Sources : RDV sur mon blog page 1

Cosmo reprit alors un quotidien tranquille entourée de sa famille et ses amis. Elle reprit aussitôt la danse et put faire travailler ses muscles à nouveau. Elle fit de son mieux pour passer du temps avec sa bande et ses autres amis. Elle se rapprocha de plus en plus de Shadow. Il ne parlait plus de son frère mais continuait de sourire à la jeune femme chaque fois qu'il la voyait. Ses amies n'avaient pas tort, elle voulait aller plus loin dans leur relation. Peut-être que ça pouvait marcher entre eux. Dans son regard, une puissante étincelle lui disait chaque jour qu'un sentiment intense brûlait dans son esprit.


Jusqu'à ce dimanche de mars. La jeune fleur ouvrit ses pétales tôt en sentant un rayon de soleil caresser son teint d'ivoire. Elle étira ses deux tiges en frottant ses gouttes de rosée à l'aide de ses feuilles. Elle repoussa sa couverture, révélant une belle chemise de nuit à manches rondes d'un superbe bleu clair. Le haut se terminait par une décolleté carré et les manches par un petit bord beige avec des motifs de fleurs blanches. Autour de la taille et en-dessous des genoux, une ceinture cousue du même style que le bord des manches fermé par deux rubans. Celle du bas était plus petite que celle du haut. Ses pieds s'habillèrent de ballerines fleuries posées devant le lit. Elle se leva, tira ses rideaux et ouvrit sa fenêtre. Un sourire vint illuminer son visage angélique en voyant que les dernières neiges hivernales avaient disparu. À la place, le jardin s'était réveillé. Les fleurs avaient mis fin à leur long sommeil et l'herbe habillait la terre de sa belle couleur verdoyante. Un doux parfum printanier envahit ses narines, le chant des oiseaux s'empara de ses oreilles et une petite brise embrassa sa peau. Un beau papillon blanc vola devant elle. Elle tendit le doigt pour l'inviter à se poser, ce qu'il accepta volontiers. Quelle jolie fleur, devait-il penser. Il rouvrit ses ailes et reprit son envol. La plante ressentit alors une grande envie de sortir faire une promenade de bon matin dans la forêt. Les vacances viennent de commencer, pourquoi ne pas en profiter ? Elle referma sa fenêtre et descendit se donner un coup de peigne. Même si elle ne va pas en ville, rien ne l'empêche d'être un peu coquette. Elle entra dans la salle de bain et arrangea sa coiffure devant le miroir. Elle remarqua que ses cheveux avaient bien ondulé depuis quelques temps. Elle ne voulait pas se vanter mais elle était bien charmante ainsi. Elle plaça sa raie du côté droit et brossa doucement en suivant le sens de la vague que formait chaque mèche. Elle laissa un mot à ses parents au cas où ils se réveilleraient avant qu'elle soit de retour pour les rassurer. Elle sortit en prenant le chemin de la forêt. Sur son chemin, elle admira les magnifiques arbres en fleurs autour d'elle. Elle suivit le chemin du cours d'eau à travers le bois. Le doux clapotis de l'eau mettait ses oreilles en extase. Elle adorait tellement la nature. Puis pour une raison inconnue, elle détourna son regard de l'eau et marcha en fixant ses pieds. Son sourire diminua et se transforma peu à peu en une expression neutre en repensant à Shadow quand il l'a défendue cet hiver. Certes elle était passée à autre chose avec cette histoire, mais en pensant à lui, elle repensait automatiquement à cet événement. Il l'avait bien effrayée en jouant au serial killer pour que Sally cesse sa comédie, mais même en sachant qu'il devenait fou voire dangereux en situation de forte colère, elle n'arrivait pas à le voir comme le mal incarné. Au contraire, tout ce qu'elle veut depuis qu'elle l'a rencontré c'était...lui. Lui et personne d'autre. Elle avait croisé des garçons séduisants dans sa vie, mais aucun n'était au-dessus du hérisson. Il était le seul qui lui ait fait ressentir des sentiments aussi forts. Les quatre mâles précédents ayant volé son cœur lui ont fait vivre une banale relation amoureuse alors qu'elle ressentait quelque chose de nouveau avec Shadow. Son passé tragique et sa relation désastreuse avec son jumeau ont étrangement joué un rôle dans l'évolution de ses sentiments. Elle ne qualifierait pas cette chose d'obsession mais de passion intense. Elle repensa alors à tous ces soirs où ils avaient dansé ensemble, la fête de la rentrée, la soirée Halloween chez Amy et la sortie en boîte au ski. Chaque fois le même regard, la même étincelle mêlant admiration, sensualité, joie, amour et désir. Elle commença presque à regretter de ne pas l'avoir laissé l'embrasser le premier soir. Elle effleura ses lèvres d'un doigt en imaginant la douceur de celles du hérisson. Mais surtout ses bras si musclés qu'elle a pu toucher pendant leur après-midi à la piscine. Quelques centimètres plus loin et elle aurait touché son torse si bien dessiné. Tant de charme et de virilité c'était trop pour elle, tellement qu'elle l'a laissé lui échapper en le lâchant. L'homme idéal n'était pas un mythe ni un fantasme à ses yeux, il existait. Ce n'est pas un rêve de petite fille qu'elle vit mais une réalité. Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle entonna une douce chanson. Son amour s'exprimait dans ce couplet. Pas de quoi avoir peur elle était seule, personne ne l'entendra. À moins que Sally ait truffé la forêt d'une vidéo surveillance. Non elle a tellement pleuré qu'il est évident qu'elle a compris la leçon. En chantant, elle tourna de temps à autre sur elle-même tout en continuant d'avancer. Elle continua en murmurant ses paroles. Soudain, retentit un cri masculin suivit d'une chute. Elle courut en direction du bruit en espérant que ce n'était pas la personne qu'elle croyait. Hélas, elle découvrit Shadow par terre près d'un arbre et gémissant de douleur. Apparemment il l'avait escaladé, des feuilles tombaient en papillonnant sur son corps et son dos reposait sur une branche. Elle remarqua justement qu'une branche manquait à l'arbre. Elle fit de son mieux pour cacher sa peur. Pourvu qu'il ne l'ait pas entendue chanter sinon elle est mal. Elle s'approcha de lui pour l'aider à se relever.

"- Ça va Shadow rien de cassé, demanda-t-elle affolée ?

- Oui parfait, dit-il en se relevant en une seconde !

- Mais quelle idée de grimper sur un arbre ! Tu aurais pu te casser quelque chose !

- Ce n'est rien c'est juste la branche qui n'a pas supporté mon poids.

- Tu m'étonnes vu ce que t'as arraché. Et puis qu'est-ce que tu fais là à cette heure-ci ?

- Je crois que c'est à moi de te poser la question."

Le visage de la jeune femme se figea de peur. Ses mains se serrèrent l'une contre l'autre en voyant le hérisson prendre une expression narquoise. Ça recommence parce qu'elle a encore alimenté la chaudière. Elle recula en espérant faire demi-tour et lui échapper. Peine perdue, il avançait au fur et à mesure qu'elle reculait. Bizarrement il ne fit rien d'autre. Elle comprit que son piège se refermait sur elle quand son dos buta contre le tronc d'un arbre. Il posa ses deux bras de chaque côté de sa tête pour être sûr qu'elle n'aura aucune issue de secours. Elle rougit en affichant un sourire très gêné en le voyant prendre un regard et un sourire très séduisants.

"- Je t'ai entendu chanter pour définir l'amour que tu éprouves pour moi si je ne m'abuse.

- N...Non...je chantais...c...comme ça...parce que...je...j'aime beaucoup chanter comme ça le matin ! Voilà ça me fait du bien et ça m'aide à me réveiller complètement !"

Un rire nerveux traversa sa gorge. Le hérisson se colla deux fois plus contre elle, caressant sa joue d'un doigt. Le teint beige de la plante vira au rouge.

"J'aime quand tu fais ta petite cachottière. Et en plus tu viens ici en chemise de nuit. Tiens on dirait que tu n'as pas mis de soutien-gorge coquine."

Il démontra ses propos en effleurant la pointe de sa poitrine du bout d'un doigt. Un frisson parcourut le corps de sa proie. L'une de ses mains se détacha du tronc pour se poser contre son postérieur.

"- Mais on dirait que tu as pensé à mettre une culotte.

- Heu...s'il te plaît il faut que je rentre. Mes parents vont s'inquiéter en voyant que je suis partie alors je te laisse à plus tard !"

Elle passa en-dessous de son bras en vitesse en terminant sa phrase. Mais le hérisson garda la même expression en attrapant sa main. La plante tourna la tête vers lui, surprise. Il tira sur sa main pour la ramener vers lui. Avant qu'elle tombe en avant, il la rattrapa par la taille en la collant contre lui. Elle dut alors se rattraper pour ne pas se cogner contre lui en posant une main sur son torse. Il la recolla contre l'arbre sans la lâcher. Ses doigts attrapèrent son menton pour la regarder dans les yeux.

"- Je ne pensais pas que tu me ferais craquer à ce point. Plus tu me fuis, plus tu m'attires.

- S'il te plaît Shadow tu me gènes là.

- C'est justement ce qui me plaît chez toi, ta crainte. Pourquoi tu continues à me cacher la vérité ?

- Quelle vérité ?

- Tu sais de quoi je veux parler ma petite fleur."

Pas moyen de se sauver, elle en a pour la journée. En portant son regard sur l'eau, il lui vint une idée lumineuse. C'est le moment au jamais, il essaye de l'embrasser. Elle posa sa main sur les lèvres du hérisson pour le faire sortir de son fantasme. Elle se frotta contre lui pour le forcer à reculer.

"- Tu as raison mon Shadow chéri, dit-elle sur un ton de coquine. Je mens, je mens et je mens encore. J'ose me mentir à moi-même et en plus à un si beau garçon comme toi.

- Tu vois que ce n'est pas dur d'admettre la vérité."

Elle continua à la charmer par ses fausses douces paroles et à le faire reculer jusqu'à atteindre le bord du cours d'eau.

"- Tu vas encore m'allumer longtemps chérie ?

- Oh je n'arrêterai jamais pour mon seul et unique amour ! (Oh la vache qu'est-ce que j'en fais trop !)

- Si tu continues je vais devoir te punir.

- Oui j'aime être punie par un si beau garçon !

- J'aime quand tu fais ta coquine comme ça.

- Moi j'aime surtout...quand tu ne fais pas attention à tes arrières, finit-elle sur un sourire gêné."

Elle avança encore d'un pas, le hérisson recula. Il perdit l'équilibre et tomba à la renverse la tête la première dans l'eau. La plante prit alors ses jambes à son cou. Elle fut bientôt loin mais continua sans s'arrêter. Shadow s'agrippa au bord d'une main ferme. Sa tête grimaçant de colère et dégoulinante d'eau apparut. Devant lui, son ami Tails sauta d'un arbre pour atterrir sur ses pieds. Il s'approcha du hérisson avec une expression moqueuse devant son deuxième coup raté avec Cosmo. Il se pencha vers lui.

"Alors ça va comme tu veux, demanda-t-il d'une voix ironique et moqueuse ?"

Pour toute réponse, le hérisson en rage se releva. Il l'attrapa au vol par le cou en le soulevant à hauteur de son visage.

"D'accord ou non Cosmo sera à moi ! Par n'importe quel moyen cette petite garce cédera !"

Il le jeta tomber dans l'eau en grimaçant des dents et s'en alla. Le renard resta assis en boudant.

"Quel caractère ! C'est à te couper l'envie d'être à la fois son meilleur ami et son bras droit."

Du côté de Cosmo, elle fut soulagée en arrivant enfin devant sa maison bien qu'elle soit très essoufflée. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas autant couru. En quelques secondes, elle s'engouffra à l'intérieur en claquant la porte derrière elle. Elle colla son dos et ferma les yeux en reprenant tranquillement son souffle. Quand elle rouvrit ses paupières, elle afficha une expression de surprise en voyant ses parents et sa sœur l'interrogeant du regard. Elle leur sourit nerveusement en se glissant le long du mur.

"- B...bonjour...B...bien dormi, bégaya-t-elle ?

- Qu'est-ce qui te prend de claquer les portes comme ça, demanda Galaxina ?

- Tu es allée faire du footing dans cette tenue, questionna Luc surpris ?

- Tu as eu du mal à courir comme ça vu ton essoufflement, remarqua Earthia.

- Non pas du tout je suis juste allée me balader alors je file dans ma chambre !"

Elle courut en direction de l'escalier.

"- As-tu déjeuné au moins, interrogea sa mère ?

- J'ai pas faim merci !

- Mais enfin quelle mouche t'a piqué ce matin, demanda son père inquiet ?

- Aucune mais ça va très bien !"

Ils gardèrent leurs visages très surpris par son attitude bizarre. Ils se regardèrent en entendant la porte de sa chambre claquer.

"Qu'est-ce qu'elle a, interrogea sa sœur surprise ? On dirait qu'elle a vu le diable."

Les parents haussèrent les épaules. Chacun reprit son petit déjeuner. C'est de son âge, ça lui passera. À l'étage, Cosmo, dos collé contre sa porte, soupira profondément et se laissa glisser jusqu'au sol. Cette fois elle l'a encore échappé belle. Pas question de leur dire la vérité si c'est pour que sa sœur lui hurle encore dessus. En posant les yeux sur son lit, elle se leva fermement, comme si elle prenait une décision importante dans sa vie. Elle s'installa confortablement. Elle entoura ses jambes de ses bras et réfléchit pensivement. Elle se mit à genoux et sortit son carnet et son stylo. Elle le déboucha et choisit une page vierge en soupirant une nouvelle fois.

15 mars 2328

Cher Journal

Cette fois je ne veux plus jamais entendre parler de Shadow, ni le voir hors de l'enceinte de l'université. Désormais je ne m'approcherai même plus du bâtiment des cinquièmes et sixièmes années ni même de ses amis dont les miens. Après ce qu'elles m'ont fait celles-là, je sais très bien de quoi elles sont capables en apprenant que j'ai humilié et sali la réputation de ce "play-boy " comme elles disent. Oui là je suis vraiment en pétard et pour longtemps, à moins que le Brad Pitt de carnaval me présente ses excuses. Bon d'accord je ne vais pas te faire tourner autour du pot, tu es le seul qui m'écoute et à qui je peux tout dire. Alors voilà, ce matin je suis sortie me promener en forêt en chemise de nuit. Oui je sais ce que tu vas dire : "Non mais t'es tarée ou quoi tu t'es crue dans tes fantasmes de gamines ? Bah voyons en chemise de nuit comme ça n'importe qui peut débarquer pour te faire des saloperies ! Pourquoi pas à poils tiens tant qu'on y est !". Oui bon ça va hein ! Certes j'ai pas réfléchi mais je me suis trouvée tellement belle que j'ai pas résisté au côté obscur. Et donc j'ai repensé à tout ce qui m'est arrivé avec Shadow. J'ai tellement insisté sur sa première gaffe que je me suis mise à fantasmer presque sexuellement sur lui et son physique de dingue. Et sous le coup de l'admiration, je me suis mise à chanter pour mettre mes sentiments au clair. Mais j'aurais dû vérifier que j'étais vraiment toute seule parce que d'après les indices que j'ai récolté, il m'a entendue et a grimpé dans un arbre pour me mater. Pour me prévenir, la branche n'a pas tenu et il s'est cassé la gueule. En lui demandant ce qu'il foutait là, il a été vicieux en retournant la question contre moi. J'ai essayé de me barrer mais il m'a coincée pour me tripoter. Un doigt sur les seins et une main aux fesses, ça m'apprendra tiens. Il avait tellement bien compris qu'il m'a fait une déclaration remplie de désir. Non tout mais pas ça pitié mes oreilles ne supportent pas une voix d'obsédé sexuel ! Pour m'en débarrasser, je lui ai laissé croire que je m'avouais vaincue en me frottant contre lui pour le faire reculer et l'envoyer prendre un bain. Ça m'a fait du bien mais pas longtemps car je devais m'enfuir. J'ai couru aussi vite que mes jambes ont pu me porter. Et manque de bol mes parents et ma sœur étaient déjà levés ! J'ai réussi heureusement à m'enfermer dans ma chambre. Mais il est encore trop tôt pour crier victoire. Ils vont me demander ce qui ne va pas et Shadow sait où j'habite ! Oh putain le psychopathe je suis morte ! Mais dans quelle merde je me suis fourrée bordel ! Ça c'est bien moi à rêver tout haut et ça m'est encore retombé dessus ! Et qui c'est qui va devoir surveiller ses arrières 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ? C'est bibi bien sûr ! Bah voyons entre trois emmerdeurs, un salaud et un voyeur, je sors qu'avec des cons moi ! Bon à partir de maintenant, plus question de l'approcher, de lui parler, de communiquer avec ses amis, les miens, n'importe quel être susceptible de me poser la moindre question sur ma relation avec lui, de le voir pendant son sport, de traîner dans la cour au risque de tomber sur lui et de lui répondre que ce soit en l'entendant dire mon prénom ou en m'envoyant un message. Ah oui et maintenant je le vire de mon répertoire et je le bloque. S'il m'adressait en face des excuses potables prouvant qu'il s'en veut à mort de s'être comporté comme un pervers comme pendant Halloween, programme annulé. S'il veut que je lui laisse une chance, qu'il me le prouve en regrettant ce qu'il m'a fait ce matin. Je me contrefiche que j'abuse, il a joué au con en prenant notre relation à la légère, il a perdu. Reste à savoir s'il va accepter de comprendre que je déteste par-dessus tout qu'on me tripote et qu'on me parle comme une prostituée. Je tiens à être respectée et vue comme une femme normale et non une débauchée.

Cosmo passa la journée dans sa chambre. Bien qu'il était déjà 19h et qu'il faisait déjà noir dehors, elle n'avait toujours pas quitté sa chemise de nuit et ne s'était pas lavée non plus. Toutes les minutes une douleur lui crispait le ventre, elle avait faim. Évidemment, ça faisait de nombreuses fois qu'elle avait refusé un plateau apporté par sa mère. Elle était restée à ne rien faire si ce n'est changer de place comme en s'asseyant devant la porte ou en se couchant sur son lit. Chaque fois que la sonnette ou le téléphone fixe sonnait, elle sursautait la peur au ventre en priant que ce n'était pas Shadow. À chaque fois une fausse alerte, son téléphone ne sonna ou n'afficha même pas un message du hérisson. Mis à part le plateau apporté régulièrement dans la journée par sa mère, ses parents et sa sœur ne vinrent pas l'embêter. Vers 21h, quand elle céda à son estomac qui criait famine, elle quitta sa chambre. Ses parents et sa sœur attendaient dans le salon, devant la télé. Ils se levèrent en entendant la plante entrer dans la pièce. Elle s'approcha timide en ayant peur de se faire disputer pour être restée enfermée.

"- Bonjour.

- Ça va mieux, demanda Galaxina ?

- Vas-tu nous dire ce qui ne va pas, continua Luc ?

- Pardon mais je ne veux pas en parler.

- Non raconte-nous ça te soulagera d'en parler, insista Earthia.

- Je sais mais je ne peux vraiment pas.

- Ah non là pas d'excuses on veut savoir, commença à s'énerver son père !

- Chéri ça suffit ne commence pas ! Enfin tu vois bien que ça ne sert à rien ! Et ne pense surtout pas qu'elle aurait subi une quelconque horreur ! Elle avait l'air essoufflée ce matin mais pas d'avoir subi des violences ! Tu vois bien qu'elle n'a aucune marque de gifle ou que sais-je encore ! Veux-tu qu'on fasse quelque chose ma chérie ?

- Je veux juste que vous me promettiez de ne pas me poser de questions.

- Très bien ma chérie, personne ne t'en posera, rassura Luc.

- Ni que tu en parles aux autres Galaxina, ça n'a rien à voir avec eux.

- Comme tu veux."