Charles capte qu'il est encore en connexion avec Apocalypse.
« J'ai encore accès à son esprit. Je peux le battre comme cela … »
« C'est trop risqué, je trouve, professeur. Vous êtes considérablement affaibli. » dit Jean, inquiète.
« Je peux toujours tenter … Je n'ai plus rien à perdre. »
Jean regarde tristement son mentor se concentrer afin d'entrer dans l'esprit d'Apocalypse.
« Bah si. Il a nous à perdre ! On compte si peu à ses yeux ? » s'offusque Scott.
« Tu devrais aller aider Hank. » suggère-t-elle pour le faire taire.
Scott soupire et va aider Hank. Mais leurs attaques sont vaines contre la puissance de leur adversaire.
« Vous perdez votre temps. Je me suis adapté à de nombreux pouvoirs. Je suis imbattable. »
Tu as une faiblesse … Tu ne seras jamais victorieux … Car tu es seul … Et moi je ne le suis pas …
Jean reçoit la demande de Charles de lui venir en aide et de libérer tout son potentiel. Elle se relève et avance vers Apocalypse. Les autres la regardent faire, pour le moins surpris.
Erik les observe et voit Jean s'avancer. Il prend alors la décision d'aller aider ses alliés. Il se dirige vers Apocalypse et le bombarde de bouts de métaux.
« Tu me trahirais ? »
« Ce n'est pas toi que je trahis, ce sont eux … »
Jean regarde l'allemand faire, hésitant à lancer son attaque. Erik se démène comme il peut mais Apocalypse se crée un bouclier de feu faisant fondre les bouts de métaux un à un.
« Bordel ce n'est pas vrai ! » s'exclame Erik.
Erik abandonne les bouts de métaux et opte pour déstabiliser Apocalypse. Charles arrive à se traîner au bord de la maison et observe la scène avec attention et fascination pour l'allemand.
Tu peux y arriver, Erik. Je le sais …
L'allemand finit par envelopper Apocalypse dans un champ magnétique, l'empêchant ainsi de se protéger et surtout de bouger.
« Jean, vas-y ! Erik ne tiendra pas longtemps. » dit Charles.
Jean hésite encore mais en voyant l'allemand lutter pour garder son champ actif elle libère ses pouvoirs. Automatiquement, un champ de protection s'active autour de Erik : instinct de survie. Apocalypse est désintégré complètement.
« Wow ! C'était incroyable ! » s'exclame Scott.
« Nous avons encore du niveau. » déclare Kurt.
Charles regarde Jean, qui flotte en l'air et Erik qui affiche un air victorieux. L'allemand enlève son casque et le réduit en une fine poussière. Il regarde le télépathe avec un léger sourire avant d'avoir un léger signe de faiblesse mais Jean stoppe sa chute.
« Petit coup de fatigue ? » demande-t-elle avec un sourire.
« Ouais on va dire ça … » marmonne-t-il.
Erik se restabilise et atterrit dans la maison avec Jean. Charles s'est remis sur le lit où il était auparavant. L'allemand s'approche de lui.
« Je savais que tu reviendrais avec nous. » dit le télépathe.
Erik s'agenouille près de lui et Charles lui prend la main. Et, à cet instant précis, seuls Hank, Raven et Jean comprennent. Scott et les autres les regardent bouche bée et haussent les sourcils lorsque les deux hommes s'embrassent tendrement.
« Je te ramène à la maison ? » demande Erik.
Charles sent son cœur battre la chamade : Erik considère enfin le manoir comme sa maison.
« Avec plaisir … » murmure-t-il.
L'allemand sourit et porte délicatement le professeur dans ses bras. Il regarde les autres.
« Hank ? Tu vas avoir besoin d'aide pour réparer le jet ? »
« Ce ne serait pas de refus. »
« Dans ce cas, Charles, je vais te reposer. »
Erik repose Charles et va aider Hank à réparer le jet.
« Tu vas donc rester définitivement au manoir ? »
« Je ne sais pas encore … Je n'ai vraiment pas envie de vous mettre en danger par ma présence. Je suis toujours un homme recherché, je te rappelle. »
« Hum, pas faux. »
« Mais si vous avez besoin de mon aide, je serais là. »
Hank sourit. Quelques minutes plus tard, l'allemand et le scientifique finissent de réparer le jet.
« Tu préfères rentrer avec Charles dans tes bras, si j'ai bien compris. »
« Oui, c'est cela. »
« Tu tiendras tout le long de la route ? Tu n'as pas mal puisé dans ta force vitale. »
Erik regarde Hank.
« En effet. Mais je tiens vraiment à ramener Charles. Au pire des cas, nous ferons une pause si je suis trop épuisé. »
« Très bien. Tant que vous arrivez à bon port, c'est l'essentiel. Peu importe le chemin que vous prenez. »
Erik sourit et laisse Hank. Il reprend Charles dans ses bras. Ce dernier somnole un peu, fatigué lui aussi. L'allemand s'envole tenant fermement le télépathe contre lui.
Ils arrivent quelques heures plus tard au manoir. Les autres membres de l'équipe sont déjà arrivés.
« Nous avons été plus rapides. » remarque Hank.
« Petite pause à Paris. C'était plutôt agréable. » répond Charles avec un sourire.
Erik lui rend son sourire. Hank apporte un nouveau fauteuil pour Charles et Erik y installe doucement et précautionneusement le télépathe.
« Merci mon ange. » dit-il.
Erik garde son sourire, ne prêtant pas attention aux regards surpris des jeunes mutants.
« Tu vas rester du coup ? » demande Peter.
L'allemand le regarde.
« Je ne sais pas trop. Mais, une chose est sûre : il faut qu'on discute avant que je reparte, il me semble. »
Peter se sent rougir légèrement : pourquoi lui-a-t-il dit qu'ils avaient un lien de parenté ?
« Hum oui, en effet. »
Erik emmène Charles dans leur pièce de prédilection. Peter les regarde partir puis rejoint les autres à l'extérieur.
Erik s'installe face à Charles après l'avoir mis face à la table.
« Une partie ? » suggère-t-il en montrant le plateau d'échecs.
« Je suis épuisé, donc, non merci. »
L'allemand sourit simplement avant de se lever afin de se servir un verre de scotch. Il le boit lentement tout en revenant à sa place.
« Quelle aventure, n'empêche. » dit Charles, pensif.
« Oui, en effet. Je suis vraiment désolé d'avoir encore pris la mauvaise décision … »
« Je ne t'en veux pas. Tu avais perdu des personnes auxquelles tu t'étais attaché. Ta réaction a été tout à fait naturelle. »
Erik soupire en baissant la tête.
« Tu peux m'en vouloir, Charles. Juste pour une fois, dis-moi que tu m'en veux et que tu me le pardonneras jamais. »
« Pourquoi dirais-je cela ? Je ne dis que la vérité. »
« Tu me pardonnes toujours. Et après, tu te demandes pourquoi je fais des coups comme ça dans ton dos ? »
« Où veux-tu en venir, Erik ? » demande Charles, le ton froid.
