Une fois la lueur blanche trouvée, le groupe revient sur ses pas et arrive devant les statues sororales, à l'endroit où doit se dérouler le rituel dont leur a parlé Kacha.

« On dirait que c'est ici. » remarque Dunban en désignant un symbole au sol.

Le rituel se déroule sans problème, si on exclue l'irruption d'un monstre visiblement chargé de s'assurer de la bravoure de ceux qui veulent accéder au sommet.

Toujours est-il qu'une fois le gardien vaincu, un mécanisme fait apparaitre un escalier pour accéder aux pieds des statues depuis la plateforme où ils se trouvent, soit une économie de dix mètres d'escalade.

« Ça valait vraiment le coup, ronchonne Dickson. Vous avez plus que cent mètres à escalader sur cent dix.

- Mais non, répond Dunban. Tu ne vois pas qu'il y a un ascenseur là-bas ? Tu te fais vieux…

- Attends, intervient Shulk. Comment ça « vous » ? Vous venez pas ?

- On va vous laisser continuer sans nous à partir d'ici, répond Otharon.

- Otharon ? s'étonne Sharla.

- On va retourner à la colonie 6, répond le vétéran.

- Je vais les accompagner, rajoute Juju. Je serai plus utile à la reconstruction. Si je reste avec vous je vais vous ralentir.

- Une fois montés là haut, y vous suffira de traverser la jungle de Makna, explique Dickson. L'île-prison se trouve au-dessus. »

Une fois les aurevoirs achevés, Shulk, Reyn, Sharla et Dunban gravissent l'escalier et parviennent au pied des statues sororales, devant l'ascenseur. Malheureusement, il est encombré par un morceau de tronc d'arbre noir.

« On devrait le dégager, non ? demande Reyn.

- Ça me paraît mieux, oui, se moque Shulk.

- Reyn, tu le prends à droite, intime Sharla. Shulk et moi on va le soulever par la gauche.

- Ok ! » répond le roux en se frottant les mains.

Le morceau de tronc se révèle très vite bien plus difficile à déplacer que prévu, en particulier à cause de son écorce humide, le rendant glissant. Cette particularité rentre au cœur des discussions entre les quatre Homz durant les longues minutes qu'il leur faut pour déplacer l'obstacle, mais les quelques hypothèses qu'ils émettent sont trop farfelues par rapport à la simple réalité : l'écorce du bois, même mort, est fait d'une matière légèrement spongieuse qui capte l'humidité de l'air, ce qui permet à cet arbre craignant la chaleur de réguler sa température, par le même mécanisme que la transpiration.

Une fois l'ascenseur dégagé, le groupe se place dessus et tente de l'activer, mais rien ne se passe.

« L'ascenseur marche pas ! s'exclame Reyn.

- On dirait qu'il est hors service depuis un moment, remarque Shulk en observant attentivement le mécanisme.

- T'aurais pas pu le remarquer plus tôt ?! s'agace Reyn.

- Est-ce qu'on va devoir escalader ? demande Sharla.

- Je ne vois pas d'autre moyen, répond Dunban.

- Vous rigolez ?! s'indigne Reyn. A quoi bon construire un ascenseur si il marche pas ?

- Au final il avait pas tord le vieux ronchon… » marmonne Sharla.

A quelques centaines de mètres de là, Dickson éternue avant de pester :

« Encore ces mômes qui parlent dans mon dos… »


Rondin aquatique : Bois noir naturellement humide, comme s'il avait séjourné dans l'eau.