Bonjour à toutes et à tous.

J'espère que vous allez bien ainsi que vos proches en ces moments difficiles. Tenez bon, restez chez vous si vous le pouvez, après tout, entre auteurs et lectures, nous pouvons nous abreuver d'histoires.

Disclaimer: Tous les personnages présents et cités appartiennent à Masami Kurumada.

Jour 24: Avoir la tête qui tourne. (Dizzy)

Rating: K+.

422 mots.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, et merci pour votre soutien.


Jour 24 : Dizzy. (Avoir la tête qui tourne)

A l'ombre d'un olivier, les deux amis s'étaient retrouvés pour discuter. L'entraînement avait été assez musclé, et ils en étaient tous deux ressortis blessés, des larmes à peine retenues coulant sur leurs joues d'adolescents. Une fois douchés, ils avaient préféré s'éclipser, profitant des quelques heures de repos qu'on leur accordait. Assis en haut de la colline, loin des yeux indiscrets.

Milo parlait, beaucoup. Ses mains s'agitaient, plus encore que d'habitude. Camus observait, du coin de l'œil, le regard bleu pétillant mais les lèvres sèches tremblantes. Le Grec paraissait encore plus volubile qu'à l'accoutumée, et son ami ne pouvait se détacher de la bouche souriante, qui semblait bien plus attirante encore que les pommes sucrées que le futur Scorpion avait apportées. Il n'avait pas conscience, au fil de son observation, de s'être rapproché bien plus que ses barrières usuelles ne l'autorisaient. La chaleur de l'été, combinée au flot incessant du Scorpion, produisaient un son incessant qui l'étourdissait. Ce fût à cet instant que Milo se tourna vers lui, sa phrase suspendue dans les airs lorsqu'il se retrouva près, si près du visage de Camus. Lisant dans le regard pourpre une émotion qu'il n'avait jamais vue.

Le temps se figea. Le grec humecta ses lèvres, et Camus suivit, sans vraiment le vouloir, la pointe de la langue du regard. Osant se pencher d'avantage, Milo combla maladroitement le vide entre eux, son regard fixé quant à lui sur la bouche fine de son ami de toujours. Ses lèvres frôlèrent les siennes, et lorsqu'elles y restèrent appuyées, ni l'un ni l'autre n'osa bouger. Figés, les yeux clos maladroitement, conscients tout autant du ridicule de la situation que de la ligne qu'ils venaient de franchir, d'un commun accord silencieux.

Ne sachant réellement que faire d'autre, Milo bougea lentement ses lèvres, continuant de caresser celles de Camus. Il ignorait où poser ses mains, mais ce fût à cet instant qu'il sentit les doigts de son ami trouver les siens. Les enlacer. Et penchant la tête un peu plus, le Verseau prit les rênes du baiser en main, l'approfondissant doucement, sa main droite venant trouver place sur la nuque du Grec. Milo laissa échapper un soupir mélangeant savamment soulagement et plaisir, rassuré de sentir l'assurance leur revenir. Ils restèrent ainsi à s'embrasser plusieurs heures, prémices de nombreux autres échanges après eux, ainsi que de leur histoire.

Mais n'avait jamais remplacé cette émotion nouvelle, et cette sensation d'avoir la tête qui tournait, lors de leur tout premier baiser.