Chapitre 33: Papotons du futur dans un lit
Le temps était à la neige, peut-être même bientôt à la tempête si le temps ne se calmait pas dans les jours à venir. Je n'en croyais pas mes yeux de voir le temps se dégrader aussi rapidement. Certes, la veille de notre départ, à Rabastan et moi, il faisait froid. Mais par Merlin, de même quel froid d'hippogriffe actuellement.
Pourtant, j'étais bien là, dans le lit, contre Rabastan. Nous n'avions pas le moindre vêtement, mais la couette duveteuse couplée au feu de cheminée nous maintenait assez chaud. Nous étions en cuillère et il caressait doucement ma tête. Le calme de la pièce me rendait penseuse.
Déjà bientôt deux ans que je suis partie et que j'ai rejoint ma nouvelle famille. Deux ans que je suis amoureuse d'un homme plus âgé, un homme qui pourrait quasiment être mon père.
Mon regard se perd sur nos bras, ceux marqués de notre dévouement.
J'aime me battre, torturer et défendre mon groupe, mes pensées. Mais j'ai peur pour la suite. La fin approche à grand pas et d'ici une demi-année au mieux nous saurons quel sera le résultat.
- Rab ? murmurai-je.
- Oui, Princesse ?
- Tu... Qu'est-ce qui va se passer après ?
- Après quoi ? demanda t-il en se redressant un peu, me faisant tourner vers lui.
Je me mords les lèvres, en baissant un peu les yeux, un main toujours sur mon ventre.
- Après la bataille. Tu le sens toi aussi que c'est la fin ? Je... Et si l'un de nous était tué... Je veux dire... oui nous sommes immortels mais si l'on détruisait nos horcruxes aussi... J'ai peur Rab... Je ne veux pas mourir alors que nous sommes si... si tôt dans notre relation.
- Lizzy. Hey Princess. Calme-toi, veux tu ? Sèche-moi donc ces grosses larmes, me dit-il en essuyant mon visage de ses mains.
Je ne m'étais même pas rendue compte que je pleurais. Étais-je à ce point effrayée et émotionnellement touchée ? Sa main rejoint la mienne sur mon ventre plat.
- Nous allons faire quelques plans dès maintenant. Commençons doucement. Que veux-tu ?
- Un monde de paix où, commençais-je avant de m'arrêter brutalement.
- Où quoi princesse ? Je t'écoute, vas-y. N'hésite surtout pas. Promis je me moquerais pas.
- Je veux qu'on se marie, qu'on ait un ou deux enfants voir trois mais pas plus. Je veux qu'on puisse vivre tout simplement. J'ai rien contre le fait de me battre et de défendre les idées de sang-pur et tout. Mais si on vient à perdre... Je veux pouvoir vivre tout de même.
- tu voudrais... ? dit-il prudemment.
Je vois un de ses sourcils se lever. Il semble dubitatif. Je me redresse, m'asseyant dans le lit, révélant ma peau nue.
- Oui Rab. Si le Lord venait à se faire tuer, je pense que le mieux pour nous serait de fuir. Partons en Amérique ou ailleurs. Changeons de nom et recommençons avant de revenir en Angleterre quand nos premiers enfants auront l'âge d'aller à Poudlard. Où ailleurs si tu préfères, il y a plusieurs autres écoles à travers le monde.
- Cela semble être un plan. Nous en parlerons encore, plusieurs fois s'il le faut même. Mais parlons maintenant des autres points que tu m'as fait savoir. Ainsi tu veux un mariage ? Quel genre de mariage ? Dans un château avec une grande robe blanche de Princesse avec voile, bijoux et gants, le tout dans un château ou manoir et qu'à la fin l'on s'en aille par un carrosse en forme de citrouille tiré par des licornes ?
Je lui tape l'épaule en rougissant et me cache derrière mes mains tout en sachant que mes efforts seront vains.
- Raaab... Te moques pas ! On dirait que tu me traites comme une petite fille de 4 ans qui clame haut et fort que plus tard qu'elle sera une princesse et aura un prince charmant.
- Je me moque pas tant que cela mon cœur, dit-il en éloignant mes mains de mon visage. Que tu veuilles un mariage de princesse, rapide à Las Vegas, à thème en rose paillette ou tout en noir et blanc… Je te suivrais avec plaisir. Je serais même capable de porter, moi aussi, une robe blanche avec des fleurs si tu veux. Tout ce qui m'importe Princesse, c'est ton bonheur avant tout. D'accord ?
- ... Je t'ai déjà dit que je t'aimais ? lui demandais-je la voix serrée par l'émotion.
- Oui, tu me l'as dit plein de fois déjà. Mais il est toujours agréable de te l'entendre dire. Moi aussi je t'aime plus que tout ma Princesse.
Il se pencha sur moi, me faisant choir sur le lit en rigolant. Il dépose ses lèvres sur les miennes, plusieurs fois, puis descend dans mon cou, me faisant mordre les lèvres. Il passe par mes seins puis descend avant de s'arrêter sur mon ventre. Cela me fait gigoter mais il reste là sur mon ventre, le caressant doucement, presque religieusement.
- Il me semble aussi que tu as parlé d'avoir des enfants, me murmure-t-il contre la peau.
Je ne peux que haleter de surprise avant d'acquiescer, bougeant simplement ma tête de haut en bas en lui souriant tendrement. Je pose une main dans ses cheveux noirs alors que sa tête est posée sur mon ventre, son visage tourné vers moi.
- Je serais tout autant ravi de te donner autant d'enfants que tu le voudras. Que veux-tu en premier ? Un garçon ou une fille ? Peut-être les deux en même temps qu'en penses-tu Princesse ?
- Je ne veux pas d'un sexe Rab, je veux un enfant. Un enfant à qui je donnerai tout l'amour maternel qu'il voudra. Un enfant qui me rendra fière de qui il est. Il pourra même être un Poufsouffle, un Serpentard ou qu'importe sa maison, qu'importe ses amis, qu'importe sa vie amoureuse. Je serais toujours fière de mon enfant Rab, de NOS enfants, et cela quoi qu'il arrive.
Il ricane et embrasse mon ventre à nouveau, me faisant rire par la sensation.
- Bien nous avons donc fait le tour. On décidera de nos autres plans un autre jour car Il me semble bien que, pour faire un enfant, il n'y a pas dix mille moyens à notre disposition. Et nous sommes tout deux nus, dans un lit et avons encore quatre jours seuls devant nous...
J'éclate de rire et accepte volontier de commencer l'entraînement avant que, le moment choisi, j'arrête totalement l'utilisation du sort de contraception... Mère va nous tuer.
Hello les gens bons !
(oui je sais mon humour est pourris)
Voilà donc le 34 chapitre.
J'ai un peu peur pour les 2 prochains
je vous avouerais.
J'espère qu'il vous a plu
Comme toujours une review fait pas de mal
(même le contraire)
Des bisous les chatons
