Bien le bonjour à vous, chers lecteurs ! Comme promis, le chapitre du mois, mais comme à l'accoutumée, une petite réponse à nos commentaires et on vous remercie toujours pour votre soutien !
Hanabi Yoshida : C'est vraiment plaisant que tu sois tombé sur cette histoire et on est honorés que tu l'apprécies autant ! Oh, et bien, c'est vraiment super qu'on parvienne à te motiver pour tes écrits ! Et bien écoute, n'hésite pas à écrire du todobaku à ton tour, on serait ravis de te lire !
Cali : Ahah ! Comme on dit, c'est toujours mieux d'avoir 2 chapitres plutôt qu'un ! Oui, Midoriya est quelqu'un d'adorable mais pas aux yeux de Bakugo malheureusement. Tout le monde a tendance à oublier qu'il l'a maltraité pendant toute l'école primaire, c'est un peu pour ça que les gens ont tendance à zapper le côté sombre de Bakugo. Shoto aide son ami, ce qui est normal en fait et ça me (le joueur de Shoto) fait plaisir que tu apprécies ses méthodes pour le protéger. Merci encore de ton soutien, et voici la suite !
Lijovanchan : Tout d'abord, bienvenue parmi nous déjà ! On est heureux de compter un lecteur de plus qui apprécie notre histoire ! Merci d'avoir posté ce commentaire qui nous a vraiment fait plaisir ! Oui, c'est sûr que si tu n'appréciais pas le couple Todobaku, tu ne pouvais pas trouver cette histoire mais on est ravis de voir que tu l'as découverte ! Bonne année 2020 à toi aussi, un peu en retard et en espérant que cette poursuite d'aventures te plaira toujours autant !
DebooR : Merci mille fois pour ton commentaire vraiment ! De savoir que tu as lu autant de fiction Todobaku/Bakutodo et avoir apprécié la nôtre est un honneur *courbette*. Merci d'avoir lu tous les chapitres et en voici un nouveau tout frais ! En espérant qu'il t'enchante autant que les précédents !
Et bien, et bien, maintenant que cela est fait, on vous souhaite à tous une agréable lecture !
Katsuki
« Comme si ça aurait changé quelque chose que Tenya et toi soient là ! Arrête de faire celui qui sait tout ! Merde, c'est arrivé maintenant, et c'est un hasard ! J'ai pas prémédité d'être seul avec pour lui balancer la merde qu'il mérite ! Trouve pas des raisons connes comme si elles étaient l'unique vérité ! »
Les sourcils du blond souffraient tellement il les sollicitait. Il avait beau être souvent en colère, il arrivait que les muscles de son visage soient en souffrance. Les mots de Shoto étaient durs à entendre et il ne supportait pas qu'il puisse lui balancer ça.
« Tu crois que t'as tout compris génie ? » Lâcha t-il. Sa colère était noire. Ses poings étaient serrés avec force. « Tu ne sais rien. » Il répétait, martelait ces mots. Mais jamais il n'exprimerait à voix haute la raison. Le blond savait au fond de lui pourquoi ses émotions étaient si douloureuses vis-à-vis du bon à rien, il n'avait jamais su comment le formuler avec des mots. Alors il se braquait.
Chaque fois que son cerveau le faisait penser à Deku, son cerveau tournait à plein régime.
Son mal-être était étrange pour les autres mais s'il arrivait un jour à oser leur dire pourquoi, peut être qu'ils comprendraient.
L'esprit de Bakugo était un cheminement complexe. C'était un labyrinthe de frustration et de questions sans réponse sur le fond du problème.
« Tu causes comme si tu savais tout. Je n'suis pas jaloux. T'as raison sur un point par contre, je me fous de la fréquence à laquelle tu parles avec ! » Sa voix avait un peu déraillé sur la fin.
Il savait qu'il se contredisait. Il était clairement jaloux. Il ne comprenait pas pourquoi cela pouvait être un mal pour le bicolore... Alors ce sentiment le frustrait encore plus.
Il déglutit. Il était forcément envieux par le fait qu'ils soient amis. Ce concept l'énervait. Les voir ensemble l'énervait.
D'ailleurs pourquoi son interlocuteur lui parlait du futur ? Pourquoi mettait-il un truc pareil sur le tapis ? Il ne travaillerait jamais avec Deku. Shoto se rendait sur un terrain glissant.
« On s'en fous ! Mais genre vraiment ! On n'est pas encore demain. Je pense d'abord à aujourd'hui. Et j'espère ne rien avoir à faire avec lui. Si je dois être en duo avec, c'est que ceux qui nous ont sélectionnés ensemble sont incroyablement stupides ! Je t'ai déjà balancé dans la gueule que tu dois bosser avec quelqu'un que tu hais ? Genre ton père à la con ? Tu te forceras peut-être mais tu détesteras ça ! Moi c'est pareil, je me force, chaque mot qui sort de sa bouche me fout la rage ! J'en ai rien à foutre vraiment de la merde qui sort de ta bouche ! Ton simple travail de groupe tu peux te le foutre là où je pense ! Et tu sais quoi ? C'est pas parce que tu le trouves supportable que c'est forcément comme ça que je dois le voir ! Putain, un écart, et tu me balances tout dans la gueule que je fais zéro efforts comme si je l'avais claqué, je déteste ça ! »
Il avait envie de péter un plomb. Cette conversation n'avait pas de sens pour lui. Il avait horreur qu'on l'insulte de gamin. Cette méthode n'avait jamais fonctionné et poussait le blond à se braquer. Il pensait que Shoto n'essayait même pas de le comprendre. Il savait qu'il était en tort sur pleins de points mais il savait aussi qu'il n'arrivait pas à vivre avec le malaise qui l'habitait si on lui balançait toutes ces merdes à la tronche.
Shoto
« Tu as raison, je ne sais rien. Je constate, c'est tout. »
Shoto captait bien la colère qui émanait de son petit ami. Celle-ci augmentait de manière fulgurante de secondes en secondes et ses traits se tordaient sous les grimaces exacerbées de l'explosif. Il voyait bien que le blond était frustré quand il s'agissait de Deku mais il ne pouvait pas lui donner raison. D'ailleurs, il ne le ferait pas, peu importait ce que Bakugo aurait à dire. Son comportement dépassait les bornes et encore, Shoto n'avait été témoin sûrement que d'une infime partie de leur dispute. Il savait aussi que les mots blessaient bien plus que les coups et honnêtement, le fait de dire à quelqu'un d'aussi adorable que le vert qu'il n'avait rien d'un héro était... Juste impensable et détestable.
D'ailleurs, le voir essayer de démentir le fait qu'il était jaloux n'avait rien d'amusant mais ce qu'il rajouta après fut moins plaisant encore... Le voir argumenter de la sorte prouvait bien que la dispute était une cause perdue, Bakugo restait borné dans ses idées et ne se remettait même pas un minimum en question. Une vague de peine envahit Shoto face à la mention de son père de la part de son vis-à-vis. Il voulait jouer sur ce terrain là ? Déjà, ce n'était même pas comparable. Midoriya était quelqu'un de gentil même si maladroit alors que son père... Il avait fondé une famille sur des objectifs ignobles et avait maltraité sa femme et ses enfants pour sa propre gloire. Il leur avait presque détruit une partie de la vie en agissant de manière aussi égoïste. Non, ce n'était pas comparable. Le jeune Todoroki aurait pu être en colère mais s'imaginer devoir travailler avec son père plus tard pour sauver des vies, il savait clairement comment il réagirait. Il l'avait presque déjà fait en allant faire un stage chez lui. D'ailleurs, il s'empressa de lui dire le fond de sa pensée, au blond cendré :
« Même si je hais mon père, je prendrai sur moi s'il y a des vies en danger. C'est une certitude... Et non, je ne pense pas que le futur n'est pas important pour toi. Tu répètes toujours vouloir devenir numéro 1 non ? Ne deviens pas amer comme mon père en voulant à tout prix cette place... C'est sur ton avenir que tu bosses et tu devrais donner le meilleur de toi même... »
À chaque argument, Katsuki avait une réponse. Plus le temps passait et plus le rouge et blanc sentait sa patience s'amenuiser. Les yeux rouges écarlates de l'adolescent pointaient leur dards dans sa direction alors qu'il se plaignait que le bicolore voyait tout en noir pour un simple écart. Sauf que les mots qui étaient sortis de sa bouche n'étaient pas un écart, ça avait bien profondément blessé Izuku, Shoto l'avait vu, cette lueur de douleur dans son regard. L'adolescent aux yeux vairons sentit une colère sourde s'éveiller au creux de son torse et il dut inspirer pour calmer ses nerfs. Ok, d'accord, Bakugo ne voulait pas essayer de remettre en cause son attitude ? Le jeune Todoroki n'avait pas d'autre choix, il rétorqua en le regardant droit dans les yeux, en se calmant mentalement :
« Très bien si tu veux pas faire un minimum d'effort, au moins te contrôler une semaine avec mon ami, fais comme tu le sens. Mais sache que j'ai aucunement envie de sortir avec un gars avec ces principes-là. »
Et il pesait ses mots. Dans la vie, des fois, on devait faire des efforts. Bakugo n'avait certes pas frappé Midoriya mais il n'avait pas hésité à le mettre plus bas que terre avec ses mots. C'était contre les principes du bicolore d'être avec quelqu'un qui ne respectait pas un minimum ses amis. Sans une syllabe de plus, le garçon aux cheveux bigarrés le laissa en plan. Avant de rentrer dans l'établissement, la porte ouverte, il se retourna pour lui glisser, en guise de seconde chance un :
« On sera en train d'avancer le dossier avant que Tenya n'arrive au Café. Viens seulement si tu es calmé... »
Sur ces dernières phrases, l'adolescent de UA entra dans le Café et alla rejoindre son ami, essayant au maximum de le réconforter à sa manière. Shoto s'excusa de ne pas avoir été là plus tôt et du comportement de l'explosif. Izuku balaya en souriant ses excuses et dit que cela ne faisait rien. Ils commencèrent à démarrer la trame du dossier et bientôt leur ami aux lunettes pointa le bout de son nez pour les aider, s'excusant de son retard. Bakugo n'était toujours pas revenu mais le bicolore ne s'en inquiéta pas, trop occupé à avancer sur leur dossier au milieu de ses deux camarades de classe qu'il appréciait.
Katsuki
Il recevait les mots du bicolore comme un choc. Ses émotions étaient ébranlées et il sentit une vague de froid le traverser. « Quoi ? » Il n'arrivait plus à exprimer ses pensées. Il était perdu. Jamais il n'aurait cru ne pas avoir les mots un jour pour balancer tout le piment qu'il avait sur le bout de la langue.
Il n'aimait pas que Todoroki souligne ses contradictions. Tout ce qu'il aurait dû dire c'est qu'il ne bosserait jamais avec Deku. Ni dans le présent, ni dans le futur, ni jamais.
Bien sûr qu'il serait numéro un, et bien sûr qu'il se concentrait sur cet avenir. Bakugo ne voulait juste pas entendre son vis-à-vis lui parler de possible travail d'équipe avec le vert.
Puis, quand il avait parlé de son père, il avait senti un vent glacial passer sur son visage. La colère froide de Shoto avait refait surface, elle était venue sur lui comme un voile fin. Il n'avait pas aimé cette référence. Il n'aurait peut être pas dû faire cette comparaison. Pour le blond la comparaison coulait de source, elle ne pouvait pas être blessante. Pourtant, avec le recul, il réalisait qu'il n'aurait même pas dû mettre Endeavor dans cette conversation. Il montra des dents, une manière pour lui d'exprimer son erreur qu'il ne reconnaîtrait pas à voix haute.
Avec le blond il fallait de toute manière apprendre à décoder les expressions de son visage.
Il n'aimait pas être comparé à Endeavor. Même s'il reconnaissait la force du numéro deux et qu'il avait un style de combat remarquable, il avait vu le tableau que les médias dépeignaient sur lui.
Non, Bakugo voulait ressembler à All Might, il ne voyait pas pourquoi tout à coup Todoroki lui balançait qu'il ne devait pas devenir aussi amer que son père... « J'ai rien à voir avec lui. Et je donne le meilleur de moi-même comme le fait All Might. » Le blond grimaça autrement cette fois, blessé par la comparaison que venait de faire Todoroki.
Il se fichait toujours au fond de lui des blessures morales qu'il avait pu occasionner à Deku.
Le garçon était toujours un emmerdeur qui gravitait autour de lui comme un moustique agaçant.
Il serait difficile pour Todoroki d'effacer une rancune aussi tenace que celle qu'il ressentait envers le vert.
Il aurait beau lui dire qu'il était mauvais avec il ne voudrait pas le changer.
Après tout, le blond faisait déjà en sorte de l'ignorer. C'était lors des confrontations avec le vert que tout partait en couille et...
« Je suis très calme et je me contrôle ! Me donne pas d'ordre. Je viens quand j'en aurais envie, pas quand je serais calmé. » Il détestait qu'on lui parle de cette façon. Il se sentait blessé par les mots du gars en face de lui. Peut-être parce qu'il était amoureux de lui et que les mots des personnes qu'on aimait vraiment blessaient toujours plus que ceux de parfaits inconnus. Ses lèvres se pincèrent, comme pour ravaler quelques mots en trop. Il fit volte face, les épaules voûtées, les mains enfoncés dans ses poches.
Il ne voulait vraiment plus avoir rien à faire avec eux.
Sur le chemin, il n'arrivait pas à penser à autre chose que tout ce qui s'était produit.
Les mots lui tournaient dans la tête. Il ne voulait pas être avec un mec comme lui ? Alors qu'il aille se faire foutre... Il enrageait que le bicolore n'essayerait pas de le comprendre sur aucun plan.
Puis Deku, pourquoi avait-il fallu qu'il se rapproche comme s'ils étaient amis ? Après tout ce temps, il n'avait toujours pas compris que sa présence était un mal insupportable.
Des passants se retournèrent sur le garçon qui fulminait, Bakugo était en train de marcher à grande vitesse, ses jambes couraient presque alors que l'air frais du soir ne faisait pas son travail de rafraîchir ses pensées.
Plus tard, il ouvrit la porte du café sans aucune délicatesse. Il n'adressait le regard à personne, et travailla plus en solo qu'en groupe. Quand il était d'accord il répondait en grognant.
Quand Deku disait quelque chose, il s'efforça tout de même de ne rien dire et de faire comme si ses mots n'avaient pas été prononcés. Il était parfaitement conscient de ce qu'il faisait. Il s'efforçait de faire comme Todoroki l'avait dit, oublier la présence de Deku le temps d'une semaine. Ce dernier le vivait peut être mal aussi d'ailleurs, mais il ne prit même pas la peine de lever un regard carmin dans sa direction pour le vérifier.
Mais avec ce qui s'était produit, les échanges avec Shoto avaient aussi disparu.
Comme s'ils en étaient revenus à de basiques échanges d'adolescents pris par leurs études. Ils en étaient arrivés à une vraie première dispute. Pour être plus clair, l'un faisait la gueule à l'autre. Bakugo n'essayait pas de faire le moindre pas pour confronter à nouveau son avis avec celui de Shoto.
Ce n'est que la veille de l'exposé que le blond, fatigué de ne plus lui parler, tenta une approche plus ou moins sympathique. Clairement le bicolore était plus fort pour l'ignorer que lui. Bakugo se sentait blessé de ne pas croiser une seule fois le regard au moins courroucé du Todoroki. Il avait sûrement besoin de l'attention de l'autre, et cela se ressentait le soir quand il regardait nerveusement son portable. Chaque fois que celui-ci vibrait, il était extrêmement déçu de voir qu'il s'agissait de Kirishima et non de Shoto.
Il s'en foutait clairement ? Totalement ? Il voulait vraiment que ça se termine comme ça à cause de sa mésentente avec Deku ?
À l'inter-classe, il avait profité pour suivre Todoroki jusqu'aux toilettes pour tenter lui parler. Il se foutait pas mal que cela faisait bizarre de le suivre là-bas. Il attendit à l'extérieur des toilettes, adossé dans le couloir. Quand Shoto sortit des toilettes, il se mit devant lui avec son air renfrogné de mauvais garçon et il s'exprima avec un effort surhumain :
« Je veux qu'on parle. Tu me suis ou j'te tire jusque là-bas. » Il sentit une hésitation de la part de son interlocuteur. « Allez... » Ajouta t-il avec plus de retenue et avec un drôle d'éclat dans le regard.
C'est dans un couloir plus loin qu'il se retourna pour faire face au bloc de glace.
« Arrête de m'ignorer. J'en ai marre ça me casse les couilles qu'on se parle pas. Puis, j'ai fait comme tu voulais, j'ai fais comme si je voyais pas sa tronche et ça va... Alors, je vois pas pourquoi on fait comme si on se connaissait plus. » Il espérait que sa tronche de prince ne lui casserait pas les couilles pour des excuses. Il espérait aussi un petit peu qu'il arrêterait de l'ignorer.
Il avait remis ses mains dans ses poches. Il inspira profondément puis regarda à droite à gauche. « Je suis pas ton père, je le serai jamais et ... » Il soupira cette fois… Il n'était pas sûr que Shoto soit prêt à recevoir quoique ce soit comme commentaire sur Deku. Mais c'était peut être le moment d'aborder brièvement le sujet… Avec plus de retenue. Il n'acceptait toujours pas les choses qu'on lui avait dites, mais savait pertinemment qu'il aurait mieux fait d'ignorer les salutations et la présence du vert plutôt que de lui dire de la merde. Il s'était retenu depuis tellement longtemps. Que le blond avait sentit que la pression avait lâché d'un coup. « J'aimerais bien que Deku fasse en sorte de plus m'approcher… J'ai des raisons de pas l'aimer que tu comprendras pas et... J'ai pas envie d'en parler et... je veux pas que tu me forces à le faire. Ça faisait depuis qu'on s'était battu en début d'année que je pensais à tout ça et j'ai relâché la pression là... »
Shoto
Shoto ne s'en voulait pas d'avoir laissé le blond cendré en plan, surtout comment il était resté ancré sur ses positions alors qu'il était clairement en tort. Même si son ego l'empêchait d'accepter cette vérité, l'adolescent devait arrêter de se comporter de manière aussi puérile. Le rouge et blanc ne savait pas vraiment la raison de cette haine entre les deux garçons et mit dans un coin de sa tête l'idée de, peut-être plus tard, essayer d'en parler avec les concernés.
En cet instant, il discutait avec Tenya et Midoriya sur le dossier qui avançait bien. C'était chaleureux et il savait qu'il arrivait bien à se coordonner avec ses deux amis. À un moment, l'ado aux lunettes sembla avoir un air interrogatif en regardant sa montre. Il regarda ses deux camarades de classe et demanda :
« Je suis désolé de demander mais ça fait depuis une demi heure, trois quart d'heure qu'on travaille et je suis arrivé une heure en retard... Je ne peux m'empêcher de me demander, où est Bakugo ? A t-il par hasard oublié notre travail de groupe ? Pourtant, même si je ne le connais pas tant que ça, il ne m'a pas l'air d'être du genre à poser un lapin, surtout qu'il recherche l'excellence... »
Il y eut un blanc et un certain malaise dans le groupe face à la question posée et Tenya le sentit immédiatement :
« J'ai dit quelque chose qui fallait pas ? »
« Non non, c'est pas ça Iida kun ! » interrompit lzuku en riant nerveusement et en secouant ses mains. « Comment dire...C'est juste que, hum... »
Voyant son ami peiner à expliquer ce qui s'était passé, le jeune Todoroki décida d'intervenir pour l'aider. Il posa une main sur la petite épaule musclée de son confrère en le regardant gentiment et entreprit de répondre aux interrogations posées :
« Pour faire court, Bakugo et Midoriya étaient en train de se disputer quand je suis arrivé. Enfin, disons plutôt que c'était plutôt Bakugo qui hurlait sur lui et a dépassé les bornes. J'ai été obligé d'intervenir pour calmer le jeu et sans rentrer dans les détails, je lui ai demandé de se calmer avant de venir travailler avec nous. Il est probablement en train de marcher pour s'aérer la tête avant de venir parmi nous... Enfin, je l'espère... »
Dans les yeux de l'ado à lunettes, on voyait clairement qu'il aurait voulu savoir plus sur la situation passée mais se contenta de cette version en hochant de la tête. Cinq minutes plus tard, les trois étudiants de UA entendirent la porte d'entrée du café s'ouvrir avec vacarme. On sentait clairement que le propriétaire voulait faire une remarque au nouveau venu sur sa brutalité mais se retenait. Shoto ne se retourna pas mais entendit la chaise à côté de lui grincer et quelqu'un s'asseoir brutalement dessus. C'était Katsuki. Ils reprirent comme si de rien était et le rouge et blanc fut soulagé de constater que, même s'il ne parla presque pas, son ''copain'' fit de son mieux pour ignorer Deku.
La semaine se déroula sans encombres mais le bicolore n'adressait toujours pas la parole à l'explosif. Non pas qu'il lui en voulait encore pour ce qu'il s'était passé... Enfin, peut-être un peu quand même, mais il avait besoin que l'autre fasse le premier pas, histoire qu'il comprenne à quel point il avait été sérieux dans ses propos. Il n'irait pas jusqu'à demander à l'autre de s'excuser auprès d'Izuku car c'était délicat pour un garçon aussi têtu que Katsuki. Mais au moins, que le blond se décide à prendre son courage à deux mains pour un minimum d'explications n'était pas trop demander. Surtout qu'il maintenait ses mots, il ne se voyait pas sortir avec quelqu'un avec des principes aussi bas. Alors il patienta et c'était une de ses qualités premières, la patience.
Ils clôturèrent leur dossier en un rien de temps, ayant préparé leur oral et quelles parties faire un jour avant le cours. Pendant l'interclasse, le bicolore alla faire son affaire aux toilettes les plus proches et fut surpris de voir le blond aux yeux rouges vifs se tenir devant la porte à sa sortie. C'était une des raisons qui expliquait son hésitation à sa demande de le suivre. Il y avait un peu également de doute quant au fait que quelqu'un pourrait être témoin de leur discussion, vu qu'ils étaient à l'école, à la vue de tous. Mais quand Bakugo insista avec un regard peu commun en sa direction, Shoto se dit qu'il allait le suivre. Après tout, il avait fait l'effort de venir jusqu'à lui pendant leur ''pause'' de couple alors il allait écouter attentivement ce qu'il aurait à dire.
Ils arrivèrent dans le milieu d'un couloir vide de monde quand son interlocuteur se retourna vers lui et lui déblatéra tout ce qu'il avait à dire. Katsuki commença par lui faire comprendre qu'il ne voulait plus qu'il l'ignore, qu'il avait fait des efforts et avait écouté ce qu'il lui avait dit. Mais ce qu'il l'étonna le plus c'est qu'il n'avait pas apprécié d'être comparé à Endeavor (et pourtant, ils se ressemblaient sur bien des aspects) et voulait désespérément lui faire comprendre qu'il n'était pas comme lui. Shoto le laissa parler, jusqu'au bout. Il attendait un minimum d'explications et pour l'instant, il ne les avait pas. Il croisa les bras en dirigeant toute son attention vers son homonyme quand il lâcha enfin ce qu'il attendait. Apparemment, il s'était retenu pendant trop longtemps et avait explosé cette soirée-là. Ça pouvait être compréhensible et il s'était racheté en ayant un comportement ''décent'' par la suite. À la fin de son monologue, Shoto s'empressa de lui répondre :
« J'en toucherai un mot à Midoriya mais tu sais, un jour il faudra crever l'abcès pour éviter que toute cette frustration te ronge. J'ai pas l'intention de t'obliger à en parler mais saches que si tu en as besoin, j'essayerai de t'aider à ma façon... Comme la dernière fois. »
Mieux valait ça plutôt qu'il crache ses nerfs sur la bouille aux tâches de rousseurs. Il était maintenant temps d'enterrer la hache de guerre, Shoto avait eu ce qu'il souhaitait de la part du blond alors il lui pardonnait. Il y eut un instant de pause entre les deux lycéens et les cours allaient bientôt reprendre. Cependant, Shoto voulu faire comprendre au blond qu'ils repartaient sur un bon fil et décida de proposer :
« Ça te dit que je passe chez toi ce weekend pour qu'on fasses des parties sur la console ? »
En énonçant cela, l'adolescent avait un sourire hésitant. Il savait qu'il s'invitait lui-même chez le blond cendré mais il espérait que l'initiative lui plairait.
