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Chapitre 37 – Une bouffée d'air

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- « Nous reprenons la route du Nouveau Monde pour réunir nos alliés, et nous sauverons Ace à Marineford ! » - déclare notre Père en frappant le plancher de son guandao.

- « Ouai ! Sauvons Ace ! » - hurlons-nous tous après notre Père.

Je remarque que le regard de Marco est posé sur moi, ce qui m'oblige à le fixer à mon tour. Il fronce un instant les sourcils avant de détourner le regard vers nos frères. Je reste surprise de sa réaction, car je ne comprends pas. Je regarde Can qui se trouve dans mon champ de vision, et il me regarde en hochant la tête avec conviction. Oyagi donne ses ordres pour préparer l'équipage à prendre la mer. Nous partirons demain matin aux aurores pour rejoindre le Nouveau Monde.


Nos frères s'affairent à préparer le navire pour repartir demain, de mon côté, je n'ai rien à faire de plus. Thatch m'attrape alors au vol, de façon littéraire, pour venir me parler. Je l'observe avec curiosité tandis qu'il m'offre un sourire un peu triste.

- « Si tu as du temps à perdre, tu m'accompagnes au mermaid café ? J'ai entendu dire que la danse des sirènes du café est la plus sensuelle du monde ! » - demande-t-il.

- « Je n'ai pas vraiment envie de tenir la chandelle pendant que tu dragueras toutes les sirènes présentes, Thatch. » - dis-je.

- « Allez ! Ne fais pas ta rabat-joie Héra ! Je te promets de me tenir correctement ! Alleeezzz dit oui ! C'est peut-être nos dernières heures de paix avant d'aller à la guerre ! » - ajoute Thatch avec un ton très insistant.

- « Hum... D'accord, à condition qu'on propose à Marco et Izou de nous accompagner, et pourquoi pas Haruta et Vista aussi ! » - dis-je avec entrain.

- « D'accord d'accord, tout ce que tu veux ! Je m'occupe d'Haruta et Vista, et toi des deux autres. Oh, et enfile une jolie robe pour sortir. » - termine-t-il avec un clin d'oeil.

On se sépare rapidement pour trouver nos camarades. Je sillonne les cabines à la recherche d'Izou, histoire d'affronter Marco en dernier. Je toque doucement à la porte de sa cabine, et il ne tarde pas à venir m'ouvrir. Il me regarde avec surprise, puis me demande pourquoi je suis là.

- « Thatch organise une petite sortie au Mermaid Café, histoire de profiter des quelques heures qu'il nous reste ici. Je voulais savoir si tu voulais venir avec nous ? On compte inviter Haruta, Vista et Marco aussi. » - dis-je.

- « Pourquoi pas, je n'ai rien d'autre à faire. Je me prépare, puis je vous rejoins sur le pont. » - dit-il avant de refermer la porte.

Je reprends ma route cette fois vers la cabine que je partage avec Marco. J'entre silencieusement dans la pièce, puis je remarque qu'il est occupé à son bureau. Je m'approche doucement de lui, l'admirant de profil. Il porte ses lunettes de vue, ce qui lui donne un air très sérieux. Malgré sa concentration, il m'a remarqué puisqu'il tourne la tête vers moi. Je lui fais un sourire se voulant réconfortant, puis je m'approche un peu plus de lui.

- « As-tu beaucoup de travail ? » - dis-je en regardant son bureau.

- « Un peu, pourquoi ? » - demande-t-il.

- « Thatch voudrait se changer les idées en visitant le Mermaid Café en ville, Izou nous accompagne. Je me disais que décompresser un peu avant de partir te ferait du bien. » - dis-je en regardant son bureau.

- « Je sais pas trop... Je n'ai pas la tête à m'amuser dehors alors qu'Ace est en danger... » - me dit-il en plongeant son regard dans le mien.

- « Je sais.. C'est difficile pour tout le monde. Mais pour le moment, on ne peut rien faire de plus pour lui. La seule chose qu'on doit faire, c'est de prendre soin de nous physiquement, mais aussi là... dans nos têtes et dans nos coeurs, pour êtres pleinement en forme pour aller le sauver. » - dis-je doucement en désignant tour à tour le côté de ma tête puis mon coeur.

- « Tu as trouvé les mots pour me convaincre, yoï. » - déclare-t-il en passant ses bras autour de mes hanches.

Marco m'offre une étreinte très douce, alors qu'il tourne son corps vers moi ses bras s'enroulent autour de mes hanches. Il est toujours assis, et moi je suis debout. À mesure que ses bras me serrent, sa tête se rapproche de mon ventre pour venir s'y poser. Je passe mes mains derrière sa nuque et son dos afin de le serrer contre moi. Aucun mot n'est prononcé durant ce moment entre nous. Je comprends que mon compagnon a besoin d'un peu de chaleur humaine dans ce moment si délicat de nos vies. La main que j'ai placée derrière sa nuque remonte le long de son visage pour caresser sa joue tandis que nous fermons les yeux quelques instants.

J'attends que Marco se décide à rompre l'étreinte pour passer ma main dans ses cheveux, le décoiffant un peu. Il m'offre un faible sourire tandis que son regard croise le mien.

- « Thatch et Izou vont nous attendre sur le pont, enfilons des vêtements un peu plus habillés pour l'occasion. » - dis-je calmement.

Je récupère ma robe noire à fleurs rouges de mon sac pour la montrer à Marco. Celui-ci hoche la tête d'un air approbateur, puis il se lève pour fouiller dans son armoire. De mon côté, je récupère mes chaussures vernies puis je vais enfiler le tout dans la salle de bain. Je recoiffe mes cheveux longs pour les laisser libres. J'attends que Marco me prévient qu'il a terminé de se changer pour que je sorte de là.

Il a enfilé une chemise blanche ainsi un pantalon différent. On se regarde un instant avant qu'il n'accroche une bourse d'argent à sa ceinture. En le voyant faire, je pars récupérer des belly dans mon sac.

- « Ne t'encombre pas d'argent, si tu as besoin de quelque chose, je te le paierai Héra. » - me dit-il.

- « Merci Marco, mais tu es sure ? Ça m'embête de te faire dépenser ton argent pour moi. » - dis-je un peu gênée.

- « J'insiste, laisse-moi te faire plaisir. » - me dit-il.

Je remets ma bourse dans mon sac avant que Marco n'attrape mon bras pour me tirer jusqu'au pont du navire. Je le laisse faire en claquant la porte de la cabine derrière nous.


Sur le pont, nous rejoignons Thatch, Izou, Haruta et Vista. Ils nous observent avec un sourire en coin qui veut tout dire. Thatch se retient de nous charrier avant de mener la marche vers la ville des hommes poissons. Je souris à nos autres compagnons de route tandis que j'attrape le bras de Marco, celui qui tient le mien. Je me détache de sa prise un peu trop forte sur mon bras, pour plutôt lier nos mains ensemble. Le Phénix me lance un regard un peu surpris, puis désolé en voyant la trace rouge de sa main sur mon poignet. Je lui rends un sourire puis nous nous laissons porter par l'ambiance festive de l'île.

Je dois bien avouer que l'île des hommes poissons est sublime. L'architecture est particulière mais fidèle aux fonds marins. Les bâtiments sont colorés, roses, bleus, verts, jaunes, un festival de couleurs. Des grands coraux apportent un semblant de végétation, tandis que d'immenses tubes traversent l'île pour permettre aux sirènes de se déplacer d'un bout à l'autre. J'observe avec un peu de jalousie les sirènes qui sont toutes très belles, avec de magnifiques formes très féminines. Leurs queues sont colorées pour la plupart, mais certaines ont des queues d'espèces particulières.

Marco m'explique en détail le découpage génétique des enfants naissant des couples d'hommes poissons et de sirènes. Je l'écoute avec attention avant de lui répondre.

- « Les sirènes sont vraiment magnifiques, mais au final, les hommes-poissons sont mieux non ? » - dis-je.

- « Que veux-tu dire Héra ? » - demande-t-il avec curiosité.

- « Eh bien... les sirènes sont magnifiques, mais une fois sur la terre... bah elles ne peuvent pas se déplacer normalement, elles sont limitées. Donc à choisir, il est mieux d'être un homme-poisson non ? Comme Namur. » - dis-je pour expliquer simplement mon raisonnement.

- « Vu comme ça, c'est vrai. Je n'ai jamais vu de sirène pirate jusqu'à présent. » - répond-il.

Nous rions un instant en imaginant une sirène pirate armée de sabres ou d'un pistolet. Je remarque que certaines sirènes lancent des regards enjôleurs à mes frères, ce qui me gêne un peu. En comparaison d'elles, je ne suis clairement pas à la hauteur. Je tire une moue un peu boudeuse devant cette situation. Marco semble le remarquer, alors il resserre doucement sa prise sur ma main.

- « J'ai oublié de mentionner que tu es ravissante dans cette robe Héra. » - annonce-t-il.

- « N'est-ce pas les gars ! Une vraie demoiselle. On devrait jeter tous tes vêtements pour remplir ton sac avec des robes. » - ajoute Thatch.

- « Les robes c'est bien pour sortir flâner avec vous, mais pas pour être pirate. » - dis-je en observant mes frères.

- « D'ailleurs, tu n'as pas encore de prime non ? » - demande Vista.

- « Je ne crois pas non. J'imagine que la Marine n'a pas encore remarqué mon existence. De toute façon, sans me voir combattre, ce doit être difficile de fixer une prime. Mais j'espère que ma première prime sera supérieure à celle de Tony Tony Chopper, elle s'élève à 50 bellys. » - dis-je en riant.

- « 50 belly ?! C'est si bas ! Quel genre de petit pirate a une prime si basse ? Aurait-il juste volé une sucette à un bébé ou quoi ? » - commente Haruta.

- « Hoy ! Thatch, le café est encore loin ? » - demande Marco avec impatience.

- « Je sais pas trop, je dirais... Une dizaine de minutes d'ici. » - répond-il.

Nous marchons une dizaine de minutes, discutant de tout et de rien sur le chemin.


La devanture du café est en pierre grise et rose. Un grand panneau indique le nome en bleu et vert sur un fond rose orné de doré. Des tissus et des ornements décorent l'entrée du café qui semble être assez spacieux. La rue en elle-même est assez dynamique, beaucoup de gens vont et viennent. Lorsque nous entrons, une sirène nous accueille et nous mène à une table.

- « Bienvenus à vous chers clients ! Je suis Hiramera, pour vous servir ! » - annonce la magnifique sirène aux cheveux roses.

La sirène nous distribue des menus et reste présente à nos côtés pour répondre à nos questions. Je suis assise à la droite de Marco, qui a insisté pour que je m'assieds là. À ma droite se trouve Izou, qui ne cesse d'admirer la beauté de la serveuse. Je laisse de côté mon menu, incapable de lire les caractères japonais inscrit dessus. Je regarde le menu de Marco, qui m'explique les différentes options. Le menu du café comprend : des gâteaux, des fruits de mer, des algues brulées wakame, des tartes aux algues mozuku, du soufflé de varech konbu, de la viande de crustacés, des sandwichs aux pétoncles et de la pizza aux palourdes shijimi. J'ai du mal à me décider, le choix est difficile. La vérité, c'est que je n'aime pas beaucoup les fruits de mer et les crustacés, et ne parlons pas des algues.

- « Humm... Je pense partir sur un sandwitch aux pétoncles et une part de gâteau en désert. » - dis-je à Marco.

- « Dans ce cas, je vais prendre quelque chose de différent... De la viande de crustacés et une tarte aux algues mozuku. » - me répond-il.

Les autres membres du groupe nous regardent faire avec curiosité tandis que nous prévoyons notre repas. Je n'aurais pas pensé qu'un mermaid café soit en réalité un café-restaurant. Je sais parfaitement en lisant le sourire de Marco qu'il compte piocher dans mon dessert, comme à presque tous nos repas depuis que je suis sur le Moby Dick. Je sens le regard de Vista sur moi, et je le regarde à mon tour.

- « Héra-chan... est-ce que par hasard tu ne saurais pas lire ? » - demande le sabreur.

- « C'est exact, oui. C'est un peu gênant de devoir l'avouer. Sur mon île, nous n'écrivons pas de la même façon. Depuis que je suis à bord, Marco me donne des cours, mais j'ai du mal. » - dis-je d'un air gêné.

- « Oh ! Tu me rends curieux là. Comment écris-tu le prénom de Marco avec ta façon d'écrire ? » - demande Izou.

- « Comme ça... M - A - R - C - O . » - épelais-je le prénom en l'écrivant sur une serviette en papier.

Je montre l'écriture latine à mes frères, qui semblent très surpris. On commence à discuter de ce sujet, notamment de la façon de comprendre l'étymologie du prénom à partir des lettres. Nous n'arrêtons pas notre discussion même après avoir reçu nos plats. Je mords avec gourmandise dans mon sandwich tandis que mes frères goûtent leur nourriture. Le sandwich est excellent, et j'en propose un morceau à Marco. Celui-ci l'accepte avec plaisir, et il croque dedans une bouchée. Je le vois hocher de la tête en savourant le goût particulier. Il me propose un morceau de sa viande de crustacé, que j'accepte également par curiosité. La chair est bonne, un peu comme du crabe. Nous accompagnons notre repas d'un peu d'alcool, comme du saké, du vin ou de la bière. De mon côté, je pioche un peu de bière et un peu de saké, mais je reste raisonnable en comparaison des commandants autour de moi.

Marco me regarde un instant avant de me parler.

- « J'y pense Héra, mais j'ai l'impression de ne pas t'avoir bien intégré à ma division. Depuis que tu es à bord, on n'a pas reçu de mission à mener. Je rectifierai ça plus tard, une division s'est important, tu verras, tu te feras des amis. » - dit-il en ébouriffant mes cheveux.

Je lui souris quelques instants en le remerciant. Marco à raison, jusqu'à présent, je n'ai pas eu beaucoup d'interactions avec les autres membres de la 1ère division. De la même façon, je n'ai pas été très proche de Oyagi. Je me sens un peu coupable, mais au vu du nombre d'enfants qu'il a, il n'a sans doute pas le temps d'être avec chacun d'entre nous de façon individuelle. Je me rattraperai en lui achetant quelque chose à manger sur le chemin du retour.

Plus le temps passe, plus je remarque que le café est relativement vide de clients, nous sommes presque seuls avec les employés. Les commandants ne semblent pas se poser de questions, et ils commencent à devenir joyeux à cause de l'alcool. Izou qui est à ma droite, passe son bras par-dessus mes épaules, avec un sourire malicieux sur les lèvres.

- « Rappel moi ton âge, Héra ? » - demande Izou.

- « J'ai 18 ans, bientôt 19. » - dis-je.

- « Tu as déjà... embrassé un garçon ? » - ajoute Izou avec curiosité.

- « J-Je... Non, pas vraiment. » - dis-je en rougissant fortement.

- « J'imagine que tu n'as jamais... genre tu vois... avec un gars ? » - demande Izou de façon très indiscrète.

- « Oï ! C'est quoi ce genre de questions hein Izou ?! Laisses-la tranquille. » - le coupe Marco.

Mon visage s'est coloré en rouge tellement la question était gênante à mes yeux. Haruta et Vista m'observent en riant silencieusement tandis que Marco envoie des regards noirs à Izou. Le travesti n'en perd pas son sourire malicieux pour autant, riant presque.

- « Ahh ne t'énerve pas Marco. Je pensais juste que vous deux... vous aviez déjà franchi le cap. » - commence Izou en nous désignant tour à tour.

Izou s'amuse de la réaction de Marco et de la mienne. Vista et Haruta en rient également de bon coeur avant de reprendre lentement leur calme. Marco lâche un soupir assez bruyant avant de m'ébouriffer une nouvelle fois les cheveux en me donnant un sourire réconfortant.

Le temps du dessert est arrivé rapidement, nous avons savouré nos pâtisseries. De mon côté, j'ai partagé une part de gâteau avec Marco, tandis que les autres gardaient jalousement leur part.


Nous avons passé presque tout notre après-midi au Mermaid Café. Une petite heure avant notre départ, nous avons assisté à la célèbre danse très très très sensuelle des danseuses sirènes. Thatch a pissé du sang par le nez pendant plusieurs dizaines de minutes, sous les moqueries de notre groupe. Izou est resté admiratif tandis que Vista et Haruta ont encore les joues rougies. Marco quant à lui est resté assez calme, admirant la danse avec un petit sourire sur le visage et une main jouant avec une mèche de mes cheveux. Je crois n'avoir jamais vu un spectacle d'aussi divin et ... extrêmement sensuel.

Nous flânons dans le quartier de Coral Hill à la cherche d'un type de boutique qui pourrait convenir à mon idée de cadeau pour Oyagi. Les 4 commandants me suivent à la trace, observant les boutiques autour de nous pour m'aider. Eux aussi sont emballés à l'idée d'offrir quelque chose à Père.

- « Pourquoi pas du saké ? Père adore ça. » - demande Vista.

- « Mais Père est difficile en matière de saveur, il n'aime que l'excellent saké, et je doute qu'on en trouve ici. » - dis-je à Vista.

- « Peut-être un dessert local ? » - propose Haruta.

- « Oui ! C'est une bonne idée, il faudra prendre suffisamment de boîtes. » - dis-je au groupe.

Je jette mon dévolu sur une boutique spécialisée dans les biscuits et les pâtisseries. J'entre à la suite d'Haruta, avec les autres sur mes talons. Nous fouillons toute la boutique pour trouver la perle rare. Nous choisissons des biscuits secs aux amandes qui vont d'ordinaire avec du thé, ils sont idéaux pour être conservé sur les semaines à venir.

Nous sortons de la boutique avec deux très grandes boîtes nous ayant coûté assez cher. Vista porte la première dans un sac, tandis qu'Haruta et Izou se partagent les lanières d'un second sac. Nous avons prévu large pour qu'Oyagi puisse partager un peu avec les autres membres de l'équipage. Je marche derrière le groupe avec Marco, qui a passé l'un de ses bras par-dessus mes épaules.


Nous mettons quelques dizaines de minutes pour retourner sur le Moby Dick. L'ambiance sur le navire est morose, mais quelques-uns de nos frères semblent prêts à en découdre avec la marine. Quelques curieux s'approchent de nous pour poser des questions au sujet des boîtes que nous transportons, et les commandants prennent le temps d'y répondre. Marco nous laisse pour rejoindre Père, et ils échangent discrètement quelques mots. Je sens leur regard davantage poser sur moi que sur les commandants ou les boîtes. Je suis confortée dans l'idée qu'ils me cachent quelque chose.

Une fois libérés des curieux, nous offrons à Oyagi les deux grandes boîtes de biscuits. Il semble ravi de notre attention, et il nous remercie chaleureusement. Nous partageons tous ensemble les biscuits pour l'heure du goûter, sous les compliments de nos frères.

La fin de la journée défile presque normalement. Nous reprenons peu à peu pied avec la dure réalité d'une guerre qui s'annonce. Le soir venue, je me couche avant Marco, parce qu'il souhaite veiller un peu en étudiant le trajet de demain. Je prends le temps de l'observer un peu sous l'éclairage faible d'une lampe à huile. Comme à chaque fois qu'il travaille, il porte ses lunettes de vue qui lui donnent un air sérieux. J'ai appris récemment que Marco était médecin, j'ai toujours cru qu'il était le navigateur, peut-être cumule-t-il les deux tâches ? En tant que Second du navire, il n'a pas le temps d'être le médecin en chef de l'équipage.


La suite au prochain chapitre ! ;)