Bonjour,
Je lis beaucoup en cette période un peu particulière, je suppose que c'est aussi votre cas. Les livres partent vite alors Ffnet est une bonne solution.
J'ai été déçue il y a presque d'un an quand j'ai posté 2 nouvel OS de ne recevoir aucun retour, ce n'est pas simple de passer par dessus surtout que l'on voit le nombre de lecteurs qui augmente (près de 1000 sur ces chapitres). En tant que lectrice je prend toujours quelques secondes pour dire au moins merci.
Maintenant j'ai le temps d'écrire et je suis passée à autre chose, bonne lecture aux fans de Merthur.
Beaucoup de frustration dans ce chapitre.
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Trop de gens
Depuis maintenant 4 mois, un étrange balais de déroulait dans les murs du château de Camelot. Les échanges de regards et la formidable amitié liant le prince de Camelot et son serviteur s'était transformé en une discrète liaison amoureuse. Après des mois à se tourner autour, Arthur et Merlin, filait le parfait amour.
Ou plutôt, essayait de filer le parfait amour.
Ou, essayait de ne pas trop se disputer.
Et cela aurait pu marcher si le peuple de Camelot n'y ajoutait pas sa présence en chaque instant. Surtout ce jour là.
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La première fois deux coups se firent entendre sur la porte des appartements de Arthur avant le lever du soleil.
Immédiatement Merlin ouvrit les yeux et se laissa tomber du lit et roula dessous pour se cacher. Le garde entra, remit un pli au prince et ressortit de la pièce. A peine fut-il sorti que le prince posa le papier et se pencha pour voir son amant.
"Ça va ? Tu t'es fais mal ?"
Seul un regard noir lui répondit.
Merlin se leva sans grâce en se massant les fesses.
"Tu veux que je te masse ? Rit Arthur en regardant sans gène le postérieur du râleur.
- Ce serait avec plaisir Majesté mais je ne pense pas que votre père attendra aussi longtemps. C'est son sceau sur le pli.
- Puterelle* tu as raison ! Je me rattraperai ce soir." Promis le prince en volant un baiser à son amoureux avant de sortir à moitié habillé, faisant rire Merlin.
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La seconde fois Merlin revenait des cuisine avec un lourd plateau. Lorsqu'il recroisa le prince de Camelot un regard suffit à vérifier qu'ils étaient seuls dans le couloir.
Le blond qui l'avait vu aussi lui offrit un magnifique sourire et un petit clin d'œil en s'avançant vers lui.
Dès qu'ils furent assez proches Arthur profita des mains prises de son amant pour passer derrière lui et passer ses bras autour de sa taille.
"Tu me manques, grogna le blond dans son cou. J'ai passé toute la réunion à m'imaginer ce que l'on ferait si je n'étais pas prince.
- Oh Arthur, gémit le brun en se collant un peu plus au corps chaud derrière lui. Je vais vous dire ce qu'il se serait passé, j'aurais passé quelques minutes à vous regarder dormir et ensuite j'en aurais profité pour passer ma main sur vos épaules, vos pectoraux, votre ventre...
- Stop, stop tait-toi.
- Puis je serais sûrement passé un peu plus bas vers vos cuisses et puis...
- Merlin arrête je t'en prie, gémit le prince.
- Et quand tu aurais été suppliant et gémissant, j'aurais commencé à approcher mes lèvres de ton corps. Je serais monté sur tes jambes nues et chaudes... Décrivit Merlin, la voix suave en fixant son amant."
Soudain le serviteur s'arrêta, se redressa et s'éloigna d'un Arthur visiblement excité.
Lorsque le prince repris pied, Merlin était dix mètres plus loin dans le couloir et deux autres serviteurs portant des paniers de fruits l'avait rejoint.
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La troisième fois c'était avant un entraînement des chevaliers. Les soldats d'Agravain avaient demandé à se joindre à l'entraînement pour mesurer leur force à celle de Camelot.
Merlin trouva l'idée étrange, il n'avait jamais aimé Agravain. L'oncle d'Arthur venait toujours à Camelot dans les moments où le royaume allait mal et n'en repartait jamais en bon terme avec le prince. Il en parla donc à Arthur, le priant de faire attention, mais celui-ci ne prit pas la menace au sérieux.
"Tu es beaucoup trop trouillard. Les hommes aiment se battre. Ces soldats veulent juste se dégourdir les jambes. De plus Agravain est mon oncle, c'est un Pandragon et je lui fait entièrement confiance! Cesses de dire des bêtises.
- Je ne dis pas de bêtises, je trouve cela étrange que votre oncle prolonge son séjour et demande à ses soldats de vous défiez.
- Ce n'est qu'un jeu Merlin, les chevaliers ne feront qu'une bouffée de ces petits hommes vulnérables.
- Faites attention Arthur, ces soldats ne sont peut être pas si inoffensifs qu'ils le paraissent.
- Serais-tu inquiet pour moi ? Se moqua le prince. Je trouve cela à la fois touchant et vexant.
- De toutes façons vous n'en faites qu'à votre tête comme toujours! S'agaça le brun."
Quarante minutes plus tard tout était prêt pour les duels. Sous la tente royale Merlin prenait son temps pour habiller Arthur de son armure, passant et repassant ses mains pour bien lisser les plis inexistant de la tunique du prince. En profitant pour toucher les épaules musclées d'Arthur et la base de sa nuque, provoquant délibérément de doux frissons au prince.
"Inutile de vous demander de faire attention? Demanda le brun discrètement.
Effectivement Merlin. Soupira le blond, basculant la tête en arrière vers la main de son amant les yeux fermés.
Ne comptez pas sur moi pour vous soigner quand l'un d'eux vous aura blessé" rétorqua le serviteur.
Merlin laissa retomber ses mains et marcha vers la sortie en direction du terrain d'entraînement. Il n'eut pas le temps de faire deux pas qu'une main le retint et le plaqua contre un torse qu'il connaissait par cœur. Dans son dos, Arthur le maintenait de tel sorte que seul l'un de ses bras restait libre. Son souffle contre son oreille le fit frissonner quand il entendit "Et si je gagne, seras-tu là pour me féliciter ?"
Oubliant tout agacement Merlin leva son bras libre pour tourner la tête de son prince vers sa bouche et lui montrer l'étendue de son amour dans un baiser d'encouragement. Le bras encore en l'air il entendit Gwaine crier : "Alors princesse on vous attend !". Le baiser sera pour plus tard.
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La quatrième fois arriva juste après, à la fin des combats. Comme prédit par Merlin, les chevalier d'Agravain était forts. L'oncle d'Arthur avait-il amené tous ses chevaliers d'élite comme simple escorte ? Ce n'était pas impossible.
Sous la surprise plusieurs chevaliers de Camelot avait été blessés dont le prince. Les duels amicaux ne faisaient plus rire personne autour du terrain du château. La cuisse du futur roi saignait abondamment depuis qu'un coup d'épée l'avait ouverte sur l'avant. Se retenant de signaler sa jugeote, Merlin l'accompagna au laboratoire de Gaïus pendant que Perceval fouillait la ville haute à la recherche du médecin.
De son amitié avec le vieux médecin, le brun connaissait bien les remèdes et les habitudes à avoir face à une blessures. Il installa Arthur sur la paillasse et lui demanda immédiatement de retirer son pantalon. Pendant que le jeune prince s'exécutait en te tortillant pour éviter au tissus de frotter contre la plaie, Merlin cherchait parmi les bocaux celui qui servait à désinfecter le plus efficacement.
Se retournant le bocal en main il vit qu'Arthur avait tout de même réussi à dégager ses cuisses, son pantalon pendant le long de ses jambes, coincé par ses chausses. L'image du blond à se moment était magnifique. Le jeune homme brun observa un moment la scène sous ses yeux, la peau encore rougie des combats, le souffle court, un grand sourire fier d'avoir repoussé son pantalon et ses cuisses nues. L'ensemble ne pouvait que le rendre encore plus amoureux de cet homme.
Ne tenant plus, il posa le bocal sur la table et embrassa le prince. Ses mains prirent place sur les joues d'Arthur, son corps se rapprochant toujours plus jusqu'à se placer entre les jambes d'Arthur. Un grognement de douleur mêlé à d'excitation rappela la raison de leur venue mais il fut vite oublié.
Les mains du prince passèrent doucement sur sa taille avant de remonter le long de son dos, le serrant contre sa poitrine. Arrivées sur ses épaules elles dénouèrent son foulard rouge pour libérer son cou et le débarrassèrent de sa chemise.
Lorsque le manque d'air se fit sentir, Merlin recula légèrement sa tête et Arthur lui donna un léger baiser supplémentaire sur les lèvres avant de baisser la tête vers son cou. Le serviteur bascula la tête sur le côté pour lui donner un meilleur accès, sachant bien qu'il garderait une trace violacée pendant les prochains jours.
En s'appliquant à mordiller la peau de son amant, Arthur laissa ses mains descendre et passer sous la tunique de lin. Malgré une carrure fine, son serviteur avait les muscles dessinés par des heures d'entraînements à ses côté. Il dessina de la pulpe de ses doigts chacun des abdominaux qu'il connaissaient par cœur et la tunique du brun rejoint vite la chemise au sol en même temps que sa propre tunique retirée par Merlin.
Les deux amants ne virent pas Gaïus entrer, ils n'entendirent pas non plus le rire à peine étouffé de Gwaine.
- « Merlin ! Appela plus fort Gaïus, le faisant sursauter. Je pense qu'il est temps de soigner cette blessure »
Merlin se tourna brutalement vers son amant et, comprenant leur situation lui jeta un regard noir et lui hurla au visage :
"Cette fois-ci j'en ai marre. Arthur ! Il y a trop de gens dans votre palais !"
Le serviteur pris ses vêtements et quitta la pièce en grandes enjambées.
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xoxo
Audelie
