Maison.
Contexte : Aujourd'hui ça se place durant ma fic L'histoire inconnue, aka mon « UA Éléonora », qui est constitué de L'histoire inconnue, Une ville pas si tranquille que cela (pas encore terminée) et aussi de Forte et combattive (une série de missing moments sur cet UA. Bon pour l'instant y en a que trois de publiés), et y aussi la première partie de Je n'ai jamais été forte qui est sortie y a pas longtemps. Donc genderbend et fem!Neal en perspective !
Ça se passe quelques années après la naissance de Maïa, et lorsque Johanne, Éléonora, Emma et Maïa ont encore emménagé dans une autre ville (je sais plus laquelle, disons qu'elles ont déménagé plusieurs fois).
Qu'est-ce qu'une maison ?
Cela faisait déjà pas mal de temps qu'Éléonora Cassidy, née Isadora, se posait la question sans réellement trouver de réponse.
Enfin, si, en vérité, elle avait déjà sa réponse, une maison ce n'était pas forcément un lieu, c'était un foyer, une famille.
Un endroit où on se sentait bien, en sécurité, en famille, et pour l'instant, elle n'en avait pas encore réellement trouvé, ni elle, ni Emma, ni Johanne n'avait vraiment réussi à se poser quelque part depuis que sa fille Maïa était née, elles cherchaient en vain un endroit qu'elles pourraient appeler leur chez elles.
Mais pour l'instant, rien.
Elles étaient une famille, c'est vrai, mais elles ne possédaient pas de maison véritable.
À vrai dire, entre Johanne, qu'elle considérait comme sa mère adoptive depuis que celle-ci l'avait recueuillie après son arrivée dans le monde sans magie (c'était déjà son troisième séjour maintenant si elle ne se trompait pas. Et pour l'instant, il avait déjà duré plus longtemps que les deux précédents...) et qui était habituée à beaucoup bouger, Emma, qui ne s'attachait pas facilement aux gens, et elle-même qui était...
Hé bien, qui avait vécu seule à Neverland pendant si longtemps qu'elle avait encore du mal à parler aux autres (ceux qui n'étaient pas sa famille en tout cas), disons que c'était difficile pour elle comme pour les deux autres femmes de se fixer quelque part.
Non pas qu'elles en aient réellement envie de toute façon, elles étaient heureuses comme ça.
Mais elles n'avaient pas d'endroit à elles, qu'elles auraient pu appeler maison.
Éléonora Cassidy avait eu une maison autrefois, enfin, plusieurs même.
La première, celle qu'elle avait eu le plus longtemps, et qu'elle avait perdue le plus tôt, celle qu'elle avait tant chéri, celle avec sa famille de sang, son père et sa mère, avant que...
Avant qu'ils ne l'abandonnent l'un après l'autre.
Puis elle était tombée à Londres, avait rencontré les Darling, avait cru qu'elle pourrait avoir une maison, un foyer, une famille, une vraie famille, et...
Nouvelle désillusion.
L'ombre, Peter Pan, Neverland, le Jolly Roger, les pirates...
Vous connaissez la suite.
Là-bas aussi, même si elle refuserait de l'admettre si jamais quelqu'un lui posait la question, elle avait espéré un temps y trouver une maison, avant que le pirate dont elle était tombée amoureuse ne révèle son vrai visage...
Ensuite, l'évasion, pendant un temps, pendant trois ans, la vie dans les années 60, avant le retour à Neverland, à cause de l'ombre de Pan, les retrouvailles avec Killian, la réconciliation, la confession, la nuit passée ensemble, et après...
La trahison, encore.
A croire qu'elle était véritablement maudite.
Et encore plus tard, bien des années plus tard, la nouvelle évasion, le cœur encore plus brisé qu'avant, l'arrivée dans ce monde qu'elle connaissait à peine, la rencontre avec Johanne, la découverte quelques semaines plus tard qu'elle était enceinte...
Les trois maisons qu'elle avaient eus lui avaient été arrachées, ou bien on l'avait abandonnée, et maintenant...
Maintenant, c'était elles sa maison, sa famille, pas le pirate qui l'avait abandonnée comme si elle ne comptait pas pour lui, comme si elle n'était rien de plus que l'ombre de sa mère (et c'était très certainement le cas), elle n'était absolument rien pour lui.
Il n'était rien pour elle non plus (du moins, elle essayait tant bien que mal de s'en convaincre...)
Et elle n'allait certainement pas l'oublier...
