Épisode 10 – Partie 3
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— Je savais que tu reviendrais !
Le type a un sourire en coin canaille. Les cheveux gominés et ses éternelles lunettes noires sur le nez, il se tient devant la salle d'arcade en compagnie d'autres joueurs. Avec l'allure d'un cowboy qui voit arriver son adversaire, il forme un pistolet de ses doigts et vise le nouvel arrivant.
— Je me suis pas mal entraîné depuis la dernière fois. Cette fois, ne crois pas que tu vas pouvoir me… hé ! Mais écoute quand on te parle !
Sans lui accorder un regard, Yazoo vient de le dépasser et pénètre dans la salle d'arcade. Dans son dos, il peut entendre le type jurer. Ses yeux balayent la pièce qui l'accueille, ne s'arrêtent qu'une fraction de seconde sur les différentes bornes et UFO catchers l'entourant. Pas mal de jeunes se sont réunis là et le bruit de leurs conversations s'ajoute au capharnaüm des machines. À l'entrée, une pancarte indiquant les horaires lui apprend qu'il reste moins de deux heures avant la fermeture de l'établissement.
Plus qu'il n'en faut pour lui remettre la main dessus…
Il ne lui faut en effet pas longtemps pour repérer sa cible, vers laquelle il se dirige aussitôt.
— Tu ne t'entraînes pas, aujourd'hui ?
Penché sur les commandes d'un UFO catcher, Denzel lui adresse un regard agacé.
— J'ai pas envie de te voir, lui répond-il en retournant à sa partie. Alors va-t'en !
Yazoo cille. Bon, il est encore furax contre lui.
Qu'est-ce qu'il peut être fatigant… !
Mais comme tout le monde s'obstine à le désigner comme l'unique responsable de cette situation, c'est donc à lui d'apaiser les choses. Tifa lui a répété d'être gentil et de se montrer compréhensif. Kadaj, lui, de trouver un moyen de rattraper ses propos de la dernière fois. Seulement, il voit bien que Denzel n'est pas encore prêt à l'écouter. Et c'est pourquoi, après une inspiration, dit-il en espérant ainsi le mettre dans de meilleures dispositions :
— Tes vêtements sont magnifiques aujourd'hui et tu sens bon.
— Ça veut dire que je pue ?!
Un cri échappe à Denzel, comme l'objet qu'il était parvenu à saisir entre les pinces de l'UFO catcher lui échappe et retourne s'écraser au milieu de ses congénères.
— C'est pas vrai ! (Hostile, il se tourne vers Yazoo.) C'est de ta faute ! Si tu m'avais pas déconcentré, j'y serais arrivé !
Et comme il entreprend de fouiller dans ses poches à la recherche de monnaie, Yazoo émet un soupir. Bon, autant pour les compliments. Qui lui a dit, déjà, que ça pourrait aider à apaiser les tensions ? Il est sûr qu'il s'agit de Loz… à moins que ce ne soit Cloud ? Enfin, peu importe. Ils sont visiblement aussi idiots l'un que l'autre.
Je ne peux donc compter que sur Marlène…
C'est pourquoi, après quelques secondes de silence, dit-il :
— Je me doute que tu attends que je m'excuse pour ce que j'ai dit la dernière fois.
Sur le point d'insérer une pièce dans la machine, Denzel relève les yeux sur lui. Son expression renfrognée s'est faite méfiante, comme s'il soupçonnait son interlocuteur d'être sur le point de lui sortir d'autres vacheries.
— Je peux le faire, si tu veux. Mais comme tu t'attends certainement à ce que je sois sincère, tu vas encore trouver à y redire.
— Parce que t'es même pas un peu désolé ?
— On a essayé de m'expliquer pourquoi tu t'es senti blessé.
— Mais t'y comprends toujours rien, je parie.
— Quelque chose comme ça. Mais Marlène m'a dit que je pouvais au moins essayer de t'expliquer pourquoi je t'ai dit ça…
Le regard de Denzel s'arrondit.
— Marlène ? Tu écoutes les conseils de Marlène, maintenant ?
— De vous tous, c'est elle qui semble la plus censée. Vous devriez vraiment en prendre de la graine !
Denzel soupire. Ça ne sert à rien de s'agacer contre lui, il le sait bien, mais ce type n'en rate vraiment pas une.
— D'accord, si tu veux, capitule-t-il. Et donc ?
Et comme Yazoo l'observe sans sembler comprendre, il ajoute avec un geste de la main impatient :
— Tes explications !
— Tu veux bien les entendre ?
Et le pire, c'est qu'il a presque l'air étonné que ça puisse être le cas. Denzel hausse les épaules.
— De toute façon, tu vas pas me laisser tranquille tant que je l'aurai pas fait, pas vrai ?
L'Incarné laisse entendre un bruit de gorge.
— Il faut croire que tu es moins idiot que je ne le pensais. (Et ignorant l'expression agacée de l'enfant, il poursuit en s'appuyant contre la borne près de lui :) De ce que j'ai compris, tu as cru que je me moquais de toi… à cause de cette histoire de Mogs qui seraient pour les filles. Même si je ne comprends pas pourquoi on pense ça… ou pourquoi tu te fâcherais à cause de ça… ce n'était pas de la moquerie.
— Tu parles !
— Non, j'étais sincère : les Mogs, c'est ridicule. Et en avoir sur ses vêtements, ça vous donne l'air forcément stupide. Je voulais juste t'éviter ça. (Et comme l'agacement de Denzel ne décroît pas d'un iota, il précise :) Pour faire simple, je n'aime pas ces bestioles. Ça ne ressemble à rien, c'est bruyant et niveau intelligence, ça ne va pas chercher bien loin !
Et Denzel, en cet instant, ne doute pas qu'il lui dise la vérité. Ça lui ressemble parfaitement d'être à ce point à côté de la plaque ! Du reste, il ne lui en veut déjà plus vraiment. C'est juste qu'il se refusait à faire le premier pas… ou plutôt, que ce n'était pas à lui de le faire.
Et c'est pourquoi il répond :
— D'accord, je veux bien passer l'éponge. Mais à une seule condition ! (Et donnant un coup contre la vitre de l'UFO catcher, il dit :) Je veux que tu m'attrapes ce deck !
Yazoo s'approche pour observer l'objet désigné. Derrière la vitre, différents decks d'un même jeu de cartes qu'on a mélangés en un tas brouillon. Celui qui intéresse Denzel est argenté, avec une image de dragon dessus. Ses yeux s'attardent ensuite sur la pince avec laquelle il est censé le récupérer, puis vers les boutons de directions qui vont lui permettre de la contrôler. Ça lui semble être une épreuve dans ses cordes, mais…
— Je n'ai pas d'argent.
En tout cas pas sur lui. Ce qui à la réflexion est une erreur de sa part. Il ne devrait jamais sortir sans quelques Gils en poche !
— Dans ce cas, tans pis pour toi, lui répond Denzel en haussant les épaules.
Là-dessus, il va pour s'en retourner à son activité première, bien décidé à ne plus faire attention à Yazoo, quand celui-ci tend une main dans sa direction.
— Prête-moi de l'argent, lui dit-il. Je te rends le double dans deux minutes.
5
— Hé, t'es sérieux ? T'es vraiment en train de chercher du boulot ?
Les mains enfoncées dans les poches et la démarche nonchalante, Reno continue de suivre Kadaj.
En voyant ce dernier entrer dans un garage un peu plus tôt, pour en ressortir quelques minutes plus tard les mains vides, le Turk s'était montré pour le moins intrigué. Il avait même hésité à aller en interroger le personnel, histoire de savoir ce que l'autre était venu fiche ici, mais… comme Kadaj repartait déjà, il n'avait eu d'autre choix que de lui emboîter le pas s'il ne voulait pas qu'il le sème.
Kadaj s'était ensuite arrêté à deux autres commerces, pour en ressortir chaque fois rapidement, l'air de plus en plus contrarié. Et alors qu'il se remettait en marche, Reno avait avisé une offre d'emploi accrochée à la vitrine du dernier lieu visité.
— Hé, j'te cause ! insiste-t-il, comme Kadaj s'obstine à l'ignorer.
Mais à nouveau, seul le silence lui répond. Agacé, il accélère l'allure et vient marcher à hauteur de Kadaj qui, le voyant faire, lui décoche un regard agressif, avant d'accélérer à son tour. Le Turk grogne, le rattrape à nouveau et lui lance :
— Te fatigue pas : j'ai des jambes plus grandes que les tiennes !
En réponse, Kadaj pince les lèvres, mais continue de regarder droit devant, refusant à présent de lui accorder ne serait-ce qu'un simple coup d'œil. Devinant sans mal à quel point sa proximité lui est insupportable, Reno se permet un sourire satisfait et sort son paquet de cigarettes. Il s'en allume une tranquillement, avant de reprendre :
— Et donc, c'est quoi le problème ? On te paye pas assez au Septième Ciel ?
Se bornant au mutisme, Kadaj tourne à gauche, alors qu'ils atteignent une intersection. Reno tire sur sa cigarette et le laisse à nouveau le dépasser. Puisqu'il a décidé de jouer les carpes… !
Il peut bientôt le voir consulter son journal, qu'il devine ouvert à la page des offres d'emplois. Renifle, pas certain de savoir ce qu'il doit penser de cette nouvelle information. Au vu de son existence, il y a peu de choses capables de le surprendre, mais… imaginer qu'un type comme lui puisse être en train de chercher du boulot comme le tout venant, ça, c'est le genre de truc auquel même lui ne se serait pas attendu.
À croire qu'il est sérieux quand il nous a raconté qu'il voulait vivre normalement…
Pensée qui aggrave encore son trouble. Est-ce que c'est seulement possible, en vérité ? Après tout, lui et ses frangins ne sont en définitif que des avatars de Sephiroth. Ce n'est donc pas comme si leur conscience était vraiment la leur. Et la dernière personne qu'il imagine vouloir d'une existence aussi banale, c'est bien l'ancien SOLDAT.
Non, ça cache forcément quelque chose.
Même s'il a beau y réfléchir, il ne voit pas, mais alors VRAIMENT PAS ce que ça pourrait apporter à Sephiroth que de voir l'un de ses avatars galérer dans sa recherche d'emploi.
Ou alors, c'est juste qu'il s'emmerde là où il est et qu'il a besoin d'un peu de distraction ?
Il croit se souvenir que l'homme a toujours eu un humour particulier. Ce qui, pour le coup, lui semble déjà moins difficile à avaler, plutôt que l'idée que ses avatars puissent avoir décidé qu'ils en avaient leur claque de ses conneries et chercheraient à présent à s'insérer dans un monde que lui et Jenova haïssent.
Faudrait voir à pas nous prendre pour des cons non plus !
Ils ont à présent atteint une rue où la majorité des établissements se composent de bars et autres lieux de perdition. Si certains sont déjà ouverts, l'artère ne s'anime véritablement qu'à la nuit tombée et, pour l'heure, la foule qui la remonte n'a rien de semblable à celle qui l'envahira une fois que le soleil aura daigné laisser sa place à la lune.
Il n'est pas tellement surpris que Kadaj soit venu se perdre jusqu'ici. Car s'il y a bien un lieu où l'on n'est pas trop regardant niveau gus qu'on accepte d'embaucher, c'est bien celui-là. Pas mal de trucs pas très clean ont d'ailleurs lieu dans le coin et, de ce qu'il en sait, le WRO est déjà intervenu plusieurs fois pour mettre fin à des activités ayant allumé tous les radars de l'illégalité.
Lui et ses collègues ont même failli intervenir à propos d'une histoire de prostitution d'enfants – en fait des orphelins récupérés pour beaucoup du côté des taudis –, mais Reeve et ses hommes les avaient pris de vitesse. Ce dont il ne leur tient pas rancune, car même s'il s'agissait là d'une belle occasion pour la Shinra d'améliorer un peu sa réputation auprès de la population locale, plus vite le problème était réglé, mieux ça valait pour ses victimes.
En tout cas, on peut dire que ces salauds ont eu de la chance. Si c'était nous qui leur étions tombés sur le râble, ils s'en seraient pas tirés en un seul morceau !
Un peu plus loin, Kadaj s'est finalement arrêté face à un établissement aux vitres teintées et à la devanture mal entretenue. Aucun écriteau nulle part qui stipulerait qu'ils sont à la recherche d'employés, mais leur annonce doit figurer dans le journal que l'Incarné tient à la main. Un sourcil arqué, Reno s'adosse contre un lampadaire et le regarde hésiter. Puis il fouille à nouveau dans ses poches à la recherche de son paquet de cigarettes; se demande si l'autre est bien conscient du genre de commerce dont il s'agit.
J'aimerais bien savoir comment ils ont tourné leur annonce, tiens ! Sûr qu'ils l'ont pas joué franc-jeu. Recherchons personnel doué de ses mains ? Ouais, c'est forcément un truc du genre ! Mes pèzes qu'ils y ont même pas foutu le mot « massage », alors pour le reste…
Sortant son briquet, il lève les yeux en direction de l'enseigne et se demande s'il doit, ou non, informer Kadaj du genre d'endroit dans lequel il s'apprête à mettre les pieds. Décide finalement que c'est bien plus amusant de le laisser le découvrir par lui-même et, un sourire lui montant aux lèvres, tire sur sa cigarette. La seconde d'après, Kadaj se décide enfin à en pousser la porte et disparaît de sa vue.
Qu'est-ce que je fais, s'il est vraiment embauché ? Bordel, ça vaudrait le coup de se payer une petite session rien que pour voir la tronche qu'il tirerait !
Avec un gloussement, il disperse de la main le nuage de fumée qui s'est formé devant son visage. Savoure par avance ce qui va suivre. Il n'a d'ailleurs pas longtemps à attendre avant de voir Kadaj ressortir de là en trombe, le rouge aux joues et l'air franchement furax. Reno éclate de rire.
— Ils allaient te filer le boulot, pas vrai ?
En réponse, Kadaj lui décoche un regard noir et reprend sa route, plus hérissé que jamais. Tout en continuant de ricaner, Reno lui emboîte le pas.
Il ne sait pas ce que fait Rude de son côté, mais lui s'amuse vraiment comme un petit fou.
6
Au même instant, Rude marche quant à lui sur les pas de Loz.
L'ayant suivi depuis qu'il a quitté le Septième Ciel, il a assisté à ses allers et retours entre les différents établissements de la rue commerçante où ils se trouvent. À présent, sa cible ressort de chez un fleuriste avec un vague bouquet à la main et un sourire satisfait aux lèvres. Puis il jette un regard à droite et à gauche, obligeant Rude à se reculer davantage dans la ruelle où il planque.
Ses fleurs fièrement dressées devant lui, Loz se remet finalement en route et, quelques secondes plus tard, Rude lui emboîte à nouveau le pas.
Dans le fond, il commence à trouver toute cette surveillance parfaitement grotesque. Plus les jours défilent, plus ces trois-là s'enfoncent dans un train-train quotidien des plus banals. Toujours aucun débordement de leur part – si on oublie les deux fois où Kadaj leur est tombé dessus –, et rien qui ne laisse présager que ça puisse changer prochainement. Il comprend la nécessité de les tenir à l'œil, mais les mobiliser lui et Reno pour cette tâche s'apparente à ses yeux à une perte de temps. D'autant plus qu'il est certain que la compagnie aurait besoin d'eux ailleurs, pour des tâches bien plus urgentes.
Sauf que niveau gars capables de filer ces trois-là, on est plutôt à sec actuellement.
Et c'est bien là tout le problème. Le manque d'effectifs de la Shinra est déjà dramatique en soi, mais celui d'effectifs compétents est clairement problématique. Avec comme résultat qu'ils se retrouvent à devoir se passer de leurs meilleurs éléments pour des tâches que des bleus auraient pu remplir à leur place.
Je sais que Tseng n'est pas très chaud, mais il va vraiment falloir que la compagnie se décide à former plus de Turks !
Il en est là de ses réflexions quand Loz disparaît derrière un camion traversant la rue. La chose ne dure qu'une fraction de seconde, mais quand la voie est de nouveau libre, il n'y a déjà plus trace de l'Incarné nulle part. Fronçant les sourcils, Rude s'oblige au calme.
Est-ce qu'il m'aurait repéré ?
Tout en surveillant les alentours, il s'avance au milieu de l'artère où les passants, nombreux, lui décochent parfois un coup d'œil. Les bras croisés, Rude regarde à droite et à gauche, avant de se retourner pour inspecter la rue qu'il vient de quitter, mais… là non plus, la chance n'est pas davantage au rendez-vous.
Et merde !
Il ne sait pas s'il s'est grillé, ou bien si Loz a juste décidé d'accélérer un peu l'allure – il croit d'ailleurs se souvenir que celui-là est doté d'une vitesse plutôt impressionnante –, mais dans tous les cas, il semble qu'il soit marron.
Chargé comme il l'est, il va sans doute rentrer sans faire de détour. Ouais, je devrais pouvoir le retrouver là-bas !
Il se remet donc en marche, longe le trottoir de gauche et va tourner d'une une rue voisine avec l'idée de prendre un raccourci quand, dans son dos, une voix lance :
— J'aime pas qu'on me suive.
Il a à peine le temps de se retourner qu'un poing vient s'écraser à quelques centimètres de sa tête. La force du coup est telle qu'il fait se fissurer le mur en béton dos auquel il se tient; y forme comme un cratère dont des éclats jaillissent en tous sens. Des glapissements s'élèvent, parmi les badauds qui ont assisté à la scène.
Les lunettes en vrac, Rude comprend qu'il ne peut rien faire; doit se contenter de soutenir le regard de Loz, dont le visage se tient, menaçant, à quelques centimètres du sien.
— Et j'aime pas non plus qu'on suive mes frères. Alors vous allez arrêter ça, sinon la prochaine fois, je pourrais bien m'énerver pour de bon.
Rude serre les mâchoires. Si l'autre décide de l'attaquer à cette distance, il lui sera impossible de se défendre. Instinctivement, il serre les poings, évalue les chances qu'il a de s'en tirer s'il frappe le premier, mais… au même instant, Loz recule. Et Rude se rend alors seulement compte qu'il avait tout ce temps retenu sa respiration.
L'expression toujours hostile, l'Incarné ajoute :
— Mais aujourd'hui, t'as de la chance : parce que j'ai vraiment pas envie d'abîmer mes fleurs !
Là-dessus, il le dépasse et Rude reste quelques secondes sans réaction. Quand finalement, il se secoue, sa cible est déjà loin. Une main portée à sa cravate, il ignore les quelques spectateurs qui se sont arrêtés à bonne distance; hésite plutôt sur ce qu'il convient de faire à présent. Inutile d'essayer de le rattraper, maintenant qu'il sait qu'il est suivi, il n'aura aucun mal à le semer.
Ouais, pas besoin de se fatiguer…
À la place, il tire donc son téléphone portable afin d'informer Reno de ce qu'il vient de se passer.
