Chapitre 36: Entraînement léger et taquinerie

J'ai déménagé de chambre et c'était plus que nécessaire. Mè... Bellatrix faisait tout pour me pousser à bout et parfois même me pousser tout court dans les escaliers, quand ce n'était pas un sort vicieux. La première nuit après tout les évènements de ma grossesse, j'ai pleuré, beaucoup pleuré même. Rabastan dut me donner une potion pour m'endormir car je n'arrivait pas à me calmer. Plusieurs nuits furent pareilles, pendant bien une semaine. J'avais heureusement le Lord qui s'occupait de moi quand il pouvait ou même Fenrir.

- Lisa, comment te sens-tu, ma louve ? demanda ce dernier.
- Mieux Fen. Bella me cherche toujours mais je suis protégé tu le sais.
- Et sais tu combien de louveteaux tu vas avoir ? Car cela fait bien deux-trois mois maintenant que tu es en gestation.
- Fen ! m'exclamais-je en riant. On dit être enceinte et oui je le sais. Je porte deux enfants.
- Félicitation. C'est un beau cadeau que les mères nature et magie t'ont fait, dit-il en posant sa grande main sur mon ventre. Sache qu'ils seront bien protégés quoi qu'il arrive.
- Comment ça ? demandais-je un peu perdue.

Je me tourne complètement vers lui, ne comprenant pas, ou ne voulant pas comprendre, ce qu'il me disait. Il fit un sourire édenté, un sourire de loup.

- Tu es de mon clan Lizzy. Tu as beau n'être qu'une sorcière, tu es marquée du sceau des loups, le sceau de MON clan. Tu es une louve par ta signature magique; Tu es une louve guerrière très courageuse et très forte, mais n'oublie jamais que tu as tout un clan derrière toi, surtout dans la période et ta situation actuelles. Compris ?
- Oui, compris, dis-je en superposant ma main sur la sienne. Bien c'est beau tout tout ça, messir loup, mais j'ai entrainement avec "Père".

Je mimais les guillemets faisant éclater de rire le loup-garou. Un grand rire grave. Il m'aida à me lever et nous partîmes dans la salle d'entraînement. Quand on arriva la salle était vide à part la présence du Lord. Celui-ci se tourna dans notre direction quand l'on approcha.

- Mon seigneur, salua Fenrir avant de se tourner vers moi, un doigt inquisiteur tourné dans ma direction. Je te laisse chère louve et prend bien soin de tes louveteaux, sinon gare à ton arrière train, compris ? La famille c'est important, plus important que tout le reste.
- Je te le promets, Ô grand alpha de l'Europe, de prendre soin de mes deux louveteaux.

Il grogna qu'il me le ferait payer plus tard avant de m'embrasser le haut de la tête et quitter la pièce. Le lord secoua la tête en voyant nos interactions.

- Un souci peut-être ? demandais-je battant des cils innocemment.
- Aucun. Il est bon de savoir que tu es protégée, mon enfant. Même si c'est par un loup garou bourru, alpha de son état. Bien, alors aujourd'hui nous allons répéter les mêmes exercices que la dernière fois. Mais doucement. Si tu sens que tu fatigues, tu t'arrêtes. C'est pas bon pour les enfants et encore une fois, tu ne seras pas seule.
- Grmblblbl... oui Père, dis-je d'un ton ironique en soufflant.
- Et ne m'appelle pas père sale gosse ! s'exclama t-il en frappant le haut de ma tête.

Je gémis de douleur, frottant ma tête à travers mes cheveux maintenant court. Mes tenues étaient aussi un peu moins extravagante et un peu plus sombre. Du moins sobre quand les deux terreurs dans mon ventre n'en faisait pas à leur tête. Je courus pendant cinq petites minutes, avant de m'attaquer à plusieurs autres exercices. Le Lord n'arrêtait pas de me dire d'y aller doucement, de me calmer, de ralentir ou même de faire des pauses. Mais, je pouvais pas, je voulais continuer quoi qu'il arrive. Un main sur mon bras m'arrêta net.

- Lizzy, ça suffit maintenant tu t'arrêtes et tu prends une pause. Cela fait une heure que tu n'arrêtes pas, alors maintenant jeune fille tu poses tes fesses sur un siège et tu bois, voire manges quelque chose. Et cela sans aucune discussion, ajouta-t-il alors que j'allais ouvrir la bouche.

Je soufflais et m'avouais que j'avais un peu abusé tout de même. Je m'asseyais sur une des chaises, devant une table, en respirant un peu difficilement. J'eus à peine ouvert la bouche pour appeler un elfe qu'un verre d'eau apparut devant moi ainsi qu'une coupe de glace vanille fraise. Je tournais la tête, curieuse, vers le Lord.

- Heu... fis-je
- Je n'ai rien fait, demande à tes enfants plutôt.
- Ils vont me rendre folle tous les deux. Asseyez-vous donc avec moi.

Il prit la place face à moi. Je vidais complètement le verre d'eau et pris mon temps de savourer la glace. Mes envies étranges étaient pour le moment stable et ça faisait toujours sourire Narcissa quand je lui disais mes envies.

Elle me racontait même parfois avec nostalgie comment elle avait eu envie de bonbons à la fraise moldu, Tagala il me semble, et qu'elle avait envoyé Lucius en chercher à trois heures du matin. Cela me faisait toujours rire aux éclats quand, par la suite, Lucius racontait son point de vue. Je me rappelle qu'apparemment à cette heure-là tout les magasins sont pratiquement fermés et qu'il avait dû chercher pendant vingt bonnes minutes avant de pouvoir mettre la main dessus. Mais que comme les galions ne sont pas la monnaie dans le monde moldu, qu'il avait du transformer les pièces rapidement pour plusieurs paquets de bonbons. En rentrant, Narcissa dormait profondément et le lendemain même les quatre paquets de bonbons avaient disparu dès la fin de l'après midi.

Je posais ma main sur mon ventre et pensais que pour le moment j'avais pas encore eu d'envie à ce point. Peut-être que cela viendrait par la suite. Je finis ma coupe et soupire de bonheur en tapotant mon ventre les yeux fermés quand un corps froid à la peau écailleuse touche ma main, me faisant sursauter et rouvrir les yeux. Je tombe nez à tête avec Nagini.

Elle vient s'enrouler autour de moi passant plusieurs anneaux de protections autour de mon ventre.

- Vous êtes tous deux vraiment protecteurs.
- Ssss SSssssss SSsssSSSssss sss… (Tom te traite comme son enfant, une vrai maman serpent... )
- Nagini ! Je ne te permet pas ! s'exclame le Lord, faisant rire le serpent.
- Que vous a-t-elle donc dit pour que vous vous offusquiez à ce point ?
- Rien de très intéressant, crois-moi.

Et là il se passa quelque chose que je n'avais encore jamais vu, le Lord se mit littéralement à bouder alors que Nagini continuait à siffler et rire. Elle partit une heure plus tard nous laissant tranquille. Je mordis ma lèvre du bas, hésitante à poser ma question. Il posa sa main sur ma joue et délivra ma lèvre meurtrie de mes dents .

- Qu'est-ce qu'il y a ? demande-t-il doucement.
- C'est bientôt la fin... N'est-ce pas ?
- Oui Lizzy, c'est bientôt la fin. Si les choses continuent de se dérouler comme elles se font actuellement, je pense que début Mai nous attaquerons.
- Ah... Et...

Je soupirais d'agacement, ne sachant pas quoi lui dire, ni comment lui dire exactement. Je passais ma main dans mes cheveux et me levais, faisant quelque allers-retour sous son regard scrutateur. Je le remerciais silencieusement de ne pas me pousser à parler, t'attendre simplement.

- Si tu n'y arrives pas, c'est pas grave, tu me le diras la prochaine fois Lizzy.
- C'est pas ça... C'est juste que… commençais-je en m'arrêtant. Je ne sais plus très bien comment agir quand je suis là avec t... vous. Et puis d'un côté Mèr… hurg… Bellatrix avait raison sur un certain point, moi et Rab on a fait des projets dans notre coin sans en parler à quiconque... Je dois avouer que j'ai la trouille d'en parler.
- Est-ce que cela nécessite que l'un de vous me tue ? dit-il complètement décontracté.
- NON ! Merlin non du tout, m'exclamais-je les yeux écarquillés.
- Me trahir alors ? Tuer certains mangemorts ? Faire un autre groupe peut-être ?
- Non, non, rien de cela.
- Alors tu n'as rien à craindre d'en parler. Tes idées t'ont, autrefois, peut-être causé certains soucis. Mais aujourd'hui, grâce à toi, nous avons eu un espion de la lumière en moins dans nos rang, nous avons un espion chez eux et pas n'importe qui. Une née-moldue comme espion... Une née-moldue qui travaille pour moi qui prône les lois de sang pur et abhorre les moldues. N'est-ce pas juste complètement fou ?
- C'est vrai. J'ai fait plutôt du bon travail, dis-je en m'asseyant à nouveau.
- Ne sois pas si modeste, Lizzy. Tu as eu ta marque très jeune, tu as tué et grâce à toi nous avons Poudlard et j'ai la baguette de Sureau. Alors tu n'as pas fait QUE du bon travail. Tu as fait de l'excellent travail. Je suis réellement fier de toi, me dit-il en se levant.

Je suis sur le cul, littéralement. Il passe à côté de toi et m'embrasse le front avant de s'éloigner, me rendant encore plus confuse. Je pose ma main sur mon front comme pour vérifer que je n'ai pas rêvé.

- Au fait Lizzy, m'interpelle-t-il, prêt à ouvrir la porte. Quand nous sommes que tous deux tu peux me tutoyer, je ne vais pas te tuer, promis.
- D'accord Père. Passe une bonne journée, dis-je en un petit sourire, les yeux brillants.
- Sale gosse. Dit-il en levant ses yeux carmins au ciel avant de sortir.

La porte fermée, j'éclate de rire au point de tomber de ma chaise. Ma chute dut faire un sacré bruit car la porte s'ouvrit à nouveau, sur Rabastan cette fois.

- Est-ce que ça va Princesse ? Je viens de voir le Lord sortir de la pièce, tout va bien, il ne t'a rien fait ? demande-t-il inquiet

Sa question n'eut le don que de faire recommencer mon rire à peine calmé.


Et voilà !
Prêt pour les chapitres pré-bataille ?
Plus que 4 chapitres, l'épilogue et les 3 bonus.
à samedi prochain les Chatons.