Incroyable. Stupéfiant. Saisissant.

Lucifer ne savait pas quels mots employer pour décrire la situation. Les lèvres de Chloé étaient chaudes sous les siennes. Voluptueuses, tendres, un véritable festin de roi dont il ne serait jamais lassé. Il essaya de rester calme, de se maîtriser tant bien que mal, malgré le sang qui pulsait dans ses veines. Même lorsque Chloé glissa sa langue entre ses dents. Cette passion qu'il avait toujours imaginée, qu'il avait toujours deviné sous ses airs très sérieux, était là, entre ses bras, lui explosant littéralement au visage.

Essayer de rester impassible dans ce genre de situation était chose quasiment infaisable. Mais il y parvient, en se martelant sans arrêt que Chloé était fragile, qu'elle avait été violée et qu'il n'avait pas le droit à l'erreur. Le moindre faux pas lui vaudrait de recommencer des semaines de guérison, et peut-être même, d'aggraver davantage les rapports de Chloé avec sa sexualité. Et le Diable avait beau être un amant incroyable, ce genre de pression aurait poussé n'importe qui à la plus grande prudence.

Un gémissement de Chloé s'échappa d'entre ses lèvres. Elle glissa ses mains le long de ses biceps avant de s'agripper à ses cheveux. Ses ongles lui éraflèrent le crâne et il frissonna.

Il n'y avait qu'elle qui pouvait déclencher ce genre de sensation chez lui.

Jamais il n'aurait pensé adorer être vulnérable. Il s'était d'ailleurs battu pour retrouver son immortalité, essayant tout et n'importe quoi. Mais il était heureux aujourd'hui de n'y être jamais parvenu, car le plaisir qu'il prenait, rien qu'en embrassant la femme qu'il avait dans les bras, était incroyable. Unique.

Pour tenter de garder sa concentration, il s'écarta légèrement de son corps et posa les mains sur ses hanches pour jouer avec l'ourlet de sa chemise. Il ne la lui enlèverait qu'avec son accord et, pour le moment, il ne se permettrait aucune initiative.

D'un léger signe de tête, elle acquiesça à sa demande silencieuse et lui permit d'ouvrir le vêtement. Il commença par les boutons du bas, doucement. Au premier, il découvrit le haut de son pantalon, fermé par un cordon en coton noir. Le deuxième lui révéla son bas ventre, strié de vergetures presque invisibles et à peine bombé, qu'elle devait à Béatrice lors de sa grossesse. Jamais il ne comprendrait les femmes qui faisaient d'un complexe quelque chose qui symbolisait la vie. Chloé faisait d'ailleurs partie de cette catégorie, et il ferait tout pour briser ce complexe (et tous ceux qu'elle pourrait avoir).

Le regard rivé dans ses prunelles couleur océan, il s'inclina lentement sur son ventre qui se souleva au rythme de sa respiration. Lorsque sa bouche entra en contact avec son épiderme, une onde de choc électrique le parcouru des pieds à la tête. Il entendit Chloé soupirer et la vit se mordre la lèvre tout en se cambrant à son toucher. Oh Père ! Ce qu'elle était belle ainsi. La tête rejetée en arrière, elle continuait de mal mener ses cheveux tout en semblant chercher son oxygène. Incarnation vivante du plaisir. Sa déesse. Son amour.

Il prit soin de goûter chaque petites marques visibles, les léchant amoureusement. Il mordilla sa peau fragile, provoquant un hoquet de stupeur chez elle, suivit d'un ronronnement digne d'une petite chatte bien nourrie. Les mains de part et d'autre de son bassin, il glissa le troisième bouton à l'aide ses dents et admira son adorable nombril surmonté d'une petite cicatrice sur le dessus.

- Oh détective... susurra-t-il, sensuellement. Tu ne m'avais jamais dit que tu avais eu un piercing au nombril. Coquine...

Il taquina la marque laissée par le bijou à l'aide de ses dents.

Savoir que Chloé avait eu un piercing à cet endroit était vraiment affriolant à ses yeux. Dommage cela dit qu'elle ne l'ait plus. Il aurait aimé pouvoir jouer avec à l'aide de sa langue.

- C'était il y a longtemps, soupira-t-elle.

- Humm... Si mes souvenirs sont exacts, tu ne l'avais pas dans ton film. Je n'aurais jamais manqué un tel détail, dit-il avant partir à la rencontre de son nombril.

- Oh Seigneur ! Non... non je... je l'ai fait un soir où j'étais ivre.

Entendre ça de la part de sa si sérieuse détective, fit apparaître un immense sourire sur son visage. Il haussa les sourcils et lui réclama tous les détails.

Elle pouffa avant de répondre :

- Je fêtais mon entrée dans la police avec une bande d'amis et une boisson en entraînant une autre, les paris ont commencé. J'ai parié que je pourrais me faire percer le nombril le soir même et je les fais. J'ai gagné 50$ et une sacrée migraine le lendemain.

- J'aurais adoré voir cela. Pourquoi l'avoir enlevé ?

- Quand je suis tombée enceinte de Trixie, il est devenu gênant. Je l'ai donc enlevé et quand j'ai voulu le remettre, le trou s'était rebouché et je ne l'ai jamais refait.

Si Chloé était d'accord, il envisagerait à l'avenir de lui prendre rendez-vous avec un ami à lui perceur/tatoueur (qui lui devait un service), pour lui refaire son piercing.

- A quoi ressemblait-il ? Un anneau ? Un diamant ? Une perle ? Une pampille ?

- Un diamant sur le dessus et une étoile sur le bas.

Une étoile... Elle avait choisi une étoile pour parer son ventre. Le symbole même de ses créations. Elle était vraiment faite pour lui.

Ouvrant un bouton de plus, il embrassa son sternum, suivit de la langue les contours de ses côtes d'abord sur la droite avant de redescendre par la gauche.

- Oh Lucifer... soupira Chloé.

Il se concentra sur sa respiration, les battements de son cœur forts mais réguliers, synonyme de passion. Inhala son parfum vanillé. Cet effluve épicé relevé d'une pointe de café dont il raffolait tant et qui n'appartenait qu'à elle.

Il laissa ses mains partir à l'aventure sous la soie de la chemise et engloba, avec une lenteur délibérée, ses seins qu'il idolâtrait depuis la première fois qu'il les avait vu dans son film.

Du bout des lèvres, il sentit ses abdominaux se contracter à son toucher et son souffle s'accélérer. Surveillant ses réactions du coin de l'œil, il la vit fixer le plafond, la bouche entre-ouverte à la recherche d'oxygène. Était-elle en train de paniquer ou au contraire de ressentir un plaisir incroyable ? Il douta un instant puis ses mains s'agrippèrent plus fortement dans ses cheveux, maintenant son visage contre elle et il exsuda un soupire discret. Elle aimait ce qu'il lui faisait. Il pouvait continuer.

- Chloé, chuchota-t-il, ouvre le dernier bouton, mon amour. Laisse-moi voir ce que tu continues de me cacher.

Avalant rapidement sa salive, elle abandonna ses cheveux qui devaient de nouveau onduler et remonta ses mains sur sa poitrine. Lequel des deux avait le souffle le plus court ? Lucifer n'aurait su le dire. Quand Chloé libéra le dernier bouton et écarta légèrement le vêtement de son corps, un gémissement lui échappa.

Il cligna des yeux. Putain... A ce rythme-là il ne tiendrait jamais et finirait, comme un puceau, par éclater dans son pantalon.

Pendant un moment, il ne put rien faire d'autre qu'admirer la ligne ferme et arrondie de ses courbes si féminines. Lucifer ne perdit pas un instant et se pencha sur sa poitrine et aspira son téton tout en pinçant délicatement l'autre entre son pouce et son index.

Une immense vague de plaisir le submergea au contact de sa peau. C'était bon, tellement bon. C'était là sa place. Le seul endroit qu'il pouvait appeler « sa maison », ici dans les bras de cette femme qu'il aimait.

Tout à son plaisir, Lucifer glissa les lèvres le long du buste de Chloé avant de remonter sur son deuxième mamelon tendu à cause de ses doigts.

Il sentit le corps de Chloé se tendre de plaisir sous sa langue. Ses seins épousaient parfaitement les dimensions de ses paumes. Il soupesa les deux beaux globes qu'il envisageait de vénérer jusqu'au petit matin. Était-elle sensible à cet endroit ? Pourrait-il lui donner un orgasme rien qu'en titillant sa poitrine ?

Il n'eut pas le temps de se poser davantage la question qu'un flash de douleur en partance de son aine, l'aveugla et lui coupa le souffle.

- Rohh ! grogna-t-il tout en se recroquevillant sur lui-même.

Nom de... Il sentit plus qu'il ne vit Chloé bondir hors du lit et courir en direction de la salle de bain. Pour une fois, il ne put qu'adhérer. Un peu d'eau pour le rafraîchir ne serait pas une mauvaise idée.

Qu'est-ce qu'il venait de se passer ? Lucifer n'arrivait toujours pas à remettre de l'ordre dans ses pensées. Avait-il déjà eu aussi mal aux testicules ? D'ailleurs allait-il seulement survivre à cette douleur ? Rien n'était moins sûr.

Doucement, il parvint à reprendre pied avec la réalité. Sa vision s'éclaircit lentement, son souffle se calma progressivement. Il sentait le sang commencer à recirculer normalement dans ses bourses, emportant avec lui les fragments de douleur encore sensibles. Le sifflement aigu qui lui vrillait les oreilles diminua et il put enfin comprendre la situation.


Chloé n'était partie lui chercher de quoi le rafraîchir comme il imaginait. Elle était en train de vomir !

Elle arriva aux toilettes juste à temps. Tout remonta. Les trois parts de pizza aux peppéronis. Le vin. Le Devil cake. L'entièreté de son dîner fut évacué.

La tête penchée au-dessus de la cuvette en porcelaine et le corps secoué de hoquet, elle n'avait pourtant pas du tout conscience de ses vomissements. Autre chose la tourmentait. La sensation des mains de William Nelson sur son corps... l'attaque de ses dents sur ses seins... son sexe en elle, la martelant avec violence dans un plaisir vicieux...

Seigneur ! Comment avait-elle pu croire qu'il suffirait de faire l'amour avec Lucifer pour oublier tout ce que cet enfoiré lui avait fait subir ? Elle avait refusé de se remémorer ces quelques heures passées en sa compagnie. La violence de ses actes, les insultes, les coups... le sexe. C'était trop dur pour elle. Elle n'était que flic pas une espionne formée par les services secrets pour survivre dans toutes les situations.

Un nouveau haut de cœur mit un terme à ses pensées. Ses vomissements se rapprochaient à intervalles réguliers et elle accueillit avec soulagement l'étourdissement qui lui engourdit le cerveau. Comme si son corps essayait de la protéger de ce flot de souvenirs involontaires en les floutant dans sa mémoire. Un moyen assez pathétique pour l'empêcher de tomber et de s'effondrer.

Quand les nausées se calmèrent, elle se laissa tomber à genoux sur le carrelage glaciale et posa son front moite sur son bras. La respiration coupée, elle essaya de retrouver son souffle malgré quelques hoquets isolés qui lui faisant craindre un nouveau malaise.

Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer.

Il n'est plus là. C'est terminé, se répéta-t-elle dans sa tête. Il est mort et Lucifer a veillé personnellement aux moyens à employer pour la venger. Je suis en sécurité.

En pensant à Lucifer, elle se remémora les dernières minutes et la portée de son geste.

Elle releva la tête.

Putain qu'est-ce que j'ai fait ! pensa-t-elle. Au lieu de lui dire tout simplement d'arrêter et de s'écarter, elle lui avait donner un grand coup dans les parties avant de s'enfuir, comme une idiote, dans la salle de bain.

Se relevant difficilement, elle actionna la chaise d'eau tandis qu'un gant humide lui était tendu sur sa droite.

- Oh Seigneur ! Lucifer ! sursauta-t-elle en acceptant avec plaisir le tissu éponge afin de s'essuyer le visage. Je suis désolée. Pardonne-moi. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris.

Un grognement de douleur lui répondit.

Elle écarta le linge imbibé d'eau de sa figure. Installé face au miroir, Lucifer avait rempli la vasque d'eau froide et essoré un second gant. Sans faire plus attention à elle, il déboutonna son pantalon et le laissa glisser le long de ses cuisses.

- Oh mon dieu...

- S'il te plaît, détective, n'en rajoute pas avec Lui, supplia Lucifer.

Délicatement, il prit l'éponge humide et se l'appliquât sur son sexe rouge et gonflé.

- Oh, soupira-t-il.

L'absence de blague salace lui fit comprendre mieux que des mots à quel point son coup avait été douloureux tandis qu'une petite part d'elle se rassura en ne ressentant aucune peur en voyant Lucifer casi nu à ses côtés. Peut-être pourrait-elle... ?

- Puis-je ? demanda-t-elle en lui tendant la main pour prendre sa place.

Lucifer la regarda un moment sans comprendre.

- Oh ! Tu veux terminer ce que tu as commencé ?

Elle se sentit rougir comme une gamine pris en faute. Heureusement pour elle, Lucifer n'était du genre rancunier et lui donna le linge en pouffant légèrement.

- Fais-y attention cette fois.

- Je suis vraiment désolée, répéta-t-elle toute penaude en mettant le gant sur sa main.

Doucement, elle le prit dans sa paume et dans un lent mouvement de va et vient, le massa.

- Ohhh...

Sentir le sexe pas tout à fait dur de Lucifer entre ses doigts fut une expérience tout à fait inimaginable pour Chloé. Encore quelques minutes plus tôt, elle était au prise avec ses souvenirs et ses vomissements et maintenant, elle se tenait là, tout près de Lucifer à palper son membre qui se réveillait assez rapidement sous ses caresses.

- Désolé, mon ange, lâcha Lucifer. Ça fait un moment que personne ne s'est occupé de lui, soupira-t-il les paupières closes, la bouche entrouverte.

- Dans ce cas, laisse-moi faire.

- Détective ? demanda-t-il en plongeant ses pupilles dilatée dans son regard.

- Laisse-moi me faire pardonner. Le pauvre. Je l'ai agressé alors qu'il n'y était pour rien.

Il acquiesça en souriant. Elle en profita pour retirer le gant, trempa ses mains dans l'eau froide avant de reprendre sa queue.

- Putain, grogna-t-il.

Electrisé par son contact, il jeta la tête en arrière. Elle le sentit se contracter sous ses caresses qu'elle essayait de garder légères pour ne pas lui faire mal. La peau entourant sa verge glissa d'une manière hypnotique au même rythme que sa main. Il était magnifique ainsi. Vulnérable et intensément viril à la fois.

Sa pomme d'Adam ne cessait de trembler sous le chaume le long de sa gorge. Les lignes de son cou tendue et gonflée par le plaisir qu'elle lui offrait. Et surtout qu'elle n'avait pas peur de lui donner.

Se hissant sur la pointe des pieds, elle déposa une pluie de baisers aériens en partant de ses clavicules jusqu'au bord de son menton piquant.

- Chloé, haleta Lucifer avant de se baisser et poser ses lèvres sur les siennes.

La serrant inconsciemment contre lui, l'érection de Lucifer se dressait entre leur deux corps et surtout contre son ventre toujours découvert, à cause de sa chemise ouverte. Plongeant sa langue dans la bouche de Lucifer, Chloé appuya un peu plus son toucher. Quelques instants plus tard, elle le sentit pulser contre sa chair et son sperme atterrir sur son ventre.

- Chloé, chuchota Lucifer contre sa bouche d'une voix tremblante, le front couvert de sueur et le regard perdu.

Le voir aussi comblé par son orgasme lui procura un immense plaisir et une fierté toute féminine d'avoir mis, cet être plus puissant que n'importe qui, à genoux.

- Suis-je pardonnée ? murmura-t-elle en terminant ses caresses.

- Oh oui, soupira-t-il. Mille fois, oui.

Se secouant la tête, Lucifer attrapa le gant abandonné dans l'eau et lui essuya le ventre.

- Tu as de la chance que Big Ben soit résistant, mon amour, affirma-t-il après avoir retrouvé son souffle.

- Je ne sais vraiment pas ce qu'il m'a pris de te frapper. Je suis...

- Si tu répètes encore une fois que tu es désolée, je te bâillonne, femme, lui lança-t-il en souriant.

- Mais je...

Elle ferma les yeux et soupira.

- Je n'ai jamais voulu te faire mal. J'ai cru que...

Lucifer glissa ses bras autour de ses épaules.

- Laisse-moi deviner. Des flashs de ce qu'il s'est passé te sont revenus, n'est-ce pas ? demanda-t-il avec douceur.

Elle acquiesça sans avoir la force de le regarder dans les yeux. Il n'était pas William Nelson. Il n'avait absolument rien à avoir avec ce monstre. Mais en sentant les lèvres de Lucifer s'aventurer sur sa poitrine, son self-contrôle s'était brisé. Elle n'avait pas réfléchi une seule seconde et son inconscient avait agi à l'instinct, obligeant le corps de son amant à s'éloigner le plus loin possible d'elle pour lui permettre de fuir.

Elle avait tellement honte d'elle.

- Mon amour, je t'en prie. Ne détourne pas les yeux, la supplia Lucifer en glissant ses doigts sous son menton l'obligeant à le regarder. Rien n'est de ta faute. J'aurai dû attendre que tu sois prête et...

- Non. C'est moi. Je pensais réellement être prête. Ce n'est pas toi. Je... J'ai cru que le fait d'avoir envie de faire l'amour serait suffisant pour surpasser ce qu'il m'a fait. Mais Linda avait raison.

- A quel propos ?

- Je ne peux pas guérir sans exorciser les traumatismes que j'ai subi. Je pensais que la plaie guérirait d'elle-même, sans que je n'aie besoin d'en parler mais...

- Ce n'est pas ainsi que ça fonctionne, Chloé.

Un sanglot lui serra la gorge.

Et voilà qu'elle se mettait à pleurer maintenant !

- Mon amour, je pensais que ta thérapie avec le Docteur fonctionnait ? poursuivit Lucifer, inquiet.

- Oui, elle fonctionne. Sans Linda je n'aurais jamais pu te toucher comme je viens de le faire. Et j'étais persuadée que, comme le travail, le sexe suivrait de lui-même.

Lucifer se pinça le nez.

- Chloé, ton agression concerne justement le sexe. C'est là que le bât blesse. C'est la source même de ton traumatisme.

- Je voulais juste... oublier ce qu'il m'a fait, et avancer.

- On ne traverse pas un pont fait de brindilles, Chloé. Il faut le consolider avant, sans cette étape, il cassera dès que tu poseras le pied dessus.

Pour l'amour de Dieu devait-elle réellement en parler ?

Tranquillement, Lucifer attendait qu'elle dise quelque chose et sur le coup, Chloé pensa sortir une excuse bidon pour aller se coucher et oublier cette journée. Mais tout ce qu'elle put faire c'est dire ces mots, à voix haute, à l'homme qu'elle aimait.

- Lucifer, je... j'ai été...

Elle papillonna des cils dans l'espoir de contenir ses larmes... sans succès.

- J'ai été violée.