Bonjour ! Voilà un nouveau chapitre ! Désolée pour mon abseeeence ! Le pire dans tout ça c'est qu'en terme d'écriture on n'est plus très très loin de la fin ;)

Bien entendu rien ne m'appartient blablabla, gloire à JK Rowling !

Bonne lecture !


Chapitre 24 : Harry et Ginny

Scorpius enlaça ses doigts à ceux de James qui lui adressa un sourire. Ils n'avaient plus évoqué leur dispute de la veille et Scorpius était soulagé que James ne le repousse pas.

Alice éclata de rire en montrant quelque chose dans la boutique. Sam la chatouilla en réprimande – elle s'était visiblement moquée de lui – et Albus les rejoignit en bousculant son ami avant de se joindre aux moqueries de la jeune fille.

- Ils font vraiment la paire, ces deux, ricana Alais en se serrant contre Jensen.

Jensen regarda autour d'eux. James et Scorpius marchaient main dans la main, Alais et lui aussi, Sam, Alice et Albus riaient ensemble. Théo et Justin trainaient derrière, chuchotant entre eux, Elias et Amélia observaient Scorpius et James, semblant penser quelque chose sans qu'il soit possible de savoir quoi, Maya et Hugo se faisaient les yeux doux et Elisabeth et Rose commentaient un livre dans une vitrine. En les observant, personne ne pouvait se douter que les choses n'avaient pas toujours été aussi roses. Jensen soupira de joie. Il avait fallu attendre leur sixième année pour qu'ils profitent enfin pleinement de leur adolescence. Il croisa le regard de Scorpius qui lui adressa un clin d'œil complice.

- A quoi tu penses ? demanda Alais en se penchant vers son petit-ami.

Jensen caressa sa joue.

- Que je devrais envisager d'inviter ma petite-amie à être ma cavalière pour le bal, qu'en dis-tu ?

Les yeux d'Alais s'illuminèrent.

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- Tu fais chier Jensen quand même ! s'exclama Albus.

James manqua d'aspirer sa bièraubeurre par le nez. Il éclata de rire en serrant une serviette sur sa bouche.

- Ben pourquoi ?

- Maintenant que t'as fait une demande officielle à Alais, ça met la pression à tout le monde ! Alors que ça fait longtemps que vous êtes ensemble, répondit Albus en levant les yeux au ciel.

- Comme si c'était une pression pour toi, ricana Sam. Tu te tournes vers n'importe quelle fille de Poudlard, elle accepte de t'accompagner au bal.

- C'est clair, répondirent Elias et Scorpius.

Albus se recoiffa, ignorant les remarques de ses amis.

- Eh bien j'irais contre les conventions et j'irais seul au bal, en célibataire.

- Ben voyons, marmonna Scorpius, amusé.

Les plus gênés du groupe semblaient les deux plus jeunes, Hugo et Maya. Ces deux-là se tournaient autour de puis peu et se faisaient tout petits pour que les aînés oublient leur présence et ne se mettent pas à les embêter. Même si Maya espérait secrètement qu'Hugo l'invite pour le bal.

- Moi aussi je vais à l'encontre des conventions, dit Alice en resserrant sa queue de cheval.

Elle se leva, se mit à genou et prit la main de Sam qui plaqua sa main libre sur son visage.

- Samuel Finnigan Thomas, me ferais-tu l'honneur de m'accompagner au bal ?

L'éclate de rire général fit se retourner plusieurs clients des Trois Balais. Sam hocha la tête et tira sur la main d'Alice.

- Oui, bien sûr que j'accepte, lève-toi maintenant, dit-il, gêné.

Alice sourit et se rassit à côté de lui. Elle claqua un baiser sur sa joue.

- Moi je vous propose qu'on y aille entre filles, s'exclama Amélia en passant un bras autour des épaules d'Elias et de Rose. Rose, Elisabeth, Maya, ça vous dit ? Accompagnées d'Elias, notre garde du corps.

- Je peux donner mon avis ? intervint Elias, en continuant à manger son dessert, visiblement pas plus inquiet que ça du rôle que lui prévoyait Amélia.

- Moi ça me va, s'enthousiasma Rose.

- Peut-être que quelqu'un va nous inviter, releva Elisabeth, qui sait si on a pas des admirateurs secrets.

Amélia sourit en coin et Hugo pâlit en sentant son regard sur lui.

- En tout cas, Maya, c'est sûr. Et il n'est pas secret du tout.

James abandonna lâchement son cousin et Maya au groupe moqueur et gênant pour poser sa main sur la cuisse de Scorpius. Scorpius se tourna vers lui, un sourcil haussé.

- Scorp', tu veux bien être mon cavalier pour le bal de fin d'année ?

Scorpius sourit et embrassa James.

- Avec plaisir.

Scorpius et James se regardèrent. Il y avait une véritable alchimie entre eux lorsqu'ils dansaient, ils dansaient ensemble depuis plusieurs années mais pour la première fois, ils iraient ensemble au bal, ils danseraient et s'aimeraient aux yeux de tous. James s'en réjouissait. Il croisa très brièvement le regard de son frère, mais eut le temps de voir son sourire.

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- Ça suffit, l'année dernière on a établi un roulement, on s'y tiendra !

Scorpius se massa les tempes. Les préparatifs de la soirée débutaient, lundi matin, par la réunion des préfets et préfets en chef pour assurer la sécurité des élèves et le respect du règlement pendant la soirée. Bien entendu, il fallait établir quelle maison serait chargée de faire des rondes à quel moment de la soirée et cela avait déjà créé des tensions l'année passée. Personne ne voulait être chargée de la tranche horaire la plus tardive car c'était le moment où il y avait le plus d'ambiance. L'an passé, Serpentard avait fait la ronde en deuxième partie de soirée, ils seraient donc chargés de la troisième partie de soirée. Les Gryffondor avaient commencé à se plaindre qu'ils avaient des cavalières et cavaliers cette année, ce qui avait indigné certains serdaigles et poufsouffles qui disaient que c'était trop facile. Sebastian, le préfet en chef de Gryffondor avait fini par couper court au débat.

- Si les préparatifs commencent comme ça, qu'est-ce que ce sera après, fit remarquer Amélia en continuant à dessiner.

Scorpius sourit, amusé, et la jeune fille lui adressa un clin d'œil.

- Chacun aura le temps de profiter de la soirée, continua Sebastian. Mais il faut qu'on se tienne à ce qu'on a fixé, on ne peut pas faire de favoritisme, tout le monde a le droit de s'amuser, accompagné ou non.

Les autres préfets en chef approuvèrent. On discuta ensuite des zones à couvrir et à surveiller en particulier, des lieux qui seraient autorisés, à savoir la cour, la partie du parc éclairée par les torches et le couloir du rez-de-chaussée. Une attention particulière devait être accordée au lac, pour éviter tout accident.

La réunion prit fin et James, Amélia et Scorpius quittèrent la salle ensemble.

- C'est plutôt cool d'être chargé de la préparation pendant que les autres sont en examen, ricana Amélia, suivie de son fidèle ami.

Scorpius hocha la tête et regarda l'heure. L'examen de sortilèges finissait dans une heure. Les sixièmes années avaient une semaine pour sélectionner les décorations, contacter deux groupes différents pour animer la soirée, commander des repas aux elfes de maison et enfin tout installer l'après-midi du bal. Le déjeuner serait servi dans chaque salle commune afin de laisser la place aux préparatifs.

- Je continue de penser que notre note de tradition sorcière ne sera pas juste, dit James. Ils n'auront pas moyen de savoir quel élève s'est vraiment investi ou non.

Scorpius haussa les épaules.

- Moi ça m'est égal. Je fais ce que j'ai à faire. Et puis les professeurs passeront voir ce qu'on fait. Ils auront quand même une indication sur qui s'est chargé d'élaborer le menu, de faire le relai avec les elfes de maison, de contacter les groupes etc.

- Et puis McGonagall aime le travail bien fait et pas ceux qui en font des tonnes pour se mettre en avant. Elle saura voir qui s'est vraiment donné du mal ou pas.

Rose et Théo les rejoignirent en courant.

- Ah, mon moment préféré maintenant, élaborer le menu !

Les sixièmes années de chaque maison devaient se retrouver en groupe et décider des mignardises et autres sucreries qu'ils voulaient demander aux elfes. Des élèves seraient ensuite désignés comme porte-parole pour une réunion avec le chef cuisinier des Elfes et le professeur Londubat afin de décider quels plats seraient retenus.

Le ventre d'Amélia grogna.

- Quelle bonne idée de faire ça avant le déjeuner, j'ai plein d'idées !

Elle s'éloigna pour rejoindre ses camarades Poufsouffle. James prit la main de Scorpius et fit un signe à Théo et Rose.

- A tout à l'heure les griffy !

Rose adressa un signe de la main à son cousin. James et Scorpius s'installèrent dans la salle de classe réservée aux Serpentards.

- Je trouve qu'il y a vraiment une bonne ambiance entre les élèves, ça fait plaisir à voir, remarqua Scorpius.

James s'appuya sur la table et se tourna vers Scorpius, tout sourire.

- Tu sais ce qui fait plaisir aussi ?

- Non, quoi ?

- Plus personne ne nous emmerde depuis plusieurs semaines.

Les yeux de Scorpius s'écarquillèrent. C'était vrai. Autant c'était pesant et presque constant avant, autant il n'avait même pas remarqué qu'ils étaient tranquilles, alors même qu'ils formaient un couple à présent ! Scorpius répondit au sourire de James.

- C'est vrai que c'est plutôt cool.

James se rapprocha de Scorpius et posa une main sur sa cuisse.

- J'ai hâte de voir ce qui nous attend.

Scorpius était heureux que James ne se pose plus de question et ne s'inquiète plus de ce qui les attend. Au contraire, il semblait apaisé. Et Scorpius aussi. Il espérait juste que la chevelure rousse aperçue dans le couloir ce matin n'annonçait pas de mauvaises nouvelles.

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Harry fit un geste en direction d'un fauteuil.

- Assieds-toi, Ginny, je t'en prie.

Ginny s'installa et tira sur les pans de sa robe, mal à l'aise. La lettre d'Harry l'avait inquiétée et chamboulée. Il avait fait preuve de beaucoup de sincérité et de douceur dans ses mots. Il avait parlé de James, il avait parlé d'Albus. Et elle s'inquiétait pour ses fils. Cette année, elle s'était beaucoup éloignée d'eux. L'été dernier, le coup d'éclat de James et la gifle qu'elle avait voulu lui mettre avaient brisés quelque chose entre eux. Noël tous ensemble y avait mis un peu de baume. Elle avait aimé passer ce temps tous ensemble et ce qui lui avait semblé impossible s'était révélé agréable. Oui, elle s'était éloignée de James, mais ce n'était pas la faute de Harry. Père et fils s'étaient rapprochés mais elle était l'unique responsable de la mésentente qui régnait entre elle et ses fils. Et maintenant, Harry lui faisait comprendre que s'ils ne faisaient rien, ils les perdraient tous les deux.

Harry tendit un verre à Ginny, qu'elle accepta. Il s'assit en face d'elle en soupirant. Elle fronça les sourcils.

- Est-ce que ça va, Harry ? demanda-t-elle, inquiète.

Il passa une main sur son visage.

- Non.

Ginny pinça les lèvres.

- Tu sais, commença Harry. Je pensais que la fin de la guerre était le début de ma vie. Mais malheureusement cette foutue pierre m'a bousillé. Je t'ai aimé, je t'ai épousé, on a eu des enfants et je croyais que ça suffisait à effacer les traumatismes. La vérité c'est que j'aurais dû suivre une thérapie, comme Hermione, peut-être que l'absence de mon âme aurait été détectée plus vite.

Ginny hocha la tête.

- Peut-être que je n'aurais pas fait autant de mal autour de moi. A commencer par toi. Je te demande pardon Ginny.

La sorcière esquissa un fin sourire et essuya rapidement ses yeux.

- Je t'ai pardonné depuis longtemps, Harry. Moi non plus… moi non plus je n'étais pas très stable.

Harry acquiesça.

- Le problème c'est qu'aujourd'hui Albus nous le reproche. Ça fait plusieurs semaines que je ne les vois plus pour déjeuner. On échange quelques mots dans les couloirs ou bien à la fin des cours et ça s'arrête là. Il m'accuse de l'avoir abandonné.

Ginny but une gorgée d'eau et passa une main dans ses cheveux.

- Que doit-il penser de moi alors…

Ginny avait grandi dans une belle famille, une famille aimante et soudée. Comment avait-elle pu laisser ça arriver ?

- On est coupable, tous les deux, répondit Harry. Albus a raison : si Draco n'était pas entré dans ma vie, qui sait ce qui lui serait arrivé. Tu… tu es au courant que Draco est le confident de James ?

Ginny releva la tête, surprise. Elle secoua la tête.

- Non, je ne savais pas. C'est… surprenant.

Harry hocha la tête.

- Albus pense que tu le vois comme une erreur. Et James pensait pareil me concernant.

Harry se leva et commença à faire les cent pas. Ginny le connaissait, c'était le signe qu'il se sentait coupable.

- Toute notre putain d'adolescence on s'est battu contre la terreur, on s'est battu pour retrouver la paix et avoir une belle vie et lorsque j'ai eu la chance de construire quelque chose, j'ai éduqué mes enfants dans la peur d'être abandonné et la souffrance de n'avoir personne sur qui compter, exactement comme moi !

Ginny se leva et se rapprocha d'Harry qui commençait à suffoquer.

- Harry, tu n'y es pour rien, c'est la pierre de résurrection qui t'a fait-

- J'aimerais tellement leur demander pardon, la coupa Harry, le regard fuyant. Mais à leur place je ne me pardonnerais pas !

- On va réparer nos erreurs, Harry, insista Ginny en tenant son ex-mari par les épaules. On va tout faire pour qu'ils ne souffrent plus jamais de notre indifférence, tu entends ?

Harry plongea dans le regard de la femme qu'il avait aimé. Elle n'avait pas changé. Détermination et fougue animaient son regard. La passion aussi. Ginny avait toujours été une passionnée. Elle fixait Harry, tenait ses épaules, ses pieds ancrés dans le sol, son regard l'empêchant de fuir.

- Et pour commencer… je ne veux plus jamais qu'on se déchire. On va être unis face à eux et pour eux. D'accord Harry ? On va redevenir une famille, ils ne seront plus jamais séparés, ils sont frères et-

La voix de Ginny se brisa lorsque le visage de Fred s'immisça dans son esprit. Elle baissa la tête et ferma les yeux, happée par les souvenirs de son enfance. Elle sentit une main relever doucement son menton. Elle croisa le regard de Harry qui hocha la tête, les yeux tristes.

- C'est d'accord, Ginny.