Roi des Neiges
Arc Final
Chapitre 36 : Cavalerie
.
« Mais qu'est-ce qui se passe ? »
Le cri traversa la porte, faisant sursauter Ronald. Celui-ci se releva rapidement et se précipita à l'intérieur du centre de commandement. Il essaya de se rendre près de la table centrale mais tous les stratèges lui barraient le passage.
« Qu'est-ce se se passe ? » demanda-t-il à l'opérateur le plus proche.
« De nombreuses troupes sont apparut de l'autre côté du château » répondit celui-ci.
« Comment ? »
« Nous l'ignorent » répondit celui-ci.
« Amis ou ennemis ? »
« Nous l'ignorons également. »
« Aucun rapport ? »
« Non, Monsieur. »
« Quel est la tactique ? »
« Et bien… »
L'opérateur tourna le regard vers les stratèges. Ronald dirigea alors son attention sur eux et comprit son hésitation. Les stratèges n'avaient pas pris de décisions. En fait, ils semblaient en plein débat.
« Nous devons dépêcher au plus vite un bataillon pour éviter d'être débordé » s'exclama l'un.
« Mais si nous faisons ça, nous risquons d'affaiblir la défense et le reste des tripes risque de se faire submerger » dit un autre.
« Sans compter qu'il faudrait traverser le champs de bataille ! » ajouta un troisième
« Dans ce cas prenons le bataillons le plus proche » proposa un quatrième.
« Mais ça laisserait le château serait sans défense ! »
« Et les groupes sont trop dispersés ! »
« Faisons les se rassembler par transplanage alors. »
« Vous êtes fous ? Vous voulez qu'ils risquent la superpordition ? »
Le débat devait un peu trop stérile au goût de Ronald. Il sentait la colère monter en lui, cette fameuse colère Prewett qu'il tenait de sa mère et qui faisait qu'elle était l'une des personnes les plus craintes après Voldemort.
« L'important serait d'abord de savoir de qui il s'agit, vous ne croyez pas ? » intervint-il alors avec humeur.
Les stratèges se retournèrent alors vers lui.
« C'est évident » répondit l'un d'entre eux. « Ce sont des ennemis. »
« Mais quel genre d'ennemi ? Des Mangemorts ? Des créatures ? Ou encore autre chose ? On ne peut pas envoyer des troupes si on ignore à qui ou quoi on à affaire. Certains groupes parmi les bataillons sont plus ou moins adaptés. »
« Et donc, comment proposez vous de vérifier ? » demanda le stratège américain avec dédain.
« Commencez par vous enlever du chemin » répondit Ronald avec humeur.
Il écarta sans ménagement les adultes qui se trouvaient devant lui et marcha même sur quelques pieds mais parvint enfin à voir la table. Il constata effectivement que des points étaient apparus du côté nord, pas loin du terrain de Quidditch. Non, ce n'était pas exact. Ils n'étaient pas apparus, ils apparaissaient encore. C'était d'ailleurs assez étrange. Ils semblaient surgir de nulle part (rien d'étonnant ave la magie) mais de façon continue et régulière et surtout sur une même ligne. Impossible par contre de dire s'il s'agissait d'amis ou d'ennemis car les points étaient gris. La carte ne pouvait pas le dire.
« Déjà, on peut dire que ce ne sont pas des créatures de Voldemort…et pas des Mangemorts non plus à mon avis. »
« Et comment le savez-vous ? » demanda un stratège juste à côté de lui.
Son ton était acide mais ce devait sans doute être à cause de la douleur qu'il ressentait encore dans le pied après que Ronald lui ait marché dessus.
« Utilisez un peu vos yeux » répondit celui-ci. « Regardez comme ils sont alignés. C'est presque militaire. Les Mangemorts ne sont pas des soldats et les créatures encore moins. »
« Bien, nous avons exclut deux types d'adversaire » dit l'une des personne autour de la table sur un ton ironique.
« Le meilleur moyen reste d'aller voir sur place. Certains groupes sont spécialisés dans la discrétion. Ils pourraient commencer par transplaner dans le château. Il est pratiquement vide donc peu de risque de superpordition. »
« Et pour la tactique d'assaut ? » demanda une autre personne.
C'était la première à ne pas lui parler avec condescendance ou dédain. La femme semblait en fait très intéressée par ce qu'il avait à dire.
« Pour éviter d'affaiblir les défenses, on ne peut détacher qu'une seule compagnie c'est pour ce que nous allons les laisser entrer dans le château » reprit Ronald, légèrement intimidé.
Il y eut des cris de protestations mais la femme les fit taire d'un geste. C'était une dame chinoise dans la cinquantaine. Son visage était figé dans une expression sévère et ses cheveux poivres et sels étaient remontés sur sa tête. On aurait presque dit une version asiatique de McGonagall. C'était la raison pour laquelle Ronald se sentait si mal à l'aise. Pourtant, maintenant qu'il avait l'attention de tous, il n'allait pas la lâcher.
« Je propose d'envoyer la 3ème compagnie du 1er Bataillon. L'un de leur groupe a prouvé qu'il était le meilleur pour ce qui est de la reconnaissance, ils pourront donc transmettre directement les informations aux autres groupes. De plus, comme tous les membres du 1er Bataillon, ce ne sont que des anglais, ils connaissent donc Poudlard et pourront s'y déplacer aisément et tendre des embuscades dans les couloirs. »
« Qui nous dit qu'ils passeront par le château ? » demanda quelqu'un.
« La configuration est telle qu'ils seront obligés » expliqua Ronald. « À l'est il y a la falaise et à l'ouest le mur d'enceinte. »
« Mais il y a des gens dans le château » reprit la chinoise. « Tous les blessés s'y trouvent. »
« Ils sont uniquement dans l'aile sud » la contredit le plus jeune. « Et le seul moyen de s'y rendre c'est par là et là. »
Il montra alors les deux passerelles qui reliaient les parties nord et sud de l'école.
« Il suffirait que la compagnie se sépare en deux si une retraite est nécessaire et détruise ces deux accès pour couper l'avancée de l'ennemi. »
« Ce plan me semble viable » dit la chinoise en inclinant la tête. « Contactez la 3ème compagnie du 1er Bataillon. Qu'ils envoient leur groupe de reconnaissance dans la partie nord du château. Discrétion absolue jusqu'à l'assaut. »
« Bien madame » dit l'opérateur chargé de la compagnie en question.
Ronald, lui regardait toujours la carte. Même si son plan était bon, il devait y avoir un moyen plus facile et sans risque de déterminer les alliés des ennemis. Il ferma alors les yeux pour mieux se concentrer.
Ils se trouvaient dans la salle su demande. Cela voulait dire que ce qui se trouvait ici était soumis à leur volonté, la carte y compris. Il devait bien y avoir un moyen de modifier la carte pour rendre les choses un peu plus claires. Mais lequel ? Des couleurs ? Non. Ils allaient finir par s'y perdre. Des étiquettes avec des noms ? Trop embrouillé.
Allez Ronald, réfléchis ! Se dit-il à lui-même.
Il devait se concentrer sur ce qu'il connaissait…c'est-à-dire pas grand-chose. A part les échecs. Il était bon aux échecs. C'était pour ça qu'Ingrid l'avait choisi au départ. Ais après tout pourquoi pas ? Après tout, les échecs étaient une bataille donc ce champ de bataille pouvait être comparé à un plateau de jeu d'échec géant et plus complexe. Un plateau avec des zones et surtout des pions. Des tas et des tas de pions qui bougeaient tout seul.
Un cri le sortit de sa concentration. Il ouvrit les yeux et vit que ça avait marché. Ma carte était en train de se modifier sous leurs yeux. Les tours du château de Poudlard se mettaient à émerger du parchemin de la carte comme une version miniature de la bâtisse réelle. Autour de lui, de l'herbe apparaissait sur les étendus de pleines et des arbres là où se dressait la forêt.
C'est à ce moment-là que les pions sont apparus. Assez petits mais reconnaissables, des dizaines de petites figurines animées se mirent à bouger sur le terrain magiquement reproduit de l'école. On pouvait très distinctement voir les Mangemorts, les Défenseurs, les shamans, les créatures… en se pencha bien, Ronald reconnu même Neville dans son armure brillante.
« Incroyable » dit la stratège chinoise, les yeux écarquillés en regardant ce prodige de la magie.
Rapidement, Ronald se déplaça le long de la table pour observer les troupes de nouveaux arrivants. Plus besoin d'équipe de reconnaissance, ils pouvaient tout voir de visu.
Il se pencha sur la table et plissant les yeux avant de les écarquiller. Non. Ce n'était quand même pas.
« Changement de plan ! » s'exclama-t-il alors.
0o0o0
Les membres du groupe de reconnaissance ne croyaient pas leurs yeux.
Alors qu'ils étaient en plein combat, ils avaient été appelés pour une mission de reconnaissance. Apparemment de nouvelles troupes étaient apparues et ils devaient aller voir de quoi il s'agissait. Ils étaient presque arrivés dans la partie nord de l'école quand les ordres avaient changés. Ils ne devaient plus faire de reconnaissance. A la place, ils avaient pour mission d'accompagner les troupes jusqu'au champ de bataille.
Ils étaient surpris mais ils avaient obéit. Ils avaient finit de traverser le château et étaient arrivés dans les pleins du nord. A nouveau, ils avaient été surpris en voyant les troupes qu'ils allaient accompagner.
C'était des soldats en armures...mais entièrement fait de glace.
0o0o0
L'appel résonnait dans son sang. C'était tellement enivrant. Son esprit volait aussi haut dans le ciel que son corps qui fendait l'air.
Elle ne volait pas vraiment, elle planait. Sa force extraordinaire avait extrait son corps de la gravité terrestre et la légèreté de sa carcasse morte suivait les courent aériens.
Elle approchait. Elle le savait car l'appel se faisait de plus en plus fort. Il pulsait à l'intérieur de son corps et le faisait résonner. C'était comme si elle avait à nouveau un cœur, un cœur battant, un cœur qui accélérait à mesure qu'elle approchait de son but et que l'appel augmentait en puissance.
Elle avait déjà par le passé ressentit l'appel. Les plus puissants des vampires avaient la capacité d'appeler les siens à eux, faible comme fort, jeunes comme anciens. Elle avait elle-même ce pouvoir et l'avait utilisé par le passé. Elle l'avait même utilisé tout récemment pour convoquer le Cénacle de Sang.
Mais cette fois elle n'était pas celle qui lançait l'appel. Elle était celle qui était appelé. Mais qui était celui dont l'écho du pouvoir traversait son corps d'une façon aussi exquise ? Elle ne le reconnaissait pas mais il était puissant, très puissant. Tellement puissant que son pouvoir la faisait saliver d'envie.
A travers le brouillard de son désir, elle pouvait tout de même sentir les autres. Ils l'entouraient, subjugués tout comme elle par l'appel. Ils étaient là tous les douze, treize avec elle. Le Cénacle de Sang. Des dizaines de vampires mineurs devaient les accompagner mais ils étaient trop faibles pour qu'elle puisse les sentir au travers de la force de l'appel.
Mais ce n'était pas le cas des membres du Cénacle. Ils étaient les plus puissants des vampires et venaient des quatre coins du monde. Grâce à leur force, ils dirigeaient les vampires plus faibles et régulaient leur population. Personne ne les avaient élus, ils s'étaient hissés à cette position à la force de leurs bras et était devenus suffisamment puissant pour rivaliser avec celle des autres. Car c'était ce qui les l'aient, la rivalité. Chacun était devenu trop puissant pour que les autres l'attaque sans y perdre aussi la vie. Et ils étaient trop individualistes pour s'allier les uns aux autres.
Mais malgré cela, ils étaient tous présents ce soir-là, dans la Grande Forêt, le Forêt Éternelle, la Forêt Unique, celle qui, quelque soit son nom, était liée à toutes les autres par delà la monde. Elle sentait que l'appel venait de là, tout proche, de cette clairière immense qu'elle voyait se profiler.
C'était une large trouée dans les arbres mais elle était loin d'être vide. A cause de l'ivresse, elle n'arrivait pas à voir distinctement qui étaient ces êtres mais ils étaient nombreux. Ses sens à fleur de peau à cause de l'appel sentaient des litres et des litres de sang différents mais aucun qui ne l'attire autant que celui qui l'appelait ainsi.
Comme si tous les vents la menaient jusqu'ici, elle se mit alors à descendre vers la clairière avec la légèreté d'une plume. Ses pieds touchèrent le sol sans un bruit tout comme ceux des autres membres du Cénacle et des myriades autres de ses semblables.
Plusieurs personnes se trouvaient devait elle mais elle n'avait d'yeux que pour celle qui se trouvait au centre, un être qui semblait fait de lumière tant extérieurement qu'intérieurement. Mais à ce moment-là, l'appel s'estompa et son propre sang se calma. Elle vit alors que l'être qui l'avait appelle était un jeune homme vêtu d'une tunique d'un blanc aussi pur que ses cheveux.
« Bonjour Lady Carmilla » dit-il avec un sourire.
« Votre Altesse Erik » ronronna la vampire avec un sourire.
Les deux n'avaient jamais été formellement présentés mais ils avaient suffisamment entendus parler l'un de l'autre pour se reconnaître. De nouveau seine d'esprit (ou à peu près) elle out enfin voir les personnes qui entouraient le jeune homme. Pour seule preuve de sa surprise, elle pencha la tête sur le côté.
« Et bien, quelle assemblée » dit-elle. « Berghen, nains, elfes, gobelins… »
« Il n'y a nulle guerre à chercher ici que je sache » dit alors un autre vampire en approchant.
Lady Carmilla renifla. Breghar était l'un des plus jeunes parmi les membres du Cénacle. Il était arrogant, fat, trop sûr de lui et finalement elle n'était pas vraiment surprise qu'il soit intervenu de cette façon.
« Pas en ces lieux, c'est vrai » répondit Erik. « Mais il y en a bien une qui se déroule en ce moment et dont l'issue dépendra la survie de notre monde. »
Breghar renifla de dédain. Lady Carmilla, elle, était pensive. Elle savait déjà de quoi il retournait. Les jeunes Crabbe et Goyle lui avaient bien entendu expliqué la situation quand ils étaient venus la voir. Et elle savait que les autres membres du Cénacle étaient au courent puisqu'elle leur avait relayé le message. Cependant, aucun d'eux n'avait souhaité donné suite. En faite, elle n'avait pas vraiment appuyée le projet. Elle l'avait juste soumis au vote et celui-ci avait été unanime : cela ne nous concerne pas.
Il y eut alors une rumeur parmi les autres vampires, les plus jeunes. Bien entendu, ils n'étaient pas au courent. Le Cénacle n'était pas là pour leur transmettre ma moindre information. Lady Carmilla se contenta de se retourner vers eux pour que le bruit cesse.
C'est alors qu'un autre vampire s'approcha et se plaça à côté d'elle, juste devant Erik. Par respect, la vampire recula légèrement. C'était un homme qui semblait avoir la trentaine. En fait aucun vampire ne semblait avoir plus de la trentaine. La transformation figeait le corps dans son âge actuel certes mais il provoquait aussi une dynamisation des cellules qui ramenait le corps à son état optimal. Les effets de la vieillesse étant du plus particulièrement par l'affaiblissement des cellules, le fait qu'elle recouvre une santé parfaite donnait l'impression qu'ils rajeunissaient.
L'homme at donc l'air d'avoir une trentaine d'année ce qi ne donnait aucun indice sur son âge réel ni sur l'âge qu'il avait en mourant. Fait étrange cependant, ses cheveux et sa barbe étaient blanc ivoire. Normalement, la transformation aurait dû leur rendre leur aspect originel mais cela ne semblait pas avoir été le cas. Cela aurait pu être un trait génétique qui l'avait fat naître avec cette couleur de cheveux ou alors était-ce un facteur extérieur. Après tout, ne disait-on pas que la pilosité pouvait blanchir à cause de la peur ?
En tout les cas il semblait véhiculer une grande puissance. Erik pouvait le sentir. Elle exsudait de son corps et en particulier de ses yeux noirs qui le fixaient. L'attitude respectueuse de Lady Carmilla était également un indice du fait que cet homme, ou plutôt ce vampire, n'était pas ordinaire.
Bien entendu, un tel vampire ne pouvait pas passer inaperçu et le jeune Prince en avait entendu parler. Son nom était inconnu et tout le monde l'appelait « l'Ancien ». Ce n'était pas tant à cause de la couleur si particulière de sa pilosité que de son âge. En effet il était considéré comme le plus vieux vampire en vie à ce jour. Certaines rumeurs disaient qu'il serait même le tout premier à avoir foulé ce monde.
On le disait également puissant, si puissant en fait qu'il pourrait détruire facilement les autres membres du Cénacle même s'ils venaient à tous se ligue contre lui. Cependant c'était un ermite qui se fichait totalement des appétits territoriaux des membres de son espèce.
« Nous n'avons aucune raison de nous mêler des affaires du monde, jeune prince d'Arendelle » dit-il.
Donc il connaissait également Erik.
« Nous existons mais nous ne vivons pas. Notre existence s'étire alors que notre âme s'étiole. Le monde ne nous intéresse pas. Il pourrait disparaître que cela nous serait égal. Même si nous devions disparaître avec lui. »
Il regarda alors les cavaliers autour d'Erik.
« Pourquoi êtes-vous là ? Par reconnaissance ? »
Il regarda le Roi Graillon.
« Où alors pour suivre votre destin ? »
Son regard sombre glissa sur les autres souverains.
« Nous ne sommes pas un peuple » reprit-il. « Nous ne sommes que des êtes rassemblés avec d'autres êtres qui nous ressembles. Nous n'avons pas de pays amis, pas d'unité nationale et pas de destinée pour nos peuples. Nous existons mais nous ne vivons pas. Nos nuits sont passé à se nourrir et à tenter d'occuper notre esprit vagabond qui ne trouve jamais le repos. La seule chose que nous respectons vraiment, c'est la force et la promesse d'un divertissement. »
« Dans ce cas, si je vous promettez une bataille, vous viendriez ? » demanda Erik.
L'Ancien ricana.
« Peut-être que oui, peut-être que non » dit-il. « Nous sommes fier et indépendant. Tous. Tous les vampires sont comme ça. C'est un trait inhérent à notre nature qui nous désirer toujours plus surtout quand il appartient à un autre vampire. Je suppose que vous nous connaissez, vous savez ce qu'est le Cénacle de Sang et pourquoi on peut dire que nous dirigeons les vampires. »
Il se retourna et montra l'assemblée de ses semblables.
« Ce n'est pas par respect, par amour ou parce qu'ils considèrent que nous avons un droit de naissance. C'est parce qu'ils ont peur. Peur de nous et de notre pouvoir. Comprends bien que chacun des vampires ici présents ne rêve que de nous éliminer pour prendre notre place. »
Il se tourna à nouveau vers Erik.
« C'est pour cette raison qu'ils nous obéiront si nous leur ordonnons d'aller se battre. Mieux vaut une survie précaire sur le champ de bataille qu'une mort certaine pour nous avoir désobéi. Mais nous, nous le Cénacle, qui nous ordonnera d'y aller ? Qui aura la force nécessaire pour que nous abandonnions notre fierté et le suivions ? Peut-être quelqu'un dont l'appel à été suffisant pour enivrer même les plus puissants d'entre nous. »
Erik se retint de sourire. Voilà donc où il voulait en venir. C'était tellement simple qu'il n'y aurait pas pensé. La force. C'était par la force qu'il avait rassemblé son armée. Graillon était venu pas la force de reconnaissance, pour avoir aidé son peuple à atteindre le bonheur Thorin, Miríel et Ragnok, par la force du destin qui les avait enchaîné à la prophétie quand aux vampires…les vampires, eux, le suivraient simplement parce qu'il était le plus puissant.
Fermant les yeux, Erik lâcha la bride à son pouvoir. Depuis qu'il l'avait déchaîné pour la première fois dans la forêt du nord, il avait fait peser sur lui un contrôle constant. De toute façon, il n'en avait pas eut besoin. A chaque fois qu'il avait rencontré un peuple pour le rallier à sa cause il était précédé par qui il était, que ce soit simplement Erik ou alors l'Être Astral de la prophétie. Mais ici ce ne serait pas suffisant.
Cela commença par un léger vent qui fit flotter ses cheveux. Puis l'air alentour commença à se déformer légèrement, comme à cause d'une chaleur intense. Dans le même temps, la pression se mit à augmenter tout autour de lui. Les montures des autres souverains le s'étirent et se mirent à piétiner. Derrière eux, au sein de l'armée, on pouvait entendre des cliquetis d'armes et d'armures qui s'entrechoquaient doucement.
Une aura d'un blanc lumineux apparut alors autour du jeune prince. Ce n'était d'abord qu'un fin liseré luminescent autour de sa silhouette mais celui-ci se mit à grandir et à gagner en force. Le vent commença aussi à se faire plus puissant et l'air se paraît de reflets irisés tout en devenant aussi épais que de l'eau. La pression était telle que les bêtes sur lesquels les souverains étaient montés commençaient à paniquer. Même les esprits de l'eau et du feu semblaient pris de frénésie.
Erik, lui, était calme, tout comme l'étaient son étalons et sa chouette. Baignée dans sa magie depuis de nombreuses années, Snøvhit et Hedwige semblaient protégés de la tourmente, un peu comme s'ils se trouvaient dans l'œil du cyclone.
Puis Erik ouvrit les yeux et il y eut comme une explosion. Son aura fut d'un coup expulsée de son corps, concentrée en une colonne de lumière d'un blanc pur qui se perdait dans le ciel. La pression était à son comble et l'air roulait comme des vagues. A l'intérieur du halo, Erik, lui, semblait transcendé. Ses yeux étaient tout aussi blancs que la lumière qui l'entourait et ses cheveux volaient autour de son crâne.
Puis soudain, tous se calma. La pression se mit à descendre et l'air retrouva sa fluidité. Da la colonne de lumière il ne restait plus qu'un fin halo autour du corps d'Erik alors que le vent, qui s'était apaisé mais as complètement, jouait encore avec ses cheveux.
« Nous vous suivrons » dit alors l'Ancien en inclinant la tête.
Avec un petit sourire, Lady Carmilla fit de même. Presque à contre cœur, les autres membres du Cénacle de Sang les imitèrent sans compter les myriades de vampires derrière eux.
A présent quand Erik le leur demanderait, ils se battraient.
0o0o0
Osorezan. Le mont de la peur. C'était là que, selon les mythes japonais, se trouvait l'entrée du monde des morts, là où la rivière Sanzu prenait sa source et coulait jusqu'au palais d'Enma, le juge des enfers qui triait les bons et les mécréants.
Peut-être était-ce vrai, peut-être que non. Toujours est-il que le lieu révélait une énergie mystique importante. La montagne était en fait un volcan situé juste au-dessus d'un nœud de lignes de Ley. Il n'était pas aussi important que celui du mont Fuji mais il était tout de même intriguant que deux réservoir de magie aussi grand se trouvent en fait à la base de fractures de la croûte terrestre.
Les shamans connaissaient bien Osorezan. Ennin, le fondateur du Bodai-ji, le temple qui se trouvait dans la caldera du volcan, était un. Il avait sentit les énergies mystiques et avait fait construire l'édifice pour sa femme, une médium aveugle d'une puissance peu commune. La présence eu nœuds avait décuplé ses pouvoirs et elle avait été la première Itako du temple. De nombreuses autres femmes les avaient rejoints et parmi elle on comptait Kino Asakura, l'épouse de Yohmei et grand-mère de Yoh ainsi que son élève Anna.
Cependant, les shamans n'étaient pas les seuls à avoir été attiré par l'énergie du lieu. Si le Mont Osore avait ce nom, c'était aussi parce que c'était un haut lieu de rassemblement d'êtres féeriques japonais appelés Yokai.
Même chez les sorciers, beaucoup assimilaient les Fey à de petits êtres beaux et inoffensifs, des êtres lumineux à forme humaine avec des ailes. Mais tous les Fey n'étaient pas beau et aucun n'était inoffensif. Korrigans, Spriggans, Banshee, Sluagh, Bonnets Rouges et même Gobelins. Tous étaient des êtres féeriques et la majorité se nourrissait des humains. Parfois c'était leur sang, parfois c'était leur chaire er parfois c'était leurs énergies.
C'était la même chose pour les Yokai. Ils étaient les Fey du japon. Ils pouvaient être extraordinairement beaux ou extraordinairement monstrueux et tous plus ou moins dangereux certains étaient déjà anciens et d'autres naissaient d'émanations d'énergie laissé derrière les humains. Certains se repaissaient de leur chaire mais surtout, ils nourrissaient leur pouvoir de leurs peurs et des énergies mystiques qui en découlent.
C'est la raison pour laquelle l'armée fantastique d'Erik émergea des forêts du nord de l'île d'Honshu, la principale île du territoire japonais. Le jeune prince venait à la rencontre du Yokai qui avait assuré sa suprématie non seulement dans toute la région du Kanto mais aussi sur cette petite partie de la région du Tohoku : Nurarhyon.
Son domaine était perdu dans la forêt mais rien n'était inatteignable dans les bois quand on voyageait dans la Forêt Mère. Cependant, ce dont le jeune prince ne s'attendait pas, c'était que les lourdes portes en bois du domaine s'ouvrent toutes seules devant lui.
Laissant son armée derrière lui, il s'engagea sur la voie pavé de l'ancienne demeure japonaise avec seulement les souverains, l'Ancien représentant les vampires. Il était à pieds. Il n'avait pas besoin de monture et de toute façon, aucune n'aurait acceptée de porter un mort-vivant.
Nurarhyon était assis sur sa terrasse. Appuyé contre l'un des piliers de bois, l'une de ses jambes pendait dans le vide alors que l'autre était repliée sous lui, perdue dans les pans de son large yukata. Celui-ci était lâche et ouvert sur sa poitrine. L'homme lui-même était d'une grande beauté. Il avait un visage fin et aristocratique mais en même temps emprunt d'une certaine sauvagerie et d'un air de défi amusé. Ses longs cheveux, dont quelques mèches tombaient devant ses yeux avaient la particularité d'être bicolores, blonds sur le dessus et noir par en dessous, mais aussi d'être dressés pratiquement à l'horizontale à l'arrière de sa tête comme s'ils n'étaient pas soumis à la pesanteur.
Quand il vit Erik arriver, ses yeux dorés se mirent à fixer les prunelles vert et bleu du jeune prince. Il porta la coupe de saké qu'il portait à la main et en but le contenue sans le lâcher du regard. C'était ce s'ils étaient seuls au monde. Pourtant ni l'un ni l'autre n'était seul.
En effet Nurarhyon était accompagné de toute une cours de créatures, certaines avec une apparence humaine, d'autres noms et d'autres encore seulement en partie.
Juste à côté de lui se trouvait une femme d'une grande beauté aux longs cheveux formant un dégradé de bleu du plus foncé au plus clair. Sa peau était aussi blanche que le marbre qui faisait ressortir le jaune de ses yeux. Elle portait un kimono blanc avec des motifs d'étoiles d Neiges bleus. Juste derrière Nurarhyon se trouvait une autre femme, qui, tenant une bouteille de saké, remplissait à nouveau sa coupe. Voluptueuse, elle portait un kimono simple mais élégant ouvert sur sa poitrine généreuse. Ses longs cheveux châtains cascadaient dans son dos jusqu'au sol et une partie dissimulait même un côté de son visage.
Debout de chaque côté se tenaient deux hommes en habit de moine. L'un et un géant bleu avec un collier fait de crâne et l'autre un bel homme aux longs cheveux noirs. Il y avait également un jeune garçon dont la tête flottait au dessus de ses épaules, un corbeau et un singe anthropomorphes, un homme sans bouche, un garçon dont la tête était recouverte d'une sorte de coquille d'œuf géante sans compter une créature au corps de scolopendre et à la tête monstrueuse garnie de croc posé sur le toit au dessus du groupe.
Il y avait également en retrait une autre femme, une femme qu'Erik connaissait parfaitement. Des cheveux blonds, des yeux jaunes aux pupilles fendus, une peau bronzée, deux oreilles animal sur la tête et neuf longues queues soyeuses dans son dos, elle était habillée de riches vêtements chinois jaunes et noir et était accompagné d'un blaireau.
« Je vous salue Nurarhyon, Seigneur des Yokai » dit-il en tournant à nouveau son attention sur le maître des lieux.
« Et je vous salue aussi, Erik, Prince d'Arendelle. »
« Je vois que vous avez entendu parler de moi. Je devine par qui. Bonsoir Jīnfă. »
« Bonsoir Erik » répondit la femme en s'inclinant.
« Nous nous demandions où vous étiez passé » lui dit Erik.
« Je pensais trouver des alliés ici » dit-elle sur un ton un peu amer.
Nurarhyon laissa échapper un petit rire.
« Je n'ai ni refusé, ni accepté » dit-il. « Je voulais d'abord vous rencontrer, Roi des Neiges. »
La femme en kimono blanc à côté de lui plissant des yeux et un peu de gel commença à apparaître sous ses pieds dans l'herbe. Erik, à son grand regret, ne connaissait pas bien les particularités des Yokai. Cependant, grâce à ce seul indice, il lui fut facile de deviner qu'elle était une Yuki Onna, une Femme des Neiges. Ils avaient finalement quelques petites choses en commun.
« Et que pensez-vous de cette rencontre ? » demanda-t-il alors à Nurarhyon.
Celui-ci sourit.
« Je la trouve intéressante. Et je vais accepter l'offre. »
« Monseigneur ! » s'exclama alors l'homme sans bouche.
Ne pas en avoir ne semblait pas l'empêcher de s'exprimer.
« Nous devons veiller sur notre territoire. Il en va de l'honneur du Clan Nura. »
« Du calme Mokugyo » dit Nurarhyon en levant la main pour apaiser son bras droit. « Cette guerre ne durera pas éternellement, même pas assez pour que nos ennemis se rendent comptent que nous somme partis. »
« Pourtant… »
Il se tut alors que Nurarhyon se relevait.
« Cela fait bien longtemps que nous sommes en paix. Nous avons assuré notre suprématie sur notre territoire et personne n'a plus le courage de nous la contester. Nous vivons même presque en paix avec les humains. »
Il leva les yeux et perdit son regard dans le ciel étoilé.
« Dis-moi Mokugyo, depuis combien de temps n'avons-nous pas déployé le Cortège ? »
« Bien longtemps Monseigneur » dit alors le corbeau anthropomorphe.
Il était très petit, dan la taille du véritable corbeau mais il était vêtu d'habits humains et était assis sur un coussin. Ses bras se perdaient dans ses manches mais il ne s'agissait pas d'ailes car celles-ci étaient déployées dans son dos.
« Je ressens le poids de cette inaction dans mon corps » reprit Nurarhyon. « Ne veux-tu pas toi aussi à nouveau ressentir cette excitation Mokugyo Daruma ? »
« Si Monseigneur, concéda l'être en s'inclinant.
« Alors prévient les membres du conseil, qu'il rassemble les soixante dix clans et se préparent à former le Cortège.
Il se retourna alors vers Erik.
« Et maintenant viens, viens petit Prince, viens trinquer avec moi pour sceller notre alliance. »
Incertain, Erik descendit de cheval et s'approcha du Yokai. Celui-ci lui fit un sourire et lui tendit la coupe plate dans laquelle il buvait son saké. Celle-ci était pleine à ras bord. Prudemment, Erik la prit sans vraiment savoir quoi en faire.
A ce moment-là, une goutte d'eau tomba d'une tuile et atterrit sur sa main. La mémoire de l'eau lui donna alors le nom de cette coupe : Sakazuki. Elle était à la fois un objet usuel et l'élément d'une cérémonie très importante du même nom, une cérémonie servant à créer des liens.
Si une personne buvait un tiers de l'alcool présent dans la coupe et qu'un second buvait le reste, alors le premier devenait le vassal du second. Tous les membres du clan Nura l'avaient fait avec leur Seigneur. C'était un honneur que de se voir offrir de réaliser cette cérémonie. Cependant, si chacun des deux partis devaient prendre chacun la moitié du contenu de la coupe alors ils formeraient une alliance où chacun serait égal à l'autre.
Portant la coupe à ses lèvres, Erik but exactement la moitié de l'alcool transparent avant de la rendre à Nurarhyon. Le sourire de celui-ci s'agrandit puis il récupéra la coupe. Il l'a vida d'un trait et à retourna pour montrer qu'elle était vide.
« À présent nous sommes alliés » dit-il. « Le Clan Nura se tiendra à tes côtés lors de la bataille et tes ennemis apprendront à craindre notre Cortège Nocturne des Cent Démons, le Hyakki Yakô ! »
0o0o0
Des hauteurs de Poudlard, Elsa pouvait voir ses soldats de glace se précipiter dans la bataille. Elle avait craint au départ que l'armée de son fils ne se méprenne sur leur origine et les attaques. Mais la présence du groupe de sorciers dans le château pour les guider avait dissipé ses craintes.
Elle était donc là, à regarder se battre des troupes qui, quelques jours auparavant n'existaient pas. Elle n'avait jamais créé des êtres comme ceux-là. Ils étaient très différent d'Olaf, des Marshmallow ou des neigeux ceux-ci avaient une sorte d'intelligence et d'indépendance quasi-totale. Ce n'était pas le cas pour ces troupes là. C'était des sortes de pantins auquel elle donnait des ordres par la pensée. Cela lui avait paru étrange au départ mais si Voldemort pouvait le faire alors pourquoi pas elle.
Se détournant de ce qui se passait en bas, elle se retourna pour voir si ses autres troupes étaient en place.
« En joue….feu ! » dit-elle ensuite en se retournant.
Les artilleurs qui se trouvaient à tous les espaces ouvert du château appuyèrent alors sur la détente de leurs fusils. Dirigés vers le ciel, ils visaient les créatures oiseaux. Les balles fusèrent, traversant les airs. Ils étaient tellement nombreux que chacune fit mouche. Les créatures touchaient poussèrent un cri et des craquelures commencèrent à apparaître sur leur corps. Chacune d'elles brillaient d'un éclat bleuté. La lumière s'intensifia jusqu'à ce que les créatures explosent dans un cri d'agonie.
« Cela fonctionne, Maître Flamel » dit Elsa en se tournant vers le vieux sorcier et sa femme qui se trouvaient légèrement en retrait.
« C'est ce que je vous mon enfant » dit celui-ci. « Mais ne perdons pas de temps, il faut continuez »
« À tout le monde, rechargez et feu ! » dit alors Sir Aksel qui se trouvait auprès de la Reine.
Il assurait la direction des troupes avec la Reine. C'était un militaire d'expérience. Elsa ne pouvait rêver d'un meilleur commandant en second surtout si toute son attention était occupée par le contrôle de son armée de glace.
« Encore une fois je vous remercie » dit-elle aux Flamel.
Elle ne savait pas encore comment faire quand elle les avait rappelés. Elle savait la guerre imminente et elle ne voulait pas rester en arrière. Arendelle était aussi une nation en lien avec la magie même si sa population sorcière était faible. En fait si on regardait bien, plus de la moitié de cette population participait à la guerre dont son fils. Elle ne pouvait pas rester en arrière.
Cependant son fils avait si bien fait les choses qu'il lui était impossible d'intervenir. Il voulait laisser sa mère et son pays en dehors de cela mais ce n'était pas du tout au goût de la Reine…surtout que la bataille se déroulait sur son territoire national.
Se rendre sur le champ de bataille était facile grâce à ses portails mais elle ne pouvait pas savoir quand allait avoir lieu l'affrontement. De plus, des troupes sans pouvoirs pouvait avoir des difficultés contre des sorciers ou pire, contre les créatures dont Erik lui avait parlé. Elle avait donc besoins de spécialistes en magie. Hors tout ceux qu'elle connaissait étaient à Poudlard et avaient leurs propres préparatifs.
C'est à moment-là qu'elle avait pensé aux seuls autres sorciers qu'elle connaissait, des sorciers qui étaient des habitués d'Arendelle depuis des années au point même d'avoir la citoyenneté honorifique : les Flamel. Elle avait donc utilisé une chouette pour les rappeler et le vieux couple avait rapidement répondu et était revenu à la cour d'Arendelle accompagnés du jeune Croyance dont ils avaient la charge.
Les mois qui avaient suivit avaient été consacré à la mise en place d'une armée magique d'Arendelle, des soldats capable de se battre dans une bataille telle sue celle qui allait se dérouler. Bien évidemment, aucun d'eux ne possédait de pouvoirs mais les Flamel étaient très anciens et érudits.
Ils avaient modifiés les uniformes des soldats pour y inclure des runes comme l'étaient les armures de Défenseurs. Ce qui les portait ne pouvaient pas les activer mais des cristaux magiques avaient été ajoutés aux modifications afin de nourrir les écritures magiques afin de protéger les soldats.
Une telle technique avait eut un avantage certain : en plus du fait que les personnes qui les portaient n'avaient pas besoins de pouvoirs, ceux qui mettaient les Runes en place n'en avaient pas besoin non plus. C'était donc toute une armée de couturière tout ce qu'il y a de plus humaines qui s'étaient lis à l'ouvrage en suivant le tracé des motifs magiques et en y incluant des petits fragments de cristaux.
De même, Nicolas et Pernelle avaient œuvrés à créer des armes enchantés. Bien entendu, cela n'avait rien à voir avec ce que faisaient les nains. Certes la qualité du travail de forge y serait mais aucun artisan d'Arendelle n'avait le savoir faire unique des nains. Pourtant ils avaient ou effectuer un travail correct en concevant des voûte aux et des épées suffisamment magique pour être efficaces contre des boucliers magiques ou les créatures.
Cependant la véritable révolution provenait des balles de fusils. Jamais encore de tels artefacts enchantés n'avaient été fabriqués. « Fabriqué » n'était en fait pas exact puisqu'au contraire des lames, ces objets avaient été manufacturés. Double innovation car jusqu'à aujourd'hui, jamais des objets magiques n'avaient été créés en usine. Grâce à de gigantesques cuves d'alliages de métal ordinaire et magiques et de cristaux enchantés par les Flamel, les manufacturés de munitions avaient créés des balles enchantés qui avaient ensuite été assemblés en munition toute à fait ordinaire avec de la poudre à canon comme détonateur.
C'était une vraie révolution cependant il n'y avait eut aucun moyen de savoir si ça allait fonctionner avant de se trouver sur le terrain. À présent la prévention était faite : les balles magiques marchaient.
« Ce n'est rien, mon enfant » répondit Pernelle à la Reine. « Mais ce n'est pas le moment de se rependre en politesse. »
« Vous avez raison » dit Elsa. « Est-ce que je peux compter sur vous pour protéger les troupes ? »
« Bien entendu, bien entendu » dit Nicolas.
Il avait été convenu que les deux sorciers serviraient de couverture aux troupes. Le déluge de balle à lait forcément attirer l'attention et avec des créatures volantes, il valait mieux que leurs soldats soient couverts si jamais elles venaient à se retourner contre eux.
« Bien. Tobias, Kirsten ? »
« Votre Majesté ? » dirent les deux Sorciers en inclinant la tête.
Pour le moment, ils étaient encore les seuls, à part Erik et ses amis, personnes majeurs de la société magique d'Arendelle. Malgré leur entrainement (seuls depuis ma fin de leurs études et supervisés par les Flamel ces six derniers mois), la Reine avait hésité à les amener mais elle n'avait pu résister longtemps à leur insistance et à les arguments. Elle leur avait donc permis de venir mais elle n'était pas encore prête à les laisser combattre.
« Il faut que vous aidiez les troupes à amener les machines jusqu'ici. »
« Bien votre Majesté » répondirent les deux jeunes de 18 ans avant de s'éloigner.
« Maître Flamel, Maîtresse Flamel ! » s'exclama alors Sir Aksel. « Les créatures commencent à riposter. »
« Nous le voyons, mon cher Aksel » dit Pernelle alors qu'elle et son mari commençaient à ériger des boucliers.
Au départ, Elsa avait proposé que cette mission soit assurée par Tobias et Kirsten mais les deux vieux sorcier avaient objectes que cette mission serait trop épuisante pour être assuré par seulement deux personnes, surtout aussi jeunes. Habituellement, pour une telle tâche, il en aurait fallut bien plus. Les deux immortels, cependant, étaient bien mieux entraînés et pouvaient gérer cette situation même seulement à deux.
Elsa regarda à nouveau le champ de bataille. Elle sentit alors Severus se crisper à ses côtés. Le sorcier se tenait droit, ses yeux totalement blanc fixés droit devant lui mais elle savait que son esprit, lui était en éveil.
« Tu vois ce qui se passe ? »
« J'arrive à différencier les Défenseurs des Mangemorts à présent » dit-il.
Elsa avait voulut empêcher l'homme de venir mais il ne lui avait pas trop laissé le choix. Malgré tout le temps qui était passé, leur relation n'était toujours pas au beau fixe. Il y avait encore certaines tensions entre eux, des tensions qui n'avaient pas encore été réglés.
Elsa voulut poser sa main sur le bras de l'homme mais elle se retint. Elle hésita un instant puis laissa la laissa retomber. Elle allait lui dire quelque chose quand un rugissement se fit entendre. Elle leva les yeux et vit que l'un des Dragons se dirigeait dans leur direction.
« Concentrez vos tirs sur la cible ! » s'écria alors Sir Aksel.
Quelques balles volèrent en direction de la créature mais peu atteignirent leu cible malgré sa taille. Les tirailleurs qui avaient fait feu tremblaient trop. Les autres n'avaient pas dû tout ou tirer. Ils n'étaient pas préparés à ça. Elsa avait bien tenté de les entraîner à faire face à n'importe qu'elle situation, celle-ci dépassait l'entendement.
« Rechargez ! » cria Sir Aksel. « Rechargez et feu ! »
Trop tard. Le dragon était déjà sur eux. Heureusement les boucliers des Flamel tenaient bon. Malheureusement, malgré leur puissance, une attaque d'une telle force avait trop affaiblit leur défense. Si jamais il essayait à nouveau…
« Je m'en occupe » dit alors quelqu'un.
Croyance s'avança vers le parapet le plus proche et grimpa dessus. Alors qu'il se pencha vers le vide, son corps se mit à onduler et à se déliter. Il se laissa alors tomba et bientôt un nuage noir emplit d'éclairs rouges remonta vers le ciel en direction du dragon. La créature gigantesque cria et se débattit mais il lui fut impossible de se libérer de la fumée noir qui attaquait son corps tout en l'éloignant du château.
« Reprenez-vous ! » s'exclama alors Sir Aksel. « Rechargez et reprenez les tirs sur les unités volantes. Vous allez tenir le coup ? »
« Oui, oui, nous avons été surpris » répondit Nicolas Flamel à qui la question était adressée avec son épouse.
Elsa soupira. Elle voulu à nouveau essayer de parler à Severus lais elle vit que celui-ci avait disparut. Voyant un coin de cape noir disparaître plus loin, elle se jeta à sa poursuite.
« Severus ! » cria-t-elle quand elle l'eut enfin rejoint.
Il était déjà dans les escaliers pour descendre.
« Il faut que j'y aille » dit-il.
« Non ! Je t'en prie ! Ne…ne me laisse pas ! »
Severus se retourna alors vers la Reine. Il grimpa les quelques marches qui les séparaient et saisit sa nuque avant de plaquer ses lèvres sur les siennes.
« Je reviendrais » dit-il quand il cessa leur baiser. « Je te le promet. »
Puis, profitant de sa surprise, il se détourna et fuit dans les escaliers en direction de l'extérieur…et des combats.
0o0o0
Severus se déplaçait comme jamais encore il ne l'avait fait. La nuit commençait à tomber mais ça ne le gênait pas. Aveugle, il n'avait pas besoin de lumière, seulement de magie et ça, il y en avait. Tout autour de lui, la magie pulsait et éclairait pour lui un monde fait d'énergie.
Grâce à sa perception, il n'était plus limité par son champ visuel. Il arrivait à sentir les énergies tout autour de lui, simultanément devant, derrière, sur les côtés, en dessous et au dessus de lui. Grâce à cela, il se déplaçait avec fluidité en direction de son objectif : la colline où se trouvait le Seign…Voldemort, entouré de ses plus fidèles Mangemorts qui faisaient comme une barrière autour de lui.
Il savait qu'il ne pouvait pas attaquer de front contre autant d'adversaires. Le Mage Noir seul ne serait déjà pas facile à abattre alors avec ses gardes du corps…mais il avait un plan. Il savait comment séparer Voldemort de ses Mangemorts et le forcer à se battre en duel avec lui. Il avait tout prévu depuis déjà quelques temps en secret.
Ayant repéré sa proie, il s'en rapprocha le plus possible avant de transplaner. Les Mangemorts qui le gardaient avaient déjà pointé sa baguette sur lui mais il avait disparut sous leurs yeux avant de réapparaître juste sous le nez de leur Seigneur. Severus avait eut la satisfaction de voir l'expression surprise de Voldemort avant de saisir sa robe et de transplaner à nouveau.
Malgré le danger d'une telle technique, c'était pour Severus un danger calculé. Grâce à ses nouvelles capacités de perception et son sang froid lui venant notamment de ses nombreuses années en tant qu'espion, il avait pu transplaner deux fois à la suite au milieu d'un groupe sans superpordition.
Une fois arrivé à sa destination finale avec son paquet, il le lâcha et s'éloigna rapidement tout en murmurant des sorts. Voldemort regarda autour de lui et vit qu'il se trouvait au milieu du terrain de Quidditch. Il grimaça puis reporta son attention vers son ravisseur.
« Severus » siffla-t-il en le reconnaissant. « Comme il est bon de te revoir. Tu m'as beaucoup manqué. »
Mais Severus ne répondit pas. Aussi rapidement qu'il le put, il termina son incantation. L'air frémit autour de lui puis des flammes noires apparurent de l'autre côté des gradins. Elles entouraient tout le stade et montaient jusqu'aux tribunes.
« Il n'y a aucun moyen de s'échapper » dit alors Severus. « Vous devez vous battre contre moi. »
« Je suppose que tu as aussi mis des protections anti-transplanage. »
En fait il s'agissait de protections qui interdisaient tout transport. Voldemort possédait le même type de pouvoir qu'Elsa, Erik et les autres. Il ne savait pas s'il avait appris à créer des portails mais il ne voulait pas prendre de risques. Les flammes quant à elles étaient identiques à celles qu'il avait utilisé des années auparavant pour protéger la Pierre Philosophale donc elle devrait empêcher toute retraite à Voldemort.
Bien étendu, de telles défenses ne pouvaient pas avoir été montés dans les quelques secondes entre son arrivée et leur activation. Severus s'était préparé à cette confrontation depuis des mois. Des qu'il avait été sûr de pouvoir se débrouiller seul avec sa perception magique et une fois que son corps avait été suffisamment remis, il avait transplané à Poudlard.
C'était facile puisque Dumbledore était venu le voir. Il avait quitté les protections du château et s'était rendu au chevet de son espion. Severus en avait été heureux. Malgré leurs désaccords, Severus considérait Albus comme son mentor. Cependant il avait profité de sa position pour extirper au vieil homme la position de Poudlard, lui permettant ainsi de s'y rendre.
Il avait donc passé quelques temps à transformer le terrain de Quidditch en parfaite souricière afin de piéger Voldemort, créant des protections puissante pour que même quelqu'un d'aussi puissant que le Mage Noir ne puisse en sortir. Le seul problème venait du fait que pour réaliser des protections impénétrable, elles devaient l'être dans les deux sens. C'est pour cela qu'il avait dû les activer dès leur arrivée. Mais maintenant quelles étaient en place, Voldemort n'avait que deux façons pour en sortir : soit Severus que Severus les lève lui-même, soit qu'il meurt.
« Tu veux me défier, Severus ? » demanda Voldemort d'un ton doucereux.
« Non, je veux vous tuer » répondit celui-ci abat d'envoyer le premier sort.
Voldemort leva sa baguette et le dévia avec un geste négligent. Severus grimaça. Il savait que le combat sert difficile. Après tout le Seign…Voldemort avait beaucoup plus d'expérience que lui. Cependant Severus n'était pas un débutant. Il connaissait sans doute presque autant les arts noirs que lui quand à sa puissance magique…et bien, malgré la supériorité de son adversaire de ce côté-là, il n'était pas en reste. De plus, il avait un atout.
Le combat commença alors entre les deux sorciers, chacun ave un style différent. Là où Voldemort se contenter de rester debout en déviant les sorts de son adversaire où en les intercepter avec un bouclier tout en en lançant d'autres, Severus était en mouvement permanent. Il avait enlevé sa cape pour révéler une tenue de duels pratiques qui lui permettait de bouger plus facilement. Grâce à cela et à sa perception, il évitait les sorts que lui lançaient Voldemort au lieu de les contrer. Il économisait donc son énergie magique, prêt à frapper.
Quand il fut sûr que Voldemort était trop confiant pour voir le piège, Severus lança à nouveau un sort avec sa baguette. Immédiatement après, il en envoya un second partant cette fois de sa main grâce aux techniques qu'il avait apprises. Voldemort dévia nonchalamment le premier mais ne vit arriver le second que trop tard. Il eut juste le temps de s'écarter mais pas avant que le sort atteigne sa main. De nombreuses coupures apparurent alors et son sang se mit à couler.
Il regarda sa main blessé puis lança un sort pour refermer les blessures.
« Intéressante technique, Severus » siffla-t-il. « Mais… »
Il envoya plusieurs sorts successifs très rapidement en direction de son adversaire. Celui-ci essaya de tous les éviter en se jetant sur le côté mais Voldemort avait prévu qu'il ferait ça. Severus, qui peinait à se relever, eut juste le temps de dresser un bouclier devant lui en voyant le rayon lumineux venir vers lui. Il réussit à intercepter le sort mais celui-ci explosa, projetant Severus en arrière.
Sonné par le choc, il réussit tout de même à se relever mais i se rendit alors compte qu'il n'avait plus sa baguette. Il chercha frénétiquement autour de lui et finit par apercevoir le bout de bois. Malheureusement, avant même qu'il n'ait pu s'en approcher, Voldemort lui lança un sort, la faisant exploser.
« Je pense que ça fait de moi le grand gagnant » dit celui-ci avec un sourire.
Il ricana et pointa sa baguette vers Severus.
« Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te tuer tout de suite. Après tout, ta traîtrise, ton évasion, tout cela à est un affront que je dois laver dans la douleur. Je pensais te torturer mentalement mais je suppose que ton esprit est toujours aussi fort…et puis ce serait moins amusant… »
Severus l'écoutait à peine, il se préparait.
« Voyons… » poursuivit Voldemort, « que vais-je utiliser…pas déjà le doloris, ce serait trop facile… et si je commençais par te rendre la monnaie de ta pièce en déchiquetant ta main. »
Le sort partit de la baguette et se dirigea vers sa cible mais Severus était prêt. D'une main, il créa un bouclier pour stopper l'attaque alors que de l'autre, il ripostait. Abasourdi, Voldemort vit le sort venir vers lui et ne pensa à se protéger qu'au dernier moment.
« Que…quoi…comment… » balbutia Voldemort.
Severus eut un rictus.
« C'est dommage je dois dire. Beaucoup de gens auraient aimé être là pour voir votre visage à ce moment-là. Mais il a fallu que cela arrive devant le seul qui ne peut pas le voir. »
« Qu'est-ce que tu as fais Severus » siffla Voldemort. « Des baguettes dissimulés. »
« Oh non, aucune baguette, aucune baguette du tout. Je n'en ai pas besoin. Plus maintenant. »
« Impossible ! Seul un sorcier puissant peut lancer des sorts sans baguette. »
« C'est ce que tout le monde a crut depuis longtemps mais c'est faux » dit Severus. « Ce satané Potter et ses amis ont appris à s'en passer il y a longtemps et ils ont a pris à tout le monde comment faire. Que se soit en Angleterre où ailleurs. En fait, aujourd'hui, il n'y a pas un gouvernement qui n'ignore le secret. Tout le monde est au courent…sauf vous. »
Voldemort poussa un cri de rage et se remit à attaquer. Mais le bouclier sans baguette de Severus était fort. Il tenait bon. Malheureusement pour lui, le mage noir avait encore quelques tours dans son sac. Il envoya un sort mais cette fois, pas sur son adversaire, juste devant lui, a ses pieds.
Il y eut une explosion et Severus se retrouva à nouveau propulsé en arrière. Il réussit encore une fois à se relever mais il devait déjà éviter le sort suivant. Alors qu'il courait pour éviter de se faire frapper, il se maudit. Cette fois c'était lui qui s'était montre imprudent. Il avait cessé de bouger, devenant une cible facile. Maintenant, il était coincé parce qu'il n'avait plus le temps de riposter.
Malheureusement, à force de courir dans tous les sens, il finit par trébucher. Il roula rapidement sur le sol pour ne pas se faire toucher et tenta de se relever. Mais à cause de la poussière soulevée par l'explosion, il ne vit le sortilège suivant que trop tard. Par réflexe, il mit les bras devant son visage et attendit le choc. Mais celui-ci ne vint pas.
A la place, il sentit une vague de froid devant son visage et perçu l'énergie qui créa la barrière de glace juste devant lui. Cette énergie, il la connaissait parfaitement.
« Qu'est-ce que tu fais là ? Comment as-tu réussit à entrer ? » demanda-t-il à Elsa alors qu'elle se précipitait vers lui pour l'aider à se relever.
« Je te connais Severus » lui répondit la Reine. « Tu es bien trop malin pour ne pas avoir prévu une porte de sortie au cas où. Il l'a suffit de la trouver. »
« Qu'est-ce que tu fais là ? » répéta Severus. « Je n'ai pas besoin de ton aide ! »
« Arrête d'être aussi buté ! » s'insurgea Elsa. « Tu crois vraiment que tu vas y arriver seul ? Tu te 0 rends pour quoi ? Un Gryffondor ? »
Il y eut alors un silence. Le seul bruit venait des explosions causées par ma magie de Voldemort derrière la glace. C'était violent mais la construction d'Elsa tiendrait.
« C'est bas, ça » grogna finalement Severus.
« Peut-être mais c'est vrai » répliqua la Reine. « E plus je te rappelle que moi aussi j'ai un compte à régler avec lui. Ça fait des années qu'il s'en prend à mon fils, je ne vais pas le laisser continuer plus longtemps ! »
À nouveau il y eut un silence puis Severus laissa échapper un petit ricanement.
« Poufsouffle » dit-il.
« Je sais que dans ta bouche c'est une insulte mais on en reparlera plus tard. »
« Très bien, on y va à trois. Un… »
« Deux… » poursuivit Elsa avec un sourire.
« Trois ! »
0o0o0
A bout de souffle, Hermione se plaquage contre le mur. En essayant de reprendre sa respiration, elle tentait tant bien que mal de dissimuler sa présence grâce à ses pouvoirs.
Il était là. Le parasite. Juste à côté.
Il lui aurait juste fallu tourner le coin pour le voir…ou pour qu'il la voie. Mais elle devait rester cacher. Elle savait qu'elle n'était pas de taille à l'affronter.
Prudemment, elle recula et ouvrit la porte la plus proche. Heureusement, elle n'avait pas à le confronter directement, ce n'était pas nécessaire. Il lui fallait juste trouver un endroit tranquille où se concentrer et cette salle vide ferait parfaitement l'affaire. Rapidement mais aussi silencieusement, elle se dégagea un espace. Elle leva alors son index puis créa magiquement une entaille sur le bout de son doigt.
Ce qu'il lui fallait à présent c'était se créer un espace sûr, un espace à la fois paisible pour l'aider à concentrer mais aussi protégé. Il fallait absolument éviter que l'Être Sombre ne l'interrompe dans son travail. Si jamais cela arrivait alors le mieux serait tout simplement qu'il se débarrasse d'elle. Mais ça se serait seulement si la rupture du lien psychique ne lui ça sait pas de dégâts cérébraux.
A quatre pattes, elle se mit à tracer des runes ave son sang. Un cercle dans laquelle elle serait assise puis des runes de concentration aux quatre points cardinaux. Ensuite sur plusieurs cercles concentriques, des runes de protections physiques impénétrables et enfin, d'autres pour éviter d'être repérée. Elle aurait pu tout simplement se cacher dans une autre salle mais la proximité physique avec sa cible permettrait une meilleure efficacité. De plus, ce n'est pas comme si un tel travail allait passer inaperçu. Donc si son ennemi pouvait mettre un peu de temps à la trouver, ce serait mieux. Le tout était de faire ça intelligemment. Masquer toute trace de sa présence serait stupide. Ça créerait une sorte de vide magique tout aussi visible. Non, ce qu'elle devait faire s'était dissiper l'énergie tout autour du château. En créant également des échos et des résonances dans la diffusion, elle pouvait également leurrer l'Être Sombre en lui faisant croire qu'elle était ailleurs.
Malgré les tremblants qui parcouraient son corps, la main d'Hermione était sûr et précise alors qu'elle traçait les symboles magiques. Quand elle eut terminé, elle referma sa blessure puis se leva pour contempler son œuvre. Ça irait…enfin elle l'espérait. Mais ce n'était plus le moment des doutes, soit ça passait, soit ça cassait.
Elle se sentit légèrement vaciller. Normal. Elle avait utilisé pas mal de sang pour son tracé. Il fait dire que le cercle en entier faisait deux bons mètres de rayons et presque entièrement recouverts de runes. C'était risqué mais ça restait la meilleure solution. Le sang était une substance puissante chargée de magie. D'autres substances auraient pu faire l'affaire mais elle n'en avait pas sous la main. Heureusement ce qu'elle avait, c'était de la potion de restauration sanguine. Elle fouilla dans sa poche et prit un flacon qu'elle vida entièrement. Elle se sentit un peu mieux mais plongea à nouveau sa main dans sa poche et en sortit du chocolat. Grâce à la potion, elle n'avait besoin ni de liquide ni de glucose pour que son taux de globule rouge remonté mais son esprit était encore embrouillé.
Rapidement, elle mangea la sucrerie et alla s'assoit au centre du cercle. Elle croisa les jambes et ferma les yeux avant de contrôler sa respiration. Son pouvoir rendait les choses plus faciles mais la transe dans laquelle elle plongeait allait lui donner plus d'appui. Même si elle ne le voyait pas, elle savait que son cercle s'était mis en marche autour d'elle. Elle était donc protégée et pouvait se concentrer sur sa tâche.
Lentement, elle étendit son esprit et se concentra sur son lien avec Ingrid. Quoi que soit la chose noire comme de l'encre ressemblant à un nuage de fumée qu'elle avait vue près de l'Être Sombre, elle était sûre que c'était ce qui avait engloutie son amante. Elle était également certaine que c'était cette chose qui avait obstruée le lien entre elle. En effet depuis qu'elle avait ressentit sa peur sur le champ de bataille, elle n'avait plus rien ressentit et elle doutait que cela vienne d'Ingrid.
Mais grâce au cercle et à la transe, elle était plus forte. Elle réussit à se frayer un passage à travers ma chose sombre non sans frémir à cause de son contact huileux. A l'intérieur du nuage, l'empreinte psychique d'Ingrid était parcellaire. Il ne restait que des traces étouffées par la présence méphitique du nuage. Pourtant Hermione petit à petit jusqu'à son but. Elle banda une dernière fois sa volonté et parvint enfin à se glisser dans l'esprit de sa compagne.
A l'intérieur, elle s'était attendue à voir le paysage psychique d'Ingrid mais ce n'était pas le cas. A la place, elle se trouvait…à Arendelle. Dans la capitale. Elle pouvait encore sentir la présence malfaisante du nuage tout autour d'elle, corrompant l'esprit de son amie. C'était li qui devait générer ce paysage tôt autour d'elle-même si elle n'en comprenait pas le but ni pourquoi celui-ci était censé avoir causé un tel état de terreur à son amie.
Tout y était en fait parfait. Elle pouvait voir chaque détail du paysage avec précision : les maisons, les plantes, les arbres, les montagnes au loin ainsi que la mer. Elle pouvait également entendre les bruits et sentir les odeurs. Pourtant c'était là que ça clochait. Elle étendit des bruits mais ce n'était pas ceux due ville vivante. C'était comme s'il n'y avait plus personne. Et cette odeur…
Hermione couvrit son nez. Il régnait autour d'elle une forte odeur d'ozone comme…comme après que la foudre soit tombé quelque part. Soudain, Hermione entendit le bruit d'un éclair de même qu'un grand cri de désespoir.
« Non ! » entendit Hermione.
« Ingrid ! » s'exclama celle-ci en reconnaissant la voix de sa compagne.
Elle se précipita en direction du cri. C'est comme ça qu'elle tomba sur son premier cadavre. C'était une femme. Son teint était pâle, ses yeux vides et un grand trou brûlé perçait sa poitrine de part en part. A l'odeur, Hermione pouvait dire qu'elle avait été tuée par la foudre.
« Oh non… » gémit alors la jeune femme. « Non, non, non, non, non, non, non… »
Elle reprit son chemin encore plus vite, notant sur son passage plus de cadavres ainsi que des bâtiments brûlés voir même complètement détruits. Alors qu'elle avançait, elle pouvait entendre Ingrid de plus en plus clairement. Celle-ci pleurait et criait.
Elle arriva finalement sur la grande place et se figea. Les lieux étaient un champ de ruine rempli de cadavre. Hermione déglutit en en reconnaissant certains. Il y avait Erik, Draco, Wolf, tout leurs amis en fait, Jīnfă, Elsa, les parents d'Ingrid…tout un tas de personnes qu'ils connaissaient et aimaient, certaines qui d'ailleurs n'avaient rien à faire ici. Et au milieu du carnage il y avait Ingrid. Celle si était effondrée sur le sol, des éclairs sortant encore de son dos, et pleurait en tenant un corps dans ses bras. Hermione frémit en découvrant qu'il s'agissait du sien.
Depuis très longtemps, Ingrid avait toujours eut peur de perdre le contrôle. Même toute jeune, elle était plus forte que les autres enfants, même les garçons et piquait des crises de colère dans laquelle des personnes étaient blessés. Avec l'émergence de ses pouvoirs elle s'était rendu compte que ses pertes de contrôle pouvaient faire encore plus de dégâts et même tuer des gens…notamment des personnes qui lui étaient chers.
A force de travail et de concentration, elle avait réussit à maîtriser cette peur mais celle-ci ne l'avait jamais vraiment quittée. De temps en temps, dans les moments de stress, elle refaisait surface. Parce qu'elle lui en avait parlé, Hermione savait ce qui se passait mais elle n'avait jamais rien pu faire. Ingrid avait toujours refusé son aide. Et bien pas cette fois.
Hermione souffla pour se donner du courage puis se mit à avancer.
« Ingrid ! » s'écria-t-elle d'une voix forte.
Les éclairs qui sortait du dos de son amie semblèrent se réveiller et tentèrent de la frapper mais Hermione les évita.
« Partez… » geignit alors Ingrid. « Partez, je vous en prie…je ne veux pas vous faire de mal. »
« Tu ne me fera pas de mal » lui cria Hermione.
Un autre éclair fonça sur elle en réponse mais cette fois, au lieu de l'éviter, elle utilisa la magie pour se protéger. Heureusement pour elle, cela fonctionna. Il n'y ait aucune garantie qu'elle puisse faire cette action. Elle se trouvait dans un autre esprit que le sien et celui-ci était dominé par une entité qui contrôlait ses pensées. Heureusement, Hermione avait suffisamment de puissance pour imposer sa volonté. Sans cela, elle aurait été touchée par l'éclair et qui sait ce qui se serait passé.
« Tu ne me fera pas de mal, Ingrid ! » répéta Hermione. « Tu ne perdras jamais le contrôle au point de me faire du mal à moi ou aux autres. »
« Mais c'est trop tard » sanglota Ingrid. « Je t'ai tué. »
Hermione avança encore, se protégeant des éclairs et finit par atteindre Ingrid.
« Non, tu ne m'as pas tué » dit-elle en s'agenouillant devant elle et en lui releva la tête. « Regarde, tu ne m'as pas tué. »
« Hermione… » dit Ingrid.
« Tu ne me tuera jamais » rajouta son amante en la serrant dans ses bras. « Parce que je ne te laisserai pas me tuer. Je resterais auprès de toi quoiqu'il arrive. Tu n'as pas à te battre seule. Je suis là pour toi, tu peux t'appuyer sur moi. »
« C'est si dur ! Je veux être plus forte… »
« Te reposer sur moi ou sur les autres ne te rends pas moins forte ! Ça te rend humaine ! Nous sommes une race faible, c'est pour ça que nous nous regroupons. Laisse-moi devenir forte avec toi, pour le meilleur et pour le pire, dans la joie comme dans la tristesse et même au-delà de la mort. »
« Hermione… » balbutia alors Ingrid. « Je t'aime…aide-moi… »
« Je suis là. Je reste avec toi. Pour toujours. »
Ingrid se mit à sourire puis en roula ses bras autour de sa compagne abat de se laisser aller contre elle. Détendu, rassuré, son esprit échappa à l'emprise du nuage de terreur. Autour des deux jeunes femmes, le paysage d'Arendelle en ruine commença à se fendre puis se brisa dans un grand bruit.
Hermione et Ingrid rouvrirent les yeux. Elles flottaient dans un grand ciel bleu. En dessous d'elle, de puissance nuages étaient parcours de foudre alors qu'autour d'elle se trouvaient des îles qui flottaient dans le vide et sur lesquels on pouvait voir des jardins luxuriants et des villes raffinés. C'était une vision à la fois puissante et emprunte de sensibilité. Parfaitement à l'image d'Ingrid.
« Merci » dit celle-ci en regardant Hermione avec amour.
Celle-ci lui rendit son regard sans dure un mot. Elle avait déjà dit ce qu'elle avait à dire. Mais soudain une expression d'horreur se peignit sur son visage.
« Hermione ? Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Ingrid, paniquée.
« Il est là » souffla Hermione avant de disparaître.
Dans le monde physique, elle sursauta en ouvrant les yeux. Devant elle se tenait une longue robe noire. Elle leva les yeux et vit envisage de Wolf. Ses protections avaient été brisées comme s'il s'agissait de jouer. Hermione ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais elle n'en eut pas le temps. Une poigne invisible s'empara de son cou et elle se mit à suffoquer.
« Ah…Hermione, Hermione, Hermione » soupira faussement l'Être Sombre. « Encore et toujours toi. Décidément, à chaque fois tu te retrouve sur mon chemin. »
Il leva la main et Hermione se sentit tirée vers le haut. Les mains sur le cou pour tenter de respirer, elle fut forcer de se lever mais la poigne la leva plus haut et bientôt ses pieds se mirent à battre l'air.
« Peut-être que je devrais être sérieux un moment et te tuer tout de suite » reprit son tortionnaire.
« Lâche-la ! » cria alors une voix.
Malgré les larmes dans ses yeux et son souffle court, Hermione réussit à reconnaître Ingrid. Celle-ci se tenait dans l'embrasure de la porte, lance pointée sur l'Être Sombre, prête au combat. Ce dernier se return et laissa échapper un petit rire.
« Et que vas-tu faire ? » demanda-t-il. « Me tuer ? Allons, vous avez misérablement échoués tout à l'heure pour la simple et bonne raison que vous ne vouliez pas abîmer mon corps. »
« Pour sauver Hermione je le ferais » menaça Ingrid entre ses dents. « Je sais que c'est ce que Wolf aurait voulu ! »
L'Être Sombre éclata de rire.
« Ne soit pas ridicule, ma petite Ingrid. Même avec toute la motivation du monde, tu ne me feras pas une seule égratignure parce que tu t'accroches toujours à l'espoir de pouvoir retrouver Wolf malgré le fait qu'il soit mort et… »
Il se figea sans finir sa phrase. Ses yeux s'ouvrirent alors comme des soucoupes et il lâcha son emprise sur Hermione qui tomba sur le sol. Aussitôt, Ingrid se précipita vers sa compagne qui, à quatre pattes, toussait à perdre haleine.
L'Être Sombre tourna alors lentement la tête vers l'un des murs et le fixa comme s'il pouvait voir au travers.
« Impossible… » murmura-t-il. « Cela ne se peut…c'est… »
À l'insu d'Ingrid et Hermione, leur ennemi n'était pas le seul à s'être figé. En effet à l'extérieur, un grand silence pensant s'était installé sur le chaos de bataille. Même les créatures avaient cessé de se battre et était aux abois.
Deux bruits parvinrent alors à leurs oreilles : les battements d'un tambour et le fracas d'une marche, un fracas épouvantable, celui d'une armée. Celle-ci se mit alors à émerger de la forêt en flot continue et furieux accompagné de tambours et de chants. Ceux-ci provenaient de nains et leur voix tonitruantes faisaient presque autant trembler le sort que leurs pas lourds. Les tambours, eux, venaient d'elfes et de gobelins et battaient la mesure au rythme de l'avancée de l'armée. Ces races n'étaient pas les seuls. Des dizaines d'êtres à peu près humains se pressaient dans la lande en direction du champ de bataille. Dans le ciel, des usages noirs se mettaient à cacher le soleil qui déclinait, offrant une protection aux vampires qui flottaient dans les aires.
L'armée se mit à déferler sur ses ennemis et les Défenseurs furent soulagés de voir que ce n'étaient p eux. Certains d'entre eux avaient même vu leur commandant, un cavalier tout de blanc vêtu, aux cheveux blanc flottant au vent et monté sur un cheval blanc et avaient repris espoir.
Mais celui-ci ne regardait pas la bataille. Son regard était fixé sur le château, droit sur l'Être Sombre. Malgré la distance, malgré les murs de pierre, il le regardait.
C'était ce regard que l'Être Sombre sentait, ce regard qui le faisait frémir et qui disait :
« J'arrive »
À suivre…
.
Et voilà ! Encore un chapitre ! Certaines personnes ont dit en commentaire que le chapitre précédent était sombre et prenait aux tripes. C'était fait exprès pour amener ce chapitre. Alors, ça vous plaît ?
Je l'ai déjà utilisé dans le chapitre précédent mais je l'ai pas expliqué. Le mot « superpordition » est un mot valise composé de « superposition » et « perdition ». Voilà. Invention de moi. Copyright. En fait non, je m'en fiche.
Le personnage de Nurarhyon vient du manga et de l'anime Nurarhyon no Mago. Il s'agit bien de Nurarhyon (et pas de Nura Rikuo) quand il était jeune. Les autres Yokai sont d'autres personnages du manga.
Pour la peur d'Ingrid, rappelez-vous que ce n'est pas une première. J'en parle déjà au chapitre 6 de Prince des Neiges (oui, je sais, ça remonte). Mais ça a pris moins d'importance que ce que je pensais au départ alors je les ressors ici. En fait, sa peur devait se transformer en haine pour Erk et elle devait se retourner contre lui…mais j'ai pas pu. Je peux pas transformer mes gentils en méchants 😅.
Je vous dis donc à dans deux semaines et j'attends vos commentaires.
