Bien le bonjour à tout nos lecteurs, lectrices, et autres personnes NB ! On espère que notre chapitre vous permettra de vous détendre avec tout ce qui se passe en ce moment en France (Covid-19). Prenez soin de vous et surtout, faites attention à bien rester chez vous pour que le virus ne circule pas davantage, plus vite on fera attention, plus vite on se débarrassera de ce fléau !

Attention à votre santé et à celle de votre entourage !

Comme d'habitude, on commence par la réponse aux commentaires écrits, et ceux qui n'ont pas besoin de le lire, on vous souhaite une agréable lecture !

Juliette Laget : Hey ! Bien sûr qu'on se souvient de toi (rappelle toi, on a ton illustration pour notre histoire!). C'est vraiment cool de savoir que tu lis encore notre histoire, merci d'avoir commenté !

BAKUGLOW : Et bien, déjà, merci à toi d'avoir commenté pour qu'on sache que tu apprécies notre histoire et que tu la suis depuis longtemps ! C'est très motivant ! Ensuite, sache que nous n'aimons vraiment pas le OOC donc on risque pas de tomber dedans et on apprécie vraiment (chaque joueur) le personnage qu'on incarne, d'où le fait qu'on a pas de « faux raccords ».

Et par rapport à ton avis sur le chapitre précédent, en effet, Bakugo n'a pas vraiment le choix de faire des efforts sinon, il perdrait Shoto en fait. Parce que le bicolore, lui, en fait déjà beaucoup de base, des efforts ^^. En espérant que cette suite t'intéressera tout autant !

Daliko : C'est ce qui nous manque dans les autres histoires qu'on a pu lire justement, cette crédibilité ! On est vraiment portés là dessus et c'est plaisant de voir que d'autres personnes comme toi partagent cet avis ! Si ça peut te rassurer, on ne compte pas abandonner cette histoire, c'est un objectif primordial de la finir sinon, on aurait un énorme goût d'inachevé. On se réfère effectivement beaucoup au manga en respectant la trame de base mais tout en se laissant quand même une part de liberté réaliste. Bref, voici un nouveau chapitre !

Hanabi Yoshida : Merci pour ton commentaire et n'hésite pas à faire à ton tout une histoire! C'est en écrivant qu'on apprend et qu'on s'améliore et avoir des avis constructifs dans ton histoire te permettra d'améliorer les histoires que tu vas écrire par la suite ! Sur ce, bonne lecture à toi !

Sur ce, bonne lecture à tout le monde !


Katsuki

Bakugo ne recherchait l'aide de personne. Mais il se garda bien de le dire à Todoroki. Toutefois, le point fort de ce dernier, c'est qu'il n'était jamais intrusif. Lorsque le visage de Bakugo montrait de la colère, il lui disait deux trois mots mais ne s'éternisait pas sur le sujet.

Jamais il ne s'était senti attaqué par le bicolore. Sa manière de faire, il l'admettait, lui convenait dans la plupart des situations. Il restait à une distance respectable quand il le demandait. Il ne le frustrait que lorsqu'il jugeait qu'il dépassait les limites. Il lui parlait peu et allait droit au but. Bakugo détestait par dessus tout les personnes peu sûres d'elles et Todoroki n'avait aucune faiblesse dans la voix lorsqu'il lui disait quelque chose. Il ne le craignait pas et il ne bafouillait pas comme un con. Il ne se justifiait pas non plus.

Toutes ces raisons réunies faisaient qu'il se sentait bien avec cet imbécile.

Alors ce manque dû par la distance, il l'avait ressenti comme un poids.

Alors la proposition de Shoto surprit Bakugo qui planta son regard dans les yeux vairons de Shoto.

Il se demanda en premier s'il était sérieux.

Puis vu l'expression de Todoroki, il comprit qu'il ne plaisantait pas. Après tout cela n'avait jamais été le genre du garçon de sortir des conneries. Il avait encore moins d'humour que lui-même. C'est dire.

« Ok. Je m'arrangerai pour que mes parents n'soient pas là pour qu'ils ne viennent pas nous les briser... »

Ils avaient convenu de se retrouver le samedi en fin d'après-midi. Désormais ils avaient cours le samedi matin et Shoto avait quelque chose à faire en début d'après-midi.

Le week-end arriva vite et Bakugo n'avait pas eu besoin de faire beaucoup d'effort pour que sa mère et son père lui lâche la grappe pour ce soir.

« Je te laisse ma cuisine, je n'ai pas eu le temps de faire à manger pour vous ce soir.

_ Ok.

_ Envoie moi un message quand Todoroki est arrivé ici !

_ Pour quoi faire ?

_ Discute pas ! Il est où le problème ça te prendra deux putains de secondes !

_ C'est toi mon problème, t'as pas besoin de savoir quand il arrive dans la maison ! C'est dans la soirée, c'est suffisant comme info ! »

Il se prit encore un coup derrière la tête. Si son père n'avait pas tiré sa femme vers l'extérieur, ce serait sûrement partie dans une nouvelle bagarre.

Pour Katsuki, sa mère posait toujours des questions idiotes.

Quand la sonnerie retentit, Bakugo était déjà en train de cuisiner. Sa mère avait rempli le frigo du nécessaire pour qu'il prépare du porc Shogayaki. Pour que la viande soit plus tendre, il avait laissé cuire à feu doux depuis une heure déjà, remettant régulièrement de la sauce sur la viande. Le sucre caramélisait la viande et laissait échapper une douce odeur de cuisson.

Pour ne pas montrer son impatience, il prit le temps pour arriver jusqu'à la porte. Todoroki avait une chance inouïe d'être le premier à voir Bakugo vêtu d'un tablier noir pour ne pas tâcher ses habits. Il ne s'était pas spécialement attardé sur des habits en particulier, mais cet accoutrement lui donnait un look bien différent de celui qu'il avait à l'école. N'importe qui oublierait son sale caractère habillé comme un cuisinier. Puis, l'odeur qui se dégagea quand il ouvrit la porte en disait long sur ses talents en cuisine.

« T'es en retard. » Il n'avait pas envie de dire bonjour. La sympathie n'était pas une marque de fabrique de Bakugo. Parce qu'il préférait souligner le retard d'une heure de son vis-à-vis. Il avait commencé à cuisiner parce qu'il s'ennuyait et parce qu'il arrivait à se concentrer sur rien.

Après leurs discussions sur ce qu'il s'était passé, ils n'avaient plus vraiment parlé. Ils se jetaient des coups d'oeil en entrant dans le tram. Ils se regardaient quelque fois quand l'un ou l'autre allaient au tableau. Mais le dialogue était limité. En réalité, cela ne changeait pas de leurs habitudes. Les deux amants restaient discrets sur leur relation.

« En attendant, plutôt que de rien faire, j'ai commencé à cuisiner. Puis c'était l'heure. » Il avait encore envie de lui reprocher son retard, mais il s'abstint de balancer une autre merde dans la tronche du gars.

Il se recula en arrière pour le laisser rentrer et ne le quitta pas des yeux.

Car en réalité, il était content de le voir. Ses sourcils se mirent progressivement en ligne de droite puis il le dépassa après avoir fermé la porte à clef.

Pas besoin de lui montrer où mettre son manteau. Il se dirigea vers la cuisine où une délicieuse odeur de viande, d'épices, de caramel et d'oignons flottait dans l'air.

« J'ai pas encore préparé le bouillon, alors tu vas m'aider. »

La viande avait presque fini de cuir et il fallait ajouter de la sauce soja et du saké. Bakugo avait préparé le bol pour la sauce et il expliqua à un Todoroki méticuleux et concentré comment ajouter les ingrédients. C'était bien la première fois qu'il faisait ce genre d'activité avec quelqu'un d'autre que sa mère. Le silence était présent, mais cela ne semblait déranger aucun des deux. Ils travaillaient vite, les odeurs délicieuses emplissant la pièce.

Il arriva à côté de Shoto qui venait de terminer, son bras toucha le sien puis il déposa le bol avec la viande encore bouillante.

« C'est encore un peu chaud, on va attendre que ça refroidisse ok... Mais c'est pas interdit de goûter, alors te gêne pas les cuillières sont là, tu peux goûter le jus de viande, tout. » Il avait réellement envie de voir la satisfaction de Shoto quand les saveurs exploseraient dans sa bouche.

Bakugo ressentait toujours une satisfaction intense quand les gens appréciaient ce qu'il faisait.

La reconnaissance était importante même s'il disait toujours qu'il se foutait de l'avis des gens.

D'ailleurs, il était curieux de savoir pour quelle raison Todoroki était arrivé en retard. Au début il n'avait pas voulu poser la question, pressé de continuer à faire la cuisine pour éviter que la viande ne cuise trop longtemps.

« C'est quoi qui t'a mis en retard … ? » Il n'avait pas envoyé de message pour pleins de raisons.

Si Todoroki n'avait pas pris la peine d'en envoyer un, c'est qu'il n'avait pas eu l'occasion.

Shoto

La proposition de Todoroki était sincère et n'était clairement pas anodine : c'était pour dire au blond qu'il passait à autre chose. Il avait obtenu ce qu'il souhaitait, un peu d'info sur le problème qui avait poussé son camarade à réagir de manière aussi brutale, et il s'était un peu repenti également. Cependant, il remarqua un étonnement visible dans le regard de l'autre, comme s'il ne croyait pas avoir le droit de lui adresser la parole aussi facilement. Avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit à ce propos, Bakugo obtempéra en disant qu'il s'arrangerait pour qu'ils soient seuls ensemble chez lui. Cela ne gêna pas le bicolore car même s'il aimait converser avec les parents de son copain, avoir la maison pour eux deux signifiait pouvoir être plus naturel et ne pas avoir peur de voir débarquer l'un des deux parents dans la chambre.

Aussitôt qu'ils avaient prévu le jour où ils se verraient que Shoto le prévint que ce serait mieux pour lui de venir en fin d'après midi. En effet, cela faisait plus d'une semaine au moins qu'il n'avait pas été rendre visite à sa mère, après ses cours.

D'ailleurs, ce jour arriva bien vite et Shoto alla visiter comme convenu sa maman pendant quelques heures, discutant de ses études qui se passaient bien avec sa mère. À un moment donné, la jeune femme l'observa d'une manière un peu pensive, gênant un peu son propre fils par la même question en lui demandant pourquoi ce regard.

« Non ce n'est rien, tu sembles plus rayonnant et je ne sais pas, un peu... Différent depuis la dernière fois ? Je ne sais pas, comme si... Tu avais mûri d'un coup ? Pas que tu ne sois pas mature, mais je ne sais pas, il y a quelque chose de nouveau dans ton regard, comme si tu avais vécu une expérience... » Shoto ne voyait pas de quel changement elle pouvait faire référence. Il ne comprenait pas, peut-être, que la jeune femme voyait en lui désormais un garçon plus adulte par rapport à des expériences faites avec son petit ami, même si elle ignorait qu'il était en couple. En détectant l'éventuelle gêne de son dernier enfant, la jeune femme entreprit de changer de sujet, qui, manque de pot, était encore plus embarrassant. « Ah, et à ce propos, comment se passe ta collaboration avec ce fameux Bakugo ? La dernière fois, tu n'étais pas plus serein que ça avec lui, vous avez réussi à trouver un terrain d'entente ? »

À cette mention, Shoto se gratta l'arrière de l'oreille, ayant un flash de ses ébats dans la bulle avec Katsuki sans le vouloir. Un rapprochement ? Ils en avaient carrément eu un, malgré leur première dispute de cette semaine. Mais le rouge et blanc ne se sentait pas de dévoiler cette relation secrète encore fraîche à sa mère, même s'il savait qu'il pouvait lui faire confiance. Déjà d'une, parce que c'était encore frais, et de deux, il ne savait pas trop comment elle réagirait s'il lui annonçait qu'il était en couple avec un garçon, celui qu'elle venait de mentionner à l'instant.

Alors il se contenta de rester vague sans paraître étrange en mentionnant Katsuki, pour éviter qu'elle ne se pose davantage de questions.

« Ça va beaucoup mieux, on va dire qu'on est parvenu à travailler ensemble et ça fonctionne plutôt bien sur nos dossiers écrits et oraux. On a du mal à se coordonner en pratique par contre... Je pense que plus on s'entraînera ensemble, plus on pourra s'améliorer, j'imagine ? »

Cela sembla convenir à la mère aux cheveux blanc neige car elle n'en demanda pas plus et ils continuèrent à converser pendant une bonne heure encore.

De retour chez lui, Shoto regarda sa montre et se dit qu'il fallait qu'il fasse vite pour préparer ses affaires avant sa visite chez l'explosif car il n'avait encore rien préparé et c'était assez juste niveau timing. Il était déjà 5h30 alors...

C'était sans compter sur son père qui venait lui faire la morale à chaque fois au mauvais moment, comme s'il savait spécifiquement quand agacer son dernier fils et le mettre en retard.

« Tu as eu deux mauvaises notes et une très moyenne ce mois-ci. Je ne veux pas voir ta moyenne descendre encore alors... » avait-il dit de son ton habituel hautain, les bras croisés comme pour lui montrer qui était supérieur à lui. Putain, ces fameuses notes étaient dans des matières dans lesquelles il galérait depuis le début de l'année et il s'efforçait à les rattraper depuis mais ça, son père préférait l'ignorer. Avant que son fils puisse lui répondre quoique ce soit de cinglant, Endeavor lui balança justement ce qu'il ne voulait pas entendre :

« Je t'ai à l'oeil donc avant que tu ailles faire ton soit-disant travail de groupe chez ton ou ta camarade de classe, tu vas faire le reste de tes devoirs ici, dans mon bureau... Pas de discussion ! Et je ne veux pas voir de portable te distraire pendant ce temps de travail ! »

Shoto savait que s'il râlait ou s'il refusait de se plier à la demande de son paternel, il verrait sa sortie avec Katsuki prendre fin avant même qu'elle ne commence. Il connaissait le genre de la maison pour le peu de fois où il s'était vraiment rebellé alors il se contenta de soupirer longuement en lançant un regard noir aux yeux bleus cyans et se dit qu'il se dépêcherait le plus vite possible pour arriver le moins en retard chez Bakugo. Le pire, c'était qu'il ne put pas le prévenir de cet imprévu, vu qu'il n'avait pas le droit de prendre son portable dans le bureau...

Il faisait déjà nuit dehors quand il avait enfin fini les devoirs de la semaine suivante, balançant ça et là et « j'ai pas besoin d'être fliqué par toi, je sais bosser. » à son géniteur quand celui-ci avait le malheur de vouloir regarder s'il bossait bien.

Quel ne fut pas le soulagement quand il put enfin quitter la maison familiale et arriver devant celle des Bakugo. Il appuya sur la sonnette, son sac d'affaires préparé à la va vite sur son dos et le visage un peu tiré d'être aussi en retard par rapport à ce qu'ils avaient prévus. Le blond, d'ailleurs, en ouvrant sa porte d'entrée, ne manqua pas de le lui faire remarquer avec une moue dédaigneuse. Mais le fait qu'il soit habillé d'un tablier noir de cuisine l'empêcha d'énoncer quelconques excuses, trouvant la vision plutôt à son goût. Son petit ami cachait bien des choses à l'école, des aspects vraiment mignons voir même adorables qui étaient plaisants et Shoto ressentait une pointe d'honneur à être le seul à regarder ce genre de beau spectacle.

L'odeur alléchante qui embaumait la maison était également appétissante et ça titilla sa curiosité, alors qu'il posait ses affaires à l'entrée et prenait ses savates prêtées par les parents de Bakugo habituelles. Il suivit le garçon jusqu'à la cuisine et le regarda sortir la viande bouillante de la poêle pour la déposer dans un bol à côté de lui. Il lui proposa même de goûter les préparations, et Shoto, en bon curieux qu'il était, ne se gêna pas pour mettre un petit bout de chaque élément dans son palais pour apprécier les talents de cuisinier de Katsuki. Franchement, avec ce qu'il avait eu dans la bouche, le rouge et blanc ne put s'empêcher de complimenter son talent car c'était vraiment excellent. Y avait-il quelque chose que Bakugo ne savait pas faire ?

Puis, vint le moment un peu plus inquiétant pour le fils d'Endeavor. Il fut pris d'un doute quand l'adolescent au caractère bien trempé lui demanda de l'aider à préparer le plat. Il manqua de lui dire qu'il n'avait jamais touché à de la nourriture à cuisiner de sa vie. Cependant, le fait que l'adolescent expliquait vraiment bien comment procéder le rassura et il s'attela à sa tâche, prenant son temps afin de ne rien rater et ainsi ne pas gâcher le travail assidu de son copain.

Quand la viande fut prête et qu'il ne restait plus que le riz et les garnitures à ajouter, Bakugo lui demanda la raison de son retard, vu qu'il n'avait pas eu le temps de lui envoyer un message. Shoto essaya d'être le moins venimeux possible quand il lui expliqua les circonstances le faisant venir plus tardivement que prévu.

« Mon père a eu la merveilleuse idée d'aller fouiller sur mon bulletin en ligne pour voir mes notes... Comme certains résultats l'ont agacé, il a décidé de me faire chier à me fliquer et m'a obligé à rester sous sa surveillance pour voir comment je travaillais sur mes devoirs... Désolé de ne pas avoir pu te prévenir, il m'a interdit de prendre mon portable et après j'ai fait au plus vite pour prendre les trams et te rejoindre... » Un silence suivit ses paroles et Shoto ne voulait pas discuter plus en profondeur sur ce sujet qui l'horripilait. Il voulait profiter du temps qu'il pouvait avoir avec le blond alors il le lui demanda clairement à haute voix : « Maintenant que tu sais, on peut passer à autre chose ? Genre manger ce que tu as préparé parce que cette odeur me donne vraiment faim et ensuite on va s'amuser à l'étage ? J'ai vraiment pas envie de penser à sa tête de con pendant qu'on est ensemble... »

Ça avait au moins le mérite d'être clair, le sujet était en lui-même plein d'épines et donc par conséquent, clos. Ils finirent de préparer le repas, enfin Bakugo surtout et Shoto mit la table, en prenant soin à ce qu'ils soient côte à côte pour pouvoir être le plus proche de lui, les épaules se frôlant pendant qu'ils dégustaient ensemble ce repas. C'était clairement un bonheur de savourer ce porc Shogayaki d'ailleurs. Ses papilles se faisaient une joie de se régaler gustativement, l'appréciation du dîner se voyant clairement sur ses traits détendus.

Un petit quart d'heure plus tard, les deux adolescents finirent leur repas, rangèrent les affaires dans la cuisine et montèrent dans la chambre. Ils lancèrent comme prévu les jeux vidéos pour passer le temps. Shoto avait clairement amélioré ses méthodes de jeu, réussissant à tenir les fameuses cinq minutes qu'il avait demandé tout au début. Ils plaisantèrent et s'amusèrent relativement bien tous les deux à chaque nouvelle partie, changeant des fois de jeu pour pimenter leur amusement. Leur corps se rapprochèrent doucement et assez vite, ils étaient l'un contre l'autre, Shoto mettant doucement sa tête sur l'épaule de son partenaire et prenant son aise de plus en plus avec lui.

Au bout d'un moment cependant, son attention se dispersa vers l'adolescent qui sentait agréablement bon à ses côtés, à moins d'un mètre de lui sur le canapé. L'autre avait l'air vraiment concentré sur ce qu'il faisait, totalement oublieux de l'attention nouvelle que lui donnait son compagnon. Le garçon sentit une sorte d'adrénaline monter doucement au creux de son bas ventre alors qu'une idée un peu sensuelle vint se glisser doucement dans sa tête. Il posa discrètement la manette à l'opposé de son copain en reluquant une zone en particulier de son vis-à-vis qui bougeait en même temps que l'autre s'excitait sur sa partie, son cou.

D'une main distraite, il commença à doucement caresser cette zone qui l'attirait vraiment depuis les bulles car si douce et se demanda s'il pouvait titiller Katsuki pour le déconcentrer de son jeu.

Il ne se posa pas la question trop longtemps car les sensations qu'il avait ressenti en voyant Bakugo perdre les pédales la dernière fois était une image qui était restée collée à sa rétine et l'envie de réitérer l'expérience fut pressante. Alors, doucement, il enlaça son partenaire délicatement et commença à déposer un... deux baisers... puis trois le long de la peau chaude avant de commencer à grignoter la peau face à lui. Il espérait que ce qu'il faisait ne dérangerait pas son petit ami, car honnêtement, tout chez le blond lui donnait envie d'explorer encore plus les possibilités de se rapprocher de lui. Surtout depuis leur séjour dans cet hôtel miteux.

Katsuki

Il lui avait interdit d'utiliser le portable. Bakugo eut un froncement de sourcil plus que prononcé. L'agacement et le regret de Todoroki étaient présents. Sa voix avait beau rester neutre et sans faille, le blond savait qu'il était à deux doigts de craquer à l'intérieur. Son interlocuteur n'était pas du genre à faire exploser sa colère comme lui, à la vue de tous. Mais le coffre finirait par exploser, et la déflagration serait bien pire.

« Ça doit l'emmerder que tu bouges chez quelqu'un. Il ne doit pas y avoir que l'histoire de tes notes. » Lâcha t-il sans vraiment savoir. Les notes par contre, il venait de penser qu'il fallait qu'il aille voir les siennes à l'occasion. Puis à la demande de Shoto, il passa carrément à un autre sujet de conversation. Notamment les premières dégustations des viandes fris et de la sauce.

Bakugo était satisfait de voir le visage de Shoto fondre devant lui. Il ne se loupait jamais dans rien, mais la cuisine était une de ses autres passions après celle de devenir un super-héros. Donc il ne pouvait qu'être excellent.

Le repas fut vite terminé et ils s'installèrent sur le canapé pour jouer aux jeux. Cela changeait de partager les manettes avec quelqu'un. Les robots du jeu étaient tout à fait inintéressants. Et s'il aimait les jeux individuels, les jeux collectifs lui procuraient tellement plus de plaisir. Le challenge sûrement.

Mais, putain, jamais il aurait cru que cet imbécile n'aurait plus la même façon de jouer que la dernière fois. Quoi ça datait pas non plus... Il avait été s'améliorer aux bornes d'arcade solo ou quoi ?

Des fois le blond lui adressait des regards grossiers, il plissait les yeux comme s'il suspectait de la triche. Il jouait l'émotion. Car en réalité il n'était pas du tout en train de l'accuser de quoique ce soit. Il prenait vraiment plaisir à jouer.

D'habitude, il aimait la solitude, mais la présence de Shoto n'était pas gênante. Il n'était pas chiant, il était plutôt silencieux et calme.

Enfin...

Lorsqu'il sentit son voisin bouger il ne quitta pas l'écran des yeux. Puis un long frisson parcourut son corps. Une ligne invisible se dessina dans son cou, descendant jusqu'à sa clavicule. Le doigt de Shoto chatouillait délicatement son épiderme. La peau sensible du cou était une zone érogène pour beaucoup de gens. Bakugo n'échappait pas à la règle, il était plus que sensible ici et... Il semblait que le bicolore l'avait bien compris la fois dernière.

Il s'efforça de rester immobile, faisant mine de ne rien remarquer. Appréciant les arabesques délicates qui frôlait sa peau blanche.

Le blond colérique fit légèrement claquer sa langue contre son palais, difficile de se concentrer dans sa partie de jeu. De plus, Shoto avait arrêté de jouer. Alors il arrêta de tortiller ses doigts sur les touches.

L'intérêt soudain que Shoto portait à son cou lui faisait vivre des sensations délicieuses.

Il envoyait des bonnes ondes dans tout son corps.

Bakugo ferma les paupières quand Shoto commença à déposer des baisers fiévreux dans son cou. Mais à partir de là, le blond avait déjà mis de côté le jeu. Il n'était pas contre ce genre de changement là... Il en avait putain d'envie aussi.

Le fait qu'ils soient seuls dans la maison favorisait cette proximité... Il n'avait pas l'appréhension de se faire capter par sa mère envahissante...

Les caresses de Shoto étaient lentes mais délicieuses. Bakugo avait penché sa tête sur le côté comme pour lui offrir volontairement son cou et inciter le prince à en faire davantage. La bouche de Shoto était un vrai paradis. L'expérience... Tu parles. Dans certains cas, il y avait des talents cachés qui méritaient juste d'être un peu aiguisés... Shoto avait un don pour le chauffer en deux trois secondes top chrono.

Il ne lui avait fallu que quelques baisers bien choisis et bien placés dans le cou pour qu'il sente des vagues brûlantes descendre dans son bas ventre.

Il était fort probable que l'autre pensait à leurs ébats dans les bulles et ceux-ci lui avaient donné envie de profiter de son copain une nouvelle fois de cette façon.

Puis... Cette fois là... Bakugo s'était rendu à l'évidence qu'il avait pu penser à autre chose que son objectif. Les sensations de son corps chaud contre celui de Todoroki aux températures doubles étaient difficiles à oublier.

Il savait qu'il n'allait pas tenir longtemps à le laisser le caresser comme ça sans rien faire. Bakugo en voudrait toujours plus. Il n'en resterait pas à ce stade là... Il frissonnait. La montée de chaleur se faisait progressivement. Pour lui c'était clairement pas assez rapide.

La douceur de Todoroki était agréable mais... Après quelques secondes à sentir les baisers mi chaud mi froid de Shoto, il tourna son visage dans sa direction pour lui attraper les lèvres.

Il embrassa sa bouche avec une pression forte, un peu sauvage. Todoroki aurait peut être eu envie de continuer à lui embrasser le cou, mais il ne pouvait pas attendre. Bakugo l'embrassa, le poussant en arrière pour que sa tête retombe sur son canapé. Il ne cherchait pas à rompre le moment que Todoroki avait voulu installé. Non, il voulait juste prendre les devants et goûter aussi. Il ne pouvait pas se contenter de cet effleurement de lèvres contre sa peau. Dans tous les cas, Bakugo voulait reprendre le dessus, acceptant ce jeu de corps que venait de lui proposer Todoroki avec silence.

Il n'y avait pas besoin de grand geste entre eux pour exprimer ce que l'autre voulait.

Bakugo n'avait aucune idée de ce qu'il engageait. Il l'embrassait et grimpait sur son petit ami. Il ne savait pas pourquoi ses pensées allaient bien plus vite que la dernière fois. Comme si la pause qu'ils avaient pris avait mis ses émotions à rude épreuve. Il sentait que le manque avait été plus fort qu'il ne l'avait pensé. Sa bouche contre celle de Todoroki était impatiente, embrassant profondément cette fois. Ses lèvres voulaient juste dire qu'il avait envie, beaucoup trop envie, et qu'il laisserait son corps entier dicter la suite. À moins que Todoroki interrompt ce moment et qu'il souhaite garder les rennes. Mais, Bakugo ne l'accepterait pas. Il ouvrit un peu la bouche pour aller chercher la salive sur la langue de son partenaire.

Il s'était petit à petit mis à califourchon sur Todoroki.

Cette position allait sûrement le mettre dans tous ses états. Mais c'était sûrement le but recherché par le blond... Il voulait jouer avec son cou, mais lui ferait toujours mieux, toujours plus.

Bakugo détacha ses lèvres de celles du bicolore, se redressant pour le regarder. Trois centimètres de ses doigts avaient disparu sous le tee shirt bleu clair du garçon. Son regard lumineux et brillant en disait beaucoup sur l'état de son esprit et de son corps.

Il n'avait pas fallu grand chose pour que ce jeu pure et innocent bascule dans cette atmosphère chaleureuse.

« Je n'ai plus envie de jouer. J'crois bien que toi non plus. On va jouer à autre chose... J'ai pas à te demander si t'es d'accord cette fois je crois bien. » Il pouvait pas le dire à voix haute, mais sa présence lui avait manqué. Il n'avait pas envie d'être séparé. Il ne connaissait rien aux sentiments amoureux, mais il avait vite compris que lorsqu'ils étaient aussi forts, les cassures faisaient plus mal...

Après quelques secondes de regards mutuels, il se pencha à nouveau vers Shoto pour l'embrasser et passer ses doigts sous le tee-shirt, le faisant remonter plus rapidement que la première fois.

Shoto

À peine Shoto commençait à administrer ses baisers dans le cou de l'autre garçon qu'il voyait déjà son attention sur les jeux vidéos faiblir. Le jeune Todoroki esquissa un petit sourire en continuant de jouer avec la peau tendre devant lui quand il remarqua que son compagnon lâchait sa manette pour profiter pleinement de ce qu'il lui faisait. Il avait vu juste à ce propos, c'était clairement une zone plus que sensible du blond et c'était toujours satisfaisant de pouvoir combler ses besoins comme ça.

D'un coup, le blond aux yeux de braise tourna son visage fin en sa direction pour lui offrir une série de baisers lents mais appuyés qui avaient tout leur charme. Il se laissa faire quand il sentit l'autre le faire tomber en arrière sur le canapé et lui grimper dessus comme la dernière fois. Ses sensations étaient d'ailleurs très différentes pour le fils d'Endeavor car cette fois-ci, il n'y avait aucune source de peur de sa part, sachant déjà que ce n'était plus un terrain si inconnu que ça pour lui. Il savait les bienfaits de ce genre de gestes désormais et n'était même pas vexé que l'autre veuille reprendre les rennes de leurs ébats. Il apprenait vite et l'autre semblait vite découvrir ce qui pouvait être agréable pour son petit ami. Et ensuite, plus tard peut-être, il se calquerait sur son apprentissage pour s'amuser à son tour à lui faire perdre la tête.

D'ailleurs, en parlant de perdre son esprit, le fait que l'ado au dessus de lui se remettait clairement à califourchon sur lui lui envoya une vague de chaleur en direction de son entrejambe alors qu'il plongeait sa langue dans la bouche de l'autre de manière sensuelle. Une sensation légèrement froide vint le caresser sous le T-shirt, avant que Shoto ne remarque que c'était les doigts de son petit ami qui se frayaient sous son haut, sans gêne. Quand il lui demanda s'il voulait jouer à autre chose, le bicolore sourit doucement, une lueur aguicheuse dans son regard clairement démonstrative, donnant la réponse intuitivement. Mais il ne s'empêcha pas de répondre tout de même à sa question rhétorique :

« C'est moi qui initié ça... Alors viens. »

Le rouge et blanc l'attira à lui alors que l'autre commençait à jouer avec son torse en dessous du tissu, s'amusant avec la peau recouverte. Deux des doigts se mirent à jouer avec son téton droit, envoyant des frissons dans tout son corps, lui arrachant un gémissement grave au passage. Bakugo continuait à l'explorer quand Shoto arrêta une seconde leurs mouvements, retirant avec un regard entendu son haut et défit celui de son compagnon après avoir compris son accord à travers son regard. Il lui resta quand même une certaine pudeur et timidité pour ne pas enlever tous leurs vêtements comme dans l'hôtel. C'était clairement un contexte différent car là, ils étaient en plein jour et se voyaient clairement, alors que dans les bulles, la pénombre et la faible lumière permettait tout de même d'être un peu moins gêné.

Si, au fur et à mesure qu'ils avançaient, Shoto se détendrait à propos de ça, c'était encore un peu tôt à son goût pour le moment et il fallait qu'ils se stimulent davantage. Ce qu'ils firent sans problème, se touchant l'un l'autre à des zones plus qu'érogènes par moment.

Il caressa de ses deux mains l'arrière des oreilles, la nuque puis le dos de la tête de Katsuki, appréciant la douceur des cheveux de celui-ci.

Par la suite, le bicolore se lassa des gestes habituels et presque doux qu'ils effectuaient. Il s'accrocha aux hanches de Bakugo fermement avec ses jambes pour reprendre de plus belle leur plaisir sexuel, jouant clairement avec son partenaire. Une fois qu'il avait bien agrippé le blond, il l'attira à lui pour frotter leurs entrejambes gonflés de manière appuyée, lâchant une râle de plaisir dans le processus. Ils avaient encore leur pantalon mais même avec le tissu, les sensations étaient tout bonnement exquises.

Ils étaient bien plus rapides et efficaces que la première fois, mais Shoto était comme son alter gauche en ce moment, un feu de braise s'était installé dans son esprit, vif et remplit de désir qui atteignait presque son paroxysme. Il ne savait guère jusqu'où ils iraient et s'ils avaient besoin de s'y préparer. À vrai dire, il s'en foutait, sentir l'autre homme contre lui le faisait frémir de plaisir et d'envie de continuer. Il avait déjà envie de fusionner avec ce garçon qu'il appréciait alors qu'ils en étaient, d'un point de vue extérieur, qu'aux préliminaires.