Le passé d'Undy intrigue fortement Léviathan... quant à B., il demeure fidèle à lui-même :p


Chapitre 154 : A legendary wanted man

Long sifflement de la part de Andrew lorsque B. ouvre son coffre pour en tirer son matériel.

Il attrape la batte ornée.

"Joue pas avec ça." la récupérant.

"Tu t'en es déjà servi ?"

"Ouais." balançant l'arme dans le coffre. "Un p'tit con qui m'avait chauffé à une intersection."

"T'es un danger public, en fait."

B. affiche son sourire le plus psychotique en retour. "T'as pas idée."

"T'as laissé ta Girl à la maison ?"

"Ouais. Elle était d'humeur à faire du shopping."

Les deux s'équipent à l'entrée du canyon.

Et c'est parti pour deux heures de footing intensif.


Artiste fétiche : Alan Walker. B. en a repris le style vestimentaire plusieurs fois lors de ses meurtres... quant aux paroles, elles trouvent un écho particulier auprès du psycho. D'ailleurs lorsqu'on y pense...

Hello, hello

Can you hear me, as I scream your name

Hello, hello

Do you need me, before I fade away

Is this a place that I call home

To find what I've become

Walk along the path unknown

We live, we love, we lie

Deep in the dark I don't need the light

There's a ghost inside me

It all belongs to the other side

We live, we love, we lie

Hello, hello

Nice to meet you, voice inside my head

Hello, hello

I believe you, how can I forget

Is this a place that I call home

To find…


Il rentre après moi, jetant son sac dans l'entrée, terminant sa bouteille, dos contre la porte.

Il jette un œil sur moi, en train de déballer mes achats, tombant sur ce sweat Alan Walker. Petit sourire.

"Il est trop grand pour toi."

"Il n'est pas pour moi, nigaud."

"Trop aimable, Girl. Si tu commences comme ça..."

"... alors quoi ? Termine."

"Ben j'sais pas, j'vais me sentir obligé de te rendre la pareille. Enfin, tu vois le truc ?..." s'approchant.

"Tu m'héberges. C'est bien suffisant."

"Bon, j'file à la douche. Je pue le fauve."

Ouais, en fait, pas tant que ça...

Je me glisse contre lui avant qu'il ne se sauve, attrapant ses mains pour les poser sur mes fesses.

Il me fixe, sourire en coin. "T'es en chaleur, Girl ?..."

"Oui. Et ne me sers pas l'éternelle rengaine que t'es décalqué comme après un vol long courrier. Ça ne fonctionne plus."

"Ah ? J'comptais pas l'aligner." massant mes fesses à l'envi, me pressant contre lui, corps s'éveillant à son tour.

Il se laisse basculer sur le canapé tandis que je quitte l'essentiel.

Je me laisse couler à ses jambes, frottant mon visage contre le renflement délicieux que le collant de jogging moule à merveille. Mes geignements atteignent ses oreilles sensibles aux flatteries.

Il laisse passer ses doigts dans mes cheveux. "Putain, Girl... tu sais vraiment... y faire..."

Je le défais et il fait saillie. J'en flatte un instant la hampe de la langue, m'attardant sur le frein en petits mouvements circulaires de la pointe de la langue. Là, je le rends immanquablement dingue et il crache des vulgarités à la pelle.

Puis je m'installe, dos face à lui, prenant la manœuvre en main, frottant son sexe contre le mien, contracté pour en accentuer toutes les sensations.

Mon autre main part chercher ce qu'il reste de lui, effectuant des pressions maîtrisées sur le plancher pelvien, ce qui le fait suinter de délice.

Redressé, il mordille mon épaule sur le tissu. "Giiiiiirl... tu me rends... dingue !..."

"Tu l'es... déjà... B." abordant la dernière ligne droite où seuls les sons organiques sont tolérés, concentrés que nous sommes sur la maîtrise de nos jouissances.

Puis ça s'accélère avant d'exploser de bonheur, nous faisant presque crier de satisfaction, corps secoués comme de beaux diables sur ce canapé.

"Aaaaah... Girl... t'es... incomparable... p'tite pute." caressant mon cou en guise de remerciement, souffle encore joliment détraqué.


Je me glisse dans l'atelier. Il s'affaire autour de deux corps, agissant avec des gestes précis, chantonnant.

Je me poste à la porte, épaule en appui contre l'ébrasement. "Que fais-tu ?..."

"Oh, my Lady !... Quelle joie !..." levant les yeux sur moi alors qu'il est penché sur les corps. "Je porte une offense ultime au Département des Shinigamis en tentant de couronner de succès un transfert d'âmes."

"Il te faut des sujets vivants pour y procéder, n'est-ce pas ?"

"Oh, je trouverai !..."

"En attendant, je vais nous préparer un thé." me rendant dans l'appartement sus-jacent.

On sonne à l'arrière. "Oh, voilà la levée des corps !... hihihihihi !"

"Si nous sortions souper ?..."

"Oh, my Lady !..." tapotant dans ses mains. "Quelle heureuse perspective !..."


Nous voici attablés.

"Que cherches-tu à prouver ?..."

"Hmm..." piochant dans les amuse-bouches. "A propos du transfert d'âmes, je suppose ?..."

"N'agis pas comme si tu l'ignorais."

"Eh bien... je cherche à ébranler les fondements même de l'existence des Shinigamis. Je souhaite dérober à la mort son aiguillon. Si la mort est anéantie, les Shinigamis n'auront plus aucune raison d'être."

Powerful, indeed, and imaginative….

"Dis-moi..." se penchant en avant sur la table, coudes posés en appui. "Ceci me rend-il dangereux ou désirable à tes yeux avertis ?..." curieux.

"Beau. Et dangereux à la fois. A t'attaquer ainsi à des fondements qui pourraient faire basculer toutes les lois qui configurent les existences."

Il attrape délicatement ma main pour y poser ses lèvres fines. Un sourire terrible les définit.

"Admettons que tu aboutisses..."

"Nous sommes loin d'être encore dans les suppositions, my Lady." me mettant dans la confidence.

Il a tout dit. Il ne renoncera pas et ses recherches sont fort avancées.

"Revenons-en à l'employé modèle que tu étais..."

"Oh !... Ton sujet à fantasme ?..."

"Oui." yeux brillants. "Je rêve de le dévoyer, celui-là."

"Hihihihihihi ! Tu es follement amusante, my Lady !..."

"Tu penses qu'il aurait cédé à mes avances ?..."

"Oh, il aurait résisté... au départ. Tout en se consumant de l'intérieur chaque fois que ses yeux se seraient posés sur toi. Jusqu'à ce que la tentation soit... trop forte."

"Tes mots et imaginer la situation me frappent aux reins, mon ami..." s'en pinçant la lèvre de délice "J'aime t'imaginer te consumant de désir inassouvi."

"Et j'aime imaginer ce qu'il serait advenu de nous une fois les barrières tombées..." frémissant rien qu'à l'idée.

"De très jolis mélanges sur fond d'offense aux lois des Shinigamis ?..." soufflé, tentatrice.

"Huhuhuhuhu... J'en frissonne, my Lady." me buvant des yeux.

"Aurait-il vu à travers moi comme tu as su le faire ?..."

"Hmm ? Oh, il aurait entrevu. A l'époque dont tu fais référence, il manquait un peu de discernement. Il n'avait qu'un but : plaire à ses supérieurs."

"Star student."

"In fact, my Lady." long bâillement. "... d'un ennui mortel, hihihihi !..."

"Et voyez ce qu'il est devenu ; ce que sa chute en a fait." m'en pinçant les lèvres de délice ravageur, m'empressant de glisser la main à travers le voile de ses pans argentés.

"Hihihihihi ! Tu me fais les yeux doux, my Lady." régalé.

"Je me connais ; j'y ferai forcément un détour."

"Oh, tu le salueras bien de ma part et lui diras qu'il n'est plus qu'une question de temps jusqu'à son éveil !..."


Comme le souligne le dicton populaire : chassez le naturel, il revient au galop.

Sous les traits de Brian Boyd se cache bel et bien une bête nommée Beyond Birthday. Et la soumission, très peu pour lui.

Cette fois, il a pris l'initiative de faire dévier le vol sans aucune permission, simplement parce que cet aller lui paraissait plus approprié, mettant en péril la vie des passagers présents (évidemment, B. a pris le soin préalable de s'assurer de la date de décès des personnes, s'épargnant ainsi une mort certaine).

Sévère réprimande.

Passage d'éponge.

Période d'observation.

Remarque dans le dossier, plombant ainsi l'excellence, jusqu'ici acquise, du pilote.

Boyd devient le pilote à surveiller de près. On lui impose également quelques séances avec le psy de la compagnie.

Il en ressort , je cite, que "Mr Boyd est sujet à insubordination occasionnelle, montrant ainsi une très forte personnalité. Il est nécessaire et salutaire de veiller à son cadrage professionnel."

"Parfaitement psychotique aurait été une analyse plus juste." lâchais-je comme une conclusion banale.

Je connais la bête avec laquelle je vis. Et je sais depuis un moment déjà que la guérison du mal qui l'habite est impossible autant qu'impensable.

"Que veux-tu... ils sont si aisés à berner." s'amuse-t-il, convaincu que ses talents en matière de pilotage le tireront toujours d'embarras.

"Ils n'ont pas évoqué ton ego ?... Étrange."

"Par 'personnalité', c'est ce qu'ils entendent, nan ?"

"Conclusion : Boyd peut se révéler être un enfoiré de première."

"Tu parles à mon cœur, Girl." cherchant ma bouche des doigts, les introduisant dans la cavité avec une certaine lenteur tout érotique. "... et à mon cul, accessoirement."

"Et ta bite ?..."

Il jette un coup d'œil à la zone concernée, au repos. "Il n'en tient qu'à toi de la motiver, Girl."

J'y appose la paume, exerçant un jeu de pressions là.

Il lève le menton, sensations venant s'emparer de lui.

Ma bouche fixe la sienne, débordant de partout, se calant sur les pressions de ma paume.

"Tu kiffes ?..."

Petit rire. "A ton avis, Girl ?" en redemandant, mains descendant sur mes fesses pour les masser fermement, m'en faisant geindre. "T'es à cran, hein, Girl ?... J'adore quand tu joues à la petite pute comme ça..."

Si seulement je jouais... ce fils de chien me tient entre ses serres.

"Be unkind. Beyond."

Il me fixe. Et le feu sauvage qui commence à danser au fond de ses prunelles indique que l'idée l'excite. Il en bande.

Bien. Le voici ferré.

"Slay me. Beyond."

Ça grimpe d'un bond en face. Ça heurte le tissu à s'en faire douloureusement pression.

La bouche esquisse ce putain de sourire terrifiant et sexy à la fois.

"I said : slay me."

Un grognement rauque en retour.

Une crispation du poing. Le gauche. Un vague tic du coin de la bouche.

La bête est prête. Elle hurle de silence tout autant qu'elle force le tissu épais du jean.

Il se jette sur moi - je l'ai bien cherché, après tout !...

Ça mordille, lape, lèche tout ce que ça trouve. Ça tire fort sur mes cheveux pour ouvrir sur mon cou et y appliquer des sévisses suintantes.

Je monte la cuisse entre ses deux jambes, heurtant là, mêlant une douleur à l'excitation déjà trop présente.

Il se déboutonne, frénétique, donnant sur ce sexe qui remplit mes souvenirs.

Il descend ce que je porte en bas, lové sur moi, m'envisageant avec les yeux d'un animal féroce en mal d'amour abject.

Sa langue tourne autour de ses lèvres. Son sexe gagne encore, faisant saillir cette prune suintante de désir incontrôlé.

Il m'attrape par les hanches pour me plaquer contre son bassin, visitant à fond avant d'en ressurgir, se frottant partout à moi dans des appréciations grognées.

Il presse son pénis à l'en faire durcir davantage si c'était possible, le frappant contre l'intérieur des cuisses, battements rythmés de son cœur cognant jusqu'aux moindres recoins de son crâne.

Puis il glisse à nouveau en moi.

Je pousse vers lui en contresens.

La pièce est saturée de nos expressions animales.

Vite. Plus vite. Voilà. Et... ça y est, tout explose !... Nous en crions à voix fortes.

Il vibre à mesure qu'il se vide en moi, bougeant pour déborder.

Encore, encore. Ça ne s'arrête plus tant les sensations sont vives.

Il applique une longue griffure le long de mon ventre. Ça, c'est pour l'avoir invité à le faire.

Puis il se suspend au-dessus de moi, m'envisageant de manière malsaine entre deux souffles courts, finissant par sourire.

"Fils de pute..."

Il coince ma bouche en tenaille du pouce et de l'index. "Dans ta bouche, c'est du caviar, Girl." (*)


Je croise les bras, attendant que cela se calme, culminant sur un point haut.

Lorsque le carnage se termine, je me pose derrière lui. "Mon adorable fripouille..."

Le sourire se prolonge, sans même qu'il n'ait besoin de se retourner.

"Qu'ont-ils fait pour mériter pareil traitement ?..."

"Me chercher des crosses."

Je siffle. "C'est effectivement un très, très mauvais plan, mon tout beau." commençant à m'avancer pour en faire le tour, évitant son visage.

Il lève légèrement le menton. "T'as terminé ton inspection ?..."

"Shhh... n'enlève pas la magie à l'instant, 17."

"La magie, uh ?" petit rire.

Je me place devant lui, remontant les mains le long de ses bras. La musculature ne bouge pas. Il est comme moi ; un solitaire qui cherche la compagnie au gré de sa libido.

Je le fixe enfin dans l'iris claire, penchant ma tête sur le côté, souriante.

Il glisse les doigts dans mes cheveux coupés au carré - en mémoire du bon vieux temps.

"Que puis-je pour toi ?..."

"A ton avis ?..."

"Tu recherches de l'amusement, j'imagine."

"Tu cibles juste, petit cyborg..."

Il me fait stopper devant lui, m'envisageant, paumes ouvertes sur mes hanches.

"Toujours à ton goût ?..."

"Toujours."

"Comment se porte ta frangine ?..."

"A merveille." jouant avec une de mes mèches, la plaçant derrière mon oreille. "Du moins aux dernières nouvelles."

"Je t'ai... toujours aimé, 17."

Il glisse ses lèvres le long de ma joue, proche de mon oreille. "I know."

Nous sommes déjà au-dessus du sol, flottant dans les airs en nous enveloppant mutuellement.


"Tu sais ce que je préfère chez toi, petit cyborg ?..." faisant passer ses mèches fluides entre mes doigts alors que je repose sur son torse.

"Dis voir..."

"Que ton apparence ne paye pas de mine. On te donnerait le bon dieu sans confession alors qu'en réalité... t'es un véritable fumier."

Il rit. "Ton art des compliments me surprendra toujours, ma chère 15 !..."

"La façon dont tu as châtié Gero demeure dans ma mémoire. Je dois dire que je n'aurai pas mieux fait."

"C'est pas comme s'il ne l'avait pas vu venir."

"Oh, il ne l'a pas vu arriver, je pense... il était convaincu que le désactivateur te tiendrait éternellement en respect. L'imbécile..."

"Je te devais bien ça... l'enfoiré..." serrant les dents, ne pardonnant pas.


"Toi, tu penses à elle..."

Le commandant Boyd exulte un petit soupir amusé. "Ça se voit tant que ça ?..."

"Tu as ce... sourire particulier lorsque tu penses à elle."

Sur un vol long courrier.

"Ouais, j'avoue. Elle me..." secouant la tête.

"J'imagine que t'es aussi doué pour le pilotage au lit que dans les airs."

"Bah, j'imagine que ça lui plaît. Vu qu'elle y revient et en redemande..."

Levage de pouce du copilote.

B. agit sur les palonniers. Manœuvre que son copilote peine à checker sur la feuille de vol.

"Cherche pas. C'est de l'impro."

Il cligne. "Hein ? Tu me fais... marcher, c'est ça ?... hahahaha ! Sacré Boyd !..."

"Nope. C'est plus court par là."

"QUOI ?! Mais c'est totalement contre procédure !... On va se faire incendier et..."

"Oh, la ferme, Marco. J'suis le meilleur pilote de la compagnie, ce trajet je le ferai les yeux fermés."

"Putain mais t'es dingue, j'envoie de suite le signalement à..."

La main de B. se ferme sur celles de son copilote. "Garde-toi en."

Le copilote se crispe. "Je tiens à ma place, Boyd, bordel !"

"Moi aussi. Ils m'ont à la bonne. Ça passera comme une lettre à la poste."


"Installez-vous, Mr Boyd."

Dans le bureau du DRH.

"Vous vous êtes pris des libertés lors du dernier vol."

"Ouais. Arrivés avec vingt minutes d'avance sur l'heure prévue. Et sans aucune encombre."

"Vous avez mis en danger la vie de 287 passagers. Et fait modifier plusieurs dizaines de vol."

B. hausse les épaules.

"Chercheriez-vous la mise à pied ?" froncé devant l'inconscience manifeste du pilote.

"Personne n'a morflé, que je sache."

Le DRH secoue la tête. "Je me vois contraint de prendre des mesures."

"Si ça vous amuse..." blasé. "Vous avez vraiment du fric à perdre, hein."

"Un autre ton, je vous prie !... Vous ne semblez pas vous rendre compte de la situation."

"Bah si on n'a plus le droit de faire gagner du temps maintenant..."

"Je ne veux plus vous voir sur nos vols jusqu'à nouvel ordre. Rentrez chez vous."

B. se lève. L'aura qu'il projette est telle qu'elle fait frémir le DRH.


En sortant des bureaux, B. éprouve un besoin impératif de se défouler. Un crime ?... Ah oui, bonne idée... démembrer avec hargne un cadavre !... B. en salive déjà.

La victime se nomme Anna Kunatovic. B. la suit depuis plusieurs soirs. Anna sort beaucoup.

B. la guette, attendant le moment propice pour lui tomber dessus et l'endormir afin de pouvoir agir à sa guise. Car B. hait que sa victime se débatte.

Il jure après la compagnie, ce faisant, démembrant le corps au moyen d'un scie sauteuse. Le sang asperge la toile de protection. B. se redresse, regard fou.

"Je vais les baiser ! Je vais tous les baiser ! J'ai toujours un coup d'avance !..."


(*) Expression qui revient à Harley dans notre RPG.