Dans ce chapitre, B. trouve un reclassement.


Chapitre 155 : Got my eye on you

Dans un fast-food chic avec plusieurs clients.

L'un d'eux, bout-en-train, appréciant d'être le centre d'intérêt, me questionne sur ma vie privée : "Et toi, un mec ?"

Je demeure discrète - même si l'optique de répondre : "Deux. Une moitié de shinigami et un autre tourné croquemort." m'amuserait fortement !...

Monsieur devient insistant : "Je sens qu'un fluide circule entre nous..."

OK. L'homme casé qui cherche l'aventure. Un classique.

Il finit par se pencher vers moi. "Ça ne te tenterait pas que je te prenne dans un coin ?..."

Soudain, les pieds d'une chaise qu'on recule d'un coup sec, une présence que je reconnaîtrai entre mille qui se profile dans mon dos !...

Il repousse la capuche de sa veste Alan Walker et se penche pour m'adresser un baiser aussi renversant qu'entêtant, doigts soutenant mon menton, finissant par aviser le gars de son œil vairon une fois la séance terminée. "Elle n'est pas intéressée, mec. Garde ta putain de queue bien au chaud."

L'aura que B. projette est telle que son interlocuteur le fixe, livide. C'est la mort qu'il regarde droit dans les yeux.

La bouche de B. glisse jusqu'à mon oreille. "T'inquiètes, il n'en a plus pour longtemps." main sur mon épaule pour affirmer sa propriété avant de quitter la place.

Le bout-en-train se tasse. On ne l'entendra plus de l'après-midi !...


Il affiche un sourire lorsque je regagne l'appartement, vautré sur le canapé, manette de Playstation entre les mains - jeu de course de voitures visiblement.

"Il t'a lâchée, Girl ?"

"Moui, je crois. Une moitié de Shinigami l'a toisé. Ça l'a calmé fissa."

"Good." piochant dans son paquet de chips.

Je m'installe à ses côtés, glissant une main le long de son torse.

"Possessif, uh ?"

"Toujours. J'me suis pas décarcassé comme un malade à la Wammy's pour faire de toi la plus douée des putes pour qu'un connard me passe devant."

Je lui prends la manette des mains, m'installant sur ses cuisses. "Parlant de ça... j'ai envie que tu fasses grimper mon niveau."

Il se laisse aller contre le dossier, me fixant, petit sourire en coin, mains échouant sur mes hanches. "T'as de l'ambition, Girl. Je kiffe."


On apprendra le décès du bout-en-train par anévrisme cérébral quelques jours plus tard.


Ma surprise en totale lorsque je pénètre dans l'arrière boutique, surprenant Undertaker et Caroline en train de fumer à la petite fenêtre.

Je pose les poings sur les hanches, petit sourire malgré tout amusé. "Eh bien..."

"Oups !... Grillés !..." s'amuse d'emblée Undy, se marrant comme un dingue de son jeu de mots terrible.

"Pardon, pardon, j'ai... donné de mauvaises habitudes à mon patron !..."

Je claque de la langue, agitant l'index. "Ce n'est vraiment pas bien, Caroline."

Je dois malgré tout avouer que cela offre quelque chose de terriblement sexy à Undy... la façon dont ses doigts fins et interminables aux longs ongles laqués viennent chercher délicatement ce tube de papier et de tabac.

"Tu le dévoies, Caroline."

"Oh je disposais déjà de quelques rudiments, tu ne penses pas, my Lady ?... De plus, je ne suis que fumeur occasionnel."

Ils terminent.

"Et maintenant, la gomme. Mentholée ?..."

"As always, Caro line."


Nous voici attablées, Caroline et moi, tandis qu'Undertaker s'affaire à la préparation d'un thé anglais de renom.

Cette silhouette svelte et élancée... ces longs pans argentés qui lui balaient les fesses...

"Quel temps !..." dis-je.

"J'aime beaucoup. Toute cette pluie et ce vent !..." rétorque Undertaker. "Un temps propice aux mises en terre."

"Je note que vous ne perdez jamais le nord !..." rit Caroline.

"Jamais, Caro line. Jamais." versant l'eau frémissante dans les tasses.

"Comment se porte ton frère, Caroline ?"

"Oh, comme un charme !..."

"Bien. Tu le salueras chaleureusement de ma part."

"Je n'y manquerai pas. Il parle souvent de toi, tu sais ? Dernièrement, il m'a dit que..." observant le napperon vieillot qui orne le centre de la table.

"Veux-tu que je sorte un instant, Caro line ?"

"N... non. Il a dit qu'il existait un lien très fort entre vous, un lien que personne n'est capable d'atteindre." caressant son pouce de l'autre.

"Quelle lucidité surprenante chez un jeune !..." s'amuse Undy.

"Vu ce que vous avez traversé avec votre mère, rien d'étonnant." posant la main sur celle de Caroline.

"Il est vrai que nous sommes liés par le fil rouge du destin, n'est-ce pas, my Lady ?..."

Je lui souris en réponse. "Ce jour où tu es venu me trouver à Londres voilà quatre ans..."

"J'aimerai aussi que le prince charmant se présente ainsi à moi..." soupire Caroline. "Au lieu de ça, j'attire des Juges déments..."

Undertaker éclate de rire. "Hou ! Je n'en puis plus !... Caro liiiine !..." essuyant quelques larmes échappées.

"Et le cas d'Aiacos ne s'est guère arrangé depuis que son maître a décidé de se réincarner sur les hauteurs de l'Himalaya..."

"Cette femme Spectre qui l'aimait tant se tient-elle toujours à ses côtés ?" questionne Undy.

"Violate ? Oh oui. Comme chaque fois." avec philosophie.

Undertaker ramène les tasses fumantes à table et s'y installe avec grâce.

Je tends aussitôt la main pour triturer l'un de ses rangs de perles sombres. Il me sourit, caressant ma joue d'un revers doux de la main.

Caroline nous observe, sourire aux lèvres. "Cam avait raison..."

"A quel propos, chère enfant ?..." questionne Undy.

"Ce qui vous lie est absolument dingue."


"T'es sexy quand tu fumes..." m'abattant sur son torse tandis qu'il est allongé sur le canapé.

Il rit.

"Il s'en dégage quelque chose de terriblement féminin..."

Il s'approche de mon oreille pour y susurrer l'inadmissible : "Je t'encourage vivement à jeter un œil sous mes jupons si tu souhaites définitivement percer le secret de ma part de féminité..."

OK. Ça c'est prometteur ou je ne m'y connais pas !...

Je le fixe un instant droit dans la pupille puis soulève le bas de la soutane qui donne sur des bas résilles.

"Oh oooooh..." admirant ses jambes interminables, admirablement glabres.

Excitée, je monte plus haut, devinant le noir d'une dentelle fine dans laquelle est sagement rangé son pénis. Je devine la culotte montant plus haut que la taille. M'en pinçant les lèvres, j'en reviens à son regard qui pétille, sourire imperturbable.

"Verdict ?..."

"Tu portes les résilles et la dentelle comme personne."

Il rit. "A dire vrai, c'est extrêmement agréable à porter."

"Si Grell voyait ça !..." amusée à l'idée de la réaction de cet être flamboyant autant qu'ambivalent.

"Shhh !... C'est là notre petit secret, n'est-ce pas ?..."


Je sonne et frappe, agacée.

Il m'ouvre enfin, m'avisant de haut avec un sourire particulièrement méprisant. "Qu'est-ce qui t'arrive, Girl ?"

Je glisse un œil à l'intérieur, découvrant un invité.

"Je... dois repasser plus tard ?"

Il ouvre grande la porte. "Allez, entre. T'es brise-couilles, Girl."

Son pote pose la manette de jeu et attrape sa bouteille de bière pour y boire au goulot.

"Bonjour." dis-je poliment.

Petit geste de la main en retour.

"Tu connais le chemin, hein, Girl. Fais ta vie, j'en ai pas pour longtemps."

Je passe derrière le poste, direction la partie nuit du loft.

"C'est qui ?" questionne l'invité une fois que je suis hors de portée.

"Une copine." élude B.

"Je vois. Une régulière ?..."

"Plutôt ouais. Bon, on continue la partie ?" attrapant sa manette, montant un pied sur la table basse.

"Et dans l'immeuble, t'en as déjà baisé ?..."

"Une p'tite gothique qui est vaut le détour."

"Ah cool." récupérant sa cigarette dans le cendrier.

"J'pourrai te la présenter si tu veux."

"Pourquoi pas." récupérant la manette. "Et elle ? C'est quoi sa spécialité ?..."

"Hmm... sucer. Elle est remarquable. Même la gothique ne lui arrive pas à la cheville à ce niveau. Bon, tu joues ?"


Il pose l'épaule contre l'ébrasement de la porte, me regardant défaire ma valise.

"Je sais faire des fellations remarquables ?" sans le regarder, faisant référence à la conversation précédente qu'il a eue avec son pote.

"Bah c'est vrai. Et j'te l'ai déjà dit, Girl : tu suces comme personne."

Je ne préfère pas relever.

"C'était qui ? Un collègue ?"

"Naaan. Un pote."

Il vient m'étreindre par derrière. "T'es venue chercher ton coup de queue ?..."

"A ton avis ?"

Il me fait asseoir sur lui, sur le vaste lit, fouillant déjà sous mes vêtements.

"Je vais me retirer un moment de l'aviation civile."

"Hmm ?..."

"On va ouvrir un bar en associés. Je serai en charge du bar et de la brigade en salle. Tu penses que je porterai aussi bien le tablier que l'uniforme de pilote, Girl ?..."

"A... merveille..." geignant alors qu'il atteint son but, tête basculée contre son épaule tatouée.

"Tu te rappelles la fois où t'es allée te déclarer à L. à la Wammy's, Girl ?... Et comment il t'a reçue ?... Normal, note, c'est moi qui le faisais bander."

"Ta... gueule..."


C'était peu avant les fêtes de fin d'année.

L. nous avait tous gratifiés d'une visite surprise.

Les élèves étaient massés autour de leur modèle. Ils l'assaillaient de questions sur son travail.

B. se tenait dans un coin. Entre lui et moi les choses avaient déjà dangereusement ripé mais je n'y trouvais pas mon compte. Je me laissais faire, trop effacée pour participer activement, ce qui irritait profondément B. qui avait, déjà à l'époque, détecté mon potentiel.

Pour l'heure, j'imaginais avoir emmagasiné suffisamment d'expérience pour séduire L.

La sotte...

L. n'était pas du tout dans le mood. De plus, j'étais mineure !... Une chose dont B. se contrefichait royalement.

Je poussais la porte, trouvant L. dans son bureau.

Poussée par l'instinct de la conquête, je viens m'installer directement sur ses genoux, cherchant sa bouche.

L. me repoussa fermement. "Hope !... A quoi joues-tu ?!"

Je le regardais. "Je t'aime, L."

Le détective crispa ses doigts sur mes bras. "Je te demande de t'installer devant mon bureau. Nous avons à parler."

Très déçue, je quittais ses genoux pour m'asseoir devant le bureau du juge.

"Bien. Hope, je t'encourage à ne plus jamais avoir ce genre d'attitude envers un adulte."

Je fronçais. "Mais L... je t'aime..."

"Je l'entends. Rends-toi compte... tu es mineure, Hope. Cela ferait de moi un hors-la-loi."

"Alors... tu m'aimes, L. ?... Et c'est l'âge qui..." m'illuminant soudain.

L. frappa du plat de la main sur le bureau, exaspéré. "Hope, je suis et reste ton modèle. Je te demande de me considérer comme tel."

Je baissais la tête, larmes venant, ce qui radoucit L. qui se leva pour se placer derrière moi, mains sur mes épaules.

"Hope, je t'en prie, ne m'en veux pas. Mon travail est si... prenant que je ne m'accorde pas le loisir pour quoi que ce soit d'autre. Tu comprends ?..."

"Tu mens, L."

Le détective se raidit. "Pardon ?"

"Tu mens. La rumeur disait vrai : tu ne rates aucun magazine dont cette pimbêche de Misa Misa fait la couverture !..."

Les doigts de L. tremblèrent.

"C'est marrant, hein, pour elle tu disposes de temps malgré ton travail !..."

"Je ne te permets pas, Hope." sévère, index dressé.

"Laisse tomber, L." me relevant. "J'ai compris." le fixant, haineuse d'avoir été ainsi éconduite.

Je quittais le bureau. Mais mon calvaire n'allait pas s'arrêter là... un serpent vicelard m'y attendait, ricanant, posté à côté d'un croisé.

"Vu ton état, il n'a pas dû te sauter dessus, pas vrai, Hope ?"

Je passais devant lui.

"Normal, note, quand on sait quelle planche tu fais au pieu. Une latex ferait tout aussi bien l'affaire."

Je me tournais derechef vers lui. "Je ne t'aime pas, t'arrives à piger ça, B. ?!"

"Et je te le demande pas, j'ai pas envie de m'encombrer." haussant les épaules, me fixant au-dessus de la tête avant de revenir à mes yeux mouillés. "Tu ferais bien d'en faire autant."

"T'es un abruti, je ne sais même pas pourquoi je te parle, B."

Il m'attrape par le bras. "Je vaux mieux que L., petite conne !... Seulement t'as pas la maturité pour piger où se trouve ton intérêt, bordel !"

"B. Libère Hope immédiatement." tonna la voix de L.

B. desserra ses doigts autour de mon bras, l'un après l'autre, lentement.

Je me reculais.

"Je ne veux plus que tu approches Hope. Est-ce clair, B. ?" sans concession.

"Je suis curieux de voir de quelle manière tu comptes t'y prendre, L."

"Je sais quelle bête sauvage tu es, B."

"La belle affaire, L."

La tension entre le modèle et la prétendue copie était à son paroxysme.

"Ben vas-y, dis-lui la vérité, L."

"A quelle vérité déformée fais-tu encore allusion, B. ?"

"Misa Misa n'est qu'une couverture."

"Hope, retourne dans ta chambre. Et toi, B., dans mon bureau."

"Nan, Girl reste là. Elle a le droit d'entendre ce que j'ai à dire."

"Ce ne sont pas tes règles du jeu qui s'appliquent ici, B."

"Ah ouais ? Ça l'intéressera pourtant de savoir qui te fait réellement bander ici, B."

"Surveille ton langage, B. !"

"Ben quoi ? C'est pas sur les pages des magazines de Misa que tu te branles, L."

"B. je t'ordonne de cesser immédiatement."

B. se tourne vers moi. "Tu veux savoir qui le fait vraiment triper ici, Girl ?"

"Silence, B. Hope, éloigne-toi."

Mais je demeurais là.

"L. est si vaniteux que seule sa propre image ou quelqu'un qui s'en rapproche est capable de le faire gicler."

J'ouvris la bouche, abasourdie.

"C'est faux."

"Bah, arrête, L. Quel intérêt aurais-je à raconter des conneries, hein ?"

Je fixais tour à tour L. et B.

Le sourire de B. venait de s'affirmer.

L., lui, tentait de maintenir la façade mais il virait livide.


"Espèce... d'enfoiré..."

"Dis merci à celui que tu traites d'enfoiré parce que sans lui tu serais en train de te morfondre sur la tombe de L." caressant mon clitoris sans égard, y appelant pourtant du plaisir. "Maintenant, vire-moi ce que tu portes. J'ai envie de te baiser, Girl."


B. observe son nouveau domaine. Bien. Autant de bouteilles que de manettes dans le cockpit. Il va se sentir à son aise. Il vient de sortir d'un mois de formation intensive. C'est lui qui est chargé de superviser bar et serveurs dans la salle. Et autant dire que pour commander et réprimander, B. se débrouille plutôt pas mal.

Il noue son tablier sombre autour de la taille, sur le jeans slim stone, débardeur noir frappé d'une tête de mort. Ici, c'est décontracté.

Son associé, Rasmus Falkner, sévit surtout en cuisine car le bar propose un service snacking.

L'exigence des deux tenanciers contribue rapidement à leur réputation.

B. rentre décalqué, vers deux heures du matin, de sa première soirée derrière le bar. Il tombe littéralement dans le lit et dort jusqu'au lendemain onze heures.


"Je pense que je dois avoir une discussion avec ton associé." dis-je, bras croisés, moue boudeuse. "Parce que si tu me reviens décalqué toutes les nuits, ça ne va pas le faire."

"Ta gueule, Girl." amusé. "J'vais m'y faire. Il me faut juste... un peu de temps."


B. a repéré un groupe de jeunes femmes riant et discutant, le lorgnant sans vergogne.

"Mesdemoiselles. Qu'est-ce que je vous sers ?"

"Nous nous sommes laissées dire que les cocktails maison valent le détour. Et le barman aussi." ose la plus hardie, faisant glousser les autres.

Petite courbette de B. "Je vous prépare ça et ne vous taxerai pas pour mater. Ça marche ?"

Nouvelle cliente sur la droite. B. s'en approche. A sa grande surprise, il s'agit d'Alexa, la pilote, fille du PDG de la compagnie.

"Alors ? C'est ici que tu te terres ?..."

"Je ne me terre pas. J'avais envie de changement."

Alexa a mauvaise mine.

"Ça n'a pas l'air d'aller."

"Joaquim m'a quitté." reniflant.

"Ah merde... je peux faire quelque chose ?..."

Elle le regarde. Il a compris.

"J'attends la fin de ton service ?..."

B. la rejoint. Elle s'est assoupie sur la table.

Il la secoue doucement. "Hey, Lexa ?..."

Elle ouvre ses yeux sur lui. "Je suis dégueulasse, Brian..."

"Qu'est-ce que tu racontes ?..." s'installant en face d'elle.

"J'te laisse faire la fermeture, Brian ?" questionne Rasmus en passant.

"Ça marche !..."

Il pose la main sur le bras d'Alexa. "Je comprends. T'es à bout."

"Je... j'ai besoin de tes bras, Brian. C'est dégueulasse de ma part, je sais."

"Hey." s'installant à côté d'elle pour la prendre dans ses bras et caresser sa tête qui repose contre son épaule. "Ca va passer."

"J'en peux plus de ma vie..."

"Hey, arrête. Tu as encore de beaux jours devant toi. Je te promets."

"Il va y avoir toute la procédure de divorce..."

"Je serai là, OK ?" caressant son visage du bout des doigts.

"Là, tout de suite, j'ai envie de m'enrouler dans une couverture bien chaude avec toi... n'importe où..."

"Bah, ça peut se faire." sortant les clés de son véhicule de sa poche. "Je te conduis où ?..."


Choisir les bras d'un psychopathe monstrueux pour y pleurer... quelle drôle d'idée...

L'évidence frappe B. à son retour au bercail.

Il a laissé Alexa s'endormir contre lui, partageant sa chaleur sans en attendre davantage.

Il est près de six heures du matin. Le savon que va lui passer sa Girl... oh puis merde !... Elle se croit où, celle-là à la fin ?!

Étrangement, son retour n'est marqué par aucun cri ni reproche.

B. se vautre sur le canapé pour y fermer l'œil quelques heures.

Il est réveillé par les bruits de la cuisine.

"Qu'est-ce que... tu trafiques, Girl ?..."

"Je popote. Faut bien se nourrir. Il y a un petit marché sympa au coin de la rue, non loin des halles."

B. se redresse, passant la main sur son visage, avisant le verre d'eau fraîche que j'ai préparé sur la table basse.

"Tu... me demandes pas ce que j'ai foutu la nuit dernière ?"

"Pas mes affaires. J'aimerai juste que t'ailles prendre une douche parce que ça va être bientôt prêt." avisant la cuisson.

B. sourit. "Cette putain de domesticité pourrait presque me plaire..."