Bonjour ! Voilà un nouveau chapitre !

Nous allons enfin découvrir si Ginny et Harry vont être des parents à la hauteur et surtout si les frères Potter vont être capables de tenir leurs nerfs...

Bien entendu rien ne m'appartient blablabla, gloire à JK Rowling !

Bonne lecture !


Chapitre 26 : Vision de deux âmes

Albus et James étaient installés sur le canapé dans les appartements de Harry. Harry et Ginny étaient chacun assis sur un fauteuil, ils fixaient leurs apéritifs. James tourna son regard vers le pied d'Albus qui tapait nerveusement le sol. Il perdait patience.

- Maman, qu'est-ce que tu fais là ?

Ginny releva la tête, heureuse d'entendre son fils l'appeler maman.

- Harry m'a écrit. Je suis venue parce qu'on doit vous parler.

- Donc s'il n'avait pas appelé à l'aide, tu ne te serais doutée de rien, releva Albus.

Harry se redressa.

- Albus, nous sommes tous les deux fautifs.

Albus et James étaient attentifs. Ils fixaient tour à tour leur père et leur mère, pour la première fois unis face à eux.

- J'ai demandé à Ginny de venir pour qu'on mette fin à tout ça. Je lui ai dit que vous vous êtes réconciliés.

- En fait, vous n'auriez jamais dû être séparés, ajouta Ginny. Nous vous demandons pardon et nous espérons pouvoir nous rattraper.

- Maintenant qu'on a réparé toutes vos erreurs, vous espérez simplement pouvoir vous greffer ? demanda James, sarcastique.

- Non, James, répondit Harry. Nous voulons reconstruire notre famille, regagner votre confiance, créer des souvenirs heureux avec vous.

- On veut que vous n'ayez crainte de venir vous confier à nous lorsque vous avez peur, pleurer dans nos bras lorsque vous êtes malheureux, que vous veniez nous dire votre joie lorsqu'une victoire s'offre à vous. On souhaite plus que tout redevenir vos parents à part entière.

James hocha la tête. Cela avait semblé inaccessible pendant toutes ces années et à présent, il suffisait d'un mot pour qu'il ait une chance d'avoir une vraie famille.

- Quelqu'un m'a appris qu'il est important de s'excuser, de demander pardon pour pouvoir avancer, dit Albus.

James sourit en coin.

- Alors je veux que vous le disiez : pardon de quoi ? dit Albus en regardant ses parents de son regard vert perçant.

C'était facile de dire pardon, bien plus difficile d'exprimer à hautes voix ses erreurs. Harry se racla la gorge.

- Je te demande pardon, Albus, de ne pas avoir su être un père pour toi avant l'arrivée de Draco. Je te demande pardon de t'avoir délaissé, tu as été élevé par Laurelin et Glorfindel alors que je suis ton père et je n'ai pas su t'aimer comme je le devais.

Il se tourna ensuite vers James, les yeux brillants.

- James, je te demande pardon pour t'avoir rejeté. Oui, j'étais malade et je le suis encore mais j'ai eu à maintes reprises l'occasion de créer une relation avec toi. Je ne l'ai pas fait par lâcheté. Je te demande pardon parce qu'à cause de moi tu n'as pas eu de frère mais surtout, tu n'as pas eu de père. C'est fini, maintenant.

- Non, c'est de ma faute, reprit Ginny. Je me suis laissée guider par la rancœur et je vous ai séparés l'un de l'autre. Albus, je te demande pardon, je n'ai pas su être une mère pour toi et James, je t'ai abandonné au fur et à mesure, je vous ai privé tous les deux de mon amour et de la joie d'avoir un frère, alors que je sais exactement ce que c'est.

Harry prit la main de Ginny.

- Nos actes vous ont poussé à vous liguer l'un contre l'autre. On a fait de vous les victimes d'une guerre que vous n'avez pas vécue, dit Harry en regardant tour à tour Albus et James, très attentifs aux propos de leurs parents. C'est fini, ça n'arrivera plus.

James expira, semblant avoir retenu sa respiration tout ce temps. Il avait l'impression de sortir la tête de l'eau après toutes ces années. Albus, lui, ferma les yeux. Il essayait d'étouffer sa rancœur pour accepter les excuses de ses parents, leurs mains tendues. Il pensa à Scorpius, il l'imagina à ses côtés, l'encourageant en serrant sa main, en lui souriant. Il rouvrit les yeux et sourit, hésitant.

- Et si on passait à table ?

James pinça ses lèvres pour retenir un rire face à la surprise affichée sur le visage de son père et sa mère. Harry sourit et échangea un regard complice avec James.

- Tu as raison Albus, j'ai faim, dit Harry en se levant.

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Draco se tourna vers l'entrée de la Grande Salle où déjà l'un des reporter de la Gazette se précipitait.

- Harry ! Harry Potter, bonjour !

Draco vit Albus et James se faufiler, tête baissée pour éviter de croiser le regard des journalistes. Son fils se redressa.

- Alors, comment ça s'est passé ? demanda Scorpius lorsqu'Albus s'assit en face de lui.

- J'ai connu pire, répondit Albus en souriant à Draco.

Draco répondit à son sourire, puis tapa l'épaule de James qui s'était assis à côté de lui.

- Et toi ?

James hocha la tête. Albus serra le poignet de Scorpius et se pencha vers lui.

- Tu sais, c'est grâce à toi que j'ai pardonné à mes parents.

Scorpius haussa les sourcils.

- A moi ?

- T'es de bons conseils alors je me suis dit, qu'est-ce que Scorpius aurait fait ? Et voilà.

Scorpius remercia son meilleur ami d'un sourire et se tourna vers Harry.

- La Gazette lui est tombée dessus.

- Maintenant qu'Harry est là, on va aller s'entraîner, dit Draco, la Gazette prépare un reportage sur ces deux jours à Poudlard pour les Anciens. Ils ont aussi filmé quelques scènes de parents avec leurs enfants, ils sont venus nous filmer avec Scorpius.

Draco regarda Albus et James avec la même lueur protective qu'il accordait à Scorpius.

- Soyez cools avec eux mais ne vous laissez pas faire les garçons, on veille avec Harry et Ginny.

Draco frictionna les cheveux de James et s'en alla pour rejoindre les autres joueurs sous le regard fasciné des élèves de Poudlard. James se recoiffa nonchalamment. Albus, James et Scorpius avaient le regard fixé sur Draco. Scorpius appuya son menton dans sa main, songeur.

- Mon père était un mangemort, il était du mauvais côté de la barrière et pourtant, mon enfance a été bien plus paisible que la vôtre.

Albus et James se tournèrent vers Scorpius.

- Comme quoi, y a pas de règles.

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- Mon chéri, je suis contente de te voir !

James adressa un large sourire aux visages de sa grand-mère et de son grand-père qui vacillaient dans la cheminée.

- Comment vont Molly et Lucy, elles ne nous donnent pas beaucoup de nouvelles !

- Molly, grommela Arthur.

- Je vais leur dire de vous écrire, répondit James. J'avais quelque chose d'important à vous annoncer, je sais pas si papa vous en a déjà parlé.

Arthur sourit lorsqu'il entendit James dire « papa ».

- Albus et moi, on s'est réconcilié.

Les yeux de Molly s'embuèrent de larmes. Elle joignit ses mains devant sa bouche.

- C'est merveilleux, James, sourit Arthur. Où est-ce qu'il est, il n'est pas avec toi ?

- Soirée tranquille avec Scorpius. On a le match contre les Anciens demain, Albus sera l'attrapeur.

Molly hocha la tête.

- Oui, il nous l'a dit pendant les vacances. C'est super, James.

- Et je n'sais pas si vous savez mais… maman est là elle aussi.

Au vue de la surprise sur le visage de ses grands-parents, non, ils n'étaient pas au courant.

- Elle est venue… pour qu'on essaye à nouveau d'être une famille avec Harry et Albus.

Cette fois-ci, Molly dut étouffer un sanglot. James vit le bras d'Arthur entourer ses épaules.

- Arrête de pleurer, mamie, s'exclama James, amusé.

- Je n'pleure pas, je n'pleure pas mon chéri, répondit précipitamment Molly en s'essuyant les yeux. Je suis heureuse.

James sourit.

- Moi aussi. Ah, encore une chose.

James espérait que ce n'était pas la nouvelle de trop.

- Scorpius et moi, on est ensemble.

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Scorpius entra dans la salle commune réservée à James et lui et trouva son colocataire assis à table en train de lire un livre de Quidditch. Diego était blotti sur ses genoux et ronflotait. James releva la tête lorsque Scorpius s'approcha et délogea Diego de sa place pour permettre à Scorpius de venir s'assoir sur ses genoux. Diego, pas le moins du monde perturbé, continua sa nuit sur la table où son maître l'avait posé. Scorpius passa une main dans les cheveux de James.

- Sacrée journée, hein ?

James soupira.

- Tu peux l'dire.

- Alors l'interview de la Gazette s'est bien passée ?

James haussa les épaules.

- C'est surtout Harry qui a parlé. Il est resté vague pour préserver notre famille. Waouh. Ça m'fait bizarre de dire notre famille.

Scorpius sourit et embrassa James à la commissure des lèvres.

- Je crois que tu vas pouvoir t'y habituer.

James ne répondit pas, il attendait de voir. Mais après tout, il n'aurait jamais cru un jour avoir Scorpius à ses côtés.

- Tu sais, j'avais peur de cette journée.

- Pourquoi ? demanda Scorpius, les sourcils légèrement froncés.

- J'avais peur que la présence de la Gazette, de ton père, ça change la manière d'être d'Albus, et la tienne aussi.

Scorpius prit le visage de James entre ses mains.

- Vous vous faites trop de soucis Monsieur Potter. La seule chose qui devrait te préoccuper c'est de gagner le match de demain.

Une année de plus de passée à Poudlard. Scorpius embrassa tendrement les lèvres de James quand soudain, il se souvint de quelque chose. Le 13 février. Scorpius avait oublié l'anniversaire de la mort de sa mère.

- Scorpius, ça va ? demanda James lorsque Scorpius s'écarta légèrement.

Scorpius s'équilibra en posant une main sur le torse de son petit-ami. Oui, il avait oublié sa mère, il vivait tant de choses avec James qu'il en avait oublié son chagrin. Et soudain, un souvenir fit son chemin dans son esprit. Les derniers mots que sa mère lui avait adressé.

Scorpius, mon Scorpius… tu es si beau, si gentil. Papa prendra soin de toi. Toujours. Ta vie sera belle, malgré les difficultés, malgré le passé. Tu te feras des amis, Scorpius, tu rendras fier les gens qui t'aiment. Et tu connaîtras l'amour, mon fils. Comme moi, comme ton père.

- Eh, Scorpius... s'inquiéta James en prenant sa main.

Scorpius le regarda et sourit. C'était évident à présent. Sa mère avait eu une vision. Scorpius embrassa James.

- Tout va bien, ne t'inquiète pas.

James sourit et répondit à son baiser.


A votre avis, quelle a été la réaction de Molly et Arthur à la nouvelle du couple James/Scorpius ?