrippèrent ma chemise pour me tirer encore plus près.

"Oui."

Tout cela était trop - quelqu'un qui la voulait, deux nuits sans elle et une jambe magnifique qui soudainement s'enroula autour de ma cuisse. Je savais que nous étions encore dans la phase d'adaptation du fait que j'étais à la maison, l'acclimatation à sa famille et amis, et cela a été juste trop. Mes lèvres rencontrèrent les siennes dans un baiser brûlant et nous gémîmes tous les deux. C'était désespéré et plein de désir, alimenté par l'adrénaline qui courait encore à travers moi. Dents sur les lèvres, la langue et mes mains glissèrent jusqu'à ses cuisses nues et sous sa jupe quand je la poussai contre le rocher.

"Bella, amour... tu ne peux pas... Nous ne devrions pas," haletai-je, passant ma langue le long de sa lèvre inférieure et soulevant sa jambe plus haut.

"Il n'y a personne dans le coin," déclara-t-elle, ressemblant à Eve elle-même quand elle tenta Adam. Ses bras s'enroulèrent autour de mon cou et elle se souleva toute seule.

Quand ses jambes se verrouillèrent autour de mes hanches, je ne fus pas sûr de pouvoir arrêter. La sensation de son corps sous mes mains, de ses cuisses serrées autour de moi, d'être au fond d'elle… tout cela m'avait manqué. Je me sentis coupable car ce n'était pas un bon endroit mais le désir éclipsa tout.

"Merde," sifflai-je, enfermant mes yeux tandis que Bella roulait des hanches. Sa chaleur et son humidité sur ma bite, me firent bander encore plus dans mon short et sous-vêtements. "Dis-moi ce que tu veux," gémis-je, incapable de ne pas me frotter contre elle. Mais ce n'était pas assez j'en voulais plus.

"Toi, Edward," déclara-t-elle, en saisissant chaque côté de mon visage. "Putain, ça m'a tellement manqué ces deux jours ..."

"Eh merde," dis-je, la voix proche d'un grondement tandis que je léchai le point doux derrière son oreille. "Où, amour ?"

"Ici," dit-elle, en passant sa main entre nous pour pousser mon short de basket-ball et mon boxer. "Prends-moi ... maintenant ... ici."

Je regardai à travers mes cils alors que mes mains exploraient le dessous de sa jupe. Je ne la voulais pas nue et je suis sacrément sûr qu'elle me tuerait si j'abîmai ses sous-vêtements, du coup avec un geste rapide, je les repoussai sur le côté.

"Tellement humide, Isabella," ronronnai-je, aimant le fait que ce soit moi qui la rendait ainsi. "Qu'est-ce qui a provoqué cela, ma douce ?" lui demandai-je, regardant entre nous comme elle s'alignait sur ma bite.

"Toi... juste toi, bébé," répondit-elle. "Ça me manquait de t'avoir à l'intérieur de moi."

Je glissai loin en elle, bouche ouverte en appuyant mon front contre le sien. "Je ne veux pas te faire de mal. Recule de ce rocher amour. "

Elle hocha la tête, arrêtant de m'embrasser partout. Elle se pencha en avant, me permettant d'enrouler un bras protecteur autour d'elle en même temps que mon autre main saisit ses fesses. Sa jupe s'était retroussée autour de ses hanches mais mon corps couvrait le sien, bloquant la vue à toute personne si nous étions interrompus. Cependant, je pouvais le dire, l'endroit était désert.

Faisant attention de ne pas l'appuyer contre le rocher, je la pris durement. Son poids reposait sur le jean de sa jupe et sur mon bras. La dernière chose que je voulais était d'être obligé d'expliquer les vêtements déchirés et les écorchures.

"Oh, ma douce... il faut que tu viennes pour moi," lui dis-je, mes doigts serrant ses fesses juste un peu plus fort, tandis que je fis pivoter mes hanches pour toucher cet endroit qui la faisait crier.

"Putain," haleta-t-elle, bouche ouverte dans mon cou. "Oui, bébé .. juste là."

Oh, je savais ce que ma copine voulait mais je voulais plus. Avec mon doigt je touchai son autre entrée, en lui disant, "Touche-toi pour moi, ma belle. Viens fort pour moi."

Mon majeur effleura à peine ses fesses quand sa main serpenta entre nous. Son regard profond, sombre, brun se verrouilla avec le mien, mon nom se déversant de ses lèvres comme son orgasme venait. Je ne pus empêcher le gémissement qui sortit de moi quand elle se contracta autour de moi.

"Putain, je t'aime," haleta-t-elle, sa tête retombant alors que ses hanches roulaient sur son orgasme.

Cette sensation d'elle, la musique de ces trois mots qui étaient ma vie à présent et l'emprise forte de sa main dans mes cheveux mouillés m'entraîna avec elle. Je me déversai en elle, lâchant des jurons étouffés contre son cou.

Je me penchai contre elle, laissant tomber des baisers sur sa peau douce. "Je t'aime aussi," marmonnai-je finalement.

Des doigts calmes, apaisants massèrent mon cuir chevelu et en même temps, elle rit doucement contre ma joue. "Nous devrions y retourner, chéri," dit-elle dans un murmure.

Reculant, je hochai la tête, effleurant ses lèvres d'un baiser. "Ouais, on devrait probablement."

Je la posai sur le sable et nous arrangeâmes nos vêtements. Je passai ma main dans mes cheveux tandis qu'elle déplissait sa jupe.

"Tu vas bien ?" demandai-je, lui tournant autour.

Elle sourit, laissant sortir un reniflement plutôt adorable. "Oui, Sergent. Je vais bien. N'hésite pas à vérifier."

Je soulevai son chemisier mais il n'y avait aucun signe d'égratignure. "Bien," dis-je, posant un baiser sur le haut de sa tête.

"Allons-y avant que Charlie envoie une équipe à notre recherche. Je ne veux pas être obligé d'expliquer ce que nous faisions."

Elle rit, enlaçant nos doigts. "Ouais, on ne veut pas que cela se produise ...′Eh bien, papa, regarder Edward jouer au basket et m'a extrêmement excitée'... "

Je ris, la prenant dans mes bras et la portant sur la plage. "C'est noté, ma douce. Allons-y... agissons comme si nous étions respectables."