Chapitre 31 – L'Ordre du Phénix (Partie 4)
Quelques jours après le début des vacances, le soir du 24 décembre, Arthur Weasley, en chaise roulante et couvert de bandages, fut autorisé à rentrer chez lui. Il alla directement se coucher, mais immédiatement l'ambiance de la maison s'allégea considérablement, maintenant que les enfants étaient rassurés.
Laureen et les jumeaux avaient passé beaucoup de temps ensemble, notamment parce que Charlie et Laureen avaient maintenu leur escapade en Roumanie et que du coup la jeune fille ne verrait pas ses meilleurs amis jusqu'au retour à Poudlard. A la surprise de la jeune fille, Remus avait insisté auprès de Sirius pour qu'elle parte avec Charlie malgré la situation, arguant qu'au moins aucun mangemort ne penserait à aller la chercher là-bas, et qu'elle serait plus en sécurité qu'en Angleterre.
Le 25, le matin, tout le monde se rassembla autour de la table de la cuisine pour prendre le petit-déjeuner en ouvrant les cadeaux. Molly poussa la chaise d'Arthur jusqu'à une extrémité de la table.
-Et voilà, papa est de retour, sourit-elle tandis que tous les enfants Weasley applaudissaient, bien heureux de savoir leur père hors de danger immédiat.
-Très bien, asseyez-vous, asseyez-vous, les pressa Molly. Les cadeaux maintenant, tant que vous êtes tous là. Alors…
Elle posa des boîtes devant chacun, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien sous le sapin. Chacun ouvrit ses paquets dans la joie et la bonne humeur, s'extasiant ou faisant semblant de s'extasier pour ne vexer personne. Molly distribua une tournée de vin chaud maison, et Arthur leva son verre.
-Un toast ! annonça-t-il. Je veux porter un toast, à monsieur Harry Potter. Sans lequel je ne serais pas ici. A Harry !
-A Harry ! répéta tout le monde en chœur.
-A Harry, reprit Sirius en dernier.
Laureen sirota son vin chaud en examinant ses cadeaux. Ginny lui avait offert trois nouvelles plumes absolument magnifiques, Hermione lui avait offert un carnet de cuir gravé à son nom et Bill avait complété le cadeau en lui offrant de l'encre enchanté, qui ne se révélait qu'à l'auteur, à moins que celui ou celle-ci autorise quelqu'un d'autre à voir ce qui était écrit. Ron et Harry s'était associés pour lui offrir deux livres : « Histoire du Quidditch écossais » et « Le Seigneur des Anneaux », un roman moldu aussi épais qu'un matelas. Les jumeaux lui avaient préparé une gamme inédite de farces et attrapes, et Molly lui avait tricoté un gilet du même bleu que les yeux de Charlie. Enfin, son père lui avait offert un magnifique pendentif où elle pouvait ranger deux petites photos, orné d'un rubis.
Quelques heures plus tard, alors qu'ils descendaient pour déjeuner, Laureen trouva son père dans une pièce qu'elle n'avait encore jamais visité, devant une tapisserie. Elle s'approcha et découvrit un immense arbre généalogique. Avant qu'elle ne puisse questionner son père, Harry entra également dans la pièce.
-C'est quoi cette maison ? demanda Harry en détaillant la tapisserie.
-C'était la maison de mes parents, répondit Sirius. Je l'ai proposé à Dumbledore comme quartier général de l'Ordre. C'est bien la seule chose utile que j'ai réussi à faire. Ça, c'est notre arbre généalogique. Ici c'est ma cousine détraquée. Je les haïssais tous, sans exception. Mes parents, avec leur manie du sang pur…
Il pointa son doigt sur une tête qui avait été brûlée par magie, sous laquelle s'étalait son nom.
-Ma mère a fait ça quand je me suis enfui, révéla-t-il à Harry. Une femme charmante. J'avais seize ans.
-Où es-tu allé ? demanda Harry.
-Chez ton père. J'ai toujours été le bienvenu chez les Potter. Je le revois tellement à travers toi. C'est fou ce que tu peux lui ressembler.
-Je n'en suis pas si sûr, marmonna Harry.
Laureen soupira et sortit de la pièce discrètement, remontant dans sa chambre pour finir de préparer sa malle, que les jumeaux emmèneraient à la gare pour elle, et son sac pour la Roumanie. Elle redescendit moins d'une minute plus tard parce que son sac était en fait déjà fait, et entendit Sirius parler à Harry.
-Quand tout ça sera fini, nous vivrons comme une vraie famille, tu verras, lui disait-il.
Le soir, ils firent un grand repas de Noël, très agréable, et après le dîner, Charlie et Laureen dirent au revoir à tout le monde, puisque finalement ils avaient prévu leur Portoloin pour ce soir-là après dîner. Après une dernière embrassade avec son père, Laureen prit la main de Charlie et ils disparurent du salon de la maison des Black.
Il faisait nuit noire quand ils atterrirent dans de l'herbe, après tout il était déjà onze heures passées à cause du décalage horaire. Charlie insista pour porter le sac de Laureen, et lui prit la main pour la guider dans l'obscurité, jusqu'à une petite maison nichée entre deux collines – du moins c'est ce que Laureen crut distinguer dans le noir. Il ouvrit la porte après l'avoir déverrouillée magiquement, et fit passer Laureen devant lui. Il alluma ensuite les lumières, révélant un petit couloir d'entrée, et un salon assez sobre et en désordre.
-Tu veux visiter tout de suite, ou tu préfères aller dormir ? demanda Charlie en l'aidant à retirer sa veste.
-Dormir, bâilla la jeune femme. Trop fatiguée.
-La chambre est par là, lui indiqua Charlie. La salle de bain y est rattachée. Tiens, ton sac.
Il la laissa se débarbouiller, se changer et se glisser sous les couvertures pendant qu'il rangeait quelques bricoles qui traînaient dans son salon, avant d'aller lui-même se mettre en pyjama – en caleçon, en fait – et de se mettre au lit à son tour. C'est quand il sentit le matelas vibrer qu'il fronça les sourcils.
-Tu as froid ? demanda-t-il en comprenant que c'était Laureen qui grelottait.
Elle hocha la tête vivement et il tendit aussitôt les bras pour la serrer contre lui, sifflant quand la peau glacée de la jeune femme rentra en contact avec la sienne, qui était presque brûlante en comparaison. Il lui frictionna un peu les bras et le dos, rapidement la jeune femme se détendit, réchauffée, et bientôt Charlie entendit sa respiration s'apaiser, signe qu'elle s'était endormie. Il sourit et déposa un baiser aérien sur son front avant de fermer les yeux à son tour.
Le lendemain matin, quand Laureen s'étira en papillonnant des yeux, elle tendit le bras pour retrouver le corps chaud de son petit-ami et se blottir contre lui, mais le matelas était vide à côté d'elle, quoiqu'encore un peu chaud.
-Charlie ? grommela-t-elle en se redressant contre son oreiller.
Elle s'assit contre la tête de lit et tira la couverture jusque sur sa poitrine en bâillant à se décrocher la mâchoire.
-Charlie ? appela-t-elle un peu plus fort.
-J'arrive ! répondit une voix depuis l'autre bout de la maison.
Une minute plus tard, Charlie, uniquement vêtu d'un jean et portant un plateau avec un petit-déjeuner dessus, entra dans la pièce avec le sourire.
-Bonjour mon ange, sourit-il en posant le plateau sur la table de nuit avant de se pencher pour l'embrasser. Bien dormi ?
-Hmm, très bien, répondit Laureen en lui rendant son sourire.
Charlie s'assit à côté d'elle et plaça le plateau sur leurs genoux.
-Petit-déjeuner au lit, sourit Charlie en lui versant une tasse de thé. Désolé mais je n'ai pas de café, j'irai en acheter aujourd'hui.
-Laisse, du thé c'est très bien. Merci, Charlie.
Ils prirent leur petit-déjeuner au lit tranquillement en plaisantant, et Charlie alla ranger le plateau pendant que Laureen prenait une douche. Elle enfila un jean, un chemisier et son nouveau gilet avant de rejoindre Charlie dans le salon. Il avait enfilé une chemise mais ne l'avait pas boutonné, et examinait des parchemins. Elle se glissa dans son dos et passa ses petits bras autour de sa taille, appuyant sa joue contre son dos.
-Je te préfère sans chemise, marmonna-t-elle.
-Je croyais que tu voulais attendre un peu ? se moqua gentiment Charlie en posant ses mains sur les siennes.
-Hmm. On fait quoi aujourd'hui ?
-Que dirais-tu de visiter la réserve ? proposa Charlie en la faisant passer devant lui. Techniquement je suis encore en vacances mais j'aimerais passer voir certains de mes collègues pour discuter de quelques détails. Et ce soir, notre soirée de Noël juste tous les deux.
-Tu cuisines ? sourit Laureen en se mordillant la lèvre inférieure.
-Si tu me regardes comme ça je ne vois pas comment je peux dire non, répliqua Charlie avant de l'embrasser.
Laureen élargit son sourire.
-C'est le but, mon dragon. Tu es sûr que je peux me balader dans la réserve sans problèmes ?
-Si tu restes avec moi, aucun souci, la rassura Charlie. Allez, va mettre un manteau, un bonnet et des gants, il fait très froid dehors. Oh, et pas d'appareil photos, ils ne sont pas autorisés face aux dragons.
Elle hocha la tête et cinq minutes plus tard, ils sortaient de la maison main dans la main. Laureen s'extasia devant le magnifique paysage qui s'offrait à elle, un beau plateau légèrement vallonné avec des lacs et des forêts, couvert d'un voile blanc et neigeux. Charlie sourit face à son enthousiasme et l'emmena avec lui vers le centre de la réserve où se trouvait la grande maison des dresseurs. Ils y rangeaient leur matériel, il y avait l'infirmerie, la cantine, une bibliothèque… Charlie la fit entrer et la mena dans la cantine, où il était sûr de trouver ses collègues en ce lendemain de Noël. Effectivement, trois de ses meilleurs amis et collègues étaient attablés avec des tasses de café.
-Charlie ! salua l'un d'eux, qui avait un fort accent espagnol. Joyeux Noël mon vieux !
Charlie leur fit coucou de la main et s'approcha, Laureen toujours à son bras. Il fit une accolade à chacun d'eux avant de se tourner vers Laureen.
-Mon ange, je te présente Andrei et Gavril, deux de mes collègues roumains, et Estebàn, qui vient d'Espagne. Les gars, je vous présente Laureen, ma petite amie.
Andrei et Gavril hochèrent la tête avec un sourire pour la saluer, mais Estebàn lui fit un baisemain avec un clin d'œil aguicheur.
-Voilà enfin la fameuse Laureen dont on entend parler depuis des années, sourit l'espagnol. Ravi de faire ta connaissance.
-De même, sourit Laureen alors que Charlie passait un bras autour de sa taille et posait sa tête par-dessus son épaule.
Les trois hommes leur firent signe de s'asseoir avec eux, et Charlie insista pour que Laureen se mette sur ses genoux.
-T'es drôlement possessif, se moqua Gavril en sirotant son café.
-Parce que je vous connais bien, répliqua Charlie sur le même ton.
-Manières de sorcier des cavernes, grommela Laureen.
-Alors, Laureen, combien de temps nous fais-tu l'honneur de ta visite ? demanda Andrei.
-Je prends le train pour retourner à Poudlard le 7 janvier. Je reste ici jusqu'au dimanche matin.
-Oh, presque deux semaines alors. Tu auras tout le temps de visiter la réserve. Tu viendras à la fête du Nouvel An ?
Laureen jeta un coup d'œil à Charlie, qui hocha la tête.
-Apparemment oui, sourit-elle.
-Dis, intervint Estebàn. Est-ce que toi tu peux nous dire pourquoi l'an dernier il était proprement insupportable ?
-Estebàn ! protesta Charlie qui s'empourprait.
-Quoi ? fit innocemment ce dernier. Tu étais imbuvable ! Elle doit sûrement savoir pourquoi.
-Tiens donc, sourit la jeune femme. Je vais parier sur la jalousie. Je sortais avec un étudiant de Durmstrang l'an dernier, et Charlie n'a pas su gérer la situation avec beaucoup de calme.
-Pas plus de détails croustillants ? insista Estebàn avec un sourire narquois.
-Un article débile dans la Gazette du Sorcier écrit par Rita Skeeter, un slow demandé pour moi au bal de Noël et interprété par les Weird Sisters, un baiser qui n'aurait jamais dû avoir eu lieu, un échange de coups avec mon père… et la fin de l'été a été assez chaotique, résuma Laureen avec un grand sourire.
Les trois hommes éclatèrent de rire avant de lui demander encore plus de détails sur ce qu'il s'était passé l'été précédent.
-Il s'est comporté comme un troll et je lui ai cassé le nez. Le lendemain il a eu droit à une série de Stupéfix et Levicorpus pour le calmer.
Charlie cacha sa tête dans les cheveux de Laureen alors que ses collègues se tenaient les côtes tant ils riaient.
-Merci, grogna Charlie dans l'oreille de la jeune femme.
-Si tu n'avais pas tenté de me pétrifier je ne t'aurais pas stupéfixé, répliqua-t-elle avec un sourire mutin. Et on sait tous les deux que tu adores quand je te tiens tête.
Le sourire presque carnassier de Charlie la fit rejeter la tête en arrière dans un éclat de rire avant de se pencher à nouveau vers lui pour l'embrasser sauvagement. Au bout de quelques secondes, un raclement de gorge les interrompit. Charlie sourit à ses collègues pour les rembarrer, pensant que c'était eux, mais fronça les sourcils en voyant leur air subitement sérieux.
-Joyeux Noël Charlie, fit une voix aigüe et traînante derrière lui.
Sa mâchoire se contracta et il ferma les yeux très fort en resserrant considérablement son étreinte autour de Laureen. Cette dernière lui serra tendrement la main, à la fois pour lui donner son soutien quelle que soit la situation, et à la fois pour lui demander justement quelle était la situation. Elle eut sa réponse moins d'une seconde plus tard.
-Bouge de là, gamine, je suis sûre que tu es géniale mais tu es sur les genoux de mon mâle, continua la voix en insistant sur le « mon ».
Laureen sursauta, et aussitôt son visage devint fermé alors que ses yeux devenaient orageux. Charlie grimaça. Exactement ce qu'il voulait éviter. Laureen enleva doucement les bras de Charlie d'autour de sa taille, et se leva, saisissant discrètement sa baguette au passage. Elle croisa les bras et carra les épaules en relevant le menton avec un petit sourire insolent, détaillant la femme qui l'avait invectivée.
Plus grande qu'elle, plus ronde aussi, avec des courbes à affoler n'importe quel homme, et une tenue… plutôt légère pour la saison. Deux grands yeux noisettes et un visage bronzé encadré par de long cheveux blonds et lisses.
-Allez, sois gentille, pousse-toi et retourne dans ton bac à sable, insista la blonde.
-Arabella ! intervint Charlie en sautant sur ses pieds. Ça suffit, tu dépasses les bornes !
Laureen posa immédiatement une main sur son bras et à la surprise générale, sourit.
-C'est donc toi la fille… dit-elle en hochant lentement la tête.
Charlie se tourna vers elle avec un regard surpris.
-Avec tes frères, plus rien n'est secret, lui dit-elle avec un sourire coupable. Franchement, grande blonde avec un prénom de petite princesse pourrie gâtée, je suis déçue, tu aurais pu faire tellement mieux… enfin bon, ça n'a plus d'importance. Alors, Abadella, qu'est-ce que tu nous veux exactement ?
-C'est Arabella ! s'énerva cette dernière. Et je veux que tu enlèves tes sales pattes de MON Charlie !
-M'en fous de ton nom, je n'ai pas prévu de le retenir, répliqua Laureen en observant négligemment ses ongles. Et Charlie n'appartient à personne, c'est un être humain, pas un de tes vêtements absolument indécent.
Arabella s'empourpra de colère et pointa sa baguette sur Laureen.
-Oh non chérie, je ne crois pas que tu veuilles faire ça, rit Laureen avec morgue. Pose ça avec de te blesser.
Comme elle l'avait prévu, Arabella voulut lancer un sort.
-Stupé…
-Protego ! contra aussitôt Laureen, remerciant intérieurement les cours que Harry leur donnait cette année. Levicorpus !
Arabella fut envoyée contre le plafond avant de retomber par terre dans un grognement.
-T-t-t, je n'ai pas dit que tu pouvais te relever, se moqua Laureen. Stupéfix !
Arabella rebondit contre un mur, et folle de rage voulut s'en prendre à Laureen de manière un peu plus violente. Elle allait lancer un sortilège un peu plus puissant mais les autres dresseurs se décidèrent à intervenir avant que ça ne dégénère vraiment. Charlie se plaça devant Laureen, baguette à la main, alors qu'Estebàn lançait un sortilège assommant à sa collègue et qu'Andrei lui lançait un sort de restriction. Ils se précipitèrent ensuite pour l'emmener dans le bureau du directeur de la réserve, tandis que Gavril et Charlie restaient avec Laureen.
Gavril leur apporta à tous les deux un café alors que Charlie aidait Laureen à s'asseoir, assez impressionné par la réaction de sa petite amie actuelle face à son ex-petite amie qui lui avait brisé le cœur quelques mois à peine après qu'il soit arrivé à la réserve. Mais c'était de l'histoire très ancienne, et après quelques semaines passées à boire pour oublier la rupture, il était parti pour l'été chez ses parents, et avait fait la connaissance d'une charmante jeune fille aux yeux verts, dont l'innocence et la candeur avaient réparé son cœur d'un sourire, avant de le rendre amoureux quelques années plus tard.
-Mais qu'est-ce qui t'as pris ? demanda Charlie. Non pas que je te blâme, bien au contraire !
-Il m'a pris que cette morue veut me piquer MON petit-ami, répondit Laureen en mettant ses bras autour de son cou. Et il se trouve que depuis cette année, je mords.
Charlie sourit et l'embrassa légèrement avant de saisir la tasse qui était devant lui et d'en prendre une gorgée, qu'il recracha aussitôt.
-Gavril, mais qu'est-ce que tu m'as pris ? grimaça-t-il.
-Oh, désolé, je crois que je vous ai pris du café à tous les deux, sourit innocemment Gavril. Il serait temps que tu te mettes à boire une vraie boisson, et pas ton truc de fleurs.
-Il ne boit pas un truc aux fleurs mais du thé à l'orange, le défendit Laureen. Avec des tartines de miel à la lavande.
-Hey, range les crocs, la miss, moi je ne veux pas te piquer ton petit ami, rit le roumain.
-Laureen ? l'appela subitement Charlie avec un léger froncement de sourcils.
-Oui mon dragon ?
Gavril fit semblant de vomir au surnom.
-Ne me dis pas que tu prenais du thé à l'orange et des tartines de miel de lavande juste parce que c'est ce que je préfère ? demanda le rouquin.
-Tu as mis du temps à t'en rendre compte, rougit la jeune femme. Réfléchis, ce que je préfère c'est le café. Mais j'adore les tartines au miel de lavande.
-Okay, arrêtez-vous là les amoureux, les stoppa Gavril. Vous êtes jeunes, beaux et en couple, super, mais vous commencez vraiment à me faire sentir seul parce que ma petite amie habite en Italie.
-Gavril était avec moi en Italie, expliqua Charlie. Elle connaît Giacomo, ajouta-t-il à l'attention de son collègue. Je l'ai emmenée au restaurant pour notre premier rendez-vous, l'été dernier.
-Génial, mais arrêtez d'être aussi amoureux en public je vous en supplie, sourit Gavril.
