Chapitre 29 – L'Ordre du Phénix (Partie 2)
Après que Laureen ait enfin trouvé un foulard convenable à attacher autour de son cou pour dissimuler la belle marque laissée par Charlie, ils arrivèrent à la gare, et montèrent dans les carrioles pour rejoindre le château où le festin de début d'année les attendait. L'ambiance était assez bonne dans la Grande Salle, même si une partie des élèves lançaient des regards soupçonneux à Harry à cause de l'histoire du détraqueur et du Tournoi.
Une fois assise entre les jumeaux, et son assiette remplie, Laureen ne prêta aucune attention à ce qu'il se passait autour d'elle, se concentrant sur sa cuisse de poulet grillé et sa purée de pommes de terre.
-Bonsoir mes enfants, commença le professeur Dumbledore en s'approchant de son pupitre. Il y a deux changements parmi les professeurs cette année. Je suis heureux d'accueillir à nouveau le professeur Gobe-Planche, qui donnera les cours de Soins au Créatures Magiques pendant l'absence temporaire du professeur Hagrid. J'ai aussi le plaisir d'accueillir notre nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage. Je suis sûr que tout le monde se joint à moi pour lui souhaiter bonne chance.
Laureen et les jumeaux gloussèrent à cet instant. Les professeurs de Défense contre les Forces du Mal ne faisaient jamais long feu à Poudlard.
-Qu'est-ce que c'est que cette meringue rose ? s'étonna Laureen en zieutant la table des professeurs. C'est ça, notre nouvelle prof ?
-Comme chaque année, continua le directeur, monsieur Rusard, notre concierge, m'a demandé de vous rappeler…
Un raclement de gorge l'interrompit. Laureen sursauta. La meringue avait osé couper la parole à Dumbledore ?! Satisfaite de l'attention maintenant focalisée sur elle, Ombrage se leva et alla se placer devant le pupitre de Dumbledore.
-Merci, cher directeur, pour ces aimables paroles de bienvenue. Et quel plaisir de voir tous ces visages ô combien joyeux levés vers moi.
Laureen fronça les sourcils et jeta un rapide coup d'œil circulaire. Nope, personne ne souriait.
-Je suis sûre, continua Ombrage, que nous allons tous devenir de très bons amis.
-Compte là-dessus, pouffèrent les jumeaux.
Les yeux d'Ombrage passèrent sur eux à cet instant, mais elle ne dit rien sur le sujet, continuant son laïus aussi intéressant qu'un cours du professeur Binns.
-Le Ministère de la Magie a toujours accordé à l'éducation des jeunes sorcières et sorciers une importance primordiale. Bien que chaque directeur ait apporté quelque chose de nouveau à cette école historique, le progrès pour le progrès ne doit pas être encouragé. Préservons ce qui doit être préservé, améliorons ce qui doit être amélioré, et supprimons les pratiques qui doivent être interdites.
Elle finit son petit discours avec un étrange gloussement, et rapidement le professeur Dumbledore applaudit, signalant à ses élèves de faire de même. Les élèves furent ensuite reconduits à leur salle commune, et Laureen aussitôt aida les jumeaux à faire la promotion de leurs Boîtes à Flemme mises au point pendant l'été, se forçant à ne pas écouter l'altercation entre Harry et Seamus.
Le lendemain matin, les jumeaux et elle commençaient par Défense contre les Force du Mal, matière qu'ils présentaient tous les trois aux ASPIC, bien que seule Laureen soit vraiment intéressée par cette matière, les jumeaux avaient pris ça pour avoir autant de cours que possible avec leur meilleure amie. Ils étaient déjà installés et assis dans la salle quand le gloussement d'Ombrage se fit entendre dans leur dos.
-Bonjour les enfants, sourit cette dernière.
Elle agita sa baguette et la craie se mit à tracer des mots sur le tableau.
-Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante, A, S, P, I, C, plus connu sous le nom d'ASPIC, annonça la meringue rose en s'avançant dans les rangs. Travaillez dur, et vous serez récompensés. Négligez vos études, et les conséquences pourraient être… funestes.
D'un coup de baguettes, les piles de grimoires posées sur son bureau se déplacèrent dans les airs pour atterrir dans un bruit sourd devant chaque élève. Quelques protestations s'élevèrent face au manuel pour débutants qui leur était donné, vite calmées par la professeure avec la menace d'une retenue. Laureen, elle, avait encore eu des cauchemars toute la nuit, aussi s'était-elle endormie affalée sur son bureau.
Lorsque la professeure le remarqua, les jumeaux tentèrent de réveiller leur amie, sans succès. Celle-ci se prit un sort, qui la réveilla instantanément avec un grognement de douleur.
-Miss… ?
-Laureen, professeure, répondit cette dernière en étouffant un bâillement.
-Miss Laureen, cessez de dormir pendant mes cours ou vous aurez une retenue. Et enlevez ce foulard, ce n'est pas dans votre uniforme.
Laureen rougit.
-Hum, c'est-à-dire que… J'ai mal à la gorge, professeure…
-Vous irez à l'infirmerie plus tard. Retirez ce foulard maintenant, insista Ombrage.
Laureen ferma les yeux un instant et enleva l'étole, dévoilant sa belle marque violette dans le cou.
-Qu'est-ce que c'est que ça ? s'écria Ombrage. Quelle indécence ! Une retenue, miss Laureen, ce soir après dîner !
-Mais professeure… tenta de se défendre cette dernière.
-Voulez-vous avoir deux retenues ? la coupa Ombrage avec un sourire mauvais.
-Non, professeure, grommela Laureen.
Elle resta silencieuse tout le reste de la leçon, sous les regards désolés des jumeaux. Ce jour-là après le dîner, elle toqua à la porte du bureau d'Ombrage avec appréhension.
-Entrez, fit une voix à l'intérieur.
Elle ouvrit donc la porte et la referma derrière elle, avant de manquer de vomir devant l'étalage de rose dans la pièce. Les murs, les objets, les meubles, tout était rose ! Et il y avait plein d'assiettes de porcelaine avec des chats dessus, sur tous les murs, ça faisait peur !
-Bonsoir, miss Laureen. Assise, lui dit-elle en lui désignant une chaise des yeux. Je vais vous faire copier des lignes aujourd'hui, miss Laureen.
Elle se retint de lever les yeux au ciel et se pencha pour sortir sa plume de son sac.
-Non, l'arrêta Ombrage, pas avec votre plume. Vous allez prendre une de mes plumes personnelles.
Laureen fronça les sourcils alors que la bonne femme se levait et lui tendait une plume marron foncé.
-Bien, vous allez écrire « Je dois être décente ».
Laureen se retint de dire quelque chose de désagréable.
-Combien de fois ? demanda-t-elle à la place.
-Oh, disons le temps qu'il faudra pour que le message pénètre.
-Vous ne m'avez pas donné d'encre, remarqua alors la jeune femme.
-Vous n'en aurez pas besoin, répondit Ombrage.
Laureen fronça davantage les sourcils mais ne dit rien et traça rapidement la première ligne, et alors que sa main gauche la grattait férocement tout à coup, elle attaqua la deuxième ligne, afin de finir au plus vite sa punition. Puis sa main la gratta davantage, jusqu'à la douleur, et elle faillit tomber de sa chaise quand sur le dos de sa main, dans sa chair, se tracèrent en lettres sanglantes « Je dois être décente ». Elle serra furieusement les dents pour ne pas crier jusqu'à ce que la phrase soit entièrement tracée, et elle laissa s'échapper la respiration qu'elle retenait. Elle fixa ses yeux sur la plume, reconnaissant enfin l'objet. Une Plume Grava Sangus !
-Oui ? fit alors Ombrage en s'approchant.
-Rien, grogna Laureen en replongeant dans sa punition, serrant le poing et les mâchoires pour ne pas crier de douleur à chaque phrase tracée avec son propre sang.
Ombrage parut satisfaite de cette réponse et la laissa filer après une heure de retenue. Un mince filet de sang coulait de manière régulière depuis un moment déjà sur la main de Laureen, mais cette dernière transforma son foulard du matin en bandage et l'enroula autour de sa main avant de rentrer dans la salle commune, cachant sa main de la vue de tous. Rapidement, elle prétexta une fatigue et monta dans le dortoir des filles, fermant ses rideaux et les insonorisant pour avoir la paix. Elle lança un Lumos pour avoir de l'éclairage et prit un parchemin et une plume.
« Cher Dragon,
Par Merlin, qu'est-ce que tu me manques ! Ce début d'année est absolument affreux. Notre nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal est une femme qui vient du Ministère, Dolorès Ombrage. Elle m'a mise en retenue ce soir, et j'ai copié des lignes pendant une heure ! Je ne te raconte pas l'Enfer. Sinon, le voyage en train s'est bien passé, et à part ce cours, tout va bien. Et toi, tu es rentré ? Comment vont tes dragons ? Écris-moi vite.
Avec toute mon affection,
Ton Ange. »
Laureen veilla dans les semaines suivantes à ne pas prendre de retenue avec Ombrage, mais ce fut le tour de nombreux camarades, dont une bonne partie de la maison Gryffondor. Rapidement, elle révéla aux jumeaux la cicatrice qu'elle avait à la main, et qui n'était pas encore tout à fait partie. Indignés, les jumeaux l'entraînèrent immédiatement dans le bureau du professeure McGonagall, et beaucoup d'autres élèves de Gryffondor vinrent témoigner dans les jours qui suivirent. Alors qu'ils prenaient tous le petit-déjeuner dans la Grande Salle un samedi, juste avant une sortie à Pré-au-Lard, des éclats de voix dans le couloir attirèrent les foules.
-Ce que vous avez fait est irrégulier, c'est le moins qu'on puisse dire, tempêtait McGonagall.
-Pardonnez-moi professeure, mais qu'insinuez-vous exactement ? fit la voix d'Ombrage.
-Je demande simplement, lorsqu'il s'agit de mes élèves, que vous vous conformiez aux méthodes prescrites, en matière de punition.
-C'est peut-être idiot, mais j'ai cru que vous contestiez mon autorité dans ma propre classe, Minerva, lâcha Ombrage en montant une marche, se plaçant ainsi au-dessus de McGonagall.
-Pas du tout, Dolorès, répliqua la directrice de Gryffondor en se hissant sur la même marche. Seulement vos méthodes barbares et moyenâgeuses !
Ombrage sembla s'offusquer.
-Je suis désolée, mais désapprouver mes méthodes, c'est désapprouver le Ministère, et par extension, le Ministre lui-même. Je suis une femme tolérante, mais s'il y a une chose que je ne peux pas supporter, c'est la déloyauté !
-La déloyauté, répéta Minerva avec un air blasé.
-Filons, dit Laureen aux jumeaux en les entraînant vers le parc, où les premières carrioles attendaient les élèves pour les conduire à Pré-au-Lard.
Ils montèrent et attendirent d'arriver à l'entrée du village pour descendre. Fred se tourna aussitôt vers Laureen.
-Tu nous accompagne chez Zonko ? On voudrait refaire nos stocks de ce qu'on ne peut pas encore fabriquer.
-Non, j'ai rendez-vous avec Charlie, avoua la jeune femme en rougissant. On se retrouve ce soir dans la Grande Salle ?
-D'accord, sourit George. Pensez à utiliser un charme contraceptif !
Laureen devint écarlate et disparut en direction des Trois Balais, où Charlie avait dit dans sa lettre qu'il attendrait. Lorsqu'elle le vit, adossé négligemment contre le mur du bar, habillé tout en jean – pantalon, chemise et veste – elle sentit ses hormones se réveiller. Elle contrôla bien vite ce sentiment, et courut vers lui avec un grand sourire avant de se jeter dans ses bras avec un cri de joie. Il referma ses bras sur elle et la fit tournoyer avec bonheur, la faisant rire, avant de l'embrasser passionnément.
-Tu m'as manqué, mon ange, sourit-il en appuyant son front sur le sien.
-Tu m'as manqué aussi, mon dragon, répondit-elle en l'embrassant sur le nez.
Il sourit à ce surnom et l'entraîna à l'intérieur en la tenant fermement par la main. Au lieu d'aller au bar ou à une table, il l'entraîna à l'étage. Elle fronça les sourcils et commença légèrement à paniquer quand il ouvrit la porte d'une chambre.
-Hem, Charlie ?
-Oui ?
-Euh… tu sais, je pense qu'il est un peu tôt pour que tu m'entraînes dans une chambre ? marmonna-t-elle.
-Hein ? fit Charlie avant de comprendre pourquoi elle disait ça. Non ! Non, pas du tout, ce n'est pas…
Écarlate et mortifié, il inspira un coup avant de formuler une phrase cohérente.
-J'ai simplement loué la chambre pour la journée pour qu'on soit tranquilles, il fait trop froid pour rester dehors toute la journée, expliqua-t-il en détournant les yeux. Je ne pensais pas du tout… à ça.
-Oh, je vois, fit Laureen en hochant la tête.
Elle entra derrière lui dans la pièce et posa son sac par terre et son manteau sur le porte-manteau. Charlie lui dévoila alors leur déjeuner qui les attendait sur une table.
-Tu as cuisiné ? s'étonna Laureen.
-J'ai emprunté la cuisine de Madame Rosmerta tôt ce matin, confirma-t-il. Magret de canard à l'orange, gratin dauphinois, et crêpes flambées en dessert. Ça te plaît ?
Plutôt que de lui répondre en mots, Laureen lui sauta au cou et l'embrassa langoureusement.
-Je crois que le déjeuner peut attendre encore un peu, il n'est même pas onze heures, rit Charlie en resserrant son étreinte. Je peux te proposer qu'on s'allonge sur le lit sans qu'il y ait de quiproquo ?
Laureen plongea sur le lit pour toute réponse, et il plongea à côté d'elle en riant. Il se tourna vers elle pour lui dire quelque chose, mais se prit un oreiller dans la figure assez violemment.
-Qu… ?
Il n'eut pas le temps de protester une seconde fois que l'oreiller revenait pour un deuxième passage. Il réussit à le bloquer cette fois, et s'en empara pour une contre-attaque sauvage. Laureen, d'abord sonnée, attrapa l'autre oreiller et se déchaîna contre lui, avant qu'il ne perde son oreiller et qu'il ne passe à la stratégie des chatouilles. Leur bataille dura quelques minutes avant que Charlie n'arrive à immobiliser Laureen en la tenant par les poignets.
C'est à ce moment qu'il se rendit compte de la position dans laquelle ils étaient, Laureen allongée sur le dos et les poignets retenus contre le matelas, lui au-dessus d'elle, ses jambes entre les siennes, les deux avec les cheveux en bataille et les joues rougies.
-T'es vraiment sûr que tu n'avais pas d'arrière-pensées en prenant la chambre ? murmura-t-elle en essayant de reprendre son souffle.
-Je ne dis pas que ça ne m'a pas traversé l'esprit, admit Charlie. Mais c'est ton choix.
Elle hocha lentement la tête, et libéra doucement un de ses poignets pour passer sa main derrière la nuque de Charlie et attirer son visage vers le sien. Elle l'embrassa, doucement d'abord, puis avec plus en plus de passion, jusqu'au point où elle avait perdu son pull et son chemisier, et lui avait perdu sa chemise. Elle se retrouva à califourchon sur ses genoux en train de l'embrasser jusqu'à en perdre la raison. Charlie descendit ses lèvres chaudes dans son cou, et s'attarda sur la base du cou, et quand elle comprit qu'il allait à nouveau laisser une marque, le souvenir de la retenue la bloqua et elle le repoussa, doucement mais fermement.
Charlie crut qu'il l'avait brusquée et s'excusa aussitôt, craignant qu'elle ne l'ait mal pris.
-Non, non, ce n'est pas ça, le rassura-t-elle. Enfin, oui c'est allé un peu vite et je pense qu'on ne devrait pas aller trop loin trop vite, mais non, c'est juste…
Elle s'arrêta, incertaine. Elle ne voulait pas lui parler de ça pour ne pas le culpabiliser, mais maintenant qu'elle était lancée…
-Eh, ça va ? s'assura-t-il en lui caressant les bras pour la calmer. Tiens, tu devrais remettre ton chemisier.
Il la souleva doucement et la déposa sur le matelas avant de lui tendre son haut, et de le boutonner lui-même. Il lui passa un verre d'eau et enfila sa propre chemise avant de se rasseoir près d'elle et de la prendre dans ses bras.
-Faut que je t'avoue quelque chose, marmonna-t-elle en calant sa tête dans son cou.
-Tu peux tout me dire, lui murmura Charlie en embrassant le sommet de son crâne.
-Tu sais, le suçon que tu m'as laissé dans le cou sur le quai de la gare ?
Il hocha la tête avec un léger rire.
-Ce n'était pas du goût de la nouvelle professeure de Défense contre les Forces du Mal, poursuivit Laureen. Elle m'a mis une retenue pour tenue indécente. J'avais bien mis un foulard mais elle me l'a fait enlever parce que ça ne faisait pas partie de l'uniforme.
-Une retenue pour une marque dans le cou ? s'offusqua Charlie. C'est n'importe quoi… Mais c'est pour ça que tu m'as arrêté tout-à-l'heure ? Tu veux éviter une nouvelle marque et une autre retenue.
Laureen frissonna à la mention d'une retenue. Charlie fronça les sourcils et la prit doucement par le menton pour la regarder dans les yeux.
-Qu'est-ce que tu as fait pendant ta retenue ? demanda Charlie.
-J'ai copié des lignes. « Je dois être décente », pour être exacte.
-Et depuis quand copier des lignes te fait peur ? continua le rouquin.
Laureen se détourna en claquant la langue par agacement. Charlie lui prit la main et attendit patiemment qu'elle le regarde.
-Depuis que j'ai utilisé une Plume Grava Sangus, admit Laureen d'une toute petite voix.
-QUOI ?!
Il lui prit la main, mais poussa un soupir soulagé quand il ne vit aucune cicatrice. Il prit le visage de Laureen à deux mains doucement, et l'embrassa tout aussi doucement.
-Je te jure que je vais la faire renvoyer d'ici Noël, siffla Charlie.
-Non, ne fais rien je t'en supplie. A moins de convaincre le Ministre de la Magie lui-même qu'Ombrage est un danger et une nuisance, tu ne peux rien faire. A part me prendre dans tes bras et me dire que tout ira bien, sourit-elle doucement.
Il sourit sans que le cœur y soit vraiment, et la serra fort dans ses bras.
-Je vais me débrouiller pour n'avoir plus de retenue avec elle, souffla Laureen. Le prochain weekend à Pré-au-Lard est juste après Halloween, tu seras là ?
-Je te l'ai promis, mon ange. Tu veux manger ?
-Non, je n'ai pas encore faim. Et toi ?
-Non, pas tout de suite. Et sinon, à part cette harpie du ministère, comment ça se passe les cours ?
