Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.

Résumé : La relation entre Lancel et Amerei était une gamme de couleurs à elle toute seule.

Remerciements : Un grand merci à Li_Rex (Rexou) sur Twitter pour m'avoir très gentiment dessiné Lancel et Amerei pour la couverture de ce recueil !

Note de l'auteur: Cet OS fait partie du défi « Sur votre 31 » de la page Facebook Bibliothèque de Fictions. Le but est de poster, tous les jours de mars, un drabble ou un OS entre 100 et 1000 mots dont le thème est déterminé par le jour de publication. Autre particularité de ce défi : on doit toujours utiliser le même couple ! Canon, UA, couple canon ou fanon, peu importe, mais une fois le couple choisi, on ne peut plus en changer Le but du jeu est de faire un recueil autour de ce couple avec 31 variations, car mars est composé de 31 jours. Je précise aussi qu'Amerei est un personnage qui n'apparaît que dans les livres. Quant à Lancel, il sera un mix entre celui de la série et celui des livres : ils ne sont pas si différents l'un de l'autre dans le fond.

Thème du 25 mars : Guerre

31 nuances de Lancel et Amerei

La beauté de la guerre

Lancel n'avait jamais aimé sa belle-mère. Il était poli avec elle parce qu'il avait été bien élevé mais c'était tout. Il détestait la manière dont elle traitait ses filles, Amerei en particulier. Sa femme n'était pas aveugle, elle voyait bien que sa mère était abusive, toxique, elle le savait depuis longtemps mais n'avait jamais osé se dresser contre elle, trop conditionnée à prendre ses piques, à accepter, la tête basse. Mais ce jour-là, Lancel observait son épouse avec un air de fierté et il avait du mal à cacher son plaisir, car il ne voulait pas que Mariya croit qu'il avait retourné le cerveau d'Ami, comme si elle ne pouvait pas le faire d'elle-même.

Lancel avait accepté que Mariya revienne à Darry pour quelques semaines, suite à la naissance de Lyman. Il était hors de question de priver la grand-mère de son petit-fils et il était hors de question qu'on l'accuse d'insensibilité. La femme s'était montrée étonnement chaleureuse, surtout envers sa fille, comme si avoir mis au monde un garçon changeait sa valeur aux yeux de la matriarche. Elle n'était que compliments sur l'enfant : il était magnifique, elle admirait ses grands yeux déjà verts, son duvet blond, et quand Amerei avouait ses inquiétudes car le bébé était frêle, la mère avait encore une fois surpris tout le monde.

- Il est peut-être plus fragile mais les mestres ont dit qu'il était en bonne santé. Il se fera sa constitution. Tu sais, toi-même, tu étais une petite crevette quand tu es née.

La première pensée que Lancel eut fut que cela était trop beau pour être vrai. Mais il lui laissait le bénéfice du doute. Puis, quand Lyman se mit à pleurer car il avait faim, Amerei s'était tout naturellement tournée vers lui, l'avait pris dans ses bras avant de révéler un sein pour le lui offrir, l'enfant commençant à téter goulûment. Mariya avait froncé le nez.

- Amerei ! Quel manque de décence ! Devant ton mari, en plus !

- Je ne vois pas en quoi ma femme nourrissant notre fils devant moi est indécent. Répliqua-t-il

- Sortir ainsi ses seins, sans pudeur !

Il se retint de lui dire qu'il avait déjà vu les seins d'Amerei plus d'une fois et que c'était malsain de sexualiser la poitrine d'une femme alors qu'elle était en train d'allaiter.

- Il y a des nourrices pour ça !

- Les mestres pensent que le lait de la mère de l'enfant allaité est meilleur. Expliqua Amerei. Il aiderait à renforcer sa santé. Et puis, ça aide aussi au développement du lien parent-enfant.

- Encore des méthodes récentes fantaisistes ! Tu as été nourrie par une nourrice et tu n'en es pas morte ! Donner le sein... c'est animalisant ! Les seins, c'est pour ton époux ! Tu n'es pas une vache ! Décidément, tu ne fais rien pour améliorer ta réputation !

Lancel vit alors les joues d'Amerei rougir alors que la colère bouillonnait en elle.

- Mais que savez-vous de ma réputation à Darry, Mère ?! Finit-elle par lâcher. Sortez, parlez autour de vous, vous n'entendrez que du bien à mon sujet ! Il vous parleront de Lady Amerei qui coud des chemises pour les pauvres, qui fait des dons, des collectes, qui rend visite aux nécessiteux, qui paye pour les soins médicaux ! Si vous écoutiez vraiment, vous sauriez que Lancel et moi sommes appelés « les bons ». Mais vous avez décidé qu'à vos yeux, je resterai à jamais Ami Corps-de-Garde, la gamine qui ne sait rien faire hormis ouvrir ses cuisses et jouir !

La mère avait pâli et Lancel fixa son attention sur son fils pour ne pas jubiler.

La guerre était enfin déclarée.

FIN