Et voilà. Ca fait maintenant un an que j'ai commencé cette fic. Et je ne l'ai toujours pas terminé alors que j'ai dit en être bientôt à la fin il y a déjà un certain temps. Certes, j'ai davantage de temps libre maintenant mais la situation grave actuelle ne me donne pas forcément la pêche pour écrire.

Malgré tout, je ferai de mon mieux. Juré! 'Tain, j'arrive pas à croire que j'ai écris TRENTE chapitres (+un Prologue). Alors pour parler un peu de celui-là, on s'éloigne à nouveau des films pour refaire du contenu original. Enfin, cette fois, c'est plus tellement du contenu parenthèse par rapport aux chapitres d'avant le couronemment d'Aragorn. Là, ça fait partie de l'intrigue. J'en dis pas plus et je vous laisse profiter.

Bonne lecture:)

Chapitre 30:Plus jamais chez soi

Quatre Semi-Humains voyageaient à travers les routes sur quatre poneys. Deux d'entre eux étaient de jeunes garçons tandis que les deux autres étaient de jeunes filles. Frodon, Sam, Merryl et Pippin n'étaient plus très très loin de chez eux. Ils se réjouissaient déjà.

Frodon allait enfin retrouver sa maison. Et il ne serait plus seul. Sam viendrait vivre avec lui et tous deux mèneraient enfin la vie heureuse qu'ils désiraient tant. Ils auraient le confort d'un doux foyer, un beau jardin avec de douces fleurs aux plus beaux parfums et, plus important que tout, de l'amour réciproque et sincère. Frodon n'avait pas encore pensé à tous les détails mais, en cet instant, ce n'était pas le plus important. Lui et Sam étaient libres de faire ce qu'ils voulaient et il comptait profiter de cette liberé autant que possible.

Sam. Dire qu'elle allait bientôt revoir sa famille. Jamais elle n'avait été aussi heureuse à l'idée de revoir leurs visages. Certes, ils lui reprocheraient d'être partis sans avoir dit au revoir et, surtout, sans raison mais elle savait malgré tout qu'ils seraient plus que joyeux de la revoir. Et chose qui les réjouieraient davantage: sa décison de se marier. Ils leur avaient tellement répéter de prendre un époux qu'ils ne pouvaient qu'être qu'aux anges en apprenant ceci. Cependant, si les Sacquet étaient appréciés par la Comté pour leur bonne humeur et leur convivialité, ils étaient, toutefois, considérés comme de fous associaux. Peut-être les Gamegie penseraient-t-ils que Frodon n'était pas le meilleur parti pour Sam et qu'ils n'aimeraient pas avoir un tel hobbit comme beau-fils pour ces raisons-là. Mais ce qui pouvait ces doutes étaient que les Sacquet possédaient bien plus de biens que les Gamegie. Ils ne seraient sûrement pas contre le fait de se remplir les poches.

Merryl et Pippin avaient beau être sur deux poneys séparés, ils ne s'étaient pratiquement pas lâchés du regard et faisaient trotter leurs montures pratiquement côte à côte. Ils ressentaient à la fois de la joie et un peu de peur. Comment allaient-t-ils annoncer à leurs familles respectives que ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre était devenu plus que de l'amitié? Est-ce qu'ils seraient pris au sérieux? Est-ce que l'on penserait qu'un couple à la réputation de fouteurs de troubles serait plus qu'irresponsables?

Alors que le groupe n'était plus qu'à une courte distance de la Comté, Sam arrêta son poney. Cela surprit les autres hobbits. La jeune Semi-femme fit signe à ses compagnons de faire de même. Voyant la jeune forgeronne à l'arrêt, ils se dirent qu'ils n'avaient pas d'autres choix. Sam semblait suspicieuse; comme si elle réfléchissait à une chose importante. La voyant dans des réflexions, personne ne voulut parler.

«-Vous entendez? demanda finalement Sam au bout d'un certain temps

-...

Je n'entends rien, avoua Merryl, Aucun bruit.

-C'est ça, dit Sam, Pas de gens qui parlent, pas de pas, pas de chants de d'oiseaux. Pourtant, nous sommes tout près de la Comté. On devrait au moins entendre des oiseaux.

Ce silence est trop étrange.»

Quelques secondes après avoir parlé, Sam décida de descendre de son poney. Le groupe ne comprit pas sa réaction. Qu'avait-t-elle en tête?

«-Sam? demanda Frodon

-Restez ici. Je vais voir ce qui se passe. Quand j'aurai le fin mot de l'histoire, je vous appellerai.»

Les trois hobbits préférèrent ne rien dire afin de ne pas contrarier la forgeronne mais ils avaient le sentiment que son action n'était pas une bonne idée.

.

Sam avançait très lentement. Si quelque chose de bizarre était vraiment en train de se produire, il valait mieux faire très attention à ne pas se faire repérer. Les pas de la hobbit étaient tout juste feutrés. Sa respiration était très lente. Elle savait que plus elle avançait, plus elle était proche de sa terre d'origine. Cependant, elle avait très peur de ce qu'elle allait y découvrir. Elle n'ignorait rien. Après tout, cela avait une année terrible. Une année dont d'autres conséquences allaient se révéler sous ses yeux à l'instant même.

Lorsque ce qu'elle avait craint se révéla sous ses yeux, elle voulut crier. Mais sa terreur était si forte qu'elle n'y parvint pas. La Comté, autrefois terre de lumière, de verdure et de joie n'était plus qu'une terre de cendres, de noirceur et de végétation inexistante. Ce n'était plus que des paysages gris, des arbres noircis, des maisons détruites. Que s'était-t-il passé? Des incendies? Des pillages? Une invasion?

Plongée dans ses pensées et dans sa terreur, Sam ne prit pas garde aux bruits de pas précipités d'une silhouette; elle-même ne la vit même pas. Ce ne fut que lorsque cette dernière chuta sur son corps que Sam reprit conscience de la réalité.

«-Attrapez-la! Attrapez-la!

-Elle ne nous échappera pas!

-Allez!»

.

«-Attrapez-la! Attrapez-la!

-Elle ne nous échappera pas!

-Allez!»

Frodon, Merryl et Pippin entendirent des pas précipités ainsi que des cris de foule. Les poneys commencèrent à s'agiter. Les hobbits eurent du mal à les calmer plus particulièrement Frodon qui dû également calmer la monture de son amante.

«-C'est quoi ça? demanda Pippin

-J'en sais rien, dit Merryl, Mais c'est pas bon signe.

-Il a dû arriver quelque chose à Sam, dit Frodon inquiet, On n'aurait jamais dû la laisser partir seule. Venez.»

.

Elle eut à peine le temps de reprendre contenance que Sam reconnut vite le visage se trouvant sur sa corpulance. Rosie! C'était donc elle que l'on poursuivait? Mais pourquoi? Qu'est-ce qu'on lui voulait?

«-C'est elle!»

Une troupe de hobbits venaient d'arriver sur le chemin. Rosie n'eut pas le temps de se relever que l'on se saisit d'elle. Elle s'agita dans tous les sens en criant:

«-Lâchez-moi espèce de sales...

-Tais-toi! dit une femme-hobbit, Tu as encore cru que tu pouvais t'enfuir mais on t'aura toujours.

-Ouais, dit une autre femme-hobbit, soit tu restes dans ta belle cellule pour toute ta vie, soit on attend le retour de la jeune Samelia pour savoir ce qu'on fait de toi. Et en attendant, on te garde bien. Alors, plus d'entourloupes inutiles.»

Qu'est-ce que cette femme-hobbit voulait dire? Pourquoi voulait-t-on l'attendre précisément à la Comté pour décider du sort de Rosie? Pourquoi avait-t-elle été arrêtée? Pourquoi la Comté n'était plus comme avant? Qu'est-ce qui était arrivé à tous ses beaux paysages; à son atmosphère paisible?

Ayant perdu tous ses moyens, Sam parvint néanmoins à se relever. Lorsque l'assemblée la reconnut, tous se turent immédiatement. La forgeronne ne comprit pas. Pourquoi personne ne parlait? Qu'attendaient-t-ils d'elle? Pourquoi voulaient-t-ils qu'elle revint pour décider du sort de Rosie? Qu'avait-t-elle fait pour avoir été emprisonnée?

«-Sam!»

Cette voix! Quelqu'un courut vers Sam. Cette dernière le, ou plutôt la, reconnut sur le coup.

«-Mag!»

Sa petite sœur chérie. En la voyant, Sam réalisa qu'elle avait cru ne jamais la revoir et la prit dans ses bras en la faisant tournoyer.

«-Sam! Je savais que tu reviendrais. Je savais.

-Oui Mag, je suis revenue. Oh, pardon d'être partie si longtemps.

-Sam?»

Une autre personne venait de sortir de la foule. Sam la connaissait également. Il s'agissait de Diamond de Cleeve, une amie d'enfance. Elle tenait un bébé dans ses bras.

«-C'est vraiment toi?

-Oui Diamond. C'est moi.

-Oh mon dieu! Mais on était pleins à penser que tu ne reviendrais jamais. Où étais-tu pendant tout ce temps?

-Ce serait trop long à expliquer.

Mais Diamond, que s'est-t-il passé ici? Pourquoi tout le monde poursuit Rosie?»

Tandis que Sam posait ces questions, Diamond baissait les yeux. Ces derniers révélèrent de la peur et du chagrin. Mag posa sa tête sur l'épaule de sa sœur. Son visage exprimait une grande détresse.

Sam eut peur. Très peur. Diamond et Mag ne disaient rien. La foule n'avait pas également aucune réaction. Rosie sembla vouloir dire quelque chose mais un des hobbits qui la tenait solidement lui frappa le crâne, ce qui l'incita à ne même pas ouvrir la bouche.

«-Sam, dit Diamond, Je ne sais pas ce que tu as fait pendant que tu es partie; mais ce dont je ne doute pas en voyant ton visage, c'est que la première chose que tu désirais, c'était revenir pour retrouver ta famille. Malheureusement, à part ta petite sœur, tu ne les reverras plus.

-Quoi?!

-C'est ça, dit Rosie sur un ton jouissif, Plus jamais!

-Tais-toi, trainée! dit une femme-hobbit en la frappant dans le ventre

-Laisse-moi t'expliquer, reprit Diamond, Plusieurs jours après que tu sois partie avec tes amis, d'horribles créatures sont venues par centaines dans la Comté. Elles ont tout envahis, tout détruit. Beaucoup d'entre nous ont été tués. Et certains d'entre nous ont eu la vie sauve pour...travailler et leur...donner de la nourriture et les...divertir.

-Des Orques d'Isengard, pensa Sam

-Ils nous enfermaient chez nous tous les soirs. dit Diamond, Mais certains d'entre nous se sont battus. On n'allait pas leur laisser la Comté alors plutôt que s'enfuir, on est passé par des passages secrets pour se réunir et résister. Nous avions...toutes ces armes que tu nous as fabriquées à la Forgerie Bonenfant. On s'en est servi contre eux et on en a fait notre Quartier Général.

Je...je suis désolée de m'être servi de cet endroit que tu adores pour le transformer en lieu de regroupement...d'opérations.

-Calmes-toi Diamond. Vous n'aviez pas le choix. Ce n'est pas ça que je veux savoir. Qu'est-ce que tu essaies de me dire? Qu'est-ce qui est arrivé à ma famille?

-Laisse-moi tout t'expliquer.

On sortait en cachette pour ramener de la nourriture, on discutait de stratégies pour se débarrasser de ces...choses. Enfin, pas toute la Comté ne l'a fait.

-Que veux-tu dire?

-Pendant que nous, on faisait tout pour se débarrasser de ces...monstres, d'autres se sont...rangés à leurs côtés.

-Oh mon dieu! S'exclama Sam

-Et parmi ces autres, en voici une.»

A ces mots, Diamond pointa sa main vers Rosie le regard empli de haine et de colère. Sam tourna le regard vers le doigt de Diamond puis le visage de Rosie dont le sourire mêlait folie et malveillance. La forgeronne eut peur de comprendre: une invasion, son pays natal détruit, l'unique présence de sa petite sœur sur les lieux, un bébé dans les bras de son amie, une traîtresse retenue solidement par des semi-humains en colère. Cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose.

«-Ta famille avait peur. Ils ne se sont pas impliqués parce qu'ils craignaient de se faire tous tuer. Mais il n'y avait pas que ça. Ils ne pouvaient pas prendre le risque d'impliquer Maya. Elle portait toujours une vie en elle. Ils savaient ce que nous faisions mais ils ne nous ont jamais trahi. Seulement...

-Seulement quoi?

-...

Seulement, Rosie ne voyait pas les choses comme ça. Même avant sa trahison, elle délirait. C'était peu après ton départ. Elle répétait «Cette garce de Samelia a corrompu monsieur Frodon et l'a emmené loin de sa terre natale pour en faire son jouet et le soumettre à tous ses caprices. Elle sera punie! Elle sera punie!» Et un jour, on l'a retrouvé en train d'attaquer ta maison.»

En entendant ces mots, Sam s'effondra sur le sol. Elle le savait. Elle l'avait vu en rêve. Sa famille qui parlait d'elle. Sa sœur qui serrait le cheval en métal qu'elle lui avait par l'intermédiaire de sa mère dans ses bras; elle qui était convaincue qu'elle allait revenir. Anson et Maya qui n'y croyaient pas; plus particulièrement Anson qui n'avait pas du tout envie d'y croire. Hamfast dit l'Ancien et Bell qui faisaient tout pour tenter d'y croire; Bell rassurante envers sa plus jeune fille.

Et tout à coup, cette silhouette mystérieuse qui s'introduisait dans la maison. Cette silhouette invisible, morbide sur le point d'attaquer les pauvres Gamegie. Alors, c'était Rosie? Mais pourquoi?

Alors que Diamond allait continuer son récit, Sam se releva. Son regard était devenu glacial. Mag fut effrayée.

«-Sam, murmura-t-elle

-Retourne avec Diamond.

-Mais...

-Fais ce que je te dis.»

Effrayée, Mag n'osa pas désobéir. Sam marcha très lentement vers Rosie. Les deux femmes-hobbits qui l'avaient saisie la serraient toujours fermement.

«-Qui as-tu tué en premier? demanda Sam tandis que Rosie ricanait

PARLE! ajouta-t-elle en se saisissant de sa gorge

-Ton abruti...de frère et...ton père ont saignés en premier, dit Rosie d'un sourire jouissif entre deux souffles, Il m'a suffit ...d'un poignard pour ça. Pour ta...mère, ça a...aussi...été...facile...mais...pour ta...soeur.

-Arrête Sam, dit Diamond en enlevant l'emprise de cette dernière de la gorge de la folle traitresse, Cette...monstrueuse barbare n'en vaut pas la peine.

-Diamond...

-Laisse-moi te dire ce qui s'est passé. Moi et d'autres hobbits avons entendu des cris venant de ta maison. Quand nous sommes arrivés, il était trop tard pour ton père, ton frère et ta mère. Rosie avait attaqué Maya. Nous avons tout fait pour l'en empêcher. Mais...il était trop tard pour elle. Nous n'avons pu sauver que Mag et...»

Sam mit un doigt sur la bouche de Diamond. Elle avait comprit. Le bébé que son amie tenait dans ses bras. Sa sœur mourante avait dû supplier qu'on sauvât l'enfant avant qu'il ne fut trop tard. Et voilà où ce pauvre nourrisson en était: dans les bras d'une femme-hobbit qui s'était jurée de s'occuper d'un pauvre enfant sans aucune famille de peur à ce que la seule parente restante de cette dernière ne revint jamais. Sa seule parente. Sam n'y croyait pas. Elle ne pouvait pas le croire.

«-Qu'est-t-il arrivé à mon beau-frère? demanda Sam d'un ton las bien qu'elle se doutait déjà à peu près de la réponse

-Il n'était pas là le jour où Rosie a commis ces horreurs, dit Diamond, Il était caché dans la Forgerie avec d'autres hobbits. Quand il a su, il a refusé de s'occuper du bébé. Il disait qu'il lui rappelait trop sa mère. Il a prit l'une des épées de la Forge et...il s'est poignardé.

-...

-Rosie a été la pire de tous les hobbits qui nous ont trahi. Elle nous enfermait même chez nous tout comme eux. Et elle est même allée jusqu'à justifier son meurtre en faisant croire que ta famille complotait contre eux.»

A ces mots, Sam s'empara à nouveau de la gorge de Rosie.

«-Tu as osé? Espèce de...

-Sam, dit Diamond en s'emparant à nouveau du bras de Sam, Ca ne te mènera à rien.

-Pourquoi tu ne la laisses pas faire? Demanda une hobbit, Tu connais nos lois Diamond. Pour cette traînée, c'est soit la cellule à vie, soit le bannissement, soit la victime de tout ça décide de son sort. Alors, laisse Samelia lui faire ce qu'elle veut. Elle le mérite bien.

-Ouais!

-Ouais!

-Envoie-la en Enfer!

-Oui!

-Haha!

-Ha!

-Fais-lui payer à cette trainée!

-Vous ne voyez donc pas? Dit Diamond, Il a fallu si longtemps pour qu'on parvienne à chasser ces monstres. Vous vous rendez compte qu'il a fallu qu'un bébé manque de mourir pour qu'on ait enfin le courage d'espionner un traître de près? Qu'on ose prendre le risque de suivre Rosie à la trace pour ENFIN trouver la solution qui nous permettrait de nous débarrasser de ces horreurs qui nous ont tous fait souffrir? Qui ont tués tellement d'entre nous? Qui ont détruit nos maisons? Notre pays? On s'est battu jusqu'au bout. Si on se mets à tuer, même au nom de tout ça, on ne vaudra pas mieux que ces horreurs qui nous ont attaqué. On deviendra aussi sanglants qu'eux. Ce n'est pas ce que vous voulez, n'est-ce pas?»

En entendant les mots de Diamond, tous les hobbits redevinrent silencieux. Sam elle-même reprit son calme. Son amie avait raison. Se venger ne servirait à rien. Et surtout, cela ne ferait que prouver que Rosie avait gagné. Elle savait pourquoi l'ancienne jardinnière des Sacquet avait agi ainsi. Des Sacquet. Sam elle-même s'était longtemps imaginée, et encore il n'y avait pas si longtemps, que Frodon aimait Rosie. Et elle l'avait même incité à passer du temps avec elle même à danser avec elle quand l'occasion se présentait. Et si Sam avait eu la preuve que Frodon n'avait pas de tels sentiments pour Rosie, peut-être que par contre, au fil du temps, cette dernière avait finit par tomber sincèrement amoureuse de lui. Diamond l'avait dit, Rosie n'arrêtait pas de répéter «Cette garce de Samelia a corrompu monsieur Frodon et l'a emmené loin de sa terre natale pour en faire son jouet et le soumettre à tous ses caprices. Elle sera punie! Elle sera punie!» Elle avait dû penser qu'elle et Frodon étaient délibérément partis pour un merveilleux voyage en amoureux sans rien dire à personne alors que Sam avait promit à sa famille qu'elle rentrerait après leur dernière beuverie à l'auberge du Dragon Vert. La dernière nuit de joie et de plaisirs que Frodon et elle avaient eu avant que toutes ces horreurs n'arrivèrent. Tout ça avant que Rosie ne planifiât une vengeance exécrable en profitant de l'invasion des Orques pour tuer tous les Gamegie de manière barbare. Elle savait que peu importait quand, Sam reviendrait et découvrirait qu'il ne lui resterait plus rien à la Comté.

Est-ce que Sam se blâmait d'avoir contribué indirectement à cet horrible meurtre en laissant Rosie passer du temps avec Frodon? Oui et non. Certes, elle avait indirectement éveillé des sentiments chez Rosie; cependant, elle n'était coupable de rien dans la mort affreuse de ses parents, frère et sœur. Elle avait de la compassion pour Rosie victime d'un amour non-partagé mais rien ne justifiait un tel acte. Elle aurait dû accepter la vérité, aller de l'avant au lieu de chercher des faux coupables et se mentir pour justifier des actes aussi horribles. Elle était un monstre. Est-ce que Sam avait des envies de meurtre en voyant cette meurtrière lui rire au nez et lui dire des choses qui lui faisait du mal? Oui. Mais Rosie était impuissante, tentant une énième évasion ratée comme les autres, fermement tenue par des hobbits qui la narguaient; même l'insultaient, la remettaient à sa place, qui soutenaient Sam en l'encourageant à lui donner la punition qu'elle méritait. L'ancienne jardinnière était pathétique. Si pathétique que Sam se demanda si elle méritait sa colère. Rosie n'avait plus rien et était méprisée comme elle le méritait. Sam, elle, était réconfortée par la Comté. Et en plus de Mag, peut-être pourrait-t-elle elle-même réconforter une personne qui, tout comme elle, avait perdu presque toute sa famille.

«-Il n'y a qu'une seule que je veux savoir en ce moment, dit Sam, Ce bébé, quel est son nom?

-C'est une fille, dit Diamond, Je l'ai appelé Daisy. Comme sa mère le voulait.»

Diamond tenta de s'approcher davantage de Sam. Sûrement pour lui montrer l'enfant de plus près. Mais elle n'eut pas le temps de faire ce qu'elle voulait.

Des pas précipités s'étaient fait entendre. D'abord méfiants, les hobbits se calmèrent lorsqu'ils reconnurent trois des leurs. Merryl, Pippin et Frodon étaient arrivés jusqu'à la Comté. Ils ne reconnurent pas le paysage. Tout avait été détruit. De la végétation aux maisons et tout était devenu gris, en cendres. Ils virent également la grande foule de hobbits, Rosie tenue fermement par elle comme une prisonnière, Diamond tenant un bébé. Que s'était-t-il passé?

«-Sam.»

Frodon était revenu à la réalité lorsqu'il l'avait vu. En entendant cette voix, Sam perdit toute assurance. Elle allait devoir tout lui expliquer. Cela lui serait insupportable. Elle venait à peine de découvrir ce qui s'était passé qu'elle allait déjà devoir en parler? Elle avait déjà du mal à y croire. Est-ce que c'était réel? Est-ce qu'elle ne reverrait vraiment plus jamais sa famille?

Ne pouvant plus maîtriser ses pensées, Sam tomba à genoux sur le sol. Inquiet, Frodon se mit dans la même position qu'elle et mit ses mains sur ses épaules. Ce geste rendit Rosie folle de rage. Elle grogna comme un chien enragé et tenta de se dégager de l'emprise de deux femmes-hobbits qui la tenaient. Mais qu'elle fut plus agitée que les précédentes fois, les deux habitantes de la Comté savaient ce qu'elles avaient à faire et serrèrent davantage leur emprise sur la meurtrière traîtresse.

«-Oh Frodon, dit Sam, Tout a été fait en vain. En vain!»

Bien que Frodon ne comprit pas ce que son amante voulait dire, ses sanglots lui firent rapidement comprendre que quelque chose de grave, mais surtout de tragique, s'était produit. Au sein de la Comté mais aussi pour Sam; sinon, elle ne serait pas aussi malheureuse. Quoiqu'il lui fut arrivé, il soulagerait son cœur de toutes les manières imaginables et même au-delà.

Voilou:) J'espère que vous avez aimé. Alors, petite précision, les DEUX nouveaux noms ajoutés dans ce chapitre sont tirés des histoires de Tolkien: à la base, Diamond est une hobbit quelconque que Pippin épouse à la fin de l'histoire et Daisy est censée être l'une des sœurs de Sam (dans l'histoire originale, Sam a deux frères et trois sœurs mais j'ai réduit ce chiffre à un frère et deux sœurs car toute la fatrie n'était vraiment pas utile à l'histoire). Alors, ceux qui pensent que j'ai inventé des noms moches; nan! Je les ai juste repris d'un univers de Tolkien.

C'est tout pour cette fois. Ne soyez pas trop impatients vu ce que j'ai expliqué dans l'intro. A la prochaine:)