Chapitre 34: Un nom interdit à la prononciation

Nouvelle loi en vigueur. Toute personne qui prononcerait le nom de Lord Voldemort serait repérée rapidement et serait donc attrapée par un groupe de rafleurs. Le groupe se composait d'une dizaine de personnes dont Fenrir qui est un des deux à la tête du groupe. Le second "chef" est quelqu'un que je n'avais encore jamais vu. Un homme du nom de Scabior. Il ressemble un peu à Oncle Lucius mais en brun d'après ce que j'ai vu il y a quelques jours. Le groupe est aussi là pour arrêter les opposants. Actuellement, les cachots se remplissent à vitesse grand V et du coup grâce à cela, j'ai enfin le droit d'y accéder à nouveau ! Mère est aussi revenue en meilleur état. Elle a enfin, je pense, réussi à passer au dessus de son deuil. C'est une bonne chose en soi. Mais elle est distante.

Je suis actuellement dans le salon à attendre, avec Mère, l'arrivée des gens pendant que les autres sont ailleurs. Le manoir est vide. Je vois Fenrir passer pour sortir après la dernière rafle d'il y a une dizaine de minutes.

- Dis moi Fen, dis-je pour l'arrêter. Tu n'as toujours pas mis la patte sur le loup-garou de Harry il me semble.
- Non, il se cache je ne sais pas où. Ça me rend fou, dit-il en se grattant la tête.
- Bouge toi le loup, on a du boulot !

Je vois l'alpha grogner et partir à la suite de Scabior. Mère renifle, je tourne ma tête vers elle.

- Un souci ? demandais-je.
- Comment tu peux parler à une telle... créature ?
- Parce qu'il m'aide bien. Si tu ne le supportes pas c'est ton souci, pas le mien. Bref. Je vais me chercher quelque chose à manger, tu veux un truc ?
- Que tu parles un peu mieux que cela, jeune fille, et si tu veux quelque chose appelle un elfe, ils sont là pour ça par Salazar.

Bon oui elle a peut-être récupéré de la mort de père. Mais elle est devenue invivable. D'après ce que je sais elle serait nerveuse à cause de quelque chose qui est dans son coffre à Gringotts.

- Kreatur ! appelais-je.
- Que peux faire Kreatur pour Miss et Maîtresse Lestrange ?
- Je voudrais une tasse de thé et un sandwich. Je préfère manger léger aujourd'hui.
- Un tasse de thé et rien d'autre.

L'elfe popa avant de revenir deux minutes plus tard avec nos commandes. J'avalais mon sandwich en le trouvant fade, mais il était au moins nourrissant. Je bus ma tasse de thé dans un grand silence en regardant vers l'extérieur.

Il n'y eut qu'un seul retour ce jour-là. Ce fut tout de même une bonne journée.

Il fallut attendre plusieurs jours plus tard pour que la traque soit fructueuse. Quand mère ouvrit la porte ce jour-là. Je fus surprise.
Elle tenait un jeune brun entre ses mains, elle avait ce sourire fou qui la caractérise tellement bien et qui la rend si belle. Elle le fit amener devant plusieurs autres mangemorts avant que je n'ai le temps de, moi-même, voir son visage et celui des autres. J'étais derrière mère, silencieuse. À quoi jouait-elle en m'ignorant ?

- Alors ? Est-ce... lui ? demande t-elle à Draco qui était devant le garçon.
- C'est difficile à dire... Il est … défiguré, répond celui-ci en s'approchant.

Il pose la main sur le visage en faisant une tête écœuré. Il soulève les cheveux mais ne semble pas convaincu de ce qu'il y voit.

- Qu'est-ce qui lui est arrivé ? demande Oncle Lucius.
- On ne sait pas, on l'a trouvé comme cela. Quelque chose a du l'attraper dans les bois.
- Ou il reçu un maléfice cuisant. Ahahah. Bien, il faut...

Mère s'arrête d'un seul coup en voyant un des rafleurs avec une épée dans la main.

- Où avez-vous trouvé ça ? menace-t-elle.
- Dans le sac de la jeune fille…Maintenant c'est à moi non ?

Je vois Mère serrer des dents avant d'éjecter l'homme et s'emparer de l'épée. En moins d'une minutes les hommes qui font partie des rafleurs sont au sol, étranglés par un serpent, un fouet et autre. Ils se redressent et s'écartent difficilement pour essayer de respirer correctement à nouveau.

-Cissa, envoie les garçons dans les cachots... Je dois avoir une petite discussion avec la jeune fille…

Mère est devant maintenant celle que je reconnais être Hermione. Je souris grandement. Quand les deux garçons ne sont plus à la vue des autres, Mère la relâche et l'envoie dans les bras de Dray avec une petite grimace, celui-ci l'enlace tout en douceur.

- Bienvenue à la maison, Hermione.
- Il est bon d'être un peu chez soi, mais je ne vais pas pouvoir rester ici trop longtemps... Ils vont se douter sinon de mon... orientation.
- Oh un peu de comédie ne fera pas le moindre mal voyons. Lizzy, occupe-toi d'elle je te regarde. Je suis certaine que tu sauras le faire. Toi ! dit-elle au rat. Va me chercher le gobelin !
- Je suis partante, laissez-moi seulement…

Hermione et Dray s'embrassent, longuement, avant que je ne l'attrape par les bras et la plaque au sol. Je suis sur elle, elle ne bouge plus. Je sors mon poignard et le plaque contre la gorge. Je la vois respirer rapidement. Elle a réellement peur.

- Excuse-moi Hermy pour tout ce que je vais te faire et dire… dis-je dans un murmure près de son visage avant de reprendre à voix haute. Alors comme cela on vole dans les affaires des autres ?
- Je… Non ce n'est pas moi.
- Allons allons, je suis certaine que tu es au courant de ce qu'il s'est passé. Avoue !

Pendant que je dis cela je commence à écraser son poignet la faisant hurler. Je suis pourtant certaine que la douleur est plus que supportable, mais elle surjoue. Les minutes passent, j'insiste pour qu'elle parle, je lui fais de plus en plus mal. J'ai même peur de lui avoir vraiment cassé le poignet. Mais je ne dois pas pleurer, je dois continuer. Elle par contre, elle pleure. Elle me supplie d'arrêter, elle répète en boucle que ce n'est pas elle, qu'elle en sait rien. Le gobelin n'aide pas non plus, inutile créature. J'ai les mains qui commencent à trembler à force et je sens que ça ne va pas, j'ai envie de vomir. Mais je n'ai pas à attendre longtemps avant qu'on soit surpris par les prisonniers. Maudit elfe de maison libre. Je me redresse et laisse le soin à Mère de s'occuper de cela. J'ai les lèvres pincées.

- Lachez vos baguettes ! s'exclame-t-elle en tenant Hermione en joue de la sienne. Les deux autres sont comme choqués.
- G... Ginny ? demande mon abruti de frère.
- Non Elizabeth Lestrange. J'espère pour toi que tu sauras le retenir.

Des deux, Ron est le plus surpris. Harry le sait déjà au vu de notre rencontre à Poudlard à la mort de Dumbledore. Ainsi mon cher frère ne savait pas encore que j'étais ici. Ils lâchent leur baguette qui sont ramassées. La suite s'enchaîne trop rapidement. Les sorts volent et c'est avec surprise que le lustre de la pièce tombe, manquant de nous tuer moi et Mère.

- Maudite créature !

Nous sommes plusieurs à nous battre... contre quatre adolescents, un gobelin, un elfe et un sorcier un peu étrange. Je vois Luna derrière le trio regarder derrière moi, dans une direction fixe. Quand je tourne la tête mes yeux rencontrent Scabior qui acquiesce, faisant sourire la blonde. Ainsi, elle n'est pas tant sans cervelle. Elle aurait sympathisé avec le rafleur. Je vois l'elfe commencer à disparaître avec les autres. Je lance mon poignard, vers la faille maintenant presque disparue et souffle quand c'est fini.

Un petit silence se fait avant que je ne quitte en vitesse la salle, me dirigeant vers ma salle de bain avec toilettes. Je vide le contenu de mon estomac, plusieurs fois. Je me sens pas bien. Je suis un monstre. Merlin qu'ai-je fait ? La porte s'ouvre derrière moi et une main fraîche se pose dans mon cou.

- Arrête un peu ton cinéma, tu as déjà fait bien pire. Tu nous rejoins après, me dit Mère.

J'acquiesce lentement. Je l'entends vaguement murmurer qu'elle doit se laver après avoir toucher à autant d'impureté et me retrouve à nouveau seule. Je me couche dans mon lit après avoir dit à un elfe de tout nettoyer. Je me réveille une à deux heures plus tard, je me sens un peu mieux et c'est déjà ça. Quand je descends, toute la famille est là. Je m'assieds à côté de Rab alors qu'un elfe de maison arrive pour me demander ce que je veux.

- Apporte moi du thé à la cannelle avec 2 sucres et... une omelette avec du chocolat et du fromage de chèvre. Oh et oublie pas la gelée de citrouille à côté.

Un petit silence s'en suit, l'elfe disparaît et Tante Narcissa étouffe un rire en toussotant.

- Lizzy... aurais-tu, par hasard, quelque chose à nous avouer ?

Je la regarde en clignant des yeux et réponds par un "Hein?" d'incompréhension.


Hey les gens,

Bon voilà vous vous doutez certainement
De ce que cache la demande de Lizzy.

Pour ce qui est de Scabior/Luna, cela est arrivé par un foutu Hasard
Pour en savoir plus il faudra attendre les bonus.

cœur sur vous !