On retrouve un fameux croquemort, un dingue complètement frappé et un pirate en mal d'amour. Avec quelques interludes.
Chapitre 157 : Imperious Eyes
Besoin de douceur. De ses mains osseuses.
Mes pas me dirigent sans hésitation jusqu'à la boutique du Lys.
J'y pousse la porte.
Il est avec des clients pour le choix d'un cercueil.
Sa mise est superbe pour un œil averti ; costume trois pièces de prix, couleur marine, tablier sombre enfilé par-dessous la veste, frappé d'un lys stylisé blanc.
Les cheveux sont relevés en chignon haut. La longue frange camoufle les émeraudes surpuissantes qui révèlent sa véritable nature.
Ah, le Shinigami le plus désirable sur Terre... le scélérat qui a osé renverser l'ordre bien établi du Département de Récupération. Je glousse de bonheur.
Je passe mon tablier pour m'occuper du devis, très pro.
J'adresse au passage quelques mots réconfortants au couple qui vient de perdre sa fille dans un accident de route tragique.
Les voici qui quittent la boutique alors que je termine l'offre.
Undy en est à la préparation du thé.
"Je suis, à dire vrai, toujours très flatté lorsque tu me reviens, my Lady."
"Tu me fais traverser les océans, Undy."
"Pas à la nage, j'ose espérer !..." riant.
"Oh, j'en serai capable."
"Tu m'arriverais mouillée des pieds à la tête. Voilà qui posséderait... un certain charme." taquin.
J'imprime l'offre et la glisse sous pli.
"Caroline est là ?..."
"Elle œuvre dans l'arrière boutique. Séance de maquillage avec M. Duvernois."
Je fais la moue.
"Brrr... j'espère que vous allez le renvoyer ce soir."
Il rit.
"Sa famille vient lui rendre un dernier hommage vers 17 heures puis nous le placerons à la morgue jouxtant le cimetière. Même si la levée n'était prévue que demain."
"Merci."
Il apporte le petit plateau avec les tasses fumantes sur le comptoir.
"Où en êtes-vous dans votre projet café ?..."
"Oh, le local a été trouvé dans une rue tranquille avec petite cour. Il nous reste à élaborer la thémati..."
Je viens de me redresser, pressant ma bouche contre la sienne un moment avant de la quitter, observant le trouble marquer son expression.
"Bonjour."
Il en demeure un instant sans voix ni armes. "My... Lady..."
Je ris. "Oui, je sais ; ce n'est pas très fairplay de ma part."
Il sourit. "Nevermind."
"Je ne supporterai pas que tu me refuses, Undy."
"Quel dernier des idiots ferais-je !..." outré.
"Et... où en es-tu dans tes... transferts d'âmes ?"
"Uh huhuhuhu ! La curiosité te fait pétiller, my Lady."
Il s'installe en face de moi, sur une chaise à roulettes, avec toute la grâce qui le caractérise, tenant la soucoupe d'une main et l'anse de la tasse fine de l'autre. Ses longs ongles laqués me fascinent par leur ballet incessant.
"Disons que... mes tentatives progressent."
Caroline arrive. "J'ai terminé avec M. Duver... Oh !... Bonjour."
"Bonjour, Caroline."
"Vois-tu ce que le vent du nouveau continent nous a ramené ?..." me fixant, joueur.
"Je vois, je vois."
J'apprécie le fait qu'Undy demeure discret quant à mes déplacements outre-Atlantique.
"Prends donc une tasse."
Elle s'installe.
"C'est la pause à la boutique du Lys." dis-je, amusée.
"Nous travaillons d'arrache-pied depuis le lever du jour. Nous l'avons bien méritée."
Lune venait de se défaire de sa toge en coton précieux pour la poser à côté de celles de Loki.
Elle demeura un instant devant les marches en marbre, observant la spectacle du corps nu de son aimé dans l'eau ; les pointes de sa chevelure flottant gracieusement à la surface des eaux, corps rendu flou par le jeu des reflets de l'eau. Superbe !... Il n'y avait décidément aucun autre mot. Que ce soit à l'image d'un homme ou d'un prince des glaces, Loki était une créature absolument splendide !...
Loki bascula lentement la tête sur le côté, souriant, tendant le bras hors de l'eau pour l'inviter à le rejoindre, ce qu'elle fit.
Il admirait sa progression dans l'eau, émoi au corps, sexe le rendant de manière éloquente.
Lune le nota, amusée par ce qu'elle suscitait en lui.
"Dispose de mon corps comme bon te semble, Loki."
Loki baisa sa tempe, main venant la caresser, habile.
"Comment... nous veux-tu... Loki ?..."
Pour toute réponse, Loki les fit se tourner tous deux, plaquant Lune contre le marbre, placé dans son dos, sexe tenu par la base pour l'effleurer tout entière.
Lune geignait de délice ; jouet entre les mains d'un Loki attentionné.
Il se frottait à elle sur toute sa belle longueur, geignant à l'unisson avec Lune.
Puis il s'invita dans l'antre accueillant.
Lune étouffait de plaisir sous la sensation de ce membre raidi la visitant jusqu'aux tréfonds.
Les coups de reins efficaces de Loki faisaient danser l'eau sur un rythme tantôt apaisé, tantôt diabolique. Ses paumes étaient rivées aux jolis seins arrondis de Lune, doigts faisant le supplice aux pointes dressées.
Il nicha au creux de son épaule lorsqu'il se déversa en elle, la menant à un orgasme partagé.
"Monsieur ! Monsieur !... Vous n'avez pas rendez-vous !..." quittant son bureau à la hâte.
"T'inquiètes, poulette, il va me recevoir, ton boss, depuis le temps qu'il me fait les yeux doux." s'avançant d'un pas assuré jusqu'à la double porte du bureau contre laquelle il frappe avant d'entrer.
Le DRH l'avise.
B. s'installe à son aise dans un fauteuil. "Eh bien me voilà." écartant les bras pour se présenter.
Le DRH rehausse ses lunettes, l'air circonspect.
"Monsieur, il n'a rien voulu entendre !..." panique l'assistante.
Le DRH a un geste apaisant. "Monsieur Boyd, je suppose." fouillant dans les dossiers qui jonchent le vaste bureau. "Nous avions rendez-vous demain, il me semble."
"Je sais." se penchant en avant.
"Je vois. Vous êtes un homme plein de surprises."
"Impatient de découvrir votre flotte. J'apprécie particulièrement le Dreamliner."
"Un fin connaisseur."
"Puisqu'on est d'accord sur le dernier montant de mon salaire, pourquoi ne pas faire activer les choses ?" quasiment prêt à monter les jambes sur le bureau du DRH.
"Vos références sont effectivement excellentes. Nous sommes prêts à passer l'éponge sur vos... divagations."
"Divagations ?" fronçant.
"Oui, vos... petites lubies, vous comprenez ?"
"Précisez."
"Le rapport de la cellule psychologique qui a examiné votre cas est explicite."
Le regard camouflé de B. bascule sur le rapport. "Ils ne comprenaient vraiment pas ce qu'est le talent." tendant la main. "Puis-je ?..."
"Ce document est confidentiel."
B. agite les doigts, visage dur.
Le DRH finit par céder et lui livre le fascicule.
B. le survole dans un silence glacial, finissant par refermer le rapport, fouillant un instant dans sa poche pour y tirer un briquet. Document tenu par le coin haut, il y met le feu par le bas. La flamme ronge lentement le rapport, reflétant dans le regard fermé de B. Le document finit dans la corbeille en métal pour y terminer sa combustion.
B. se penche en avant, avisant le DRH. "Voilà mes conditions - car vous n'êtes pas en position pour exiger quoi que ce soit. Je veux que vous débauchiez mon copilote Dick Stuber. Avec lui à mes côtés, je vous promets des vols sécurisés sur le long terme. Est-ce clair pour vous ?..."
B. se laisse tomber sur le canapé, défaisant son nœud de cravate étroite. "Putain, la journée a été bonne !..."
Il m'avise tandis que je prépare des milkshakes.
"Qu'est-ce que tu fiches, Girl ?"
"Milkshakes fraises."
"Uh ? Tu sais parler à mon cœur, toi." sur un sourire ravi.
"Alors ? Tu vas repartir dans les airs ?..."
"Ouaip, ma belle." fier de lui. "Avec mon copilote préféré, en prime."
"Tu sembles bien sûr de toi."
"Le DRH est du genre... influençable." prononçant le terme avec un délice mêlé de mépris. "Mon petit numéro lui a fait forte impression."
"Et pour le bar ?" m'installant à ses côtés, ramenant les boissons sur la table basse.
"Rasmus a trouvé un barman de confiance. Et j'y conserve mes parts. J'y ferai acte de présence de temps à autre." attrapant le milkshake pour le humer, appréciateur. "T'as pas lésiné sur les fraises, je sens."
"C'est certainement pas avec du vinaigre qu'on attrape une mouche." basculant mon regard sur lui.
"T'as des expressions marrantes, Girl." fouillant un instant dans ma nuque avant de s'appliquer à la paille. "Dis plutôt que t'as envie d'être baisée."
Je me cale contre lui. "Pas forcément. Je veux être près de toi."
Pot en l'honneur des nouvelles recrues.
Dès son entrée dans la petite salle dans laquelle est dressée le buffet, B. fait forte impression sur la gente féminine.
"Oh putain..."
"Wow !..."
Et encore, ce n'est rien. Elle gloussent entre elles, s'adressant des murmures obscènes.
"Il peut me le demander où il le veut, quand il le veut."
On se calme, Ladies !... B. est casé. Et B. a ses règles de conduite. Celui que vous admirez tant a pour pseudonyme officiel Brian Boyd. Il porte Egoïste Platinum de Chanel. L'alliance de l'équilibre et de la puissance. Cet accord fougère-vert à la fraîcheur aromatique de lavande et de romarin, est rehaussé par une touche de petit grain de Paraguay. Le cœur, ample, déploie un accord viril de sauge sclarée et de géranium. La chaleur des bois exotiques, ambrés, persiste dans son sillage très pur.
On dit d'un homme éloquent et brillant qu'il « a de la platine ». B. fait partie de ces hommes extravertis, qui n'hésitent pas à provoquer pour s'imposer.
"Tu fais toujours autant d'effet." souligne Dick, picorant dans les plats.
"Bah, que veux-tu... je ne suis pourtant bien que dans les bras d'une seule." clin d'oeil.
"Des nouvelles d'Alexa ?"
"Je devrai la voir fin de semaine mais shhh... pas un mot à Girl." envisageant, sourire en coin, le groupe d'hôtesses en train de se pâmer non loin.
Les mains de B. descendent jusqu'à mon sexe, placé dans mon dos. Il dévore ma joue de mordillages puis lèche, fouillant des doigts.
J'en geins tant la manœuvre arrive par surprise.
"Qu'est-ce qu'on dit à son pilote préféré ?..."
"Bon vol ?..." posant ma tête contre son épaule. "J'peux venir te voir décoller ?..."
"Si ça t'amuse, Girl."
Je me retourne. Wow ! Y'a pas. Il porte l'uniforme de pilote comme un gant.
Je l'attrape par les fesses, le pressant contre moi, mordillant son cou à mon tour.
"Giiiirl !..." amusé par la férocité qu'il reçoit en retour.
Dans le hall de l'aéroport :
"Dick."
"Rachel. Toujours aussi canon." avec un sourire de guerre à B.
Ce dernier rit. "Ouais. Tu trouves aussi qu'elle est de mieux en mieux gaulée ?"
"Tu changes pas, toi." s'amuse Dick.
"Dis donc, ça commence à être du sérieux, vous deux." s'amuse Dick en se dirigeant jusqu'à la salle des pilotes.
"Bah, j'me lasse pas d'elle qu'est-ce que tu veux !..." saisissant immédiatement où Dick veut en venir.
"Je vois le mariage arriver à grands pas."
"Dis pas n'importe quoi !... Le mariage, ce serait le pire qui puisse arriver !..." se marrant.
"Au fait, j'te l'ai déjà dit mais... c'était super sympa d'avoir pensé à moi sur ce coup."
"Bah, on n'en fait plus des copilotes comme toi, mec. Puis c'était une de mes conditions pour bosser chez eux."
"Alors tu vas te calmer avec les trajectoires improvisées qui mettent en émoi tout le personnel de la tour de contrôle ?" avec un petit coup d'épaule.
"J'vais essayer, ouais."
"Ouhou !... Vent de travers pour l'atterrissage. J'adore." levant le pouce après s'être attaché, dans le cockpit.
"Et un crabe à l'arrivée, un !..." s'amuse Dick, sachant B. très calé pour ce type de manœuvre.
B. checke puis s'empare du manche, attendant le signal.
"Donc... t'as décidé de te ranger ?..."
Le regard de B., camouflé derrière les lentilles, bascule. "Bah pour le moment, ouais. C'est comme tout, tu sais."
"Bientôt marié, bientôt marié !..." le taquine Dick.
"Arrête !... Ça enlèverait tout le charme au cul avec ma Girl."
"T'y es pas ; ça évolue vers autre chose."
"Nan. Je préfère être son boyfriend, son putain de plan cul, tu vois ?"
"Mariage dans l'air, mariage !..." s'entête Dick, rigolard.
Le personnel de bord est soufflé. La manœuvre a été parfaitement exécutée dans des conditions difficiles avec de belles rafales.
"Pfiou !... Tiens, on applaudit en cabine."
"Purée mais c'est vrai que ce pilote est calé, vache !..."
"Et il est canon, ce qui ne gâche rien." amène Elsa.
"Toi... t'as des vues sur lui !..."
Dans la cabine :
"Parfaitement exécuté." félicite Dick.
"Le Dreamliner, ça me connaît."
"Félicitations pour votre manœuvre, Commandant Boyd."
"C'est un classique."
"Ça... vous dirait un petit instant de débauche dans le simulateur de vol de la compagnie ?..."
B. est amusé à défaut d'être intéressé. La fille est belle. Oh, elle finira vieille, tiens.
"J'ai certaines règles auxquelles je ne déroge pas." rassemblant ses effets sans la regarder.
"Oh ? Lesquelles ?"
"Jamais avec un membre de la compagnie pour laquelle je bosse. Jamais, ô grand jamais, avec un membre de l'équipe."
"C'est une règle à la con."
"Désolé qu'elle ne convienne pas." quittant son siège, la bousculant presque au passage.
Mes rêves, cette nuit, me ramènent vers un passé révolu.
Ce passé dans lequel je chérissais le pirate le plus redouté de l'univers... Harlock. S-00999.
Cette magnifique tête léonine mise à prix. Harlock était le fantasme de tous les chasseurs de prime.
Cette même tête qui reposait contre mon sein, arborant un air serein après l'amour.
Il riait souvent après l'amour. Ce rire rare. Que l'on entendait jamais en passerelle. J'avais le privilège d'être aux premières loges pour l'entendre après l'amour.
Généralement, le Capitaine pirate se faisait une place près de mon épaule pour s'y accorder quelques heures de sommeil bien méritées.
Je priais pour que l'alarme ne le tire pas de ce répit.
Sous le blindage formidable que s'était taillé le pirate se cachait un Allemand romantique.
Mon cher pirate était un féru de la poésie romantique germanique. Et il avait une mémoire visuelle extraordinaire, capable de réciter des vers entiers d'un ouvrage lu voilà plusieurs années.
La vie en avait fait quelqu'un de tourmenté, conservant malgré tout une éducation remarquable, polyglotte et musicien. Harlock était fin stratège, doublé d'un beau kamikaze. Les opérations suicides étaient ses faits d'armes. Et ses quarante-trois membres d'équipage n'y changeaient rien.
A mesure qu'il passait à travers les mailles du filet, la mise à prix augmentait drastiquement.
Dans l'intimité, le pirate aimait embrasser. Et au rayon des baisers, Harlock caracolait en tête !... Imaginatif et curieux, foutrement doué. Le Capitaine me faisait décoller avec un simple baiser effleurant, y plaçant toute sa sensualité vibrante.
Le Capitaine, malgré ses discours élogieux à la liberté individuelle et collective, était pourtant un fervent adepte des serments. Certes, il ne pressait personne mais j'ai toujours senti qu'il vouait un véritable culte à la fidélité. Et c'est précisément ce qui nous sépara.
Cependant, les années passées à ses côtés furent exceptionnelles et d'une richesse incomparable.
En y repensant, le frisson me prend. Quel grand homme que ce pirate éternellement recherché...
J'y ai laissé un fils. Parce que je ne voulais pas que sa génération s'éteigne. Et le résultat fut une réussite ; rebelle et aussi doué que papa !...
Je sais que quelque part, dans l'espace, le pirate espère toujours mon retour.
Harlock possédait également ses défauts ; celui d'être adulé comme un dieu par Mimee par exemple. Le petit humain possédait un ego remarquablement camouflé.
Offrir sa vie pour un idéal, s'imposer des sacrifices monstrueux constituaient la ligne de conduite de Harlock.
Mes songes me dirigent à présent vers une part plus érotique de notre histoire. Cette manie que nous avions de nous enfermer dans le petit sas, sur la passerelle supérieure, dont l'étroitesse permettait de contenir uniquement nos deux corps entrelacés, pour y faire l'amour à la sauvette et déverser le surplus de notre passion dévorante avant que ne se déclenche l'alarme annonçant une nouvelle attaque ennemie et que le Capitaine soit exigé en passerelle de commandement.
Nous ne pouvions prendre notre temps que lorsque nous mouillions sur l'îlot de l'ombre morte. Là, de longues heures à nous aimer dans l'intimité confinée de sa cabine, sur ce vaste lit défait par nos amours.
Harlock a... le sexe légèrement coudé. J'adore !... Cette particularité physique me touchait énormément. Courbé, certes, mais il savait redoutablement en jouer et rien n'échappait à ses sens développés ; Harlock demeurait un véritable chasseur, même au fond d'un lit.
"Es ist Unsinn
sagt die Vernunft
Es ist was es ist
sagt die Liebe
Es ist Unglück
sagt die Berechnung
Es ist nichts als Schmerz
sagt die Angst
Es ist aussichtslos
sagt die Einsicht
Es ist was es ist
sagt die Liebe
Es ist lächerlich
sagt der Stolz
Es ist leichtsinnig
sagt die Vorsicht
Es ist unmöglich
sagt die Erfahrung
Es ist was es ist
sagt die Liebe." (*)
Sa voix, profonde et caressante à la fois, me lisait ces vers d'un ouvrage ancien alors qu'il me tenait contre moi, nez à moitié enfoui dans mes cheveux.
Lorsque nous avons décidé de concevoir notre fils Ruben, nous en avions longuement débattu. Les gênes qu'Harlock avait à transmettre étaient si beaux que je ne voulais en aucun cas qu'ils se perdent sur fond de solitude.
Mais je pensais transmission et lui pensait à famille.
Sur ce point je me suis rapidement sentie "prisonnière" et la réaction ne s'est pas faite attendre. Ce fut une période de fortes tensions, de cris. L'équipage n'en revenait pas.
(*) Erich Fried "Was es ist", un des piliers du romantisme allemand
