Juste avant l'impact, le hérisson noir sauta sur la plante, l'entraînant avec lui dans une chute sur le sol. La voiture continua sa course, heurtant celle où se trouvait Mephiles et Shade. Le véhicule les percuta avec une telle violence que leur voiture fit plusieurs tonneaux avant de s'arrêter retournée dans un frottement d'étincelles. Une main ensanglantée émergea de la fenêtre passager à l'avant à la recherche d'un appui. Une deuxième émergea, suivie de deux bras et de la tête de l'échidnée, le visage couvert d'écorchures saignantes. Elle réussit à se tirer hors de la voiture avec une grimace de douleur. Tout son corps la faisait souffrir, elle avait l'impression d'avoir été broyée. En regardant devant elle, un cri mêlant terreur et tristesse émergea de sa gorge. À plusieurs mètres devant elle, gisait le corps inanimé de Mephiles couvert de blessures saignantes. Elle hurla son nom en sanglotant. Elle réussit à se relever en boitant et marcha jusqu'à lui avec une grande faiblesse en gémissant. Elle le releva en enroulant le bras du hérisson sur sa nuque. Elle avança avec lui en le soulevant tant bien que mal. Elle sortit son téléphone de sa poche en espérant appeler les secours. Ses espoirs furent anéantis quand retentirent deux coups de feu, le dernier l'atteignant à la jambe. La douleur la frappa instantanément. L'échidnée s'écroula au sol face contre terre en criant son désarroi. Elle lâcha son téléphone en tombant qui atterrit deux mètres devant elle. À une vingtaine de mètres derrière elle, un revolver pointé dans sa direction. Au bout de ce revolver se trouvait une main, au bout de cette main un bras tendu, et au bout de ce bras se tenait Shadow, satisfait de les avoir maîtrisés. Il pointa son arme en l'air, approchant l'orifice de sa bouche. Il chassa la fumée d'un souffle. Les deux balles qu'il avait utilisées tombèrent. Puis il se tourna vers Cosmo, son couteau dans une main.
"- Tiens va t'occuper de cette salope pendant que je me charge de ce connard.
- Avec plaisir chéri, accepta la plante avec un sourire cruel."
Shade rassembla ses dernières forces pour se traîner en rampant jusqu'à son téléphone. Elle réussit à poser sa main dessus. Un hurlement de douleur s'échappa en voyant un pied écraser sa main du talon et briser l'appareil en même temps. Elle leva les yeux pour voir la plante, terrifiante dans sa robe déchirée avec un sourire narcissique et les paupières mis-closes. Sa jambe pivota en arrière puis se tendit en avant pour lui décocher un coup de pied dans le visage. L'échidnée fut envoyée à un mètre sur le dos. Elle se remit sur le ventre pour ramper aussi vite qu'elle put en respirant avec une grande peur. Une explosion retentit, elle se retourna avec un regard terrifié pour voir Cosmo marcher vers elle avec le même regard. La voiture de Mephiles brûlait derrière elle. Les flammes lui donnait l'aspect d'un psychopathe de film d'horreur. Shade continua de ramper pour hurler de douleur. Une main tenait sa jambe à l'endroit où elle avait pris une balle. La plante la tira vers un arbre tout proche en résistant à ses pleurs et ses hurlements de douleur. Elle la plaqua contre le tronc par le cou à quelques centimètres au-dessus du sol. L'échidnée la suppliait en pleurant, tenant à deux mains le poignet qui l'étranglait. La plante caressa la joue de sa victime avec le couteau pour essuyer ses larmes
"- Oui ton petit copain avait raison ma salope. Tes chances de survie tombent à zéro mais tu as encore un espoir lamentable. Tu me lances un regard suppliant alors que tu sais que tu ne mérites même pas de vivre pour avoir participé à ce jeu macabre.
- S'il te plaît aie pitié de moi !
- Comment, demanda-t-elle sur un ton doucereux ? J'ai pas bien compris ? Tu veux que j'aie pitié de toi ? Oh je la replacerai celle-là ! Ah oui et quand j'ai supplié du regard ton connard de petit ami, est-ce que vous aviez pitié de moi ? Non vous en aviez absolument rien à foutre ! Lui il me déchirait ma robe au couteau comme il l'avait toujours rêvé, et toi tu te marrais en filmant ça ! Et vous auriez eu le culot de vous masturber devant ça ! Avec tout ça tu oses me demander de t'épargner après m'avoir fait des faveurs sexuelles ! Mais fallait penser plutôt à tes conneries ma petite ! Tu sais à qui tu me fais penser ? À Gunnar Björk dans "Millénium" après s'être fait griller pour avoir ruiné la vie d'innocentes. Et il a l'audace de demander à Mikael Blomkvist de la fermer. Et bah c'est pareil ma petite ! T'avais qu'à te repentir plutôt et forcer ton salaud à me respecter au lieu de me sortir des insultes désobligeantes ! Mais je vais malgré tout passer pour un ange à côté de vos saloperies parce que tu vas recevoir une sentence moins grave que celle que tu aurais dû mériter, finit-elle sur un ton narcissique. J'espère que t'aime ça !"
Avec un sourire deux fois plus étiré, elle lui planta le couteau qu'elle tenait dans sa jambe déjà blessée. L'échidnée hurla de douleur en sentant la lame entrer et ressortir, tâchant en même temps la robe de Cosmo. La plante la laissa tomber sur le côté en se tenant la jambe. Elle l'abandonna à son sort, les larmes si abondantes que son visage se retrouva bientôt au milieu d'une flaque, la respiration haletante accompagnée de gémissements de douleur. Elle rejoignit Shadow en train de s'expliquer avec Mephiles. En voyant Cosmo marcher avec une expression de satisfaction en laissant Shade blessée, il poussa un cri de désespoir. Le hérisson noir le laissa tomber sur le ventre en gémissant de désespoir.
"- Oh non regarde ce que tu as fait Mephiles, dit-il sur doux ton sarcastique ! Tu l'as entraînée dans ton délire de malade et tu l'as perdue !
- Ne crois que tu vas t'en tirer comme ça. Je vous traînerai devant les tribunaux."
Shadow réprima inutilement une envie de rire. Un rire des plus diaboliques retentit. Il attrapa son frère par le cou pour le ramener contre l'arbre. Il se calma en le fixant avec un regard et un sourire de colère.
"- Mais je te traite exactement comme tu le mérites ! C'est à moi de tenir ce rôle et c'est toi qui pourriras en taule pour le reste de ta vie ! Alors comme ça c'est moi le traître hein ? Vu la façon dont tu as traité cette pauvre Cosmo tu peux la boucler ta grande gueule ! Même si j'ai essayé de vous tuer exactement de la façon dont vous auriez dû crever, je reste un enfant du ciel comparé au fils de pute des enfers que tu es devenu !
- Mais comment vas-tu faire pour expliquer ça aux flics quand ils vont se mettre à fouiller, réussit à demander le hérisson étranglé avec un sourire narquois ? N'oublie pas que ta rage t'a fait détruire les seules preuves que tu avais.
- J'étais pas tout seul à avoir écouter ton histoire passionnante."
Le hérisson bleu marine se figea de désespoir.
"- T'as raison arrête de faire ton guignol avec ton sourire de merde. Si je ne m'abuse, il y a aussi ton journal intime où tu racontes depuis ce jour où tu m'as rejeté tes scènes préférées de films d'horreur devant lesquelles tu te branlais comme un dingue. Et pourquoi ? Parce que tu étais excité de voir ces blondes avec leur imposante poitrine se faire trucider par le psychopathe. Et je te raconte même pas ton avis sur les crimes de Jack l'Éventreur dans un style érotique super tordu. Ou encore ta soirée avec Cosmo qui te permettrait de lui arracher sa robe pour la clouer dans ton lit en référence à un de tes films préférés. Oui je parle bien sûr de "Horns", celui qui me dégoûtait. Pas de bol je suis tombé sur une de tes lettres tordues bourrées d'insultes et de menaces que tu lui envoyais en te faisant passer pour moi. J'ai alors compris que tu te vengeais de moi sur elle et j'ai fouillé chez toi. Je suis alors tombé sur tes récits dégueulasses et des tonnes de bouquins de criminologie que tu utilisais comme accessoires sexuels non ?
- Dans ce cas j'espère que ça va t'exciter ça, cracha la plante !"
Sur ces mots remplis de haine et de dégoût, le hérisson bleu marine retint un cri de douleur transformé en gémissement. Il leva les yeux vers la plante pour la voir afficher une expression des plus démoniaques. En regardant ce qui lui plaisait autant, il vit qu'elle venait de lui planter le couteau de Shadow dans sa jambe déjà blessée. Elle la retira en répandant encore plus de sang sur sa robe, façon de lui montrer qu'elle le haïssait plus qu'il ne la haïssait. Il tomba sur le côté, évanoui de douleur quand le hérisson noir le relâcha. Les deux complices se regardèrent en souriant de satisfaction. Ils se tapèrent dans les mains pour se féliciter. C'est alors que retentirent des sirènes d'ambulances et de police. Deux véhicules ambulanciers s'arrêtèrent, suivis de deux voitures policières. Une voiture normale terminait la file. Cosmo reconnut celle de son père. Elle fut soulagée en voyant sortir sa famille puis surprise en voyant Tails avec eux. Ses parents et sa sœur furent horrifiés de voir sa robe déchirée et tâchée de sang. Ils se précipitèrent sur elle pour la serrer dans leurs bras. Les ambulanciers emportèrent les blessés graves dans un camion en partance vers l'hôpital. Les policiers firent le point sur les événements avec le renard, leur fournissant un dictaphone sur lequel il avait enregistré la conversation entre Cosmo et ses tortionnaires.
"- Oh Cosmo ma petite fille Dieu soit loué tu es saine et sauve, pleura Earthia !
- Ce monstre, dès qu'il sera rétabli je l'étranglerai de mes propres mains, jura Luc !
- Pardon ma petite sœur chérie ! Moi et les filles on t'a mise en danger de mort ! Qu'est-ce que nos parents vont penser ?
- Qu'il existe plus cruel et plus manipulateur que Satan lui-même. Il a créé un clone de lui-même bien plus horrible que ce qu'on pensait. Je vous passe les détails sur la vie de ce monstre. Mais j'ai eu la chance d'être protégée par mon chevalier servant, dit-elle en souriant à Shadow.
- Pas d'erreurs, tu es fait pour être avec Cosmo, dit Galaxina.
- Merci d'avoir protégé notre petite Cosmo, remercia la mère.
- C'était avec plaisir madame.
- Hé ben tu l'as pas épargné le Mephiles, remarqua Tails ! Tentative d'assassinat avec une voiture-bélier tu m'étonneras toujours ! Quand je pense que t'appelais encore il y a une semaine ce dégonflé ton frère !
- Non cette chose n'est plus mon frère, grogna le hérisson entre ses dents ! Il a voulu briser cette chaîne entre nous très bien !"
Sa colère se transforma en douleur, sa blessure s'était de nouveau ouverte. Il tomba à genoux en gémissant de douleur, la main sur sa plaie pour essayer d'arrêter le sang. Cosmo et Tails inquiets accoururent.
"Qu'est-ce que tu as, demanda le renard ?"
Il décolla sa main, révélant son gant tâché de sang et sa blessure.
"- Il m'a poignardé pendant notre bagarre, répondit le hérisson faiblement.
- On a encore un blessé, avertit une secouriste !"
Trois secouristes vinrent à leur rencontre en poussant un brancard. Ils allongèrent le hérisson et l'emmenèrent dans le deuxième véhicule.
"- Laissez-nous venir avec lui s'il vous plaît, supplia la plante !
- On veut juste le rassurer, ajouta le renard !"
La secouriste les regarda en hésitant. Elle regarda le père de Cosmo qui hocha positivement la tête.
"- Comme vous voulez.
- On vous suivra avec la voiture Cosmo, dit sa mère. À tout à l'heure."
Les deux amis s'assirent à côté du brancard et la famille suivit. Les voitures de police roulaient devant et derrière les véhicules ambulanciers pour les escorter. Dans le camion, deux secouristes firent un garrot à un Shadow affaibli et gémissant de douleur. Heureusement la lame n'avait pas atteint les organes vitaux. Il devra malgré tout rester à l'hôpital le temps de refermer sa blessure. Ils s'occupèrent ensuite de soigner le bras et la jambe blessée de Cosmo. Sa cheville était foulée, elle devra utiliser des béquilles pendant un mois et porter une attelle. Quand ils eurent fini, le hérisson tourna la tête vers Cosmo le regardant en larmes. Il lui tendit sa main tremblante qu'elle prit en le regardant d'une façon désespérée. Un sourire d'admiration illumina ses yeux rubis. Il caressa son visage en essuyant ses larmes. Tails regarda la scène avec tendresse.
"- Tu pleures pour moi ma Cosmo ?
- Bien sûr ne sois pas idiot, dit-elle en sanglotant ! Tu vas probablement mourir à cause de moi pour une histoire de jalousie qui s'est transformée en une machine infernale !
- Non tu m'as réchauffé dans cet hiver sans fin et tu m'as apporté l'amour que j'avais besoin. Grâce à toi j'ai ouvert les yeux et j'ai réussi à me faire une raison. Cette chose n'est plus mon frère et ne mérite plus que je veuille encore d'elle.
- Mais comment as-tu découvert que c'était lui qui me rendait folle ?
- Après notre dernière dispute, tu t'es enfuie en laissant tomber une feuille de ton sac. En la ramassant, j'ai vu que c'était une de ces lettres horribles que tu recevais. J'ai tout de suite reconnu l'écriture de mon frère et j'ai immédiatement fait le lien avec tout ce qui t'est arrivé les précédents mois. C'était la seule personne assez cruelle pour utiliser une personne qui m'était chère pour se venger de moi. Avec l'aide de Tails, on a fouillé sa maison pour découvrir des dessins d'abord magnifiques puis de plus en plus macabres de toi. Sans compter des photocopies de ses lettres, ses films d'horreur dont celui que je détestais et des bouquins de criminologie. Certaines pages étaient couvertes de fluo pour montrer ses préférées. On a fini par tomber sur son journal intime. Là-dedans j'ai lu les pires choses que j'ai pu lire à ce jour.
- Ce qui l'excitait le plus.
- Gagné. C'est d'ailleurs ce qui m'avait poussé à avoir peur de lui.
- Tu avais peur de lui ?
- Exact. La même année où il m'a renié, je l'ai surpris plusieurs fois dans sa chambre en train de regarder des films d'horreur et celui que je n'ai jamais apprécié tout en se masturbant devant certaines scènes qu'il se passait en boucle. Il a même lu plusieurs fois les "Millénium" toujours en s'adonnant à son rituel et en souriant de façon diabolique. Il a aussi commencé à éprouver une passion envers le crime et les serials killers, surtout Jack l'Éventreur. À chaque fois qu'il lisait les pages le concernant, on aurait dit que ce criminel avait eu raison de tuer ces prostituées qui ne faisaient que leur travail. Il était même réjoui qu'il n'ait jamais été arrêté. Je me suis rendu compte qu'il avait beaucoup changé et qu'il préparait sa vengeance. C'est comme ça qu'en plus de le regretter, j'en avais peur bien qu'il n'ait jamais reproduit tout ça dans la réalité.
- Oh mon Dieu !
- Toutes ces fois où je le surprenais, il m'adressait un regard effroyable. Tout ce que je voyais dans ses yeux c'était, de la joie. Et il souriait, il souriait dans un rictus. Je n'ai jamais oublié ce regard.
- Mais pourquoi n'as-tu rien dit à tes parents ?
- On avait 14 ans Cosmo réfléchis ! Tu crois qu'ils auraient laissé passer ça ? Leur fils qui accuse son jumeau de s'adonner à des pratiques perverses auxquelles personne ne penserait. Ils m'auraient giflé, disputé et envoyé dans ma chambre.
- Tu aurais pu le filmer discrètement ou leur demander de te suivre jusqu'à sa chambre.
- C'est ça le problème. Si je l'avais fait, ils auraient été anéanti. La discorde se répandrait dans notre famille et la confiance serait détruite à jamais. Je ne voulais pas leur infliger une telle image de leur fils. Le pire c'est que même s'il voyait que j'étais là, au lieu d'arrêter ce qu'il faisait et de faire semblant qu'il ne s'était rien passé, il continuait en me regardant avec ce regard qui me glaçait le sang. C'était comme s'il savait que j'étais soumis à cette vision que je garderais de lui toute ma vie, comme si j'étais devenu transparent pour lui. Putain mais qu'est-ce que j'étais con ! Au lieu d'agir j'ai fermé ma gueule comme en sixième !
- Comment pouvais-tu savoir que c'était si grave à ce point ? Tu n'étais encore qu'un enfant.
- Peut-être mais le minimum que tu fais en découvrant une version perverse de la personne que tu connais mieux que quiconque c'est balancer le pot-aux-roses ! Même en le voyant lire des livres d'adultes ça n'a jamais sonné comme une évidence.
- Les "Millénium" ?
- Oui c'était son accessoire préféré. C'est cette période où j'avais le plus peur. Le voir avec des romans policiers a éveillé ma curiosité. J'avais besoin de savoir. Pendant presque un an j'ai mené mon enquête en les lisant en format PDF sur Internet. Je me suis remis à mentir pour que personne ne soupçonne quoi que ce soit et que la toile se referme sur moi. Je passais pour un élève sérieux aux yeux de mes parents et mes profs. Je bossais à fond et je lisais. Je n'en ai jamais oublié chaque mot, chaque dialogue, chaque nom des personnages. Je n'ai même pas eu besoin de vérifier quels étaient les passages préférés de Mephiles, mon instinct me guidait. Contrairement à lui, je serrais les poings en imaginant les pires atrocités que méritaient les bourreaux de Lisbeth et je souriais sadiquement en la voyant réaliser mon souhait. Mais Mephiles, c'était comme avoir son père, le roi de ces monstres, devant moi. J'ai presque commencé à m'identifier à elle, j'avais l'impression de vivre dans le roman. Et ce soir c'est devenu une réalité, sa vengeance était devenue la mienne.
- Que vas-tu faire ?
- Je vais le traîner devant la justice et l'envoyer pourrir en taule. Voir une ordure qui vivait la belle vie pendant qu'une innocente souffrait prendre tout à la gueule, c'est délicieux. Lisbeth est bien placée pour le savoir. Il va bien m'avoir où je pense ce connard. Je compte bien rattraper mon retard. Un bon piège qui se retourne contre lui, ça fait trop longtemps que j'attends ça.
- Mais dans son journal, qu'est-ce qu'il y avait de si horrible ?
- Ça c'est ce qui fera tomber définitivement son plan à l'eau. Quand je suis tombé sur les pages de son journal où il planifiait ton meurtre si tu refusais de t'offrir à lui après s'être tailladé les joues, mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai alors pris un flingue, un couteau et un pied de biche pour retourner sa vengeance contre lui et lui montrer qu'il avait commis une grave erreur.
- Moi j'ai pris deux dictaphones pour l'enregistrer s'il te disait quoi que ce soit qui pourrait l'envoyer en taule, ajouta le renard. Une fois votre conversation finie, j'en ai donné un à Shadow pour qu'il lui montre qu'il était cuit. Bien sûr je m'étais attendu à ce qu'il le pète dans sa colère mais c'était pas grave comme j'avais le mien.
- Je suis désolé Cosmo. À cause de moi il a voulu t'utiliser comme une vulgaire marionnette pour se venger. Tout ça parce que je n'ai pas réussi à me contrôler dans la forêt.
- Mais alors où étais-tu pendant ces deux mois où je pensais que tu me martyrisais ?
- Après que tu m'aies échappé, j'étais tellement humilié que j'ai voulu tenter n'importe quoi pour te récupérer sous le coup de la colère. Mais en me calmant, j'ai compris que c'était moi le fautif. J'ai alors voulu m'éloigner de toi pendant deux mois pour te laisser digérer et penser à la façon de m'excuser sans savoir que c'était ce que Mephiles voulait. C'est vrai que j'ai mal agi mais tu me rends dingue. Depuis ce soir où je t'ai rencontrée, je n'ai d'yeux que pour toi ma Cosmo. J'avoue que mon amour est vite devenu obsessionnel. Bientôt je n'arrêtais pas de rêver de notre plus beau moment si on était ensemble. Ça allait souvent au-delà de mon imagination mais je me suis juré de le faire avec toi que si tu voudrais de moi. Je t'aime tellement ma princesse.
- Je t'aime aussi, mon prince des ténèbres."
Elle se pencha vers lui en fermant les yeux, liant leurs lèvres. Les paupières du hérisson se fermèrent toutes seules à la vue de son rêve réalisé. Ils rompirent leur baiser en se regardant dans les yeux.
"Repose-toi maintenant, tu l'as bien mérité."
