Depuis l'annonce officiel de leur relation, Ciel n'avait pas trop d'ennui.

Jusqu'à qu'une rumeur vienne de nulle part.

Du jour au lendemain, certains élèves le surnommaient avec un surnom particulièrement dérangeant.

Ciel vivait chez Sebastian depuis la dispute avec ses parents et l'annonce de sa grossesse.

Ses parents avaient évidemment tenté d'attaquer Sebastian pour détournement de mineur mais ils n'avaient rien pu faire.

Ciel étant plus que consentant, par contre, les conséquences avaient été direct sur le travail de Sebastian.

On lui avait laissé un mois puis il serait licencié.

Sebastian s'y attendait mais en voulait un peu aux parents de Ciel, même s'ils savaient qu'ils tenteraient de le confondre en justice.

Ce jour-là au lycée, Ciel passait dans le couloir avec Alois.

Un élève qu'il ne connaissait pas s'arrêta devant lui et lui demanda :

-Mister pipe, c'est vrai que tu l'as fait dans le bureau du directeur ? On dit que le fais à tous les gars qui le demande.

La rumeur disait que Ciel avait fait une fellation au directeur dans son bureau et d'autres élèves avaient répandus la rumeur que Ciel le faisait à tous les gars qui le demandait.

Ciel ne savait évidemment pas de qui venaient ces rumeurs.

-C'est faux. Ce que je fais avec le directeur ne regarde que moi et je ne fais rien avec les autres.

-Ce n'est pas ce qui se dit. On dit que tu dis oui à chaque fois pour tous les gars. Faut dire que tu as fait un gosse avec le directeur pour le garder alors.

-C''est faux ! répondit Ciel.

-Ne perds pas ton temps à répondre, Ciel. Tu n'as pas honte de dire n'importe quoi ? Qui a répandu ces rumeurs déjà ? demanda Alois.

-Je ne sais pas. On dit juste que ton ami fait des pipes à tous les gars qui veulent.

-Je savais que tout allait se compliquer. Tout va mal aller. Depuis qu'on sait que l'on est ensemble. Le directeur a des ennuis par ma faute. Et mes parents m'ont rejeté, dit Ciel.

-Ciel, calmes-toi. Ne fait pas attention à ces rumeurs, ce sont des imbéciles qui les ont créés. Tu n'as rien à prouver à personne et le directeur à clarifier les choses. S'il y a des problèmes, parles lui en et il fera quelque chose pour ces élèves.

-Je ne veux pas l'embêter. Dis au prof que je me sens mal, je vais à l'infirmerie, répondit Ciel.

Ciel manqua donc les autres cours, il ne voulait pas entendre les autres parler de cette rumeur.

C'était déjà beaucoup pour lui que les gens le jugent sur sa relation et le fait d'avoir un enfant avec son directeur de lycée.

A la fin des cours, Sebastian alla voir Ciel dans sa classe mais il ne le vit pas.

Il demanda donc à Alois ou était son petit-ami.

Mais un autre élève se permit de faire une réflexion.

-Vous cherchez mister pipe ? Il est si doué que cela ? Beaucoup de gars ont envie de tester.

-Dans mon bureau, de suite ! Que ce soit clair, je ne sais pas qui a répandu la rumeur mais c'est faux. Celui qui ennuiera mon petit ami et votre camarade sera exclu. Je ne tolérerai aucune remarque de ce genre.

-Vous protégez votre copain alors qu'il vous a fait un gosse dans le dos ?

-Tout de suite dans mon bureau, toi aussi ! Je vous exclurai tous s'il le faut. Et je n'ai pas à justifier le fait d'avoir un enfant avec lui.

Il fit la morale aux deux élèves puis retrouva Ciel à l'infirmerie.

Il dormait.

Sebastian ne voulait pas le réveiller.

Ciel ouvrit les yeux et vit Sebastian.

-Tu semblais paisible. Tu as eu des ennuis aujourd'hui ?

-Je ne veux pas vous inquiéter. Je ne voulais pas aller en cours, je suis désolé de vous causer des problèmes.

-Je suis au courant pour la rumeur, je trouverai les ou le coupable. Tu devrais éviter de venir en cours dorénavant. Je n'aime pas vraiment comment tourne la situation.

-Mais je ferai comment si je ne viens plus au lycée ? Mes parents payent le lycée, dit Ciel.

-Je vais discuter avec tes parents. Le plus important est que tu sois plus tranquille. Tu vas stresser le bébé et c'est dangereux. Donc tu restes à la maison à partir de demain.

-Et mes cours ?

-Alois est d'accord pour te les donner et t'aider. J'ai exclu encore deux élèves, répondit Sebastian.

-Vous ne pouvez pas exclure tout le monde à cause de moi.

-Je ne serai bientôt plus directeur, tu sais. Je peux faire ce que je veux. On rentre ?

-Oui.

De retour chez eux, Sebastian contacta les parents de Ciel et leur proposa de discuter de l'avenir de leur fils.

A sa grande surprise, ils demandèrent de ses nouvelles.

Il convient d'un rendez-vous chez eux le lendemain pour en discuter.

Le lendemain, Ciel travaillait.

-Je devrais arrêter, tu crois ? Les clients peuvent trouver cela bizarre.

-Quoi donc ? demanda Sebastian entourant Ciel de ses bras.

-J'ai 15 ans et j'attends un bébé. Sans compter ma tenue.

-Il n'y a rien de bizarre là-dedans. Tu peux arrêter si tu veux, j'assure pour le bébé. Ne te force pas à travailler parce que tu t'inquiètes pour l'argent.

-Je ne veux pas dépendre de vous, je vis déjà chez vous. Je tiens à l'assumer malgré mon âge, dit Ciel.

-C'est très bien tout cela, mais il faut penser à toi et au bébé avant tout.

-Je ne veux pas avoir de problème si on n'est plus ensemble un jour, répondit Ciel.

-Ne penses même pas à me quitter si facilement. Tu as mon enfant et je ne compte pas ne plus t'aimer du jour au lendemain. L'important est que tu finisses tes études et que tu ailles à la fac. Un bébé ne doit pas t'empêcher de faire ce que tu souhaites.

-Vous êtes que j'y arriverai ? Je doute des fois et j'ai peur de ne pas arriver à tout gérer, dit Ciel.

-C'est normal, tout cela. On y arrivera à deux. Je suis un adulte et tu es plus jeune certes. Tu peux me faire confiance pour le futur.

-Désolé pour mes parents, dit Ciel.

-Ne t'en fait pas pour cela. Va travailler l'esprit tranquille.

-Je ne peux pas vous aider ?

-Non tu n'es pas obligé. Je m'occupe de tout. Fais juste ce que tu veux faire, ne te force pas.

Puis il embrassa Ciel.

Plus tard, il discutait avec les parents de Ciel.

L'ambiance n'était pas vraiment détendue.

-Bien, je ne vais pas aller par 4 chemins. Vous m'avez dénoncé, ce qui ne m'étonne pas, mais vous vous attendiez vraiment à ce que cela marche ? Votre fils a toujours été plus que consentant.

-Vous êtes gonflé de nous le reprocher ! Vous profitez de notre fils et on est censé être en tort ?

-Votre fils vit avec moi volontairement. Passons à l'essentiel. Ciel ne va plus au lycée pour l'instant.

-Il a des ennuis ? demanda sa mère.

-Des camarades agissent de manière inappropriée avec lui mais je me charge d'eux. Je ne serai bientôt plus directeur de toute façon, grâce à vous.

-Et comment va-t-il ? Il mange bien et il dort correctement ? demanda son père.

En fait, depuis que leur fils avait quitté leur domicile, ses parents s'inquiétaient beaucoup pour lui.

-Demandez-lui directement.

-Il ne répond pas quand on essaie d'appeler.

-Vous l'avez un peu cherché dans un sens. Ciel vous en veut beaucoup. Vous êtes tout de même tenu de financer encore ses études malgré le fait qu'il n'y aille plus pour l'instant, dit Sebastian.

-Dites-lui de répondre à nos appels et que nous sommes inquiets. On veut de ses nouvelles.

-C'est à lui qu'il faut demander. Il faut laisser le temps passer pour que vos tensions s'apaisent. Après tout, c'est votre petit-fils, vous ne regretteriez pas de ne pas le connaitre ? demanda Sebastian.

-Si, c'est aussi compliqué pour nous, vous savez. Vous nous donnez le mauvais rôle mais on a agi comme on pensait devoir le faire, dit son père.

-Si vous voulez des nouvelles, demandez-lui en mais soyez patient. Je voulais juste que vous sachiez que Ciel continuera le lycée mais pas dans celui-là. Il ira à la fac et fera ce qu'il souhaite. Et malgré le fait que je vous déteste, je ne veux pas que notre fils ne vous connaisse pas.

-Nous ne voulons pas ne pas le connaitre non plus, rassurez-vous.

-Nous sommes d'accord. Laissons le temps faire, je vais voir comment va Ciel.

Sebastian s'en allait quand les parents de Ciel lui donnèrent quelque chose à donner à leur fils.

-Il refusera peut-être, je ne vous garantis pas qu'il l'accepte.

Sebastian s'en alla et rentra chez lui.

Il trouva Ciel en train de faire à manger.

-Tu n'étais pas obligé de faire à manger. J'aurai pu le faire.

-Je voulais faire quelque chose pour vous.

-Tu n'es pas obligé de le faire pour me remercier ou parce que tu te sens obligé, dit Sebastian.

Puis il tendit un paquet à Ciel.

-C'est quoi ?

-Un cadeau de tes parents. Tu es libre de le refuser et je ne te forcerai pas à donner de tes nouvelles. Mais ils semblent regretter leurs paroles et veulent le connaitre. Je leur en veux autant que toi mais s'ils ne le connaissaient pas, ce serait dommage non ?

-Je leur veux trop pour l'instant. Je ne veux ni les voir ni leur parler, dit Ciel.

-Je comprend mais tu acceptes de l'ouvrir pour moi ?

-Ok.

Ciel ouvrit le paquet et regarda ce qui s'y trouvait à l'intérieur.

-C'est quoi, Ciel ? demanda Sebastian.

-Ils ouverts un compte pour le petit.

-C'est mal, tu trouves ?

-Non mais je ne leur ai rien demandé, je peux l'assumer seul.

-Je pense qu'ils pensent à son futur, à quand il sera grand, répondit Sebastian.

-Je devrais leur pardonner, tu crois ? demanda Ciel.

-Je leur en veux beaucoup mais sur le long terme, on devrait avancer. Je pense qu'il serait bien de leur parler un jour quand tu voudras et leur présenter le bébé.

-Je les déteste, tu sais.

-Moi aussi, je les déteste mais la situation peut évoluer. Laissons le temps passer et nous verrons. Si on mangeait maintenant, ensemble ? demanda Sebastian.

-Vous êtes gentil.

-Tu sais, Ciel, il serait temps qu'on se tutoie. Cela ne sera peut-être pas naturelle au départ mais ce serait plus logique qu'on le fasse. Tu essaie ?

-Oui je tu …

-Je t'aime, tu pourrais le dire ? demanda Sebastian.

-Vous choisissez les mots le plus compliqués.

Puis il se lança :

-Je … t'aime.

-Moi aussi, Ciel. Je t'aime énormément. Alors tutoie-moi maintenant.

-Je vais essayer mais si je dis vous, vous m'en voudrez ? demanda Ciel.

-Non mais je préfère tu.