Bonjour à tous !

Ce texte n'est pas écrit pour les Nuits du FoF, mais pour les journées d'écriture, qui consistent à écrire un texte en fonction d'un dicton ou d'une célébration propres à une date. Il est donc écrit pour le dicton du 5 mars : A la Saint-Adrien, le froid mord le bout des doigts. (Oui. Ce dicton était juste un appel au fandom)

ENJOY !


Adrien souffla sur ses mains en les frottant vigoureusement l'une contre l'autre tout en franchissant le portail du collège.

- Ça va, mec ? s'étonna Nino.

- Je crève de froid, admit Adrien. Tous les 5 mars je crève de froid, et chaque année j'oublie et je me fais avoir.

- Tu tiens un journal de bord pour avoir un historique pareil ou quoi ?

Adrien esquissa un sourire et expliqua :

- C'est ma fête, c'est pour ça que je m'en souviens. Ma mère me répétait toujours ce vieux dicton : A la Saint-Adrien, le froid mord le bout des doigts. Chaque année je constate à quel point c'est vrai. Chaque année, je me dis qu'il faut vraiment que je m'achète des gants pour cette période. Et chaque année, je finis par oublier et me faire avoir l'année d'après.

Quelques mètres plus loin, Marinette se retourna vers Alya.

- La Saint-Adrien ! Comment j'ai pu l'oublier, bon sang ? Alya, je suis la future-petite-amie la plus indigne au mooonde !

Alya ricana légèrement et tapota l'épaule de Marinette dans un signe de réconfort :

- C'est pas si grave. Tu lui as déjà préparé des cadeaux d'anniversaire et de Noël pour les 50 prochaines années… Si tu tiens à lui offrir quelque chose – et si tu penses que tu seras cette fois capable de le lui offrir ET de le signer – tu rentres chez toi ce midi, tu récupères le cadeau d'anniversaire de ses vingt ans, tu le lui offres, et il te reste six ans pour lui en faire un autre.

Marinette envisagea la possibilité – elle avait en effet déjà fini le cadeau de ses vingt ans – avant de secouer la tête.

- Non. Son anniversaire est en été, et je lui avais préparé une casquette. Il n'en aurait rien à faire au 5 mars. Non, je rentrerai ce midi mais pour lui préparer autre chose !


La cloche sonna et Marinette fut la première à jeter ses affaires dans son sac pour partir en courant de la classe. En sortant du collège, elle bifurqua dans une ruelle, se transforma en Ladybug et sauta de toit en toit pour arriver sur le toit de sa chambre deux minutes plus tard. Elle atterrit dans sa chambre en murmurant « Détransformation » et Tikki demanda :

- Tu es consciente que tu n'as qu'une heure et demie pour lui faire quelque chose ?

- Je sais déjà quoi lui faire, j'y ai réfléchi ce matin en cours et j'ai tout ce qu'il me faut. Ça devrait le faire !

- Comment ça se fait que tu l'aies oublié ? s'étonna Tikki. Tu n'oublies aucune de ses fêtes !

- Je crois que le fiasco de la Saint-Athanase m'avait vaccinée, souffla-t-elle en se remémorant son combat contre Chat Blanc. Mais cette fois, pas de gaffe ! Un cadeau, que je lui remets en tant que Marinette, sans que Ladybug ne soit nulle part en vue, et le tour sera joué !

Fouillant dans son placard, elle sortit plusieurs bouts de tissu, du fil et des aiguilles.


- Moi je parie mes rollers que tu y iras pas, Marinette ! lança Alix.

- La guitare de mon frère qu'elle y ira, souffla Juleka.

- C'est déloyal de parier quelque chose qui n'est pas à soi !

- Vous voulez pas la laisser se concentrer deux secondes, les filles ?

Marinette observa la petite boite empaquetée et surmontée d'un ruban qu'elle tenait dans les mains. A quelques mètres d'elles, Adrien et Nino sortaient du collège.

- Allez, fonce Marinette ! ordonna Alya. C'est maintenant ou jamais !

D'un geste, Alya la poussa violemment en avant. Elle trébucha sur quelques pas en tentant de retrouver son équilibre et allait tomber quand deux mains se posèrent sur ses épaules.

- Attention, souffla Adrien. Ça va ?

Formidable. Comme si elle n'était pas assez embarrassée de lui offrir un cadeau pour sa fête, elle commençait en s'effondrant sur lui.

- Oui, désolée, souffla-t-elle. Je voulais juste, enfin non je voulais pas, et…

Elle aurait voulu s'enfuir une nouvelle fois, se défiler et remettre ce cadeau à l'année prochaine. C'est probablement ce qu'elle aurait fait si Adrien n'avait pas encore ses deux mains posées sur ses épaules et si n'aimait pas beaucoup trop ce contact pour avoir la moindre envie de bouger. Mais elle ne savait plus quoi dire, le silence entre eux devenait gênant et la lueur d'inquiétude au fond des yeux d'Adrien se rallumait progressivement. Cherchant désespérément quelque chose pour se sortir de cette situation, elle lança sans y réfléchir :

- Bonne fête !

Presque mécaniquement, ses bras se tendirent pour lui offrir la boite qu'elle tenait et le regard d'Adrien s'alluma de surprise.

- C'est pour moi ? s'étonna-t-il.

Elle acquiesça d'un hochement de tête en tendant la boite encore plus en avant et il sourit :

- Merci, c'est super gentil.

Il prit délicatement la boite et l'ouvrit rapidement.

- J'y crois pas, des gants ! s'exclama-t-il. Ça fait une éternité qu'il m'en faut, comment tu as deviné ?

- Je… J'ai entendu dire qu'à la Saint-Adrien, le froid mord le bout des doigts. Je me suis dit que ça te réchaufferait un peu ?

- C'était une super idée ! confirma-t-il. Et ils sont magnifiques, il n'y a que toi qui peut en faire des pareils !

Il les sortit de la boite pour mieux les admirer. En tissu souple mais doublé pour isoler du froid, ils étaient entièrement noirs à l'exception du dos des mains, sur lesquels Marinette avait cousu une coccinelle et une empreinte de patte de chat jaune.

- Non, justement. Les items à l'effigie de Ladybug et Chat Noir deviennent de plus en plus à la mode. Ça m'étonnait que personne n'ait encore fait de gants, et je voulais essayer, et… Voilà. Enfin… J'espère que ça te plaît. Et que ça te tiendra chaud.

- Ça me plaît, et ils seront parfaits. Merci, vraiment. Tu es l'amie la plus adorable au monde.

Adrien posa une main sur son épaule avant de déposer un baiser sur sa joue. Il s'éloigna, laissant une Marinette rouge pivoine complètement stoïque.

- J'y crois pas, tu l'as fait ! s'exclama Alya en la rejoignant.

- Je dis à mon frère qu'il peut garder sa guitare, du coup ? demanda Juleka.


- Salutations, ma Lady ! lança Chat Noir en esquissant une révérence. Qu'est-ce qu'on a, ce soir ?

Ladybug savait qu'elle aurait dû lui expliquer les pouvoirs du super-vilain qui détruisait le 3e arrondissement de Paris, mais son regard fut attiré par le geste des mains qu'il avait fait en même temps que sa révérence.

- Qu'est-ce que tu as, sur les mains ?

- Ah, ça ? demanda Chat Noir en lui montrant ses gants. C'est une amie qui me les a offerts. Je comptais les enlever avant le vrai début du combat pour ne pas risquer de les cataclysmer, mais avec le froid qu'il fait en ce moment, ils étaient les bienvenus au moment de sortir de ma chambre… Ils sont classes, pas vrai ?


Les reveals stupides sont censés être la marque de fabrique de Milou, mais il faut croire qu'elle m'a contaminée ?

En espérant que ça vous ait plu !

N'oubliez pas que seules les reviews permettent de savoir ce que vous en avez pensé !