Salut à tous:) Je sais que les temps actuels ne sont pas ce qu'on peut appeler les plus joyeux:-( Je ne vous détaillerai pas pourquoi, vous savez tous de quoi je parle:-C Nous en sommes tous victimes malheureusement. La seule chose qui peut nous consoler et que cela nous permets au moins de profiter des jeux, des séries et d'autres trucs que nous n'avons pas pu terminer:) Quant à moi, je rattrape un peu mon retard sur les fanfics que je voulais terminer. Ca va quand même faire bientôt un an que j'ai commencé celle-là:o Et ouais, le temps passe vite\-)

Sur ce bonne lecture:)

Chapitre 28:Nombreux évènements

Un chaud soleil inondait la pièce depuis à peine deux heures quand Merryl s'éveilla. Elle n'osa pas ouvrir ses paupières de peur de découvrir que la nuit précédente n'avait été qu'un merveilleux rêve. Heureusement, les sensations qu'elle éprouva en gardant les yeux clos la rassurèrent rapidement. Une peau caressant son corps, des cheveux bouclés. SON odeur.

Un sourire béat se dessina sur son visage quand elle repensa à leurs ébats. Elle et Pippin avaient beau être complètement inexpérimentés avant la nuit précédente, le fait d'avoir vu leurs corps dévoiler leurs formes avaient éveillé en eux un désir si ardent qu'ils s'étaient crus insatiables au point qu'ils ne s'endormiraient peut-être jamais. Alternant tendres attouchements, fiévreuses caresses des heures durant, ils s'étaient crus dans un songe merveilleux et avaient oublié le monde autour d'eux. Cela n'avait qu'au milieu de la nuit que leurs corps, épuisés, étaient tombés dans le sommeil; corps totalement vidés de leurs puretés respectives. Devaient-t-ils être surpris par cela? Ils avaient perdus leurs candeurs bien des jours, des semaines, des mois auparavant. D'autres choses auraient bien finit par suivre

Merryl entrouvrit les yeux. Même dans leur sommeil, ils avaient été étroitement enlacés. Lui à moitié en boule comme un chaton sur sa poitrine, elle le serrant tendrement dans ses bras chauds. Et dire que la veille encore, elle avait pensé qu'elle passerait le reste de la vie seule. En réalisant pleinement que ça ne serait pas le cas, elle n'eût qu'une envie, montrer à quel point elle était heureuse que, non seulement Pippin aît pu tourner la page sur un amour impossible, mais aussi qu'il aît finalement répondu à ses sentiments.

«-Merci d'avoir compris, murmura-t-elle à l'endormi»

Elle retira discrètement quelque mèches de sa figure afin de voir le visage de Pippin. Il avait l'air d'un enfant niché dans un nid douillet après avoir été bercé; nid duquel il refuserait de sortir si on le lui demandait. Même poliment. Attendrie, la jeune semi-femme ne put résister à l'envie d'y déposer un baiser.

Pippin soupira, ce qui surprit Merryl. Habituellement, il avait le sommeil lourd. Il aurait dû l'avoir encore plus avec la nuit agitée qu'ils avaient eu la veille. Mais non, un simple baiser avait suffit à le réveiller. Quoiqu'il en fût, il étira ses bras de manière peu grâcieuse; ses os craquèrent. Ce qui fit rire Merryl malgré elle.

Quelle était cette voix? Alors qu'il émergeait petit à petit, il sentit quelque chose d'étrange en-dessous de son corps. Ce n'était pas son lit. Non. C'était de la chair. Il crut même sentir deux bras autour de lui. Il n'était quand même pas endormi avec...Il devait s'en assurer. Il ouvrit lentement les yeux et leva la tête. Une vision inattendue se révéla à lui. Il se trouvait sur Merryl dépourvue de tous vêtements. Lui-même ne portait rien. Il baissa la tête vers les formes de sa camarade de bêtises et la remonta vers la sienne. Ce ne fut qu'au sourire de cette dernière qu'il réalisa pleinement la situation.

Il voulut se lever rapidement du lit mais il ne parvint qu'à trébucher brusquement et lamentablement. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait. Merryl et lui; nus dans un lit! Alors qu'il n'était pas encore remis de sa surprise, celle-ci se mit à sourire.

«-Bonjour, dit-t-elle d'une voix douce

-...

Alors...tout ça...c'était...c'était pas un rêve?

-Hihi! Comme vous pouvez le voir, mon cher Pirigrin.»

Merryl s'était attendue à ce que cette taquinerie le fît rire mais, contre tout attente, cela ne fut le cas. Pippin se releva et s'assit brutalement sur le lit. Il avait l'air mélancolique. Cela surprit Merryl. Pourquoi n'avait-t-il pas sourit? Il ne devrait pas être heureux d'avoir comprit que leur nuit de délices avait été réelle? Ou bien alors...Un terrible doute s'empara d'elle. Est-ce qu'il regrettait? Est-ce qu'il pensait que tout ceci était une erreur? Même si elle redoutait la réponse à cette question, elle devait la poser. Néanmoins, elle ne voulut pas la poser directement car si c'était vraiment ce que Pippin pensait, elle préférait qu'il le lui disât plutôt que de laisser sortir ses mots de sa propre bouche. Ce fut pourquoi elle se contenta de demander:

«-Pippin, qu'est-ce que tu as?

-Ce qui s'est passé cette nuit; ça va...tout changer, n'est-ce pas?

-De quoi tu parles?

-Toi et moi, on va plus être pareils. On devra plus faire...ce qui...enfin...moins passer de temps. Enfin...on devra...moins...moins faire ce qu'on aime. On va devoir...devenir...responsables et moins...nous.»

Alors, c'était juste ça? Il avait peur qu'à cause de certains changements qu'amenaient une vie de couple, ils deviendraient des coquilles vides condamnées à ne suivre à la lettre que des responsabilités imposées par ce que leur ordonnait leur entourage sans avoir droit à un brin d'insousiance ou de garder sa propre personnalité qui le différenciait des autres? Quel soulagement! Ses sentiments étaient les mêmes. Il ne regrettait rien. Il avait juste besoin d'être rassuré sur le futur.

«-Pippin, c'est vrai que nous avons passé un cap qui va amener de nouvelles choses, dit-t-elle en mettant une main sur son épaule, Mais ça sera des bonnes choses. Et on sera toujours nous; les fantastiques et irremplaçables Merryala Brandebouc et Perigrin Touque.»

Les paroles de Merryl déguisées en plaisanterie étaient à l'image de sa digne allure de combattante sur les Champs de Pelennor: pleines de force et de courage; courage qui ressemblait davantage à du réconfort. Dans un moment comme celui-ci où il avait réagi comme un chaton appeuré, Pippin se sentit bien minable; il avait pourtant porté l'habit guerrier du Gondor et il était encore effrayé par des choses simples. Il n'y avait ni de quoi être fier, ni aucune légétimité à porter un tel habit si l'on pouvait ne pas avoir peur du changement ou, pire, faire face à des situations inattendues. D'autant plus que ce n'était pas ça qui avait manqué en un an. Un an. Cela faisait déjà un an qu'ils avaient quitté la Comté. Ils venaient à peine de se remettre de terribles épreuves et ils allaient devoir raconter à leurs familles respectives qu'ils n'étaient plus de simples amis. Comment allait-t-ils le prendre?

Ils préférèrent ne pas penser à cela et se contentèrent de se sourire.

«-Tu as raison, dit Pippin, Nous sommes irremplaçables après tout

-Hihi! Je sais, dit Merryl

C'est justement parce que tu es irremplaçable que je t'ai choisi, ajouta-t-elle en lui embrassant l'épaule»

Attendri par de telles paroles, Pippin eût une envie soudaine de montrer à quel point elles les avaient touché. Aucun mot ne lui venant à la bouche, il préféra utiliser les gestes. Il se saisit du menton de Merryl, amena doucement son visage jusqu'à ses lèvres et l'embrassa délicatement. Merryl se laissa emporter par la douceur de celui qu'elle pouvait appeler son amant savourant le contact de ses lèvres sur les siennes. En amour, Pippin n'était pas le même qu'à ses habitudes. Normalement, il était joyeux, plaisantait, riait, était bon vivant, mettait tout le monde de bonne humeur. A cet instant, il était juste tendre et attentionné dans ses gestes; et il était silencieux pour lui faire profiter de l'instant présent. Où était passé le Pippin gaffeur infantile? Celui qui aimait faire des blagues, qui ne disait pas ou ne faisait parfois pas des actes intelligents? A cet instant, Merryl constata à quel point il avait changé. Etait-ce l'amour ou les dangers de la Guerre de l'Anneau qui l'avaient changé en une personne capable de réfléchir avant de passer aux actes? Peut-être les deux. Elle apprécia ce Pippin plus adulte, néanmoins, elle avait préféré le Pippin de la veille. Le Pippin adolescent fou de désir face à son corps couvert de trésors. Elle-même avait adoré les siens et ressentait à nouveau ce désir. Afin de lui faire comprendre cela, elle se mit à caresser ses têtons. Pippin comprit le message et, contre toute attente, détacha ses lèvres de celle de Merryl qui ne comprit pas.

«-Maintenant? demanda-t-il

-Ben oui. Moi qui pensais que tu serais ravi à l'idée de faire une revanche.

-Comment ça une revanche? Pourquoi faire?

-A ton avis? dit-t-elle en commençant à s'étendre sur le lit, Tu n'as pas envie de savoir qui est le meilleur à ça?

-Mais on le sait déjà, dit Pippin en la regardant, C'était moi.

-Sûrement pas! C'était moi.

-Moi!

-Moi!

-Moi!

-Moi!

-Moi!

-Oh, calmons-nous, dit Merryl lasse, Ca ne sert à rien nous disputer. Il n'y a qu'une façon de le savoir.

Et tu sais ce qu'il faut faire, ajouta-t-elle taquine

-...

Bon d'accord. Attention, le Touque attaque!

-Hahaha!»

Pippin bondit sur Merryl prêt à lui refaire une grande démonstration d'amour et de plaisir semblable à la veille. Mais alors que les hobbits commençaient à peine leurs ébats, un craquement, auquel ils ne prêtèrent pas attention, se fit entendre. Lorsque ce dernier s'acheva, le lit de la chambre en Ithilien s'écroula sur le sol sous les exclamations du jeune couple. Comment était-ce arrivé? Ce n'était quand même pas eux qui avaient...Leurs ébats de la veille avaient-t-ils si brutaux au point de...Et leurs débuts de cette matinée avaient-t-ils également...

«-...

Oh non! dit Pippin, Comment on va expliquer ça à Faramir?

-Pippin, c'est ma chambre. Passe par la fenêtre et retourne dans la tienne. Comme ça, je trouverai une raison et il ne te reprochera rien.

-Qu'est-ce que tu racontes, Merryl?! Après tous les coups qu'on a organisé ensemble, après toutes les fois où on s'est fait attraper et après toutes les fois où tu m'as sorti de pleins de galères, tu voudrais être la seule à avoir des reproches alors qu'on est tous les deux censés être dans cette galère? Tu rêves!

-...

Tu ne veux quand même pas qu'on lui dise la vérité?

-Pourquoi pas? Lui et les autres seront contents pour nous.

Ils l'ont bien été pour Frodon et Sam.

-Sauf que Frodon et Sam, eux, n'ont pas cassé un lit de l'Ithilien.

-Boh! Eux, ils ont une excuse pour ça. Ils ont eu le temps de se faire plaisir ailleurs. Non nous et on s'est montrés...trop enthousiastes pour le lit.

-J'admire ton esprit critique, dit Merryl mi-cynique, mi-rieuse

-...

-...

Pippin, sérieusement, je n'ai pas envie que les autres sachent pour nous à cause d'un lit cassé. Je sais déjà ce que je vais dire pour ça. Et nous leur dirons pour nous quand il faudra.

-C'est vraiment ce que tu veux?

-Oui.

-D'accord. Mais je me sens lâche.

-Tu ne le seras pas vu que je serai pardonnée.

-Qu'est-ce que tu veux dire?

-Tu comprendras.

Retourne vite dans ta chambre.»

Pippin s'éxecuta. Il se rhabilla et passa par la fenêtre. Néanmoins, trop curieux, il resta derrière cette dernière. Mais il n'y avait pas que de la curiosité. Si Faramir était trop fâché contre Merryl, il resterait soit pour dire la vérité et porter le blâme avec elle, soit pour inventer un mensonge et être blâmé à sa place. Tandis qu'il réfléchissait, il entendit quelqu'un frapper.

«-Entrez, dit Merryl

-Je vois que...Oh!

-Je sais, Faramir. J'ai fait un cauchemar cette nuit et...Enfin, vous avez compris. Je suis vraiment désolée...pour ça.»

Le cauchemar! Ah ça, c'était pas mal. Restait à savoir si Faramir allait y croire ou non.

Pourquoi Faramir ne disait-t-il rien? Pourquoi restait-t-il planté droit comme un «i»? Est-ce qu'il pensait que Merryl se moquait de lui?

«-Sortez de votre cachette, Pirigrin, finit-t-il par dire»

Silence.

«-Faramir, je ne sais pas ce que vous insinuez mais Pippin n'est pas ici, dit Merryl avec le plus calme

-Merryala, vous êtes une excellente comédienne mais même ceci et un bon mensonge ne me trompent pas. Je connais trop bien votre réputation de fouteurs de troubles pour savoir que vous avez commis ceci à deux.»

Merryl voulut répliquer quelque chose mais elle sut vite que cela ne servirait à rien. Elle baissa les yeux en riant légèrement malgré elle.

Pippin n'entendait plus rien. Il se demandait ce qu'il devait faire. Est-ce qu'il devait faire ce que Faramir lui demandait? Ou est-ce qu'il devait attendre que Merryl trouvât une autre excuse?

Il finit par entendre un léger rire émit par son amante. Rire qui fut suivi par un silence. Qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire? Merryl n'avait plus la moindre réaction. Peut-être qu'elle s'était avouée vaincue. Si c'était le cas, il ne pouvait pas rester dehors plus longtemps.

Pippin se montra. Quand Merryl remarqua qu'il était resté, elle ne fut même pas surprise. Quel crétin! Certes, mais un crétin honnête. Il avait été tellement sincère quand il avait dit qu'il se serait senti lâche de la laisser être blâmée seule d'une catastrophe dont ils étaient tous deux responsables. Cela la toucha mais le fait que Faramir ait comprit ce qui s'était vraiment passé l'embarassa.

«-J'en déduis que j'ai vu juste, dit Faramir en souriant, Je n'ai qu'une chose à dire: le bonheur est ce qu'il y a de plus merveilleux mais évitez de faire souffrir trop de lits. Vos prochains hôtes ne seront sans doute pas aussi indulgents que moi.»

Sur ces mots, Faramir sortit laissant les deux hobbits bouche bée. Comment réagir face à ça? Ils étaient bien trop déstabilisés pour faire quelque chose. Et Faramir était déjà parti. Finalement, une seule chose leur vinrent à l'esprit: ils rirent. A la fois soulagés et de bon cœur sachant que personne ne leur en voulait mais surtout parce qu'on préférait se réjouir pour eux plutôt que de leur en vouloir pour des dégâts d'objets matériels facilement remplaçables.

.

«-Six ans. Il n'est resté que six ans dans ces terres. Six ans dans les cités minières de ces temps-là. Et pourtant, il a laissé bien des traces. Dans les forges bien sûr. Mais aussi parce qu'il racontait des choses que nous connaissions pas. Sur la simplicité de la vie. Il disait toujours qu'être trop obsédé par le futur faisait plus peur qu'autre chose...

-...et qu'il fallait profiter de l'instant présent avec ceux qui nous étaient chers avant qu'il ne soit trop tard.»

Dans les jardins de l'Ithilien, Sam et Gimli discutaient. Ce dernier tenait sa promesse faite à Fondcombe. Il racontait à Sam ce qu'elle ignorait sur son grand-père. Ce qui n'était pas pour déplaire à cette dernière. Bien au contraire!

«-Il me répétait souvent ça à moi aussi. Il le disait uniquement à ceux en qui il avait entièrement confiance ou qu'il aimait vraiment. Je crois qu'il l'a dit aux vôtres parce qu'il avait vraiment foi en eux. Ils l'ont sauvé en lui apprenant tout ce qu'il m'a apprit à son tour.

-Ce n'est pas seulement grâce aux Nains que votre grand-père a survécu lorsqu'il s'est perdu dans les mines. C'est aussi parce qu'il avait de la curiosité pour les choses inconnues et également du talent. Il apprenait vite, il s'adaptait à ce qui se trouvait autour de lui. Et malgré toutes ses qualités, il a demandé aux nôtres de ne jamais révéler son existence. Il devait être modeste. Enfin, il y a des aspects de lui que vous avez connu mieux que les miens.

-Oui. Je pense que vous dites vrai pour la modestie. Mais je crois aussi que c'est pour les mêmes raisons que Bilbon qui ne voulait pas qu'on parle de lui dans le monde après son aventure avec les Treize nains.

-Quelles choses?

-Ne pas lier toutes ces choses aux autres hobbits. Le besoin de tranquilité de notre race nous dominera toujours je suppose.

-...

Je comprends ce que vous voulez dire Samelia. Si trop de gens vous étiez reconnaissants, on vous demanderait sans arrêt votre aide en situation d'urgence et vos vies ne connaitraient plus jamais la tranquilité. C'est une bonne manière de considérer les choses car la tranquilité est préférable à des situations périlleuses permanentes.

Et laissez-moi vous affirmer ceci: que ce soit les Bonenfant, les Gamegie, les Sacquet, les Brandebouc ou les Touque, j'ai appris des hobbits que la vie ne se résumait pas à apprendre à manier une hache ou à forger dans des mines mais à ouvrir son cœur, à profiter de tous les moments importants qui s'offraient à nous et qu'aucun instant de la vie n'est insignifiant. Il ne faut la gâcher pour rien au monde.

C'est pour toutes ces raisons que je me suis battu jusqu'au bout. Pour que tous ceux qui souhaitent une telle vie ne soient pas condamnés à vivre dans un monde de tyrans assoiffés de sang réduisant leurs espoirs à néant.»

Ces mots firent sourire Sam. Gimli avait vraiment un grand cœur. Il avait tenu sa promesse et il semblait s'être bien assagi depuis que Frodon et la forgeronne avaient quitté la Communauté. Pas seulement lui d'ailleurs. Tous les compagnons avaient l'air de ne plus être les mêmes personnes depuis qu'ils avaient quitté Fondcombe. Et de nombreuses choses allaient encore changer.

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Alors qu'elle se promenait, Sam vit Eowyn de dos assise sur un banc tête baissée. Ce simple signe lui fit comprendre que quelque chose n'allait pas. Elle voulut aller la voir afin de lui demander ce qu'elle avait.

«-Laisse-la, Samelia.»

C'était la voix d'Arwen. Elle se trouvait juste derrière Sam. Quand était-t-elle arrivée? Les Elfes parvenaient-t-ils toujours à être si discrets? Ce n'était pas le moment de se poser ces questions-là.

«-Elle a besoin d'être seule, ajouta l'Elfe

-Pourquoi? Qu'est-ce qui lui arrive?

-C'est Eomer.

-Qui?

-Son frère. Il était au Rohan encore hier mais plus aujourd'hui. Un messager est arrivé ce matin. La lettre qu'il a amené a rendu Eowyn horriblement triste.

-Pourquoi? Il est arrivé quelque chose de grave à Eomer?

-C'est compliqué.

-Que voulez-vous dire?

-Pendant la bataille de Minas Tirith, le Roi du Gondor Théoden est mort au combat.

-L'oncle d'Eowyn.

-Exact. Et comme Théoden n'avait plus d'héritier direct, c'est Eomer qui aurait dû lui succéder. Ce qui a été le cas. Il était le Roi jusqu'à hier.

-Pourquoi? Est-ce qu'il est...

-Non. Il a abdiqué et quitté le Rohan.

-Abdiquer? Mais pourquoi?

-Il s'est estimé indigne du trône du Rohan. Dans sa lettre, il a dit que celui qui devient monarque en laissant lâchement son souverain tomber au combat ne mérite pas de le devenir à sa place. Pour lui, Eowyn qui l'a défendu jusqu'au bout mérite davantage cette place que lui. Il a ajouté

Tu as déjà trouvé ton Roi. Je compte sur toi.

-Mais alors Faramir, non seulement il va devoir veiller sur l'Ithilien mais en plus, il va...

-...également devenir Roi du Rohan.

Il sait déjà tout ça. Ca ne lui serait pas une tâche car il a été le fils de l'Intendant du Gondor. Mais la mauvaise expérience que ça a été pour lui ne l'encouragera pas à assurer un titre de souverain. Je suppose qu'il laissera davantage à Eowyn qu'à lui-même la charge du Rohan.

Eowyn est quelqu'un de bien et a tout à fait les épaules pour diriger ce pays. Elle s'est battue pour lui. Elle s'est même battue pour le Gondor.

Il lui faudra simplement du temps pour accepter qu'Eomer est parti sans lui dire «Au revoir».

-Pauvre Eowyn. Elle doit se sentir abandonnée. Si seulement nous pouvions faire quelque chose.

-Ne t'inquiète pas pour elle. Elle n'est pas seule.»

.

«-Wendral.

-Qui y-a-t-il Frodon? Vous semblez tout troublé.

-Je voudrais vous parler. Mais avant ça, vous devez me promettre que vous ne répéterez rien de ce dont je vais vous parler.

-Frodon...

-S'il vous plait. C'est vraiment primordial.

-Sachez Frodon que lorsqu'on me demande de ne jamais répéter ce que l'on est sur le point de me dire pour une quelconque raison, je ne le répète jamais à quiconque.»

Décidément, cette magicienne n'avait pas hérité que de la mémoire de Gamlad. Elle avait également certaines de ses manières dont celle de parler.

«-Merci Wendral.

-Maintenant dites-moi tout.

-C'est...tellement difficile.

-Détentez-vous. Je vous l'ai dit, je ne le répèterai à personne.

-D'a...D'accord. Vous...vous voyez ma main?

-Celle où il n'y a plus votre index?

-Oui. Et bien, s'il me manque un doigt, c'est parce que...parce que...parce que...parce que Gollum me l'a arraché.

-...

Il vous l'a arraché pour vous prendre l'Anneau. N'est-ce pas?»

Alors elle savait depuis le début? Elle avait comprit qu'il avait échoué à cause de ce simple détail? Et dire qu'il croyait être sûr que personne ne saurait jamais la vérité. Malgré lui, une larme lui échappa.

«-J'aurai pu faire des choses horribles à Sam. Elle a fait un cauchemar cette nuit; où elle m'a vu...

-...devenir semblable à Sauron.»

D'autres larmes suivirent. Wendral rapprocha doucement de son torse, ce qui sembla lui apporter un peu de réconfort. Frodon se laissait aller à cette douceur. Il n'y avait que Gamlad qui l'avait traité ainsi. Elle lui manquait encore mais il savait qu'il pouvait aussi avoir confiance en Wendral car la magicienne n'avait pas que la vie de Gamlad en elle. Elle l'avait aussi sauvé lui et Sam. Il n'avait donc pas peur de tout lui dire.

«-Je ne sais pas quoi faire, Wendral. Je l'aime mais...mais comment...comment je pourrai la rendre heureuse si elle me voit comme ce...ce monstre que j'aurai pu devenir?

-Frodon, souvenez-vous de ce que Gamlad a dit.

-...

-Gollum avait un rôle à jouer dans tout ça. Quelques auraient été les circonstances, il aurait suivi l'Anneau que vous ayez échoué ou non. Et son sort aurait été le même tout comme le vôtre. Jamais vous ne seriez devenu semblable à Sauron, Frodon. Et ceci, Samelia le sait.

-Alors, pourquoi fait-t-elle ces cauchemars?

-Parfois malgré nous, nos esprits créent les images les plus horribles à cause des horreurs que nous avons vécues car nos sentiments et nos peurs prennent souvent le dessus sur nos rationnalités.

-Alors, que dois-je faire?

-Montrez à Samelia que vous êtes toujours le hobbit qu'elle aime. Rassurez-la, écoutez-la, soyez doux et soyez toujours présent pour elle.»

Ce n'était que des mots simples mais ils furent suffisants pour redonner confiance Frodon. Il sourit reconnaissant.

«-Merci Wendral.»

Et voilà. Après tous ces chapitres parenthèses, l'intrigue va enfin avancer un peu plus. Enfin, disons qu'on va plus revenir vers les films.

A bientôt et merci pour votre patience:)