Retour auprès d'un cher Shinigami tourné croquemort.
Chapitre 159 : Coffin man
Caroline verse l'eau frémissante dans nos mugs, regard allant de l'un à l'autre, petit sourire doux flottant sur les lèvres.
Nous sommes véritablement incapables de détacher nos yeux l'un de l'autre ce matin.
"C'est beau." dit-elle.
Undertaker récupère ma main dans la sienne. "Ne faisons-nous pas trop... comment dites-vous, les jeunes ?..." cherchant le terme approprié.
"Guimauve ?"
"Oui, c'est cela. Guimauve."
"Non. C'est beau, comme je le disais." s'installant, prenant son petit déjeuner avec nous, dans l'arrière boutique.
Oui mais nous n'en dirons pas davantage.
La façon dont je l'ai rejoint ce matin dans ce cercueil étroit, venant me caler tout près, passant un bras possessif autour de lui, venant murmurer des paroles chaudes à son oreille percée.
Il n'a pas manqué d'en frémir. Ma main est descendue plus bas et ce que j'y ai trouvé n'était pas qu'une vague illusion.
Véritablement, il m'attendait.
Il se retourne, lentement, m'envisageant avec un sourire doux, battant presque des cils, absolument pas incommodé que je le découvre ainsi tendu.
J'ai poursuivi, lente et douce. Bien. Bien, bien, bien.
Je viens de réveiller Anubis. Ce dernier me déclare d'ailleurs qu'il n'a jamais connu tant de vertus à un couchage dans un cercueil - entendez par là l'enlacement de deux corps.
Je le sens se tendre toujours plus sous le tissu.
Son souffle balaye mon cou et je viens le chevaucher.
Chaque poussée de mes hanches vers le bas nous fait entrer en contact et nous en geignons de délice.
Puis je m'allonge sur le dos, quittant ce que je porte tandis qu'il en fait de même de son côté, laissant nos sexes se rencontrer sans entrave, en tirant un plaisir intense, palpitant. Il me caresse avec patience, appréciant ce qu'il appelle.
Il finit par prendre place au-dessus de moi, jouant entre mes jambes de manière lente et calculée. Le plaisir retiré fut tel que nous en hurlons presque, bouches grande ouvertes sur des sons coupés.
Ma tête dodeline sur l'oreiller immaculé, je secoue la tête pour qu'il renonce à nous offrir davantage d'insoutenables sensations mais il hoche la sienne en réponse, reprenant avec autant d'application. "I... beg..." avais-je fini par murmurer.
Il arrive aussi très vite au bout de ses propres limites, finissant par basculer avidement des hanches, appelant l'orgasme sans faillir et nous sombrons tous deux sur des cris aigus et rauques, corps secoués dans l'espace restreint, sensations nous faisant totalement délirer de plaisir vif.
Undertaker me glisse une œillade alors que je me tiens devant le miroir de la vaste salle de bains, en nuisette bordeaux dentelle, faisant courir le pinceau à lèvres chargé de couleur cerise sur mes lèvres. Le geste le fascine tant qu'il en demeure debout, appuyé contre l'ébrasement de l'épaule, spectacle animant ses reins. Il s'en pince la lèvre à plusieurs reprises.
"What ?..." joueuse, sachant pertinemment ce qu'il apprécie.
"You're beautiful, really."
"You're not bad either." lui adressant la même œillade par le biais du miroir.
Je termine de m'apprêter et me retourne, désignant un paquet dans le couloir. "For you."
Il pose théâtralement sa main sur le cœur, touché.
Il s'installe sur le canapé, paquet sur les genoux, ouvrant l'emballage avec mille précautions.
Il s'agit d'un cadre représentant Anubis.
"Oh my !... Oh my, oh my !..." ravi.
"Je l'ai vu par hasard dans une galerie." m'asseyant à ses côtés, passant la main dans la crinière argentée. "Immédiatement pensé à toi." observant le jeu des piercings de son oreille, notamment l'industrial.
Je me lève, récupérant une brosse, passant derrière lui, ramenant la chevelure luxuriante sur l'arrière, y passant les picots avec précaution.
Il se laisse aller à la détente que je propose, paupières closes sur un sourire affiché.
"Magnifique Anubis..." laissant mes doigts parcourir la pomme d'Adam proéminente sur ce cou fin.
Son sourire s'affirme. "Merci, ma déesse antique." savourant le compliment, bras se levant pour venir me chercher, m'invitant à un baiser renversé à couper le souffle.
"Dès que je t'ai vu à Londres... dès que je t'ai vu... j'ai su."
Il me fait l'amour du regard. "Moi aussi. J'ai su." fait écho.
Je fais descendre ma main plus bas encore, attrapant délicatement le renflement qui tend son pantalon seyant.
"Hmmm..." appréciatrice.
"Tu renverses de délectation ton Anubis, ma belle. Tout en le rendant terriblement charnel."
"Et je m'en félicite." appuyant un peu plus, lui prenant le souffle. "Tu vas être en retard..."
"Si ma déesse le commande..."
J'ouvre la chemise, appréciant cette vision de ses seins percés érigés de délice.
"Tout m'appelle, en effet..." venant titiller les zones sensibles.
Il s'emballe sous mes attentions, souffle se raccourcissant à mesure que son excitation monte.
Je dérive vers le bas. Il est enflé à souhait, prêt à faire sauter le zip du pantalon tant c'est impétueux.
"Il serait vraiment dommage... de te laisser dans un tel état." le flattant jusqu'à l'outrance.
Je m'empresse de passer à l'avant, quittant brièvement ce que je porte avant de m'installer en haut de ses cuisses pour le libérer.
Il en geint de soulagement, sexe présentant son extrémité ornée, suintant déjà d'un certain délice.
"Je... ne vais pas être long..." tête dodelinant à la vue de son état.
Je l'invite à venir me goûter et la tête lui tourne de délice tant je suis dans un état similaire au sien.
"Parfaitement synchro."
Soulevant les hanches, je l'engloutis centimètre après centimètre, doigts crispés sur le dossier du canapé.
Nous en suffoquons tant la manœuvre nous arrache des sensations aiguës.
Mains posées sur son ventre, j'oscille des hanches, tête dodelinant joliment, chevelure auburn basculée sur mes seins.
"My Ladyyyy !..."
Quelques mouvements suffisent à viser l'essentiel.
Loki était facétieux. Il l'avait toujours été. C'était là sa seconde nature, après celle de géant des glaces.
Cette fois, il avait décidé de jouer un tour à Lune. Il était certain d'en rire durant des années.
Alors qu'il lui faisait voluptueusement l'amour, langue s'immisçant, façon serpent, dans chaque orifice, il se changea en femme. Prise par les sensations, Lune ne nota rien, gémissements comblés toujours plus forts dans la pièce.
"Mmm... ravishing." lança la voix féminine de Lady Loki.
Lune mit un certain moment à réagir, cherchant dans la pièce, attrapant les avant-bras fins de Loki. "Je crois... que quelqu'un nous... observe..."
"Je ne vois personne."
Lune releva la tête, apercevant ce visage féminin entre ses jambes, paire d'yeux brillants posés sur elle, sourire terriblement facétieux.
"Loki ?..."
"Who else ?..." retournant la goûter avec autant de délice, relançant les sensations à peine éteintes.
Lune ne put faire autrement que de reprendre sa lourde litanie de geignements tant la langue de Loki redoublait d'attentions.
"Lokiiii..."
La tête lui tournait de sensations exquises, sexe palpitant sous l'assaut voluptueux.
Loki vint la prendre à pleine bouche, lèvres englobant tout le sexe, gourmand.
Lune le cherchait du bout des doigts, l'appelant, hurlant presque de plaisir lancinant.
Puis elle bascula et Loki afficha son triomphe de la faire jouir même en étant femme.
"Poisonous green." dis-je, observant la pupille qui vient de se renverser une nouvelle fois de plaisir.
"Hmm ?..." encore tout à son bain d'endorphines.
"Ceci s'y prête parfaitement."
"Ooooh..." avec le sourire.
Je cajole le torse fin, titillant les bijoux de seins à l'en faire geindre profondément.
Puis je viens nicher dans son cou encore délicieusement moite.
"Je t'aime, mon Shinigami..."
Il pousse un soupir prononcé en retour.
"Me raconteras-tu un jour tout ton histoire ?"
"Tu en sais déjà pas mal..."
"Il reste des zones d'ombre."
"Je te laisserai les deviner en... semant des indices."
"Lokiiiiii..." sur une note érotiquement plaintive, sentant que quelque chose venait de grimper le long de sa cheville avant de s'immiscer entre l'intérieur de ses cuisses.
Un sifflement doux lui répondit.
Lune redressa la tête pour noter ce serpent d'une très jolie teinte noir-émeraude.
Ce dernier vint faire glisser ses écailles lisses contre son sexe.
Lune tint avec peine un hurlement tant la sensation était unique. Loki était d'une dextérité terrifiante ; caressant chaque pli, explorant chaque recoin de son corps longiligne et musclé.
Du bout de sa queue, il flattait les endroits les plus inaccessibles ordinairement.
A ce train-là, l'orgasme de Lune ne se fit guère attendre, rendant les glissements doux de Loki d'autant plus voluptueux. Son corps d'emprunt d'ailleurs en était luisant de sucs délicieux.
"Où est Undy, Caroline ?"
"Oh, Monsieur Crevan est monté s'allonger un moment. Il a fait un petit malaise. Le surmenage de cette intense période, sans doute."
Ouais OK. Un Shinigami ne peut être ni surmené ni malade.
Je grimpe jusqu'à la porte de l'appartement, l'ouvrant à la hâte. "Adrian ?..."
Je distingue sa haute silhouette sur le canapé, dos tourné face à moi.
Je m'avance, l'entendant renifler. Je devine qu'il essuie ses larmes d'un revers vif.
"Oh, my Lady..."
Sa voix est cassée par la tristesse.
Je m'avance pour me placer devant lui, fléchissant les genoux, accroupie devant ses jambes, mains sur ses cuisses.
"Que se passe-t-il, mon tout beau ?..." caressant lentement ses cuisses des paumes.
"Oh, rien, je... le passé." avec un petit sourire coupable.
"Je nous fais un thé." me relevant, glissant les doigts sous son menton.
"Ta présence me fait du bien." saisissant ma main entre les siennes, glacées.
"Un thé te réchauffera." le lâchant lentement pour aller jusqu'à la cuisine ouverte et mettre la bouilloire en route, récupérant nos mugs et préparant un choix de thés réconfortants avant de le rejoindre, prenant ses mains dans les miennes.
Il va mieux. Son teint est déjà plus vivant même s'il demeure de porcelaine.
Lentement, je le fais basculer contre mon épaule et il s'y niche, versant de nouvelles larmes en silence. Je caresse son dos fin de bas en haut.
"Là... là..."
Du bout du nez, je cajole son oreille percée. "Mon tout beau..."
"Ta présence me fait véritablement un bien fou." murmure-t-il.
Mon éternel endeuillé...
La bouilloire crache.
Je le quitte pour verser le thé dans les mugs.
Entendre l'eau frémir dans les tasses le rassure et il ferme les yeux, se laissant aller contre le dossier du canapé.
Je le rejoins, posant le plateau avec les tasses fumantes sur la table basse.
"Tu souhaites m'en parler ?..."
Il secoue la tête, venant placer une paume douce dans mon dos. "Ta seule présence me suffit."
"Mon amour de Shinigami..." me retournant pour l'enlacer très fortement.
Il en soupire, comblé. "Oh my Lady... Qui, mieux que toi, pourrait me comprendre ?..."
"Je serai toujours là pour toi, mon beau."
Nous dégustons nos thés, dans un silence relatif.
"Nous devrions prendre quelques jours au vert."
"Que proposes-tu ?..." intéressé.
"Un week-end à la campagne, proche de l'océan ? Normandie ?..."
"Ma foi, my Lady." souriant. "Je demanderai au grand Juge Aiacos du Garuda de venir s'occuper de la boutique." avec un sérieux impeccable avant de partir dans un rire fou au vu de mon expression.
"Très drôle, Undy, très drôle. Poor Caroline..."
Lui, il se fend la pêche sur le canapé sur lequel il versait des larmes quelques minutes auparavant.
Je cligne en voyant arriver la relève !...
Il s'agit d'un jeune asiatique, Romain. Le jeune homme, le milieu de la vingtaine, porte les cheveux longs en élégante queue de cheval basse.
OK.
Romain est le fils d'un ami londonien d'Undertaker. "Il a toute ma confiance. Et de toute manière, c'était lui ou le Juge du Garuda, Caro line."
Cette dernière ouvre de grands yeux. Undertaker se marre. "Ta têêêêête !"
"Il me l'a aussi faite à moi, Caroline."
"Je vois que vous avez retrouvé votre humour, même s'il est bancal."
Le team Caroline / Romain semble fonctionner. Même au-delà de nos espérances !... Je soupçonne d'ailleurs Undertaker d'avoir joué les entremetteur mais il feint l'innocence, avec ce petit sourire en coin qui en dit long.
Nous voici dans la verte Normandie. Nous descendons en chambres d'hôte au Magnolia.
La chambre est décorée sobrement avec une belle salle de bains attenante.
Un véritable petit cocon qui va abriter nos amours.
Undertaker fait déjà forte impression en descendant de son Audi Break, bottines sanglées de têtes de mort à bouts pointus, portées sur slim sombre, pardessus trois-quart gris clair et chevelure sobrement tressée sur le côté, nouée par un élégant catogan.
Je ris. "Tu viens de capter tous les regards."
"Mais je n'ai d'yeux que pour toi, my Lady." épris, baladant ses doigts fins dans mon cou.
Nous nous avançons jusqu'à la table dressée pour nous et il me recule galamment une chaise, notant que je cherche du regard.
"Que cherches-tu ?..." dépliant gracieusement sa serviette.
"S'il n'y a pas une gothique qui soit tombée sous ton charme." faisant référence à notre aventure à Venise voilà trois ans.
Il pouffe, finissant par éclater dans un rire sonore, faisant se retourner tous les autres convives, essuyant quelques larmes échappées. "Oh my... toi alors !..."
Nous voici dans la chambre.
Je lui glisse un paquet sur la coiffeuse tandis qu'il détresse ses cheveux.
"Present."
"Ooooh !..." agitant ses doigts fins aux longs ongles laqués de noir. "Qu'est-ce, my Lady ? Qu'est-ce donc ?..." curieux et régalé.
"Tu n'as qu'à l'ouvrir pour être fixé." m'installant sur la banquette non loin.
Il ouvre l'emballage et tombe sur une boîte à chaussures. "Oooooh ho ho !... Toi..." ouvrant la boîte avec mille précautions, tombant sur une paire de bottines cuir à talons vertigineux.
Il manipule l'une d'elle avec une infime douceur.
"Te plaisent-elles ?..."
"Oh, elles sont... magnifiques, my Lady." s'en pinçant la lèvre de régal. "Elles iraient à merveille avec... non, viens." me prenant par la main pour me conduire jusqu'au lit sur lequel il me fait allonger. "Ferme les yeux."
Je l'entends remuer.
Au bout de quelques minutes, je l'entends circuler, talons sur le parquet, se glissant devant moi. "Tu peux ouvrir les yeux." annonce-t-il.
Oh. my. God.
La brindille qui se tient devant moi est faite tout en longueur, habillé d'un fin slip en dentelle qui ne camoufle absolument rien de son anatomie. L'impression de longueur est renforcée par les bottines à talons. Les ornements de ses seins sont camouflés par les mèches argentées passées sur le devant.
Je me redresse pour caresser l'arrière de ses cuisses et il en frémit de délice.
Le moment de tester l'extensibilité de la dentelle !...
Me réallongeant, j'avance un pied nu contre le sexe encore sage.
Il monte les mains jusqu'à son visage pour s'y enfouir, pris par les sensations. "My... oh my..."
La réaction ne tarde pas et le sexe prend des proportions intéressantes, extrémité s'échappant du tissu.
"Hmm mmm. Extensible comme je me l'imaginais..."
Il vient d'attraper mon coup de pied, pressant la voûte pour accentuer les effets sur son sexe tendu de gourmandise, presque voûté sur moi, sons indécents échappant de sa bouche béante, peinant à tenir sur ses échasses de cuir.
"Seigneur, Undy !..." me redressant pour lui baisser l'écrin de dentelle et taquiner ce sexe qui me fait tant envie. Ma langue sillonne, zigzaguant, lui arrachant autant d'aigus que de graves. Il se tortille comme un ver englué de plaisir.
Je l'invite à venir, montant haut les jambes lorsqu'il trouve sa place. Guidé, il s'engouffre à délice, la moiteur chaude le faisant délirer de plaisir, pupilles partant à la dérive.
Il s'installe sur ses jambes fléchies, m'invitant à faire ce qu'il me plaira de lui, mains dans mon dos.
"Mo... move..." c'est là sa seule requête tant il est déjà surtendu de tension.
Je m'appuie sur mes bras tendus et je le travaille, faisant monter les délicieuses sensations.
Je ne suis plus qu'un affre de plaisir grandissant.
Nous peinons à nous regarder tant les sensations nous arrachent au matelas.
Il se meut en contresens et nous en jouissons l'instant d'après, corps âprement secoués.
Le paroxysme se prolonge à délice, me laissant pantelante d'un plaisir prêt à relancer au moindre mouvement de notre part.
Je crois n'avoir jamais joui aussi fort...
Je me laisse totalement pencher en arrière. La manœuvre le fait sortir de moi ; encore dur et maculé de nos plaisirs organiques.
Il s'empoigne et se caresse devant moi. Lui aussi n'en a pas assez et en veut encore.
Je l'invite à revenir et il ne se fait pas prier.
Nous repartons pour une nouvelle joute alors qu'il porte ses bottines de cuir pour seul et élégant vêtement.
La seconde fois nous laisse moins sur notre faim et nous échouons sur le lit, nous souriant.
"J'aime cette idée que... tu pourrais être opiniâtre si je venais à t'échapper..." caressant son épaule.
Il vient nicher contre mon cou, bras possessif autour de mes flancs. "Tu n'as pas idée d'à quel point je peux l'être."
