Bonsoir tout le monde.
J'espère que tout le monde va bien. Je vous poste enfin ce chapitre, il a mit des mois à venir. Malheureusement le prochain mettra autant de temps à sortir car le rythme des études s'intensifie et je dois préparer mon BTS pour l'obtenir avec mention ( j'espère, me suis pas démenée pour rien tabernak). Donc quand j'aurai mon diplôme en poche, je reviendrai vous conter les aventures de vos pirates préférés. On se retrouve donc en juillet pour la suite.
Je vous souhaite une excellente lecture et gros bisous de ma part et de celle de ma peluche Chopper :)
Chapitre 7
Fin d'après-midi. Le ciel était chargé de nuages noires et épais, prêt à déverser leur contenance sur l'île d'Aphrobia. Rosa n'avait pas abandonné ses recherches. Les hommes qu'elle cherchait étaient encore en ville. Elle avait chargé Ace de surveiller le port. Aucun navire n'avait quitté Nunash aujourd'hui. A force de parcourir les rues de la cité, elle avait fini par apprendre par coeur le nom de chaque allées.
Au loin, l'orage gronda. La jeune femme referma son manteau qu'elle avait ouvert lors d'une accalmie. Elle marchait lentement dans une ruelle, qui la conduisit directement sur la grande avenue. Elle espérait y revoir ce fameux Micky et la fille qui l'accompagnait. La bleue ne savait pas si c'était des hommes de Barbe Noire. Elle voulait vérifier.
« Rejoindre le cactus. Grosse livraison ». Cette phrase résonnait dans l'esprit de la pirate et plus elle y songeait moins elle comprenait. Une livraison ? Cela ne pouvait être que des armes pour des gens préventifs et discrets comme eux. Et le cactus était un nom de code. Mais il était impossible pour Rosa de savoir qui se cachait derrière ce nom de scène.
- Mademoiselle, venez gouter nos ravioles fourrées au crabe !
Rosa déclina l'offre de la main. Elle venait d'arriver dans la rue principale, celle du marché. Le bruit infernal des vendeurs qui hurlaient que leurs produits étaient meilleurs que ceux des voisins, fit se crisper la jeune femme. Elle passa rapidement entre les tentures et arriva presque au bout du souk quand elle aperçut, passant rapidement sur le coté du marché, la femme qu'elle avait vu le matin même en compagnie du fameux Micky. Rosa fit volte face et se mit à suivre discrètement la suspecte. Elle filait tel le vent et ne se retournait jamais. Elle emprunta soudain le chemin du port et semblait soudainement plus sur ses gardes. Rosa se stoppa net.
- Ace ? Tu m'entends ? Parla la pirate dans un mini escargophone.
- A ton service. Qu'est que je peux faire ?
Ace sauta de son perchoir et atterrit en douceur sur les pavés mouillés du port. Les instructions de son amie en tête, il remonta une légère pente qui menait vers les maisons des pêcheurs. Il marchait comme à son habitude, les mains dans les poches et son chapeau vissé sur sa tête. Il attendait le signal. Et il le vit arriver droit devant lui. Une jeune femme d'une vingtaine d'année, vêtue d'une grand anorak vert marchait vers lui d'un pas confiant. Ace cacha son sourire et continua d'avancer, nonchalant. L'inconnue passa à coté de lui comme si ce n'était qu'un passant ordinaire. Le manipulateur des flammes fit de même et leurs regards ne se croisèrent même pas. Pourtant, Ace ne s'était pas juste contenté de la laisser passer. Il avait délicatement subtilisé le lacet pourpre qui ornait ses courts cheveux blonds. Rosa n'allait pas tarder à arriver et à faire comme si elle venait de trouver le foulard. La bleue voulait absolument parler à cette femme qui semblait proche de ceux qu'elle recherchait. Le plan de Rosa était simple mais sans doute efficace.
- Rends moi ça pirate.
Ace se tendit et grimaça. Mais il ne s'arrêta pas pour autant. Il continua sa marche endormie et dépassa deux maisons avant de se faire interpeller à nouveau.
- Ace aux poings ardent, il me semble que tu es un honnête pirate. Pourquoi voler un pauvre ruban à une femme frêle et innocente ?
- Et comment se fait-il que la femme frêle et innocente sache qui je suis ? Ricana le pirate sans se retourner.
Le jeune homme aperçu au loin Rosa, qui marchait lentement mais surement.
- Oh c'est pour l'offrir à une autre femme que tu l'a dérobé.
Rosa arriva à coté d'Ace. Celui-ci se retourna vers sa victime et fit virevolter le bout de tissu entre ses doigts agiles.
- Si tu me connais, tu n'est pas quelqu'un de banal.
- Un tatouage exhibé à la vue de tous, ta tête qui a défilé sur tout les écrans du monde, je crois pouvoir dire que tout le monde sait qui tu es, répondit malicieusement la jeune femme.
- Quel est ton nom ? Demanda soudainement Rosa.
Leur interlocutrice n'avait pas encore posé les yeux sur Rosa, ce qui avait fait bouillir de rage celle-ci. L'individu aux cheveux d'or la scruta de haut en bas. Rosa répéta sa question avec un ton plus assuré, ce qui fit sourire Ace.
- Lisenka.
- Tu n'est pas d'ici Lisenka, n'est ce pas ?
- Vous n'êtes pas d'ici non plus et pourtant je ne viens pas vous posez la question, se moqua la dénommé Lisenka.
Rosa souffla par le nez. Elle jouait extrêmement bien la jeune fille de village innocente. La bleue continua à lui poser des questions mais elle n'apprit rien de plus. Cette femme savait ce qu'elle devait dire, elle avait dût répéter son rôle.
- Et tu es seule ici ? Parce que nous on est une vrai famille et de mon coté je n'aime pas voir des personnes seules et isolées donc si…
- Ne t'inquiètes pas pour moi Rosa, pirate de l'équipage de Barbe Blanche, je n'ai pas besoin d'amis dans la vie.
Rosa ouvrit la bouche pour répondre mais la jeune femme la prit de court en se mettant à courir et en disparaissant aux milieu des habitations. Ace fit tourner le foulard entre ses doigts tout en soupirant.
- On en apprendra pas plus. Rentrons au bateau. Marco a un truc à nous dire.
Le jeune homme ouvrit la marche et redescendit la pente. Sur son passage, il accrocha le bout de tissu violet à un volet. Rosa passa derrière lui et regarda le textile virevoltait dans le sens du vent. Elle se sentait nulle. Cette femme hautaine l'avait fait passer pour une incapable aux yeux de son commandant. La couleur grise du ciel de Nùnash devenait de plus en plus noire. Il allait encore pleuvoir.
La salle à manger était animée ce soir là. Rosa s'installa à gauche d'Haruta et Ace se posa lourdement en face d'elle. Le repas avait déjà commencé et la jeune femme attendit sagement que les cuistots servent les retardataires comme elle . Une fois le plat de carottes et patates devant elle, elle leva sa fourchette d'un air las. Son coéquipier avait entamé son assiette avant même que la pirate ne pose les yeux sur ses couverts. Elle gloussa devant l'appétit du jeune homme. Elle s'était inquiété pour lui. Après la bataille, il n'avait plus rien avalé pendant des jours et malgré ses menaces envers lui, Rosa n'avait pas réussi à redonner l'envie de manger à Ace. Si elle se souvient bien, c'était Iris qui avait rendu son avidité au manipulateur des flammes. La jeune femme soupira tout en mâchant une carotte trop cuite.
- Le voila, susurra Haruta en désignant Marco . Je crois bien qu'Iris l'a appelé, il a meilleure mine que ce matin.
Le capitaine de l'équipage passa entre les tables du réfectoire. Vêtu d'une chemise rouge, le phoenix réclama de l'attention et l'un des cuisiniers tapa sur une marmite en ferraille pour faire taire cette ménagerie.
- L'équipe d'Iris, Namur et Izou a accompli sa mission avec succès. Ils prennent la mer demain pour nous retrouver sur la prochaine île. Nous ferrons donc de même. Dernière soirée ici, profitez bien de la pluie pour vous laver !
Les rires et les cris reprirent pour faire l'éloge de l'équipe d'Iris. Ace se mit à parler la bouche pleine et Rosa ne comprit pas la moitié de ses mots. Marco passa près d'elle et elle l'interpella.
- Iris va bien ?
- Quelques blessures au ventre mais ce n'est rien. Elle n'a pas perdu son humour au plus grand malheur d'Izou.
- J'imagine que tu es aussi rassurée que moi, lâcha la pirate, en esquissant un sourire.
- Je n'étais pas inquiet. Au fait Ace, tu es de garde cette nuit. Ça t'apprendras à utiliser les ingrédients du cuistot pour fabriquer un shampoing tonic pour Izou.
Le concerné avala de travers avant de se mettre à rigoler. Rosa se mit à sourire et regarda le blond s'éloigner, en effleurant le foulard carmin d'Iris. Le froid envahit quelques secondes la pièce quand Marco ouvrit la porte pour sortir. Il la referma rapidement. Le phoenix regagna son bureau et s'installa dans son hamac. Il posa les yeux sur l'escargophone. Il porta sa main sur ses yeux et soupira en se massant les tempes.
« - Tu n'es pas blessée ?
- Si un peu. Deux trois côtes déplacées.
- Pourquoi tu dis ça d'un ton désinvolte ? Tu as encore voulu jouer aux héroïnes.
- Je n' ai pas joué aux héros, j'ai seulement rempli ma mission. Je laisses les mercenaires à la dérive. On reprend la mer demain matin.
- Qu'est ce qui ne va pas Iris ?
- Quoi ?
- Je sens dans ta voix que quelque chose te perturbes.
- N'importe quoi. Tu ne sens rien du tout, tu veux me chercher comme d'habitude.
- Je suis juste inquiet. Tu me …
- Izou m'appelle. Je crois qu'il a découvert qu'on a trafiqué son shampoing. On se retrouve sur la prochaine île. Salut. »
Tu me manques. C'est ce qu'il avait voulu dire avant qu'elle ne raccroche. Pour la première fois depuis le début de sa soi disant relation avec Iris, Marco allait dire quelque chose qu'il avait sur le coeur. Elle lui manquait. Il n'avait pas beaucoup dormi depuis son départ, pensant aux situations dangereuses dans lesquelles pouvait se trouver la rebelle. La jeune femme n'avait pas entendu mais quand elle avait annoncé qu'elle avait été blessée, la respiration de Marco s'était tendue. Il voulait faire des efforts. Il avait bien comprit le petit message subliminal de la part de la tigresse. Il ne faisait pas assez attention à elle, il mettait des barrières physiques à leur relation. Le phoenix avait beaucoup de mal à lui prouver son affection. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'il la regardait dormir la nuit. Il lui remontait la couverture quand elle frissonnait. Il la surveillait toujours du coin de l'oeil.
La nuit tomba bientôt sur l'île et Marco ne le remarqua même pas. Plongé dans ses pensées les plus intimes, il avait fermé les yeux pour mieux apprécier le sourire d'Iris, qui était gravé dans sa mémoire.
Dehors, Ace et Rosa étaient assis sur les escaliers qui menaient au pont supérieur. Une lampe à huile brulait près d'eux, faisant danser leurs ombres sur le pont. Ace soupira une énième fois de lassitude. C'était toujours lui de garde. A coté de lui, la jeune femme regardait les lumières de la cité. S'ils repartaient demain, jamais elle ne pourrait découvrir l'identité de ces malfaiteurs. Ace ne la laisserai pas partir avec la nuit. Un vent glacial s'engouffra dans la veste de la pirate .
- Tu crois vraiment que ces personnes font parti de l'équipage de Teach ?
- Je n'en suis pas sur. J'aurai aimé le savoir avant que l'on reparte. Je suis vraiment inutile. Je pense qu'ils m'ont repéré la nuit dernière et qu'ils ont envoyé cette femme pour me surveiller. Elle savait très bien quoi dire lorsque nous l'avons interrogé. Mais je n'ai pas apprécié la façon dont elle a nié ma présence. Elle ne s'intéressait qu'à toi et...
Rosa se tût. Et ça l'avait dérangé. D'habitude elle n'aurai absolument pas réagi mais depuis la guerre, elle avait cette impression d'être devenu très protectrice et paranoïaque envers son commandant. Elle avait toujours cette vision de lui s'en allant du navire pour pourchasser Teach. Elle ne voulait pas qu'il parte à nouveau.
- Tu sais Ace, je suis vraiment heureuse que l'on fasse cette mission à deux.
Elle tourna la tête pour observe le brun et le découvrit affalé sur les escaliers en train de dormir. Un léger ronflement sortait de sa gorge et son chapeau avait glissé sur ses yeux. La détentrice du fruit paramécia eut un moment d'hésitation. Puis, elle se leva doucement et descendit du bateau. C'est à ce moment là que la pluie décida de venir une nouvelle fois arroser le sol d'Aphrobia.
Les rues de Nùnash étaient désertes. La pluie retentissait sur les tôles et dégoulinait le long des gouttières, trop vielles pour accueillir toute l'eau qui tombait du ciel. Rosa avait quitté le navire, persuadée que les inconnus qu'elle prenait pour des pirates sous les ordres de Barbe Noire, allaient à nouveau se réunir dans la maison abandonnée.
Abritée sous un parapluie noir, qu'elle avait prit après le diner, la détentrice du fruit du démon marchait doucement en esquivant les flaques d'eau. Elle arriva bientôt devant la fameuse battisse hantée. Une abondante mare de boue s'était formée devant la porte en bois. Rosa se demanda si il fallait qu'elle repasse dans le champs pour ne pas se faire prendre. Mais l'accès était impossible à cause de la mare qui s'étendait dans tout le pré. Le silence de la nuit fit frissonner la jeune femme. Dès que la pluie déferlait sur l'île de la déesse, la population se cloitrait et la ville devenait une cité fantôme.
Soudain, dans le calme angoissant de la rue, un volet claqua contre un mur. Effrayée, Rosa recula de quelques pas et replia son parapluie, pour ne pas attirer l'attention. Elle mit sa capuche et amorça un pas vers la rue principale. C'était la seule allée éclairée par les lampadaires de la cité. La jeune femme savait que ce volet n'avait pas claqué par hasard. Elle vérifia d'un coup d'oeil tout les volets de la rue et aucun ne s'était décrochés. La persienne venait donc d'une rue adjacente, sans doute peu éclairée. Quelqu'un voulait l'attirer là bas. Pas dupe du tout, la seconde d'Ace repartie en arrière vers la maison hantée. Elle avait prit son escargophone, au cas où il lui arriverait quelque chose.
Bien décidée à retrouver les individus qu'elle avait espionné, elle enjamba la flaque de boue qui la séparait de l'entrée. Elle monta les trois marches qui amenait à la porte vieillie par le temps. La poignée s'enclencha sans aucun souci et la jeune femme rentra doucement dans l'antre de l'amant de la déesse Uthimh. Un grand miroir brisé se trouvait juste en face d'elle, ce qui la fit reculer d'un pas. Elle repéra vite la fenêtre par laquelle elle avait observé le trio d'homme. Une bougie était posée sur le buffet. Elle grimaça. Le plancher grinça sous ses pas pourtant discrets. Un escalier mal en point montait vers un étage qui n'avait presque plus de plancher. A coté de l'escalier, elle repéra une porte fermée. Elle pouvait se cacher là. Doucement, elle évita un trou dans le sol et se baissa pour ne pas heurter une poutre. Rosa posa sa main sur le bois humide de la porte et poussa un peu. Cela n'eut aucun effet. Elle tenta de tirer mais la poignée ayant disparu, ce fût un second échec. Elle se retourna vers les marches, furieuse. Elle observa de ses pupilles bleues, le dessous de l'escalier. Impossible de s'y cacher, il y avait un énorme buffet qui encombrait tout l'espace.
En regardant de plus près, elle aperçu un carré dessiné sur le plancher. Une trappe. Elle soupira. Les trappes étaient souvent de bonnes cachettes mais c'était sans issu si on la trouvait. Elle renonça à y entrer et même à la soulever. Par chance, à coté du buffet elle dénicha un tuyau en zinc. Elle essaya d'enfoncer la porte close. Un craquement se fit entendre et elle sourit. Elle poussa de sa main libre le morceau de bois sculpté.
- Surprise.
Elle entendit très nettement un pistolet être chargé et elle vit l'arme pointé sur son front. Quelques secondes après, le canon froid se posa sur sa peau et elle n'osa même pas reculer. Un homme s'avança et elle le reconnut comme l'un des trois hommes qu'elle avait découvert dans cette maison. Il lui ordonna de ne faire aucun mouvements et de reculer jusqu'à la pièce principale. Elle s'arrêta près de la fenêtre d'où elle avait tout observé. Soudain, deux silhouettes apparurent dans le miroir face à l'entrée.
- Lisenka ? Osa la jeune pirate.
- Pas tout à fait , non.
La femme qu'elle avait interpellé cet après-midi ne ressemblait en rien en la personne que Rosa avait devant elle. Une femme fatale tout en courbe et surtout en court déambula jusqu'à elle. Habillée comme n'importe quelle villageoise dans les rues de Nunash, la fameuse Lisenka ressemblait désormais à une danseuse de cabaret. Vêtue de froufrous et de dentelle rouge, elle portait un masque avec une plume argenté sur le coté. Ses courts cheveux couleur paille étaient légèrement mouillés.
- Viper Angel pour te servir ma belle.
Rosa ne fût même pas surprise d'entendre un nom de code comme le sien. C'était courant chez les criminels d'utiliser une autre identité que la leur. L'homme à coté d'elle était assez banal mais son regard était perturbant et la jeune femme savait que c'était lui le fameux chef de cette bande.
- Où est Micky ?
- Encore planqué dans la cave…
La dénommée Viper Angel marcha d'un pas rageur vers la trappe qu'avait aperçu la bleue tout à l'heure. La femme que Rosa qualifia d'allumeuse, tapa de ses hauts talons, le plancher. Elle s'y reprit plusieurs fois avant qu'un homme daigne ouvrir la porte. Elle lui enfonça alors son talon dans le crâne, lui disant de se réveiller immédiatement. C'est ainsi que la seconde d'Ace vit sortir Micky.
- Désolé patron, m'suis endormie en attendant la pirate.
- J'ai vu ça…
Debout au milieu du salon et entouré de quatre ennemis, Rosa était prise au piège.
- Qu'est qu'on fait d'elle ? Bailla Micky
- Si on est là, ce n'est pas pour l'inviter à danser pauvre abruti. On la descend, lui répondit sèchement Viper Angel.
- A part toi, personne n'a des pulsions meurtrières ici. On n'est pas des assassins, contrecarra l'homme armé.
Pour l'instant, le chef de la bande observait sans rien dire la jeune femme. Il n'écoutait qu'à moitié les déblatérations de ses coéquipiers.
- Que sais tu sur nous ? Demanda il d'un coup à la bleue.
Surprise par cette question, Rosa mit un temps fou à répondre. A vrai dire, elle n'avait pas envie de dévoiler ce qu'elle savait sur leur fameuse mission « cactus ». Alors elle décida d'avouer ses premiers soupçons.
- Je vous soupçonne de faire parti de l'équipage de Barbe Noire et de manigancer quelque chose contre la Marine ou une autre organisation dont je n'ai pas la connaissance. Je sais très bien que Teach va tenter d'être une personne importante dans ce monde et il a besoin de sous fifres pour parvenir à ses fins.
Rosa avait presque craché le nom de ce maudit pirate. Le silence pesait dans la maison hanté. La seule femme du groupe ennemi sorti une cigarette de sa pochette scintillante et l'alluma. La pirate les regarda un par un et vit dans le regard de l'individu avec le pistolet une certaine hésitation. Il abaissa un peu le canon de son arme. Le calme parut une éternité à Rosa. Ce fût Micky qui brisa le mutisme de ses compagnons.
- Vous savez les gars, Dragon serai vraiment pas content qu'on tue un membre de l'équipage qui a aidé son fils pendant la guerre.
