-Ne devrais-je pas rencontrer vos parents ? demanda Ciel.

-Ciel, on n'a jamais parlé, tu n'es donc pas au courant, mais je ne connais pas mes parents. J'ai été abandonné à ma naissance.

-Ah je suis désolé, Sebastian. Je n'aurai pas dû aborder le sujet.

-Non ne t'en fait pas. Tes parents t'appellent toujours ? demanda Sebastian.

-Oui mais je ne veux toujours pas leur répondre.

-Tu n'es pas obligé. Laisse le temps faire les choses, dit Sebastian.

Le téléphone de Ciel sonna, il pensait que c'était encore ses parents mais non.

-Ce sont mes grands-parents.

Puis il répondit.

Il en suivit une longue conversation qui intrigua Sebastian.

Quand Ciel raccrocha, il lui demanda :

-Tu réponds à tes grands-parents et pas tes parents ?

-Oui en fait, il y a quelque chose que vous ne savez pas sur mes parents. En fait, ma mère m'a eu au même âge que j'ai et ils l'ont mal pris. Ils ne sont pas parlés pendant longtemps. Et ils sont réconciliés un jour, mais j'ai toujours été plus proche d'eux que de mes propres parents.

-Je vois, leur réaction est plus que compréhensible quand on prend cet élément en compte, répondit Sebastian.

-Ils voudraient me voir et vous voir.

-Pour me faire la morale ? Tes parents me l'on déjà faite.

-Non te rencontrer simplement. Ils sont un peu inquiets mais ils l'ont déjà vécu avec mes parents, répondit Ciel.

-Tes grands-parents ont mise à la porte ta mère ?

-Non mais à sa majorité, elle a décidé de vivre avec mon père et mes grands-parents s'y sont opposés. Ils ne sont donc plus parlés.

-Je vois, tu as donc fait involontairement comme tes parents. Ils vont me crier dessus comme tes parents ? demanda Sebastian.

-Je ne pense pas. On est à une autre époque. Ils n'étaient même pas choqués que je vive avec vous. Mes grands-parents sont plus ouverts que mes parents. Je ne veux pas vous obliger à les rencontrer alors vous pouvez refuser.

-Je viendrai avec toi. Ce sont tes parents qui leur ont dit, je suppose. C'est peut-être un moyen indirect de se reconcilié avec toi ou avoir de tes nouvelles, bien que je puisse leur en donner.

-Sûrement mais ils semblaient furieux contre mes parents, répondit Ciel.

-Tu t'en sors avec les cours, tout seul ?

-Oui mais j'aimerais bien qu'Alois ou Elisabeth vienne à tour de rôle, cela ne vous gêne pas ?

-Non considères ici comme chez toi, sens toi libre de faire ce que tu veux, les inviter si tu veux.

-Mais je ne paye rien, répondit Ciel.

-Ce n'est pas grave. Je t'ai dit que j'assumerai tout.

-Ce n'est pas normal. Je travaille et je veux continuer mes études et je ne veux pas dépendre de vous.

-Comme tu dis tu continues tes études et tu peux travailler le week-end. C'est déjà bien assez pour avoir le temps de profiter de ta jeunesse et de suivre tes études. Je m'occupe du reste, répondit Sebastian.

-Mais si on rompt, je veux pouvoir me débrouiller seul.

-Tu comptes rompre, Ciel ?

-Non mais on ne sait jamais, dit Ciel.

-Je ne compte pas rompre Ciel, si tu veux payer un loyer si tu veux mais pas en argent.

-Comment, Sebastian ?

-Tu peux me donner ton corps en compensation.

Ciel trouva la plaisanterie de mauvais goût.

-Je suis désolé, c'était plus que déplacé, répondit Sebastian.

-En effet. Vous voulez donc voir mes grands-parents ?

-Oui, tu peux leur dire que c'est d'accord.

La dernière semaine en tant que directeur du lycée était venue.

Le dernier jour, il partait par obligation mais sans regret.

Sebastian avait trouvé plus simple de convier les grands-parents de Ciel chez lui.

Il voulait leur montrer que leur petit-fils était avec une personne sérieuse et qu'ils n'avaient aucunes inquiétudes à avoir pour son futur.

Il espérait que cela se passe mieux qu'avec ses parents.

Ciel se demandait s'il devait s'habiller en fille ou en mec.

-Ils savent que tu aimes t'habiller en fille ?

-Oui ils le tolèrent plus que mes parents. Je devrais mettre quoi, Sebastian, la tenue féminine ou masculine ?

-Peu importe, mets ce que tu souhaites mais si tu demandes mon avis les vêtements féminins te vont mieux.

-Je prends la tenue de mec. Je vais me changer.

Sebastian les avait invités à déjeuner.

Ciel revenu, demanda s'il pouvait l'aider.

-Non, tu dois te ménager. Ne fait plus rien, je m'occupe de tout.

-Mais je ne vous serai pas utile.

-Ta présence m'est plus qu'utile, Ciel, répondit Sebastian.

-Et je serai triste sans vous.

-A quel point, Ciel ?

Puis il approcha son visage du sien et posa ses lèvres sur celles de Ciel.

Ciel invita la langue de Sebastian à suivre la sienne.

Sebastian accepta et leurs langues se mêlèrent ensemble.

Quand ils reprirent leur souffre, Ciel s'inquiéta du déjeuner.

-Que préparez-vous ?

-Du riz.

-c'est très simple.

-Oui justement. Pas besoin de faire compliqué.

On sonna et Sebastian alla ouvrir.

Il se trouva devant deux jeunes retraités.

-Je sui ravis de vous rencontrer. Je suis Sebastian. Le père du bébé et le petit ami de votre petit-fils.

-Nous sommes ravis aussi.

Ciel se dirigea vers ses grands-parents et se jeta sur eux.

-Mamie, papi !

-En voilà un qui aime ses grands-parents.

-Nous sommes proches de lui, ses parents moins, mais nous sommes au courant de ce qu'ils vous ont dit. On voulait vraiment faire votre connaissance.

-Rassurez-vous. Je prends soin de Ciel. Rentrez donc et discutons-en.

Le déjeune servi, la vraie discussion commenca.

-Je sais comment cela s'est passé avec la mère de Ciel. Sachez qu'à notre époque, tout est simple. Je compte non seulement assumer et Ciel continue ses études et il travaille.

-Pourquoi n'as pas tu dis à tes parents ou tu travaillais, Ciel ? demanda sa mamie.

-Parce que tu sais comment elle est, elle a peur pour moi.

-Tu es assez jeune, Ciel. Tu ne peux les blâmer de s'inquiéter. Tu sais, on a eu peur quand ta mère nous a annoncé qu'elle était enceinte de toi. On a bien essayé de la convaincre mais elle était déterminée à te garder.

-Ses parents ont insistés pour l'adoption. Mais on a refusé. Même si ce bébé n'était pas voulu, je n'ai jamais envisagé de le faire adopter.

-On est content de voir que Ciel sera bien avec vous. Ciel tu devrais reparler à tes parents, dit son grand-père.

-Non je refuse.

-Tu sais, ta mère nous en a voulu longtemps et on a été privé de toi alors ne fais pas comme nous. On a fait une grosse erreur. Ne fait comme nous. Qu'allez-vous faire, Sebastian ? demanda sa grand-mère.

-Je veux ouvrir mon propre lycée, en attendant, je suis au chômage. Je vais m'occuper de Ciel.

-Nous n'avons pas à nous en inquiéter. Ciel, réfléchis bien, tes parents regrettent assez leur réaction.

-Je refuse pour l'instant.

-Il faut laisser le temps que chacun s'y fasse, dit Sebastian.

Au moment de s'en aller, la grand-mère de Ciel lui donna une enveloppe.

-C'est quoi, mamie ? Ne me dit pas que cet argent vient de papa et maman. Je ne sais même pas si je vais accepter le compte l'argent de leur part.

-C'est juste pour t'aider.

Ciel ouvra l'enveloppe et trouva une grosse somme en liquide.

-En cas de besoin et vous allez avoir un enfant, alors acceptes. Pense au futur, à tes études à la fac.

-Ses parents assurent les frais jusqu'à la fac. Et les frais courants. J'ai un accord avec eux, répondit Sebastian.

-Ta mère a galéré, c'est bien que soit plus simple pour toi. Nous allons vous laisser. Viens nous voir avec le bébé et nous serons ravis de nous en occuper. Et recontactes tes parents avant la naissance.

-Je ne sais pas si j'en ai envie.

Puis ils s'en allèrent.

-Ils sont tolérants tes grands-parents. Comme quoi, on apprend de ses erreurs et ils n'ont pas envie de faire la même erreur que ta mère. Garde précieusement cet argent.

-Je pense qu'on devrait le placé pour le bébé. Vous n'êtes pas contre ? demanda Ciel.

-Non tu fais ce que tu veux. Mais c'est une bonne idée. Je pense que tu devrais accepter l'argent de tes parents, ils ont une bonne intention.

-Je vais y réfléchir, répondit Ciel.