Et voilà le nouveau chapite:) Après deux chapitres pas joyeux-joyeux, en voici un plus léger. Pas grand-chose à dire de plus.
Bonne lecture:)
Chapitre 27:Confession
Non loin de la Cité de Minas Cirith, les Champs de Pelennor n'étaient plus qu'un paysage de tristesse, de désolation et de morts. Les cadavres de morts étaient étendus de toutes parts que ce fut d'Orques, de Gobelins ou d'hommes. Le sang souillait la terre qui était pourtant du plus bel éclat blanc il y avait encore à peine quelques heures.
Malgré cet horrible spectacle, un jeune semi-homme était déterminé à retrouver une semi-femme parmi tous ces guerriers tombés. Elle-même avait été à la bataille et il espérait par-dessus tout qu'elle n'était pas blessée. Ni pire. Il courrut de toutes parts cherchant partout le moindre signe de celle dont on l'avait séparé.
«-Merryl!»
Aucune réponse.
«-Merryl! Hurla-t-il à nouveau»
Alors qu'il cherchait encore, il entendit un grognement derrière lui. Il se retourna. Une silhouette semblait bouger en-dessous du corps d'un Orque. Pippin devait absolument voir de qui il s'agissait. Il se précipita vers ce qu'il avait vu, se mit à genoux, ôta brutalement le cadavre et vit qui était en-dessous de ce dernier. C'était une jeune fille de sa race vêtue d'une armure. Elle avait les yeux clos mais sa faible respiration avait révélé qu'elle était encore en vie. Tout comme les hommes tombés au combat, elle ne devait rien avoir fait d'autre que combattre vaillament sur cette terre métamorphosé en champs morbides. Dieu merci, elle n'avait pas subi le même sort qu'eux!
«-Merryl, dit Pippin en soulevant légèrement vers lui la jeune fille affaiblie, Merryl, c'est moi. Pippin.»
La petite soldate se demanda si elle avait bien reconnu cette voix. Peut-être que son esprit avait rejoint l'au-delà et lui jouait des tours. Ou alors, elle entendait seulement ce qu'elle voulait entendre avant de mourir. Quelque fût la situation, elle voulait au moins savoir si elle pouvait voir ce visage avant de quitter ce monde. Elle ouvrit les yeux.
Sa vision devint nette. Tout d'abord, elle constata qu'elle se trouvait qu'elle se trouvait dans le même lieu juste avant qu'elle ne perdît connaissance. Cela signifiait qu'elle avait juste été inconsciente. Alors, elle était en vie. Mais ce n'était pas le plus important. Ce visage. C'était lui! Elle ne savait pas combien de temps il lui restait à vivre mais au moins, elle serait près de lui; dans ses bras.
«-Je savais que tu me trouverai, murmura-t-elle faiblement»
Ca ne devait pas se passer comme ça! C'était toujours Merryl qui le tirait des ennuis dans lesquels il se jetait. Jamais ce genre de situation ne devait arriver! Elle ne devait pas se retrouver dans un tel état! Si seulement il n'avait pas été aussi stupide! S'il n'avait pas touché le Palantir, jamais lui et Merryl n'auraient été séparés. Il aurait été là pour elle et il l'aurait protégé de cet Enfer. Quel imbécile!
«-Tu vas encore me laisser?»
Cette question brisa le cœur de Pippin. Il voulut montrer à son amie qu'il n'était plus le même hobbit, qu'il ne ferait plus d'actes aussi idiots et dangereux et qu'il serait toujours auprès d'elle.
«-Non Merryl, je vais prendre soin de toi.»
Il fit tout pour s'empêcher de pleurer. Il prit sa cape et la posa délicatement sur le corps chaud de son amie qui se mit à sourire. Tous deux restèrent ainsi le temps qu'il faudrait jusqu'à qu'une solution soit trouvée pour les survivants de la bataille.
.
Il n'y avait pas repensé jusqu'à cet instant. Mais depuis que Merryl lui avait dit la vérité sur ses sentiments, ce moment lui revenait sans cesse en tête. Il n'arrivait pas à croire que, jusqu'à ce qu'elle lui rappelât, il avait oublié ses propres mots. Ses propres mots mais aussi ses propres pensées. A ce moment-là, seule Merryl avait compté. Il n'avait pensé ni à ceux de la Comté, ni à ses amis...Et même pas à Sam. Seulement à Merryl et personne d'autre.
«-Tu ne dors pas?»
C'était sa voix. L'Ithilien était-t-il donc le lieu des nuits blanches? Ou alors, le simple fait qu'ils savaient malgré eux qu'ils avaient encore des choses à se dire les empêchaient de trouver le sommeil?
«-Non. Et toi non plus à ce que je vois.»
Ils restèrent silencieux.Même s'ils savaient qu'ils devaient se parler, il y avait toujours ce malaise entre eux. Chacun savait que rien ne serait plus pareil et peut-être qu'il n'y aurait pas de solution.
«-Pippin, je...je suis désolée pour...pour ce que j'ai fait aujourd'hui.
-Quoi?
-Tu...Tu étais très malheureux et je n'ai pensé qu'à moi. J'ai été idiote...et égoïste.
-Merryl, ne pense surtout pas ça.
-Oh!
-Tu ne pouvais pas garder ça pour toi éternellement. Tu as bien fait de me dire à quel point ça te faisait mal. Tu as souffert bien plus que moi. Je suis désolé d'avoir été trop bête pour ne pas le voir.
-Pippin.
-Je ne suis pas doué pour les mots, Merryl. Mais je peux dire ça. Quand tu m'as parlé de ce qui s'est passé sur les Champs de Pelennor, ça m'a fait réalisé quelque chose.
-Que veux-tu dire?
-Ce jour-là, je te cherchais. Je ne voulais trouver personne d'autre que toi. Et je n'ai pensé à personne. Même pas à ceux qu'on a laissé à la Comté ou à nos amis. Même pas à Frodon.
Et à Sam non plus.
-Pippin.
-Je m'étais juré de te retrouver. Je m'étais juré de ne pas renoncer jusqu'à ce que j'aie réussi. Je n'ai pensé qu'à toi. Juste à toi.
Et quand je t'ai enfin retrouvé, j'étais tellement heureux. Je voulais prendre soin de toi. Seulement de toi.
-Pippin, de quoi tu...
-Mais j'étais aveugle. Quand j'ai été sûr que les risques étaient devenus moins grands pour toi, je n'ai plus fait attention à toi comme j'aurais dû le faire au moment où je l'ai fait à cet instant. Je n'avais pas comprit pourquoi j'étais tant décidé à te retrouver. Pourquoi j'avais peur de ne pas arriver à temps pour te chercher.
Malgré moi, j'étais toujors persuadé que Sam pourrait m'aimer parce que je m'étais mis en tête que ça pouvait toujours être possible même si on avait tous été séparés et que je n'avais toujours aucune idée de ce qu'elle ressentait pour moi. Je...je n'avais pas comprit que...que ce que je ressentais pour elle était moins fort au fil du temps.
-Quoi?
-Et aujourd'hui, ce que j'ai vu et que tu m'as dit, ça m'a ouvert les yeux.
-Pippin.
-Tout ce temps qu'on passait ensemble, une partie de moi voulait que ça se passe toujours comme ça. J'aurais dû davantage m'en rendre compte quand nous avons dû faire face à Isengard, et encore plus quand nous avons été séparés et que j'ai pensé qu'on ne se reverrait plus jamais. Mais l'autre partie était tellement occupée à se demander si Sam pouvait un jour m'aimer que je n'avais pas comprit à quel point c'était si important pour moi d'être avec toi; mais surtout, je n'avais pas réalisé que...que j'avais besoin de toi.
-Pippin.
-Je sais que Sam ne m'aimerait jamais, maintenant. Mais surtout,j'ai compris une chose importante. Je ne l'aimais pas. Enfin pas de la manière dont je me l'imaginais. En fait, je l'admirais. J'admirais sa manière de ne pas écouter ce que les autres pensaient d'elle, sa façon de se battre, je la trouvais belle. Seulement, j'ai réalisé que je ne la connaissais pas vraiment. Pas comme Frodon qui est allé au-delà de tout ça et qui sait tout d'elle.
En fait, je sais vraiment tout de quelqu'un d'autre. Enfin, c'est toi qui devra juger ça.
-Pippin, qu'est-ce que tu veux dire?
-S'il te plait, laisse-moi finir.
Je sais que cette personne est toujours prête à tout pour aider ceux qui lui sont chers quand ils ont des ennuis; voire quand ils sont en danger. Qu'elle peut même mettre sa propre vie en danger pour eux. Qu'elle aime la vie et qu'elle profite de chaque jour qui passe avec plaisir. Qu'elle est jolie, intelligente, drôle, courageuse. Et quand je suis près d'elle, j'arrive à me sentir heureux. Je ne supporterai pas seulement l'idée d'être séparé d'elle encore une fois.
-Pippin.
-Merryl, c'est peut-être trop tard maintenant; mais quoiqu'il arrive, je veux que tu saches que...que je suis sûr de ce que je vais dire maintenant. Même si...même si tu ne veux sûrement plus de moi après ce qui s'est passé, je vais quand même le dire. Je...je t'aime. Je t'aime tellement, Merryl. Et tant pis si ça ne sera sans doute plus jamais possible entre nous.»
Merryl était toute ébaubie. Elle n'arrivait pas à le croire. Elle qui n'avait jamais eu aucun espoir sur les sentiments de Pippin à son égard. Lui qui n'avait d'yeux que pour Sam. Elle n'avait pas imaginé qu'il avait mûrit à ce point. Mais surtout, elle avait cru qu'il l'aimait vraiment. Et pourtant non. Ca n'avait été qu'une passion. Pippin avait eu la maturité suffisante pour s'en rendre compte. Et à cet instant, il avait réalisé vers qui son cœur se dirigeait vraiment. Et son cœur se dirigeait vers nulle autre qu'elle-même. C'était réel. Merryl était prête à remercier n'importe quelle divinité pour qu'un tel miracle fût possible. Cependant, la lueur triste dans les yeux de Pippin la ramena à la réalité. Il s'imaginait qu'elle ne l'aimait plus. Pas question de le laisser croire une chose pareille alors qu'elle avait enfin la chance d'être heureuse. Et également celle de le rendre heureux. Elle fit la première chose qui lui vint à l'esprit. Elle rapprocha son visage du sien et posa ses lèvres sur les siennes. Trop surpris, Pippin n'osa pas réagir. Merryl, elle, s'était laissée emporter par son propre baiser. Mais elle constata vite qu'elle n'aurait aucune réponse à ce dernier. Elle se retira des lèvres de Pippin et se pencha vers son oreille. Le jeune hobbit entendit un murmure rieur.
«-Crétin de Touque.»
En entendant ces mots, Pippin comprit ce que le geste de Merryl avait signifié. Il la laissa retirer sa tête et attendit un autre baiser. Quand Merryl posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, cette fois-là, il les ouvrit. Les deux bouches se mirent à entamer une danse tandis que les deux joyeux hobbits fermèrent les yeux pour mieux apprécier la sensation de leurs lèvres liées. Bientôt, la sensation fut si grande qu'ils éprouvèrent l'envie de se toucher mutuellement d'une manière bien moins pudique. Mais Merryl réalisa quelque chose. L'Ithildin n'était pas vraiment le lieu idéal pour ces choses-là. Elle recula gentiment Pippin et lui fit comprendre la situation en lui montrant le paysage qui les entouraient. Pippin comprit le message tandis que Merryl se mit à réfléchir. Elle eût vite une idée. Pippin le comprit en voyant son regard malicieux mais il n'eût pas le temps de lui poser la moindre question qu'elle s'empara de lui. A peine eût-t-il le temps de sursauter qu'elle l'entraina vers sa chambre avec des idées coquines dans la tête. Il ne fallut que peu de temps à Pippin pour comprendre que la nuit serait agitée. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Incroyable! Il avait cru qu'il avait ruiné sa seule chance de pouvoir être aimé un jour et il se trouvait dans le lit de la fille qu'il avait toujours aimé sans le savoir sur le point de passer sa véritable première nuit avec elle. Malgré lui, il ne put s'empêcher de se demander ce qu'avaient ressenti Frodon et Sam lors de la leur. Si seulement il avait pu demander des conseils à son cousin avant ceci. Comment devait-t-il s'y prendre? S'il n'était pas à la hauteur? Merryl sembla deviner ce à quoi il pensait car elle embrassa délicatement son front comme pour lui dire que tout irait bien. Si elle-même était angoissée et aurait aimé demander des conseils à Sam sur comment elle avait passer sa première nuit avec Frodon afin de savoir comment elle aurait pu s'y prendre avec Pippin, elle préféra cacher sa propre peur. Le mieux était de se laisser porter par les évènements. Elle commença à se dévêtir en souriant avec espièglerie tandis que Pippin la regarda avec un plaisir intense.
La nuit allait être très longue.
Je vous avait dit. Inattendu ou pas trop? A vous de juger. Honnêtement je vais l'avouer, même si j'aime beaucoup le couple Frodon-Sam dans cette fic, j'ai une petite affection pour ces deux-là^^
Pas grand-chose de plus à dire
A la prochaine:)
