Charles se promène dans les couloirs, tout en attrapant quelques élèves turbulents. Raven le rejoint.
« Tu te sens mieux ? » demande-t-elle.
« Oui. »
Raven hoche la tête faiblement et s'éloigne.
« Raven, je suis désolé pour toute à l'heure. Je me suis emporté et je n'aurais pas dû. »
Raven se stoppe et le regarde. Elle sourit faiblement.
« Ne t'inquiète pas. Ce n'est pas grave. Tu étais juste préoccupé par l'état de Erik. »
Charles baisse la tête tristement. Raven s'approche de lui.
« Je ne t'en veux pas, Charles. » dit-elle, en posant une main sur son épaule.
Le télépathe relève la tête. Raven lui adresse un sourire avant de l'embrasser sur la joue et de s'éloigner. Charles la regarde partir puis continue son petit tour.
Erik se relève et s'assoit sur le bord de son lit. Hank le regarde faire, attentif.
« Tu ne peux encore quitter l'infirmerie, Erik. »
« … J'ai besoin de prendre l'air en fait … »
« Ce serait trop risqué de t'autoriser à sortir, Erik. Je regrette mais tu dois rester ici. »
Erik soupire puis prend sa tête entre ses bras. Hank se reconcentre sur ses travaux tout en surveillant l'allemand. Charles revient et est surpris de voir Erik assis.
« Tu te sens mieux ? » demande-t-il.
« Non … Mais je veux prendre l'air … Je déteste être enfermé … »
« Je sais Erik, mais, tu n'es pas en état de sortir. » dit Charles.
« Je vais devenir fou, ici … »
Hank soupire.
« Je peux ouvrir la fenêtre, si tu veux … » suggère-t-il.
Erik marmonne et Charles le regarde tristement.
« Je n'ai pas pour habitude de rester bien gentiment le temps que je me rétablisse en fait. » grogne Erik.
« Peut-être, mais, il le faut. » dit Hank.
Erik peste avant de rallonger tournant le dos à Charles.
« Erik … Je n'y peux rien ! Tu n'avais pas qu'à partir ! »
L'allemand grogne en signe de réponse.
« Bon, très bien, je te laisse avec ta mauvaise humeur. Quand elle sera passée, tu me fais signe, Erik. » dit Charles, sèchement.
Le professeur quitte l'infirmerie retournant dans son bureau. Hank le regarde partir, en soupirant.
« Erik, tu es vraiment désagréable avec Charles. Il a tout donné pour te guider jusqu'ici … »
Erik grogne puis ferme les yeux, faisant mine de dormir. Le scientifique soupire puis retourne à ses travaux.
Charles s'enferme dans son bureau avant de finalement fondre en larmes. Il n'aime pas se disputer avec Erik. Il hait ça même !
Il essuie rapidement ses larmes au cas où un élève viendrait toquer à sa porte. Il se met derrière son bureau et consulte les diverses factures afin de penser à autre chose.
Toc ! Toc !
« Oui ? »
Un jeune élève entre.
« Professeur Xavier, le professeur McCoy vous demande. Magneto fait n'importe quoi dans son labo. »
Charles soupire en se pinçant l'arête du nez.
« J'arrive. »
« D'accord. »
L'élève repart en refermant la porte derrière lui. Charles soupire de nouveau avant de retourner à l'infirmerie.
Il voit Hank sous sa forme mutante et Erik voler dans les airs.
« Erik ! » s'écrie Charles.
« Je vous ai dit que j'allais sortir ! Vous n'allez pas me garder éternellement enfermé ici ! »
« Redescend tout de suite ! Sinon, je te pique avec de l'anesthésiant ! »
Erik blêmit à la suite de cette menace. Son inconscient réagit pour lui et il attaque Hank avec un scalpel.
« Erik ! Arrête ! Tu vas finir par blesser quelqu'un ! »
« Pas d'anesthésiant ! » crie Erik.
« Repose-toi alors, imbécile ! » hurle Hank.
Jean, qui passait dans le coin, observe la scène stupéfaite.
« Besoin d'aide ? » suggère-t-elle.
« Non merci, Jean. Cela devrait aller. » répond Charles.
La jeune mutante s'en va, les laissant.
« Bon, Erik, ça suffit ! » ordonne Charles.
Mais Erik ne se repose pas pour autant. Charles use de sa télépathie afin de faire redescendre l'allemand. Un événement surprenant se produit et le professeur se voit repoussé de l'esprit du maître du magnétisme.
« Charles ! » s'exclame Hank en le voyant sombrer dans le coma.
Il toise Erik du regard.
« Tu as fait quoi à Charles, toi ? »
« Je … Je ne sais pas. Ce n'est pas moi ! »
« Ne te fous pas de moi ! »
Erik se repose et fond en larmes.
« Ce n'était pas moi, bordel ! Hank, je suis incapable de repousser Charles comme ça ! »
Charles reprend connaissance et ouvre lentement les yeux.
« Charles ? » demande Hank.
Le télépathe regarde Erik : depuis quand l'allemand peut-il le repousser comme ça ? Et qu'est-ce que c'était cette ombre menaçante qui l'a attaqué ?
« … Tu t'es reposé finalement … »
Erik laisse les larmes perler sur ses joues puis sort de l'infirmerie.
« Erik ! » s'écrie Charles.
Il se tourne vers Hank.
« Qu'as-tu dit à Erik ? »
« Je lui ai demandé ce qu'il t'avait fait ! Il m'a dit rien ! »
« … Erik ! Attends ! » s'exclame Charles en suivant l'allemand.
Erik trace dans le couloir, ignorant les élèves le pointant du doigt. Il s'arrête à l'entrée du domaine, essoufflé, ses mains sur ses genoux. Charles le rejoint.
« Tu vas où encore ? » demande-t-il, énervé.
« Loin de toi … Je ne sais pas ce que j'ai … Mais je t'ai attaqué … »
« Merci, ça je l'avais remarqué. »
Charles sent son cœur se serrer en voyant les larmes abondantes couler sur les joues de l'allemand.
« Ce n'était pas moi … Ce n'était pas moi … » répète inlassablement Erik.
« Erik, dis-moi, qu'est-ce qui t'arrive ? »
« Si je te le dis, tu me prendrais pour un fou. »
« Jamais je ne te considérerais comme tel. » répond Charles, d'un ton calme.
Erik regarde le télépathe, les larmes aux yeux.
« Il se passe que … Je pense je ne suis pas seul dans mon esprit. »
